Bonjour bonjour !

Me voici venir avec le 25ème chapitre. A la base, cette fiction ne devait en compter que 25, mais nous sommes actuellement à 35, et je n'ai pas fini ! Je profite de cette période de repli sur soi pour me relire entièrement (oui oui, depuis le chapitre 1 !) et reprendre certaines parties qui pourraient être confuses. Ce chapitre est le dernier que j'ai relu, donc il faudra patienter un peu avant d'avoir les autres ;)

Bonne lecture et merci d'avance pour vos gentilles reviews ! (et à ceux qui ont mis ma fiction en favoris !)


Chapitre 25

- Je tiens à vous rappeler, jeunes gens, que vous auriez pu perdre votre accréditation d'aurors pour une histoire pareille ! Lâcha Williamson, les deux mains sur la table d'interrogatoire.

Harry et Ron n'en menaient pas large. Williamson avait le don de terroriser tout ce qu'il pouvait croiser. C'était un grand gaillard, Ecossais de son état, de l'acabit d'une armoire à glace et à la chevelure et à la barbe rousse. On aurait dit un seigneur Ecossais des temps anciens, le kilt en moins. Il les regardait, l'air féroce. Il savait qu'il avait leur avenir entre ses mains.

- Je me fiche que vous soyez des héros de guerre...continua-t-il après un moment. - Il marqua une pause interminable pour ménager son effet -. Mais parce que vous avez agi dans le cadre de la légitime défense...- Il sembla hésiter -... et parce que vous protégiez votre amie...Je vais faire en sorte de passer l'éponge. Maintenant déguerpissez ! Et que je n'entende plus parler de vous avant votre entrée au corps des Aurors en septembre !

Les garçons ne se firent pas prier. Il était à présent 6h30 du matin, et Drago Malefoy attendait à la sortie du bureau des Aurors. Il entra à la suite d'Harry et Ron. Pendant qu'il était interrogé, ils apprirent des autres Aurors qu'ils suivaient depuis plusieurs semaines James Pithavy qui avait un comportement suspect. Il suivait Hermione partout et ils redoutaient qu'il ait fomenté un complot pour la faire disparaître. Il avait mis à exécution son plan la veille au soir, et, ayant pris du polynectar pour changer son apparence, avait tenté de l'enlever sous les yeux de ses amis.

C'était sans compter l'intervention de Malefoy qui avait quelque peu bouleversé ses plans. Les Aurors le suspectaient d'avoir aussi fait disparaître une certaine Patricia Warwick quelques mois auparavant, et cette arrestation musclée leur permettait de le pousser à avouer avec plus de preuves. Il était donc à présent certain qu'il passerait un certain nombre d'années à Azkaban.

Les deux amis décidèrent de ne pas raconter l'intégralité de cette histoire à Malefoy, étant donné son attitude de la veille. Pithavy n'allait pas porter plainte contre Drago, étant donné les charges qui pesaient déjà sur lui.

Drago sortit du bureau des Aurors et les trois sorciers retrouvèrent toute la bande qui les attendait devant le ministère de la Magie. Pansy serra Drago dans ses bras. Hermione le regarda, les bras croisés et suivit toute la bande qui partait dans les rues de Londres en quête d'un endroit pour prendre un petit déjeuner qui remettrait tout le monde de ses émotions.

Drago marchait quelques pas en arrière à côté d'Hermione.

- Tu es bien silencieuse, remarqua-t-il.

Hermione ne répondit rien pendant un moment.

- Je ne vois pas ce que je pourrais dire ! Rétorqua-t-elle, les dents serrées.

- « Merci » serait un bon début ! répliqua le blond du tac au tac, légèrement agacé.

Hermione le regarda avec une surprise teintée d'énervement.

- Ah parce qu'il faudrait que je te dise merci ? Mais merci pour quoi Malefoy ? Pour nous avoir à tous attiré des ennuis ?

- Non mais je rêve ! lança Drago, exaspéré.

- Non c'est moi qui rêve ! Tu te rends compte que Harry et Ron ont failli perdre leur travail ? A quoi est-ce que ça te servait de t'énerver comme ça ?

Drago ne répondit rien tout d'abord.

- J'ai fait ça pour te protéger, lâcha-t-il finalement entre ses dents.

- J'ai pas besoin d'être protégée de cette manière, Malefoy, ni envie. Coupa-t-elle.

Drago rongeait son frein. Il ne comprenait vraiment plus rien. Hermione reprit :

- Je t'ai déjà dit que la violence n'engendre que la violence… dit-elle tout bas.

- Je suis désolé de m'être emporté. Répondit Drago, - Mais j'ai du mal à comprendre cette réaction, Hermione, sérieusement.

Hermione ralentit le pas pour semer ses amis.

- Ecoute-moi bien, Malefoy, parce que je ne raconterai cette histoire qu'une fois. Commença Hermione.

Drago fit un signe de tête pour montrer qu'il écoutait.

- Quand je te dis que la violence n'engendre que la violence, c'est parce que je l'ai connu de très près.

Hermione marqua une pause, et prit une grande inspiration.

- Quand j'étais petite, j'allais souvent chez une amie qui habitait à côté de chez moi.

Drago passa un bras autour des épaules d'Hermione, qui semblait se raidir imperceptiblement.

- Personne n'a jamais levé la main sur moi, poursuivit Hermione, - mais le père de mon amie, il les frappait régulièrement. Elle ne voulait pas que j'en parle alors je n'ai jamais rien dit. Et un jour, …

Hermione dût s'interrompre un moment. Drago resserra son bras autour des épaules d'Hermione.

- Un jour il a frappé plus fort que d'habitude, et mon amie a failli mourir. Sa mère a voulu se défendre, et…et elle l'a tué.

Hermione essuya les larmes qui perlaient autour de ses yeux.

- Hermione, je…

- C'est pour ça que je ne supporte pas la violence, parce que je sais ce que ça peut engendrer.

Drago saisit le visage d'Hermione, et déposa un léger baiser sur ses lèvres. Il la regarda dans les yeux, essayant de lui faire passer tout ce qu'il pouvait par le regard.

- Merci de m'avoir expliqué ça, lui dit-il sans la quitter des yeux. Je comprends mieux pourquoi tu étais énervée.

Hermione lui sourit, mais se détacha de son étreinte.

- Tu n'es pas pour autant pardonné pour ne pas m'avoir écrit, Malefoy. Ne crois pas que tu peux t'en sortir aussi facilement, lâcha-t-elle en s'éloignant.

Ils rejoignirent les autres qui s'étaient arrêtés devant un café où toute la troupe s'installa pour un petit déjeuner bien mérité.

Lorsque tout le monde fut installé et eût commandé, Luna se leva. Elle avait une annonce à faire.

- Je profite qu'on soit tous ensemble pour vous annoncer quelque chose. Lança-t-elle à l'assistance.

Tout le monde se tourna vers la petite blonde qui tendait la main vers Neville pour qu'il la rejoigne.

- J'ai obtenu un stage pour commencer à écrire ma thèse sur les Snargaloufs, hasarda-t-elle, soutenue par Neville. C'est…en Grèce.

Luna laissa le temps à ses amis de digérer l'information.

- Ça dure 6 mois, poursuivit-elle. C'est à Amaliada, près de la mer.

Le silence s'était fait dans le groupe.

- Et je pars avec elle, ajouta Neville. J'ai trouvé un emploi saisonnier dans un zoo sorcier.

- On part demain. Ajouta Luna.

Ginny fut la première à dépasser la surprise et se jeter sur ses amis pour les embrasser.

- C'est génial ! Lança-t-elle.

Tout le monde poussa une exclamation de bonheur pour féliciter le couple.

- Eh bien je crois qu'on a trouvé notre nouvelle destination de vacances ! Lança Ron, tout sourire.

Le serveur arriva pour prendre la commande. Le dernier repas du groupe entier avant un long moment allait tout juste commencer, et il serait gargantuesque !