Coucou à toutes ! Merci à Pims10, Nanoulaet et Kaname20 pour leur review sur le précédent chapitre.

Si ça vous intéresse, je me suis créée un compte instagram sous le pseudo gwen . who (sans les espaces) où il a les photos de certains de mes OS, alors n'hésitez pas !

J'espère que ce n'est pas trop difficile pour vous en cette période et surtout restez bien chez vous ! Et bon courage !

Merci à crazybells pour la correction.

Bonne lecture !


La marche me permet d'évacuer une partie de ma colère, je marche rapidement tout en faisant attention aux racines qui jonchent le sol, recouvertes en partie par une fine couche de neige et par l'obscurité de la nuit. Je lève les yeux et je remarque les gros nuages blancs et gris qui masquent la lune et les étoiles, annonciateurs que la neige ne va pas tarder à retomber mais au lieu de rebrousser chemin pour retourner sur le bord de la route ou du moins, pour tenter de m'orienter afin de rejoindre la maison de mon père. Je poursuis ma marche, commençant à m'essouffler sous l'effort mais je me sens un peu mieux.

J'essaye de ne pas repenser à la conversation, si on peut appeler ça une conversation, que j'ai eue avec les Newton. Au final, je ne peux même pas dire que je suis étonnée que ces deux là soient mariés. Ils se méritent l'un l'autre, faisant preuve de petitesse d'esprit, de méchanceté gratuite et de préjugés. Je ne veux même pas savoir comment ils se sont connus, je m'en fiche pas mal, mais connaissant Jessica depuis pas mal d'années, avec cependant un trou d'une décennie, mais elle ne semble pas avoir changé pendant ce temps, j'ai peur que toute la ville soit au courant dans les prochaines heures. Parce que même si j'ai compris au fil de mes séances avec Carmen, que je n'aurais pas pu empêcher la mort de mes collègues et que ce n'est pas de ma faute, comment Jessica va-t-elle présenter les choses ? Au vu de sa question, elle pense que je suis une meurtrière, alors que je ne le suis pas !

Et puis, les habitants de cette ville, vont-ils lui accorder le moindre crédit ? J'espère bien que non, et puis je ne veux pas que mon père passe son temps à me défendre, parce que si il entend la moindre rumeur désobligeante à mon égard, je sais qu'il le fera. Je n'aurais pas dû fuir devant ces deux abrutis, mais j'avais besoin de le faire parce que je suis sur les nerfs avec ce retour à Forks et rencontrer les Newton et entendre leurs remarques m'a mise en colère.

Je continue de marcher lorsque j'aperçois une grande maison blanche au loin, bien repérable parmi tout ce vert. Même si je n'étais jamais venue par ici, je sais que ça ne peut être que la maison d'Elizabeth Masen. C'est la seule dans les environs à posséder une grande maison au milieu de la forêt de toute façon et je suis étonnée d'avoir marché aussi loin mais quand je vérifie ma montre, je vois que ça fait déjà plus d'une heure et demie que j'ai quitté le restaurant. Je ne vois pas la silhouette qui s'avance vers moi alors que je pense à faire demi tour. C'est pour cette raison que lorsqu'une main se pose sur mon épaule, j'attrape la main de la personne et que je fais passer le corps entier par dessus mon épaule pour le maintenir contre le sol.

-Bella ! S'écrit Edward.

-Désolée ! Je m'exclame en l'aidant à se relever. Tu m'as fait peur et je ne savais pas que c'était toi ! Je m'excuse.

-T'as de bons réflexes, plaisante Edward en passant ses mains sur son pantalon pour enlever la boue. Je ne m'attendais pas à te voir à Forks.

-Tu m'as mise au défi, je lui rappelle avec un sourire. Je ne t'ai pas blessé ? Je l'interroge.

-Je suis plus solide que ça, même si tu n'y as pas été de main morte, reconnaît l'ancien militaire. Je suis désolé de t'avoir surprise mais je pensais que tu m'avais vu. Je le saurais pour une prochaine fois, que te surprendre comme ça, n'est pas une très bonne idée.

-Encore désolée.

-Pas grave, mais viens te mettre au chaud à la maison pendant quelques minutes, il ne fait vraiment pas chaud, même pour Forks ! Me dit Edward et je le suis dans la maison.

C'est la première fois que je rentre dans la grande maison des Masen et je ne sais pas à quoi je m'attendais réellement mais l'intérieur est vraiment grand, beau et lumineux. La porte d'entrée s'ouvre directement dans la salle de séjour avec deux grands canapés disposés l'un en face de l'autre, avec un grand écran plasma accroché au mur. Un peu à l'écart, une grande table avec plusieurs chaises rendent la pièce encore plus agréable. Des coussins de toutes les couleurs viennent ajouter une touche vivante à l'ensemble.

-Suis moi dans la cuisine, dit l'ancien militaire, m'entraînant à sa suite.

La cuisine est grande et dans un coin de la pièce, c'est une cuisine ouverte, avec un grand bar, ça permet donc à la personne qui cuisine de discuter avec les personnes qui sont dans le séjour, même si la cuisine n'est pas visible depuis la porte d'entrée. Dans la cuisine, se trouve une femme rousse, la cinquantaine passée qui nous sourit en nous voyant.

-Déjà de retour mon chéri ? Demande Madame Masen. Tu me présentes ?

-Maman, tu te rappelles de la fille du Shérif Swan ? Bella, ma mère.

-Désolée de vous déranger madame, je dis.

-Pas de ça ! Vous pouvez m'appelez Elizabeth ! Et bien sûr que je me souviens de la fille du shérif, vous êtes partis pour l'armée en même temps, je me souviens que le shérif n'était pas vraiment ravi de cette décision et je ne peux pas le blâmer pour ça ! Mais vous êtes tous les deux rentrés, fort heureusement. Je vous sers quelque chose les enfants ?

-C'est très gentil, mais il est temps que je rentre, je réponds.

-Pas question, m'interrompt Edward. Je vais nous faire un chocolat chaud avant de te reconduire en voiture.

-Vous êtes venue à pied depuis la maison de votre père ? S'étonne Elizabeth. Ça fait un bout, même en coupant par la forêt. Mon fils a raison, prenez tous les deux un chocolat chaud, j'ai même quelques gâteaux dans les placards si vous voulez.

-C'est gentil, mais ça va, je la rassure. Et puis, je viens du restaurant de Molly, pas de chez mon père.

-Mais tu es folle ! S'exclame Edward. C'est encore plus loin et tu te rends compte du froid qu'il fait dehors ? Tu aurais pu tomber et personne ne t'aurait retrouvée avant des jours et tu serais morte d'hypothermie !

-Ne sois pas si dramatique, je lui dis. Alors que sa mère lui fait les gros yeux.

-Bella, ne le prenez pas mal mais même si je ne suis pas d'accord avec la manière de vous le dire de mon fils, Edward n'a pas tort. Personne ou presque ne se balade dans les bois, surtout pas en plein mois de décembre et alors que la neige menace de tomber, c'est assez dangereux. Et vous me semblez gelée. Enlevez votre parka le temps de boire votre boisson, histoire que vous vous réchauffiez et que vous n'ayez pas trop froid en ressortant.

-Bella, viens avec moi dans la salle à manger, je reviendrais chercher nos boissons.

Je suis Edward et je prends place autour de la table. C'est étonnant la manière dont madame Masen prend soin de moi alors qu'elle ne me connaît pas ou peu. Lorsque j'habitais à Forks, j'ai dû échanger qu'une dizaine de mots avec elle, même si elle m'a toujours semblé extrêmement gentille. Ou est-ce parce qu'Edward lui a parlé de moi et de mon rôle, bien qu'infime dans sa rééducation ?

-Je suis content de te revoir, mais tu ne sembles pas dans ton assiette, il s'est passé quelque chose ? Me demande Edward.

Ça me touche de le voir aussi prévenant avec moi et je me sens mal à l'idée de lui confier tous mes problèmes mais d'un autre côté, il pourrait me donner de bons conseils puisqu'il a déjà dû affronter le regard des habitants de Forks. Les rôles s'inversent par rapport à ceux qu'on avait au centre mais cette fois, il n'est plus question de patients et de soignants, seulement de deux personnes qui vivent des situations similaires et qui échangent là dessus. C'est reposant.

-Si je te dis que j'ai croisé Jessica Stanley, enfin Newton maintenant, et son mari...

-Tu as eu le droit à certaines remarques de leur part ? Devine Edward. Quand je suis revenu à Forks, à ma sortie de l'hôpital avant d'arriver au centre, je les avais déjà croisés et j'avais eu le droit à pas mal de remarques de leur part, pareil quand je suis revenu fin septembre. Mais il n'y a pas que ça, je présume ? Me demande Edward.

-Si, il n'y a qu'eux mais je connais Newton, il a été pendant quelques semaines mon supérieur pendant ma formation mais je ne sais pas comment il a su pour mon accident. Il m'a traitée de meurtrière devant tout le restaurant. Je te jure que je voulais lui régler son compte d'autant que je n'ai jamais pu le supporter, mais au lieu de faire un scandale, je suis partie.

-Et ça t'a menée jusque chez ma mère pour déguster le meilleur chocolat chaud de toute ta vie, plaisante Edward. Sans rajouter de l'huile sur le feu, depuis le début, je trouvais Newton, con ! Tu as eu raison de partir parce que je doute que ton père t'aurait laissé le passer à tabac et tu aurais eu des problèmes. En parlant de ton père, il doit sans doute s'inquiéter, tu veux mon téléphone pour l'appeler et le rassurer ? Demande Edward.

Je le regarde attentivement, m'imprégnant des traits de son visage, déformés par de l'inquiétude. Mon attention se détourne lorsque madame Masen dépose une tasse de chocolat devant moi et une deuxième devant son fils. Je la remercie avant de prendre la tasse chaude à deux mains pour tenter mes deux membres. En prenant du recul, je suis soulagée qu'Edward ait proposé de me ramener en voiture parce que je ne suis pas certaine que j'aurais pu faire le chemin du retour à pied, sans souffrir de ma jambe. Pas que je sois particulièrement sensible à la douleur mais une heure et demie de randonné dans une forêt avec une fine couche de neige, a plus mis ma jambe à contribution que d'habitude.

-C'est gentil, mais j'ai mon portable, je dis en le sortant de la poche de mon pantalon, envoyant rapidement un message pour rassurer mon père. Bien, maintenant que c'est fait, si tu me racontais pourquoi tu crains mon père à ce point, il n'a jamais mangé personne, je le taquine.

Edward sourit avant de souffler un petit peu sur sa boisson pour la refroidir légèrement et d'en boire une gorgée. Il cherche à éviter cette conversation et plutôt que de m'énerver, ça m'amuse de le voir essayer de détourner mon attention. Attention, qui se porte très clairement sur les belles mains, fines et fuselées d'Edward, ainsi que sur le bas de son visage, en partie masqué par la tasse. Ça fait presque trois mois que je ne l'ai pas vu, mais il paraît encore plus beau aujourd'hui. A présent qu'il est un peu plus rassuré, son visage se détend et une lueur d'amusement atteint ses yeux. Elle n'est pas bien grosse, mais elle est présente et ça me fait plaisir. Est ce que je suis responsable de cette lueur, ou est ce dû à autre chose ou quelqu'un d'autre ? Alors que la dernière possibilité atteint ma conscience, je sens mon cœur se serrer à cette idée. Et si Edward allait mieux grâce à une femme ? Si il avait trouvé l'amour et que j'avais laissé passé ma chance pour ne pas avoir de problèmes ?

-Tout va bien ? Tu sembles épuisée, me fait remarquer Edward, me sortant de la spirale infernale de mes pensées.

-Tout va bien, je lui dis en secouant légèrement ma tête. Juste fatiguée le mariage de Rosalie et d'Emmett était hier. Comme tu dois t'en douter, ça s'est terminé assez tard et nous avons pris l'avion avec mon père.

-En parlant de ça, je suis désolé de ne pas avoir pu venir mais hier, je travaillais à la boutique d'électronique de Port Angeles. Ne me regarde pas comme, ce n'était pas vraiment un mensonge quand je te disais être dans la technologie.

-C'est ce que je constate, je le taquine. Et tu fais quoi, tu répares les ordinateurs ?

-C'est une partie du boulot, je travaille en mi temps, mais hier c'était mon tour d'être de week-end et puisque je suis nouveau, je n'ai pas pu échangé mes horaires. Je suis heureux pour Emmett et Rosalie.

-Tu veux voir des photos ? Je lui propose. Je dois en avoir sur mon téléphone.

Je n'attends même pas sa réponse pour déverrouiller l'écran et ouvrir l'application galerie. Habituellement, je ne prends pas beaucoup de photos, préférant vivre l'instant présent, quitte à le regretter plus tard, mais c'était le mariage de mon cousin avec ma meilleure amie. Je me devais de mitrailler tout ça. Bien entendu, je n'ai aucune photographie de la cérémonie puisque j'étais aux côtés d'Emmett, mais j'en possède plusieurs que j'ai pris sur le parvis de l'église ou plus tard, dans la soirée. Je sélectionne une photo où on voit Emmett et Rosalie qui se tiennent l'un à côté de l'autre, leur bras passé autour de la taille de l'autre. Je tends mon portable à Edward pour qu'il puisse observer l'image.

-Ils sont magnifiques, souffle Edward. Ça se voit et ça se ressent qu'ils sont amoureux. Le bonheur transpire par tous leur pores, poursuit le jeune homme, en faisant glisser son doigt sur l'écran pour regarder d'autres photos. Whoua, c'est toi en robe ? Me demande Edward en me tendant le portable pour que je confirme.

Sur la photo, je pose avec Emmett, Rosalie, mon père et le colonel. C'est Alice qui a capturé l'instant, insistant pour que nous ayons tous les cinq une image de nous sur nos téléphones. Sans paraître narcissique, la lumière de la pièce, ainsi que la tenue, la coiffure et le maquillage me mettent assez bien en valeur, me rendant belle et presque photogénique. Je souris à l'étonnement dont fait preuve Edward, parce que c'est vrai qu'il ne m'a pas vue une seule fois avec une robe ou jupe pendant qu'il séjournait au centre, pas vraiment pratique lorsqu'on vit dans un ranch. Même si j'admets que j'aurais pu faire un effort les soirs d'été mais je n'en avais pas envie. Pas que je trouve que les jupes ou les robes fassent plus habillées que les pantalons, mais je réserve le port de ces deux vêtements aux occasions spéciales, préférant largement le confort qu'un pantalon peut m'apporter.

-C'est bien moi, je réponds. Et ne fais pas l'étonné, tu m'as déjà vu porter des jupes ou des robes.

-Quand nous étions au lycée ! Rétorque Edward avec un petit sourire qui me fait rougir. Mais ça te va toujours aussi bien. Et donc, l'homme qui porte l'uniforme militaire à côté de Rosalie, c'est son père ?

-Oui, c'est le colonel Hale. Pourquoi, tu le connais ? Je l'interroge, curieuse.

-Pas du tout ! Répond vivement Edward. C'est juste que je comprends mieux quand tu disais qu'il pouvait faire peur, ricane l'ancien militaire. Pas d'uniforme pour toi ?

-Non merci ! Il y avait assez d'uniforme comme ça ! Et puis, il fallait que la témoin se démarque, je plaisante.

-Ce n'est donc pas aujourd'hui que je te verrais avec l'uniforme ? Soupire théâtralement Edward. Moi qui m'en réjouissais !

-Tu n'as plus que tes yeux pour pleurer, je le taquine, entrant dans son jeu. Cependant, je ne t'ai pas vu dans le tien, alors, nous pouvons conclure que nous sommes sur un pied d'égalité.

-Tu as un problème avec l'uniforme, se moque gentiment Edward.

-Quoi, moi ? Pas du tout ! Je m'exclame. Seulement, les Marines sont réputés pour être beaux en uniforme, je veux simplement vérifier l'information.

-Est ce que tu sous entends que je suis beau ? Relève Edward avec un sourire en coin.

Pour éviter de répondre, je bois entièrement ma tasse de chocolat chaud qui est froid à présent. Même si je passe un très bon moment en compagnie d'Edward, il commence à se faire tard et je n'ai pas envie de déranger madame Masen plus longtemps que nécessaire, et je n'ai pas envie de déranger Edward. C'est donc à contre cœur que je prononce cette phrase.

-Il faudrait peut-être que je rentre, je ne vais pas vous déranger plus longtemps.

-Tu rigoles, j'aime discuter avec toi, même si tu as raison, il commence à être un peu tard et sans vouloir être vexant, tu as tellement de cernes sous les yeux que tu ressembles plus à un panda qu'à un être humain, me taquine Edward.

En réponse, je lui donne un coup de poing sur l'épaule. Il grimace à peine, mais je n'ai pas mis toute ma force, ne souhaitant pas vraiment le blesser. Nous déposons nos tasses dans le lave vaisselle avant que je ne remette ma parka. Je suis Edward jusqu'à la voiture et je m'installe côté passager. Rapidement, il met le chauffage, ce qui a pour effet de m'endormir, encouragée en plus de cela par le moteur silencieux de sa voiture. Je plonge donc doucement dans le monde des songes, un monde bien agréable… pour une fois !


Voilà pour les retrouvailles avec Edward, j'avais dit à certaines que ça allait être renversant ^^

Bonne semaine à toutes et préparez vous à savoir pourquoi Edward craint le shérif ! Des hypothèses ?