Bonjour à tous et à toutes ! Voici le sixième chapitre, où Jeanne va sans doute vivre ses pires expériences guerrières.
Bonne lecture !
Chapitre 5
Jeanne l'Ennemie
« De l'amour ou haine que Dieu a pour les Anglais, je n'en sais rien, mais je
sais bien qu'ils seront tous boutés hors de France, excepté ceux qui y périront »
(Procès de Jeanne d'Arc, 7ème interrogatoire, 15 mars 1431)
Voilà qu'à l'été 1929, la Loire était repassée aux mains de l'armée royale et Charles VII avait été légitimé comme seul tenant de la couronne française. Jeanne en fut dévastée, mais les voix s'étaient enfin tues. Elle en avait bien entendu parlé à ses frères, à Bertrand de Poulengy, ainsi qu'à Étienne de Vignoles, pour savoir ce qu'ils comptaient faire après le sacre. Jean avait immédiatement suggéré qu'ils rentrent tous les trois à Domrémy comme elle avait, semblait-il, réalisé la prophétie, et Jeanne avait refusé net :
« Si l'Orléanais et la Champagne sont libérés, Paris nous attend toujours.
— Les Saints ne parlent peut-être plus, mais Dieu m'inspire de continuer à livrer bataille, avait renchéri Pierre, se rangeant du côté de sa sœur. »
A dire vrai, leur grand frère n'avait pas été étonné de leur réponse. Il avait simplement haussé les épaules : lui-même nourrissait l'envie profonde de continuer les combats, mais il avait aussi envie de retrouver ses parents, Jacquemin, ainsi que leur plus jeune sœur Catherine qui avait sans doute bien grandi loin d'eux. Jean ne comptait pas, loin de là, poser les armes pour toujours, mais il souhaitait au moins se reposer un temps. Jean II d'Alençon semblait les avoir pris sous son aile et il leur soufflait depuis des semaines qu'il comptait d'abord reprendre Paris aux Bourguignons et aux Anglais. Quelque part, ils avaient tous les trois été conditionnés pour cela, et il ne pouvait qu'accepter cette envie vraisemblablement viscérale qu'ils avaient tous les deux d'en découdre. Alors à regret, Jean quitta son frère et sa sœur, faisant rapidement taire les voix intérieures qui lui hurlaient que ce serait peut-être la dernière fois qu'il leur baiserait le front :
« Prenez soin de vous… et leurs vies aux Anglais.
— N'oubliez pas le sortilège Gèle-flamme ou le charme de camouflage si vous veniez à être pris, le singea joyeusement son cadet. Ainsi que les sortilèges de premier secours. Nous connaissons l'éternelle rengaine ! »
Voilà qu'en septembre les armées de Jean II d'Alençon marchaient sur Monceau puis sur Paris, mais bien mal leur en avait pris de suivre le gentil duc dans cette bataille-là, car les troupes adverses étaient cette fois parfaitement préparées à leur venue. A peine eurent-ils attaqué la porte Saint-Honoré que les Anglais et les Bourguignons répliquaient férocement. En effet, il pleuvait sans discontinuer sur les troupes françaises les flèches et les sortilèges de leurs ennemis. Cela emporta d'ailleurs les premiers rangs des combattants, incapables de résister à d'aussi intenses assauts. Jean II d'Alençon fit signe à Jeanne de se mettre en retrait tandis qu'il ordonnait à une deuxième vague de soldats de franchir la porte. Celle-ci hocha vigoureusement la tête. Si cela la contraria de reculer face à l'ennemi, elle n'en montra rien, car elle avait appris à obéir aux ordres de ses supérieurs. Jeanne n'eut pas le temps de faire demi-tour que soudain, elle reçut un coup d'une violence inouïe sur la cuisse droite qui la déstabilisa. Avant qu'elle n'ait eu le temps de réaliser qu'elle allait se fracasser le crâne sur le sol, ce fut le noir complet.
Lorsqu'elle rouvrit les yeux, la première chose qu'elle songea c'est qu'elle n'était pas morte. Certains diraient que c'était un bon début. C'était le noir complet dans son esprit et elle avait l'impression que son crâne était pris dans un étau qui l'empêchait de penser correctement. Lorsqu'elle se tourna vers la masse informe qui avait visiblement monté la garde auprès d'elle avant de s'assoupir, elle eut envie de pleurer : son frère Pierre était là. Il avait veillé sur elle. Aussitôt avait-elle levé son bras pour pouvoir le secouer qu'elle sentit une douleur sourde la lancer dans le bas de son corps. La jeune Lorraine ne parvenait presque plus à bouger sa jambe droite tant elle avait l'impression qu'elle pesait une tonne. Était-ce là le sort que le Ciel lui avait réservé, devenir infirme ? Incapable de se mouvoir davantage, elle fit une chose qu'elle n'avait jamais jusque-là jamais faite : elle pleurnicha.
Son frère et ami se réveilla immédiatement en entendant ses gémissements, se serrant autour d'elle pour la rassurer. Soucieux de sa santé, il choisit de ne pas s'étendre sur le sujet pour qu'elle puisse se reposer. Sans rien lui cacher, il alla toutefois à l'essentiel : elle avait reçu un carreau d'arbalète dans la cuisse avant de chuter de cheval, Thibaut d'Armagnac avait porté son corps inanimé jusqu'à La Chapelle, ils avaient perdu plus de mille hommes, et surtout, ils avaient perdu la bataille. En quelques heures, le Roi avait ordonné de battre en retraite et refusait d'engager davantage d'argent et de vivres. Jacquemin aurait ricané à coups de : tu ne l'avais pas vue venir, celle-là ! Jeanne n'aurait su dire si c'était son corps qui la lançait ou la nouvelle d'avoir perdu Paris qui était la plus insupportable.
Voilà que pour la première fois depuis plus de dix mois ils avaient échoué. Voilà qu'elle avait échoué. De rage et de honte, elle ferma les yeux. Derrière l'ombre de ses paupières, Jeanne se sentait en sécurité. Si elle rouvrait les yeux, la lumière et la réalité allaient sans doute l'assaillir et la douleur la saisir toute entière. Pour l'instant, elle voulait juste disparaître.
On dit qu'à Saint-Denis Jeanne brisa l'épée de Sainte-Catherine sur le dos d'une prostituée dans un accès de fureur, ne pouvant supporter la terrible défaite. Il est vrai que c'est ce jour-là qu'elle perdit son épée légendaire, mais elle aurait été bien incapable d'attaquer qui que ce soit dans l'état où elle était. Nul ne sut jamais ce qui était advenu de son arme : l'avait-elle perdue durant les combats ? la lui avait-on dérobée ? l'avait-elle brisée sur le dos d'une impie pour la punir de sa vie de débauche ? Une seule chose était sûre : si on pouvait lui fournir sans problème une nouvelle épée, Jeanne était cependant désormais totalement désarmée. Il était impossible pour elle de faire appel à un fabricant de baguette au milieu d'une armée de Sans Pouvoir et de nobles qui n'attendaient qu'un faux pas de sa part pour lui planter une dague dans le dos.
Jeanne n'aurait su dire ce qui était le pire entre la trêve de Compiègne qui fut alors instaurée entre Armagnacs et Bourguignons ou la vie de cour qu'on lui imposa. A l'instar de son frère Jean, Charles VII sembla penser que la quête de Jeanne aurait dû se terminer avec la réalisation de la prophétie. Le Roi et les Armagnacs semblaient maintenant avoir à cœur de mettre sous verre leur tout nouveau trésor pour ne pas qu'on le leur ravisse. Sous le prétexte qu'elle devait se ménager, elle ne fréquentait plus que sa chambre et les salons. En effet, elle fut invitée de manière très musclée à se reposer à Sully-sur-Loire, dans le château de La Trémoille. La jeune femme ne savait pas grand-chose de George Ier de la Trémoille si ce n'était qu'il était chambellan de France, c'est-à-dire l'un des hommes les plus éminents du Royaume, et qu'il ne lui faisait pas confiance. A vrai dire, c'était plutôt réciproque, car celui-ci était un homme fort antipathique qui désapprouvait visiblement la reconquête immédiate de Paris et de la Normandie. Même s'il était dans les bonnes grâces du Roi, on ne pouvait décidément faire confiance à un tel homme. De son regard de faucon, il semblait surveiller chacun des pas qu'elle faisait dans sa demeure et scruter chacun de ses gestes comme s'il s'apprêtait à soudain pouvoir la démasquer et l'accuser de tous les maux.
Cependant, La Trémoille n'était pas le seul qui se méfiait de la Pucelle venue de Domrémy, car de folles rumeurs courraient désormais sur elle dans tout le Royaume. Cela allait des récits les plus sérieux affirmant l'avoir vue hurler des enchantements au beau milieu des combats, jusqu'à ceux qui affirmaient que c'était parce qu'elle s'amusait à léviter par-delà les remparts de Paris que leur présence avait été révélée aux Anglais, en passant par certains de ses compagnons d'armes qui auraient affirmé ne jamais avoir vu une seule flèche effleurer son armure car une aura magique l'enveloppait. Au début, cela inquiéta fortement Jeanne, car même si certains des hommes d'armes qui l'avaient accompagnée avaient sans doute bu plus que de raison à leur retour du front, il était vrai qu'elle n'avait pas été de la plus grande des discrétions lorsqu'elle avait été prise dans le feu de l'action. Au bout de quelques semaines, Jeanne comprit qu'elle n'était pas la seule sujette à de telles cabales, et que les accusations de sorcellerie fusaient de toutes parts en temps de guerre. Depuis des années, des bruits courraient déjà sur Jean V de Bueil. Gilles de Rais fut également accusé de sorcellerie et d'invocation du diable, et cela en étonna Jeanne car elle était pourtant convaincue qu'il était un Sans Pouvoir. La Hire lui avait expliqué peu de temps avant son départ qu'il n'était pas Sorcier mais que c'était là un combat politique qui était mené, parce que le capitaine avait bien commis des crimes pour lequel l'Église souhaitait le voir condamné.
Voilà qu'à l'hiver 1430 Jeanne d'Arc était confinée dans un château, loin de ceux qui étaient devenus en quelques mois les siens, désespérément seule et ennuyée. Seul Pierre était resté auprès d'elle, mais sans doute était-ce aussi l'occasion pour le Roi de garder un œil sur ses proches alliés. Son gentil duc était reparti contre l'avis royal à l'assaut de la Normandie. Minguet l'avait quittée pour devenir écuyer. Étienne de Vignoles et Jean Poton étaient retournés sur la route. Elle reçut un jour une lettre de Thibaut d'Armagnac qui lui fit grand plaisir où il l'informait qu'il était redescendu en Gascogne pour une guerre privée et où il lui souhaitait un prompt rétablissement — cela avait fait sourire Jeanne, car même si une gêne subsistait dans sa cuisse et dans sa cheville du fait de ses deux précédentes chutes, les potions avaient rapidement fait effet. Voilà qu'à l'hiver 1430, Jeanne était seule et mise à l'écart, et elle mourrait de d'envie de repartir au combat.
Voilà qu'en mai, l'ennui lui était devenu plus qu'insupportable. Elle ne parviendrait jamais à libérer le royaume de France en s'habillant de riches parures et en caquetant dans les salons. On ne guerroyait pas depuis les dîners mondains. « Plutôt trépasser que d'en être un jour réduite à une telle vie de cour ! » avait-elle grondé auprès de son frère. Sans prendre congé, elle avait finalement rassemblé une compagnie de volontaires. Elle avait envoyé une missive à Bertrand de Poulengy pour qu'il se joigne à elle, et avait également rappelé son écuyer Jean d'Aulon. Ils firent partie de la dizaine d'hommes qui s'élança à sa suite sur la route de Compiègne, assiégée.
Les routes — ou plutôt les chemins — qu'ils remontèrent pour se rendre à destination semblaient ne pas avoir été empruntés depuis au moins quinze ans. Jeanne éclata d'un rire franc devant les réticences de ses compagnons. Aucun chemin n'était trop escarpé pour elle. Elle resserra la bride. Sa nouvelle épée faite seulement d'acier cognant le long de sa cuisse, elle songea qu'elle était désormais suffisamment en confiance pour se passer de magie dans de pareilles situations. De son pied droit, elle donna un coup sec d'éperon dans la robe blonde de sa monture et embrassa bien son corps, faisant claquer sa langue avec impatience pour qu'il progresse par-delà les grosses racines qui rendaient le chemin si impraticable. Il fallait qu'ils soient à Compiègne avant le lever du jour, sans quoi ils risquaient de tomber face à face avec des Bourguignons. S'ils souhaitaient utiliser les chemins de commodité où tous pourraient les voir arriver, grand bien leur en cuirait.
Voilà que la jeune Sorcière se sentait de nouveau vivre, libre. Voilà que le 23 mai Jeanne entrait dans Compiègne sur les coups des six heures du matin pour porter secours aux garnisons françaises. Galvanisant les quelques centaines d'hommes qui acceptèrent de se joindre à l'assaut du campement des Bourguignons dès le soir-même, elle songea avec joie qu'après le siège d'Orléans, aucun ne pourrait plus lui résister. Malheureusement pour elle, elle se trompait.
Voilà qu'après une journée d'intenses préparatifs, ses troupes tentèrent une sortie à la tombée de la nuit. Les troupes bourguignonnes du comte Jean de Luxembourg n'étaient situées qu'à quelques lieues plus au nord, à Margny-lès-Compiègne, et ils eurent vite fait de provoquer la confrontation. Tous pensaient que l'attaque les prendrait par surprise, et que la désorganisation coûterait la victoire à l'ennemi. Pourtant, ils furent accueillis par un rideau de flèches qui s'abattit sur les hommes et les chevaux. Comment avaient-ils pu deviner qu'ils étaient là ? L'un de leurs éclaireurs les avaient-ils aperçus progresser à la lisière de la forêt ? Quelqu'un les avait-il trahis ? La première salve avait été dévastatrice. La monture de Jeanne reçut une pointe d'acier dans l'oreille, et cabra sous le choc. Cela lui avait sans doute perforé le pavillon, songea-t-elle. Mais il n'avait pas besoin de l'entendre, seulement de lui obéir. La jeune femme dû s'agripper à sa crinière pour ne pas tomber à la renverse. Elle arracha rapidement la flèche qui pendait toujours à son cheval tandis qu'une giclée de sang se répandait sur son avant-bras. Réprimant un haut le cœur, elle chercha son frère des yeux mais pour la première fois elle ne le trouva pas. C'était une véritable catastrophe, et déjà de nombreux hommes semblaient faire demi-tour. Bertrand de Poulengy lui hurla de faire de même avant de néanmoins s'élancer en direction des tentes ennemies. Ce fut la dernière fois qu'elle le vit, elle ne sut jamais ce qu'il advint de lui. Alors elle fonça à son tour sur les archers afin d'en piétiner le plus possible : si elle était destinée à trépasser ce soir-là, elle souhaitait emporter avec elle le plus de traîtres à la couronne.
« Vous serez tous boutés hors de France ! s'époumona-t-elle en donnant un violent coup d'éperon à sa monture. Exceptés ceux qui y périront ! »
Lorsqu'elle atteignit les rangs bourguignons, elle percuta de plein fouet deux hommes du comte de Luxembourg et elle sentit leurs corps de misérables craquer sous les sabots du pur-sang. Alors qu'elle tirait de nouveau sur la bride, pour inciter le cheval à continuer le massacre, l'un des archers parvint à la saisir par le bras gauche et la tira vers le sol. Elle lâcha l'épée qu'elle maintenait brandie en hurlant des harangues sous le choc. Sans doute aurait-elle pu maintenir sa prise si seulement sa cheville et sa jambe droite avaient eu assez de force pour se maintenir dans l'étrier droit, mais ses anciennes blessures la rendaient incapables de résister davantage. Alors que son cheval s'élançait hors du groupement d'hommes, elle bascula sur le flanc et heurta le sol dur et ses roches dans un craquement atroce. Du sang poisseux se répandit alors sur son visage. Sonnée, elle ne sut quoi penser : était-ce le sien ? Des hommes s'assirent aussitôt sur son torse afin de l'immobiliser, déformant tellement son armure qu'elle menaçait maintenant de lui compresser la poitrine. Avant qu'elle ait eu elle-même le temps de réaliser ce qu'il venait de se passer, la folle rumeur se répandait déjà parmi les Bourguignons : « La putain des Armagnacs est tombée ! », « Nous avons pris Jeanne d'Arc ! ».
Voilà que le 23 mai 1930 Jeanne d'Arc était prise à Compiègne et qu'elle se retrouvait, pour la toute première fois, totalement impuissante. Voilà que, sans baguette, ses pouvoirs ne lui seraient plus d'aucune utilité et qu'elle ne pourrait plus qu'en appeler aux Saints.
Plusieurs remarques pour les féru.e.s d'Histoire
*L'épée de Jeanne aurait été brisée le dos d'une prostituée, à Saint-Denis, après la tentative manquée contre Paris.
*Initialement, Charles VII est extrêmement réticent à l'idée du siège de Paris (et nombreux sont les nobles qui ne prennent pas part à cette bataille). Après la cuisante défaite, il ordonne donc d'autant plus facilement le retrait des troupes. Rien ne dit que Jeanne s'est tapé un méga black out au milieu des combats, mais elle a néanmoins été blessée par un carreau d'arbalète à la cuisse et on l'a ensuite mise en sécurité au village de La Chapelle (au nord de Paris, au niveau de l'actuelle « porte de la Chapelle »).
*Quand le Roi interdit un nouvel assaut de Paris, il y a une retraite vers la Loire et une dissolution de l'armée. A cette occasion, Jeanne dirige pour la première fois sa propre troupe et mène des guerres indépendantes, ne représentant plus le Roi (mais ça reste assez anecdotique). Ce n'est qu'en octobre 1429 qu'elle réintègre l'armée royale pour le siège de Saint-Pierre-le-Moûtier, qui échoue également. Ce n'est ensuite que début 1430 qu'elle est conviée à rester à Sully. Choix scénaristique donc : je la fais passer directement de Paris à Sully.
*Il y a un débat historiographique sur le rôle de la Trémoille dans l'arrestation de Jeanne dans le carré de Compiègne. Il est vrai qu'on peut lui imputer beaucoup de d'échecs et de complots, mais le mystère demeure quant à son rôle ici. Il aurait eu des accointances avec l'ennemi bourguignon, et serait passé par le capitaine Guillaume de Flavy afin de livrer d'une manière ou d'une autre Jeanne d'Arc pour se débarrasser d'elle. Je laisse la question ouverte : a-t-on trahi Jeanne sur cette attaque du camp de Margny ?
*Gilles de Rais est accusé de viols et de meurtres d'enfants.
Notes de fin: Qu'est-ce qui a pu selon vous contribuer au relâchement des troupes ? Des avis sur la Trémoille ou sur les rumeurs de la cour ? Que pensez-vous du changement progressif de comportement de Jeanne ? Est-ce qu'il y a tout de même des constantes dans son caractère ? Vous pensez toujours qu'elle va s'en sortir ?
Dans le septième et avant-dernier chapitre, Jeanne est aux mains des Anglais et va devoir rendre des comptes durant son procès. Dès la semaine prochaine, retrouvez : Jeanne l'Hérétique !
