Coucou à toutes, j'espère que tout le monde va bien. Merci à Kaname20 pour sa review.
COUP DE GUEULE !
Voilà, comme c'est écrit en gros, je voudrais pousser un coup de gueule, parce que UN commentaire sur un chapitre, c'est vraiment pas assez, surtout quand je vois le nombre de personnes qui lisent chaque semaine.
Je n'écris pas pour les commentaires et en général, même si j'en ai peu, je m'en contente, mais, c'est le seul moyen que j'ai pour savoir si l'histoire vous plais ou non. Pour savoir ce que VOUS en pensez.
Alors UNE review pour un chapitre, que j'estime de taille correct, de plutôt bonne qualité, et dont j'ai pris du temps pour écrire, que ma correctrice a prit du temps pour corriger. Ce n'est pas assez. Certaines parmi vous écrivent sans doute et savent le temps que nous pouvons passer sur un chapitre, alors un peu de reconnaissance, ce ne serait vraiment pas mal !
Alors, pour les chapitres qui arrivent, et c'est vraiment la première fois que je vais le faire, et je déteste en arriver là, si je n'ai pas 5 reviews par chapitre (ou plus), je ne posterai pas le vendredi comme je le fais actuellement et depuis le début, mais je posterai lorsque j'estimerai que le nombre de commentaire se rapproche le plus de 5. En deçà de 3 review, il n'y aura pas de chapitre pendant un moment.
Je ne suis pas tyrannique alors, pour celles qui posteront un commentaire et qui risquent d'être pénalisées par ça, je vous l'enverrai soit pas mail, si vous voulez me le communiquer par MP, soit par MP. C'est la même chose pour les Guest qui m'écriront un petit mot.
Je ne demande pas grand-chose, mais même un « merci pour ce chapitre » ou « bon chapitre » ça me va. J'accepte aussi la critique lorsqu'elle est constructive.Je REPONDS TOUJOURS ! Soit par MP, soit sur le chapitre suivant !
Sinon, j'espère que tout le monde va bien, que vous vivez bien la situation actuelle et que vous et vos proches restez bien chez vous. Un grand merci à celles et ceux qui sont obligés d'aller travailler pour faire tourner le pays et nous permettre de nous soigner, de nous protéger et nous permettre de manger.
Merci à crazybells pour la relecture et correction.
Bonne lecture !
-Bella, Bella, chuchote Edward alors que je grogne en ouvrant les yeux. Nous sommes arrivés.
-Hum… Déjà ? Je demande. Tu dois bien conduire pour que je m'endorme comme ça.
-Je ne sais pas si je conduis bien, mais tu es fatiguée alors… Tu devrais rentrer avant que ton père ne sorte son arme au poing, plaisante Edward.
-Tu rigoles, mon père t'adore, il ne ferait jamais ça ! Mais il va vraiment falloir que tu m'expliques tout ça !
-Demain, tu as quelque chose de prévu ? Me demande Edward.
-Pas à ma connaissance, pourquoi ? C'est demain la grande révélation ?
-Peut-être bien, dit Edward de façon énigmatique. Je passe de chercher à 16h, ça te convient ?
-C'est parfait, je réponds avant de déposer un baiser sur sa joue et de descendre de sa voiture.
Le froid de la soirée me saisit et je me dépêche de rentrer me mettre au chaud, je me tourne vers Edward qui n'a toujours pas redémarré, pour lui faire un signe de la main avant de fermer la porte. Charlie est devant la télévision, en train de regarder un match quelconque de Football ou de baseball. Je me débarrasse de ma parka en pensant à demain, la manière dont Edward a proposé que l'on se retrouve ressemble fortement à un rendez vous galant et je rougis rien qu'à l'idée, même si ça me plaît énormément.
Ça fait un moment que je n'ai pas eu de rendez vous galant, depuis… depuis plus de trois ans, même plus en y repensant parce qu'avec Amun, ce n'était pas des rendez vous, plutôt de la baise, même si nous nous entendions bien ailleurs que dans un lit. Si je compte bien, je n'ai pas eu de rendez vous depuis presque 5 ans, ce qui commence à dater et j'ai peur d'être rouillée. Oui, mais Edward n'a jamais dit que c'était un rendez vous. Il n'a pas non plus dit que ce n'en était pas un. Pourquoi je me prends la tête ? Je n'ai qu'à attendre demain et voir ce qu'il se passe, de cette façon, je ne risque pas d'être déçue. Je sors de mes pensées et j'essaye de moins intellectualiser, et je rejoins mon père devant la télé. Il tourne la tête vers moi, me sondant de son regard, me laissant libre choix de parler ou non.
Pendant presque dix minutes, je suis le match de baseball en silence et seule la voix du commentateur brise le silence qui s'est installé dans le salon. Au bout de tout ce temps, je commence à trouver le silence pesant ce qui me met mal à l'aise. Je suis la première étonnée de ne pas m'être endormie devant du baseball, surtout après le petit somme que j'ai piqué dans la voiture d'Edward.
-Tu avais raison, Eric a bien changé depuis le lycée. C'est pourri comme amorce de conversation, j'en conviens mais je n'ai trouvé que ça.
-Jacob le pousse à faire du sport tous les jours pour être en forme, répond Charlie. Je ne savais pas que le mari de Jessica te connaissait, lance innocemment mon père.
-Se connaître est un bien grand mot, je réponds ironique. Disons simplement que pendant un bref moment, il a été mon supérieur avant d'être muté, ce qui m'a bien arrangé. Comme tu l'as sans doute constaté, nous n'étions pas amis, ni même en bon terme.
-Et ce n'est pas comme si tu étais amie avec sa femme. Je n'ai pas apprécié la manière dont ils t'ont parlé et je le leur ai fait savoir.
-Papa, reste en dehors de ça. Ils n'en valent pas la peine, si tu réagis, tu leur accordes du crédit et ils n'attendent que cela alors que si tu les ignores, même si ils balancent des horreurs sur moi, ils n'ont plus l'attention qu'ils souhaitent. D'ailleurs, ça fait combien de temps que Newton vit à Forks ?
-Presque deux ans, il a reprit le magasin d'articles de sport des Stanley, m'explique mon père. Ils t'ont quand même traitée de meurtrière et j'ai bien vu que ça t'a affecté, personne ne peut s'en prendre à ma fille de cette façon, surtout si c'est pour balancer des calomnies.
-Tu ne peux pas mettre tous les anti militaires en prison ou les recadrer et pourtant ces personnes pensent aussi que je suis une meurtrière. Oui, ça m'a atteinte ce que les Newton ont dit, mais seulement parce que je voulais simplement dîner avec mon père sans qu'on me parle de mon passé militaire. Si je dois les croiser en ville, je les ignorerai, fais donc la même chose, je dis à mon père avant de me lever et de déposer un baiser sur sa joue.
Je monte dans ma chambre, me sentant un peu mieux et à peine ai-je posé la tête sur l'oreiller que je m'endors, comme dans la voiture d'Edward. Lorsque je me réveille en ce lundi matin, il n'est pas trop tard puisque j'entends mon père en bas. Je prends une douche avant de descendre et sachant que je vois Edward cet après midi, j'essaye d'allier confort et un minimum d'élégance. Je suis la première à dire que si j'ai envie de m'habiller mieux que d'habitude, c'est pour moi et non pour plaire à un homme, mais parfois, j'aime aussi que l'on me regarde avec une lueur de désir, spécifiquement si c'est l'ancien militaire roux qui me regarde de cette façon.
J'arrive dans la cuisine au moment où mon père range son bol dans le lave vaisselle et qu'il s'empare de son arme dans le coffre fort sous l'évier. Il se retourne lorsqu'il m'entend et s'étonne de me trouver déjà debout et habillée.
-Tu ne profites pas de tes vacances pour faire la grasse matinée ? Me demande Charlie.
-Pas aujourd'hui, je lui dis en lui faisant une bise. Tu rentres manger à midi ? Je l'interroge.
-Ce n'est pas prévu mais tu sais que tu peux faire comme chez toi et prendre tout ce que tu veux dans les placards, me dit mon père.
-Tu ne veux pas plutôt que je nous fasse un petit quelque chose et que je t'apporte ton repas au poste ? Je lui demande. Ça m'occuperait et ça me ferait faire mon sport, je plaisante.
-Si tu penses que ça ne te fait pas trop de travail, je veux bien mais ce n'est pas parce que tu es à la maison que tu dois tout faire. Tu n'es pas là pour être ma femme de ménage ou autre mais pour te reposer.
-Je sais, je réponds en me servant une tasse de café et en prenant le pain que mon père vient de ranger dans le placard. Mais je peux faire ça aujourd'hui.
-Très bien, consent Charlie, ma pause devrait être autour de 12h15, me prévient-il. A tout à l'heure chérie.
Mon père quitte la cuisine et peu de temps après, j'entends le moteur de sa voiture de fonctionne qui ronronne. Je prends mon petit déjeuner en regardant les news, comme je le fais au ranch avant de sortir prendre un peu l'air. Il fait encore nuit et l'air est frais, ne voulant pas forcément croiser quelqu'un, je longe la route jusqu'à ce que j'estime avoir assez marché et que je fasse demi tour. Je rentre à la maison de mon père autour de 8h30, ce qui me fait presque une heure de marche, ce qui est plutôt pas mal.
Je regarde ce que mon père possède dans ses tiroirs et même si ce n'est pas brillant, c'est mieux que ce à quoi je m'attendais. Je trouve un sachet de ratatouille surgelée dans le congélateur et je décide qu'un peu de légumes après les excès que nous avons fait ce week-end n'est pas du luxe. Avec ça, je déniche deux escalopes de poulet que je fais cuire avec très peu de matières grasses, juste le nécessaires pour que ça n'attache pas à la poêle. Je mets le tout dans deux Tupperwares que je place dans un sac. J'y glisse aussi deux couteaux, fourchettes et petites cuillères pour les pots de compotes que j'ai trouvés et pour les yaourts. C'est donc un repas sain et équilibré que j'ai préparé pour mon père.
Je quitte la maison autour de 11h25, le temps pour moi de marcher tranquillement jusqu'au poste qui se trouve à presque 5 kilomètres de la maison, une bonne promenade de santé en somme. J'aurais peut-être dû penser à la distance à parcourir aller-retour avant de proposer cette idée à mon père mais la marche me fera du bien et me permettra d'éliminer le repas de mariage d'Emmett. Emmett qui m'a envoyé un message pour me dire que Miami et qu'avoir 25°c c'est top. Je lui ai répondu de profiter. J'arrive au poste avec deux minutes d'avance sur l'horaire que m'a donné mon père mais le connaissant, il doit être dans son bureau à remplir un peu de paperasse.
Je me présente à l'accueil pour pouvoir accéder au bureau du shérif. La secrétaire qui n'est autre que Cindy Stanley, la sœur aînée de Jessica, refuse de me laisser passer.
-Je regrette mais vous n'avez pas rendez vous avec le Shérif Swan et rien ne me dit que vous êtes réellement sa fille.
-Je viens de te montrer ma pièce d'identité, je lui rétorque. Peux tu le prévenir que je suis arrivée ou vais je devoir le faire moi même ? Je l'interroge en m'approchant dangereusement du téléphone qui permet de communiquer avec tous les adjoints et le shérif.
-Me menacer ne sert à rien et tout ce que vous gagnerez sera de vous faire arrêter, surtout lorsque l'on est une meurtrière.
Je ricane jaune en entendant sa dernière phrase et même si j'ai dit à mon père que j'ignorerais les remarques, je ne peux pas m'empêcher de rétorquer :
-Oh je vois que les nouvelles vont vites, enfin c'est quand même filtré, je dis ironiquement. Ce que ta chère sœur et ton cher beau frère ne t'ont pas dit visiblement, c'est que j'ai été blanchi et que j'ai certainement moins de sang sur les mains que ton beau frère chéri.
Je reste au comptoir tout en sortant mon téléphone portable pour appeler mon père. Charlie répond au bout de la troisième sonnerie.
-Papa, tu peux venir me chercher à l'accueil du poste, ta secrétaire refuse de me laisser passer, je demande en toisant Cindy de mon air le plus méprisant.
J'ai à peine le temps de raccrocher que mon père sort de son bureau et je lui montre le sac qui contient notre repas et les yeux de Charlie s'illuminent. Il me fait signe d'entrer dans son bureau et je passe devant Stanley sans lui accorder le moindre regard. Mon père range ses dossiers en une seule pile pour que nous puissions tous les deux poser notre plat sur la surface plane du bureau.
Au bout d'une heure, le shérif doit retourner travailler et je remballe les plats, à présent vides et sales dans le sac de transport avant de quitter la station de police pour rentrer chez mon père. Une fois bien au chaud à l'intérieur, je fais la vaisselle avant de me détendre un peu, attendant Edward qui doit venir me chercher. À 15h55, je suis déjà prête et il ne manque plus que j'enfile ma parka pour sortir. Je n'ai pas à attendre bien longtemps avant que l'ancien militaire ne sonne à la porte d'entrée. Lorsque j'ouvre la porte, je ne peux m'empêcher de sourire en voyant Edward emmitouflé dans une grosse parka avec le nez et les joues rougis par le froid, le rendant encore plus beau.
-Prête à me suivre pour l'aventure, mademoiselle ? Plaisante Edward après m'avoir dit bonjour.
-Ca dépend de quel type d'aventure vous parlez, je le taquine à mon tour avant de mettre ma grosse veste et de verrouiller la porte. Allons-y et par pitié, cette fois ci, explique moi pourquoi tu crains autant mon père !
Edward rigole face à mon empressement d'en savoir plus, même si j'estime avoir été assez patiente puisque c'est depuis le mois d'avril que j'attends des réponses ! « La patience est la mère de toutes les vertus », je ne sais pas qui a sorti cette phrase, ça vient, je crois, d'une expression grecque qui au départ était une métaphore avec du raisin vert qui devenait sucré avec le temps, ce que cette expression ne dit pas, c'est que si on attend trop, le raisin finit par pourrir. Je ne suis pas vraiment une poète mais à ma défense, ce n'était pas ce qui m'était demandé.
-Patiente encore un petit peu, me dit l'ancien militaire alors que nous prenons place dans sa voiture. Alors, qu'est ce que tu as fait pour ta première réelle journée de vacances ? M'interroge Edward pour faire la conversation mais aussi parce que la réponse l'intéresse vraiment.
-Rien de bien excitant, j'ai été me promener, puis j'ai fait la cuisine pour mon père et moi et nous avons déjeuné tous les deux au poste avant que je ne rentre et que je me repose un peu.
-Tu as fait de chez ton père jusqu'au commissariat à pied ? A l'allée et au retour ? Demande Edward, incrédule. Mais ça doit faire presque 10 ou 12 kilomètres !
-Toi et moi avions l'habitude de faire plus, je lui rappelle mais marcher me fait du bien, même si je n'ai pas toujours aimé ça. Et puis, ça fait travailler ma jambe avec la prothèse. Ne me dis pas que tu avais prévu une randonnée ? Je le questionne.
-Pas que je n'ai pas confiance en nos capacités extraordinaires, nous sommes tous les deux équipés d'une jambe de bois, enfin en titane, ce qui complique un peu les choses, surtout par ce froid de canard. Mais que dirais tu de faire une petite visite dans le passé ? Me demande-t-il alors qu'il se gare sur le parking du lycée.
Je ne cache pas mon étonnement alors qu'Edward m'incite à descendre de la voiture . Je le suis en regardant le grand bâtiment en briques devant moi. Je ne sais pas trop ce que je ressens à l'idée d'y remettre les pieds. Un peu d'angoisse parce que je ne suis plus la même que celle qui a débarqué lors de la rentrée de seconde. Mais qui reste exactement la même personne tout au long de sa vie ? Personne ne le fait parce que nos expériences, nos rencontrent nous changent un minimum dans le meilleur des cas, et nous change du tout au tout dans les pires.
Nous rentrons dans l'établissement qui est vide de toute présence humaine en ce début des vacances scolaires de Noël. Passé l'étonnement lié au fait de me retrouver au lycée, je ne suis pas plus étonnée que cela lorsque l'on se retrouve dans notre ancienne salle de biologie, qui n'a pas vraiment changé avec les années, M. Banner doit toujours enseigner sa matière. Comme si le temps avait été remonté, nous prenons les mêmes places que dans nos souvenirs, côte à côte à la paillasse du deuxième rang.
-Tu te souviens de notre premier jour en tant que binôme ? Me demande Edward.
-Oui, je réponds avec un sourire. Tu ne m'as pas adressé un seul regard pendant les deux heures de cours et tu es parti comme un voleur ensuite. Je me souviens m'être demandé ce que j'avais bien pu te faire ou si tout simplement je puais et que tu n'osais pas me le dire.
-Tu ne puais pas, rigole Edward. Tu n'as jamais senti mauvais, sauf la fois au ranch… Et si, je t'ai regardé, je t'ai observé et je t'ai étudié pendant tout le cours alors que tu étais concentrée sur ce que disais le prof. J'essayais de voir si je retrouvais des traits de caractère de ton père sur toi. Pour savoir si je pouvais te faire confiance.
-Et qu'est ce que tu as déduit de ton observation ? Je lui demande, curieuse.
-Que tu ne me connaissais pas et que tu ne me jugeais pas. Tu ne savais que j'étais l'orphelin de père. Et tu ne savais pas que je t'empruntais le tien alors tu ne m'en voulais pas.
-Je ne comprends pas, je lui dis. En quoi c'était important que je ne te connaisse pas ? Enfin, je comprends que ça n'a pas dû être facile pour toi de perdre ton père mais pourquoi je t'en aurais voulu, même si j'avais su que tu passais du temps avec mon père ? Je venais de revenir de Floride où j'avais vécu pendant 6 ans, loin de mon père que je ne voyais que pendant les vacances.
-Tu aurais pu m'en vouloir en sachant que j'ai failli écraser ton père alors que je conduisais la voiture de ma mère, sans que cette dernière ne soit au courant, et alors que j'avais 13 ans.
Voilà, la bombe est lâchée ! Plus d'explication dans le prochain chapitre.
Et n'oubliez pas, 5 review minimum pour avoir le chapitre en temps et en heure !
