Voilà un nouveau chapitre. Rapide réponse au GUEST et je vous laisse lire :

GUEST : Ravie de t'avoir surprise avec la tournure de l'histoire et également de t'avoir rassurée. Tu vas pouvoir voir comment Emma va se faire pardonner, mais Regina ne va pas dire amen tout de suite.

Sur ce, BonnNE LecTURE à TOus :D


Chapitre 12 : La famille Mills

-Je t'aime.

-...

-Dis quelque chose, s'il te plaît. Implora presque Emma après des minutes interminables à se regarder dans le blanc des yeux.

La brune était comme figée, ne sachant plus quoi faire ni même comment respirer. Son visage toujours emprisonné dans les mains de la blonde, elle avait apposé les siennes sur les avants - bras de celle qu'elle aimait. Elle savoura encore quelques instants ce toucher, puis elle se recula doucement, rompant ce contact tant apprécié par les deux. Doucement, elle passa à côté d'Emma et parti en direction de sa maison d'enfance.

Ne sachant pas vraiment quoi faire et comprenant parfaitement le refus de la brune, la blonde se contenta d'observer l'élue de son cœur s'en aller doucement. Elle avait tout gâchée.

-Je ne t'ai jamais fait goûter le cidre de mon père.

Emma écarquilla des yeux, ne comprenant pas cette phrase sortie de nulle part. Puis, comme une fulgurance, tout devint clair. Elle n'avait pas tout perdue. Elle n'était pas totalement pardonnée, mais à sa manière, Regina lui faisait comprendre qu'elle avait une seconde chance. Elle bougea ses pieds qui semblaient enlisés dans le sol et rejoignit, avec un fin sourire, son médecin. Côte à côte, elles marchèrent dans cette immense allée de pommier. Doucement, savourant cette plénitude d'une seconde chance, consciente que lorsqu'elles atteindront le Manoir Mills, une tempête allait se déclarer. Par hasard, leur main se frôla. Un doigt, puis deux ... Puis Emma prit son courage et enlaça de sa main celle de la brune, croisant leurs doigts. Soulagée de ne pas être rejetée, elle marcha tranquillement, plus sereine que jamais alors que tout semblait plus fragile que jamais. Mais pour la première fois de sa vie, elle n'était habitée par aucun doute. Elle était certaine de ses sentiments et toute la différence était là. Personne ne lui ferait renoncer.

Enfin arrivée, elles montèrent les marches du porche - toujours sans se lâcher la main - et Regina ouvra la porte. L'une des mains se resserra sur la seconde pour se rassurer, laquelle est - ce ? Les deux, peut - être. Regina se retourna pour se mettre face à Emma, les mains toujours liées. Implicitement, elles passaient un pacte. Pacte qui fut abrégé par des pas feutrés apparaissant sur le côté.

-Regina. Appela une voix.

Aussitôt, la brune lâcha la main de la blonde et se recula de deux pas, se retournant face à l'indiscret qui venait de les interrompre.

Emma observa la femme - qu'elle déduit comme étant la mère de Regina - qui se trouvait sous la porte. La femme avait des cheveux roux et court, au - dessus des épaules. Juchée sur des talons aussi hauts que portaient habituellement Regina, elle portait un tailleur bleu marine qui la rendait autoritaire. Elle avait un regard maternel qui se changea immédiatement en un regard froid comme la glace lorsqu'elle quitta du regard sa fille pour le poser sur celle qui avait fait du mal à sa fille.

Emma déglutit difficilement et se lança :

-Bonjour. Je suis Emma Swan. Vous devez être la mère de Regina. Se présenta - t - elle en se rapprochant de la femme pour tendre sa main.

La rousse se contenta de toiser de haut en bas Emma avec un mépris plus qu'apparent, laissant la main de la jeune femme seule, avant de la contourner et de signer à sa fille :

''J'espère que tu n'as pas était si faible et que tu ne lui as pas déjà pardonné. Cette fille n'a rien à faire ici.'' Gronda sa mère durement.

''Elle comprend tu sais ? Je gère. Sois gentille, s'il te plaît.'' Demanda Regina coupant court à toute réprimande de sa mère en la dépassant et en attrapant Emma par la main pour la conduire dans le salon.

Regina fut assez surprise en voyant qu'il y avait autant de monde avant de se souvenir qu'Emma lui avait dit que personnes n'avaient vraiment réfléchi à deux fois avant de la suivre dans le Maine à la reconquête de son cœur. À cette pensée, un sourire discret se dessina sur ses lèvres.

-Regina. Cria Henry en se jetant dans les bras de la brune qui le réceptionna aussi bien qu'elle le pouvait. Alors c'est bon ? Tout est réparé ? Demanda le petit garçon impatient.

Gênée d'avoir autant de regards sur elle, Regina laissa échapper un rire nerveux en lançant un regard désespéré à Emma. Ce ne fut cependant pas Emma qui lui vint en aide, mais Cora qui arriva rapidement et pria à tout le monde de passer à table. Désirant à la fois venir en aide à sa fille qu'elle savait rapidement mal à l'aise lorsque tous les regards étaient braqués sur elle et également, désirant expédier au plus vite cette journée et ne plus voir le visage de la blonde.

Tous attablés, l'ambiance était plus pesante que jamais. À dire vrai, tous étaient à la fois partagés entre l'envie d'entendre une bonne fois pour toute ce que la matriarche avait à dire et l'envie de tout oublié le plus vite possible. Donc, personne n'osait prononcer un seul mot, attendant pour certains, que le couperet tombe et pour d'autres, ayant peur de sortir un mot de travers et réveiller le dragon de la maison.

-Bon, dit ce que tu as à dire qu'on en finisse. Déclara Regina en relâchant brusquement ses couverts dans son assiette, n'en pouvant plus de cette tension.

''Depuis quand ne signes - tu pas, ici ?'' Demanda Cora sans ouvrir la bouche voulant, de cet manière, faire comprendre aux intrus qu'ils étaient indésirables.

-1) J'y suis pas obligé, 2) depuis quand te fais - tu passer pour lâche et hypocrite en ne nous donnant pas le fond de ta pensée ? Provoqua Regina consciente que c'était la seule manière de couper court au manège de sa mère.

-Comment oses - tu ? Gronda sa mère offusquait.

-J'établi simplement des faits.

-Bien. Les faits sont qu'elle n'a rien à faire, ici.

-Je... On va s'en aller. Déclara Emma ne voulant être la cause d'une brouille entre Regina et sa mère.

-Assis. Déclara durement Regina surprenant tout le monde tant ça ne lui ressemblait pas.

''Je déplore ta faiblesse, Regina''. Reprit Cora empêchant ainsi sa fille de continuer. ''Tu as cette manie de pardonner à tout le monde tout ce qu'ils font, mais ce n'est pas une bonne chose. Certaines personnes ne méritent pas ta grâce et c'est le cas de cette femme. Il serait grand temps que tu le comprennes."

-Cette femme s'appelle Emma et...

''Ecoutez madame Mills, je comprends que vous me détestiez. Y a de quoi. Vous voulez protéger votre fille et je le comprends aussi. Si quelqu'un agissait avec mon fils comme j'ai pu agir avec Regina, je lui aurais fait passer un si mauvais quart d'heure qu'il aurait regretté d'être né.'' Coupa Emma, le sang pulsant à tout rompre dans ces tempes, nerveuse comme jamais de s'exposer ainsi. Mais c'était le moment ou jamais de prouver qu'elle voulait que les choses changent réellement en s'imposant. ''Mais je m'en veux réellement et j'aime votre fille comme j'ai jamais aimé. Je ne sais pas trop comment faire et j'ai conscience qu'il va falloir que je change pour pouvoir ne serait - ce qu'arriver aux chevilles de Regina. Je ne la mérite pas, c'est indéniable. Mais, il m'est impensable de continuer ma vie sans elle, alors je ferais tout pour la combler, la chérir. À moins qu'elle ne me dise clairement qu'elle ne veut plus jamais entendre parler de moi, je ne suis pas prête à lâcher l'affaire, Madame Mills.'' Argumenta Emma en signant frénétiquement créant ainsi quelques erreurs.

Presque essoufflée, Emma défia Cora du regard. Regina admirait Emma, ravie de son discours, même s'il était indéniable qu'elle venait de se tirer une balle dans le pied en affrontant ainsi Cora. Mais peu importe. Et c'est Cora qui abdiqua la première, jetant brusquement sa serviette dans son assiette et quittant la table. Un silence à couper au couteau s'installa, seulement brisé par le claquement d'une porte - qui fit trembler les murs - émit par la maîtresse de maison.

-C'était rapide. Souffla finalement David, nerveux.

-Je vais me coucher. Déclara Regina en se levant à son tour sans plus de préambule.

Emma la regarda partir, inquiète d'avoir tout gâché. Mais elle fut vite rassurée par le père de la brune qui lui adressa un clin d'œil rassurant. Le repas se termina dans le silence malgré quelques tentatives infructueuses de combler la conversation. C'est donc tôt que tout le monde alla se coucher. David et Katherine allèrent chez leurs parents avec Mary - Margaret tandis qu'August, Emma et Henry occupaient les chambres d'amis. Le patriarche avait demandé à la dénommée Chanel, leur gouvernante, de faire préparer trois chambres. Sans revoir Regina de la soirée, Emma se coucha, éreintée par sa journée et s'endormit très rapidement, le corps et le cœur endolories.


Six heures du matin. Henry souffla d'agacement et décida de se lever. Cela faisait une heure qu'il était réveillé, une soif le tiraillant et il n'en pouvait plus. Il se décida et osa descendre jusqu'à la cuisine pour se servir un verre d'eau. Il marcha à pas de loup, essayant de faire le moins de bruit possible en traversant le long couloir. Il frissonna lorsque ses pieds nus touchèrent le marbre froid de l'escalier qu'il descendit plus rapidement. En bas des escaliers, il se rendit compte qu'il ne savait aucunement où se trouvait la cuisine. Il entra dans une première pièce. Raté, c'est la cave. Il fit demi - tour et repassa devant le salon.

-Qui est là ? Demanda une voix faisant sursauter le petit garçon. Henry ? Demanda la voix qu'il reconnut comme étant Cora qui s'approchait de lui.

-Oui.

-Que fait tu debout à une heure pareille ?

-J'étais réveillé et j'avais très soif. Mais je ne sais pas où est la cuisine. Déclara - t - il en baissant les yeux au sol.

-Bon, suis - moi. Soupira Cora en passant devant le petit garçon.

Elle le conduisit vers une immense cuisine où un îlot central, transparent et rempli de bouteille de vin, était disposé. Elle sortit un verre d'un placard et ouvrit le robinet pour remplir le verre qu'elle tendit ensuite à Henry. Tandis qu'il buvait le verre à grande gorgée, la matriarche prit place sur une chaise en osier disposée autour d'une petite table ovale qui se trouvait devant le comptoir et elle observa le soleil - qui continuait doucement de se lever - par la grande baie - vitrée. Henry déposa son verre à côté de l'évier et rejoignit la vieille femme, observant à son tour le paysage magnifique d'un soleil apparaissant à travers les champs, dans la lignée parfaite des pommiers.

-Vous n'aimez pas ma maman ? Demanda Henry de but en blanc.

-Non. Répondit Cora après quelques instants à chercher une réponse adéquate pour un petit garçon. Ne trouvant pas, elle préféra opter pour la plus grande franchise.

Henry sourit en reconnaissant la ressemblance entre Regina et sa mère. Toutes les deux avaient un franc - parler assumé et avec n'importe qui. C'est une chose qu'il admirait chez Regina, le fait qu'elle ne lui parle pas comme à un enfant. C'est donc avec joie qu'il retrouvait cet aspect chez la mère de la jeune femme.

-Je comprends. Ma mère ne s'est pas super bien fait voir. Elle n'est vraiment pas douée avec les gens et encore moins quand ça parle sentiments. Même avec Mary et August, y a un truc qui bloque. Y avait qu'avec moi où elle se laissait totalement aller et encore. Et puis y a eu Regina. Je ne sais pas trop ce que c'est, mais elle a comblé un truc de cassé chez ma mère. Croyez - la lorsqu'elle vous dit qu'elle est capable de prendre soin de Regina, parce que moi j'y crois. Et je suis le mieux placé, c'est ma mère. Et si elle est géniale comme mère, elle ne peut être que géniale comme amoureuse. Il faut juste qu'on lui laisse le temps d'apprendre comme elle a apprit avec moi.

-Tu as l'air de tenir à cette histoire.

-Regina a tout changé à la maison. Avant, c'était toujours triste. Je sais bien qu'elle est heureuse de m'avoir, mais parfois, j'ai l'impression que maman est là parce que je suis là. Qu'elle survis. Et avec Regina, je me suis rendu compte que survivre n'est pas une vie. Et puis, j'adore Regina. S'extasia Henry, des étoiles dans les yeux. Elle est super et super intelligente. J'ai appris plein de trucs et elle est toujours là quand j'ai envie de parler. Même à l'école, ça s'est un peu arrangé grâce à elle. Des enfants m'embêtaient et Regina m'aide à régler la situation. Expliqua - t - il au regard interrogatif de Cora. J'aimais bien la famille qu'on avait avec August, Mary et maman. Mais à trois, c'est autre chose. J'ai l'impression que Regina est la pièce qui manquait dans notre vie.

-Je vois l'importance qu'à ma fille dans ta vie. Mais, retiens que tu pourras me dire tout ce que tu veux sur ta mère, je ne change pas d'avis si facilement. Et s'il faut que je lui accorde une chance, elle aura plutôt intérêt à faire ses preuves et comme il faut. J'y veillerai.

-Regina m'a dit une fois que vous étiez aussi têtue que ma mère. Si c'est le cas, je me doute que ça risque d'être un peu compliqué. Mais du coup, et retenez - le, ça fait déjà un point commun entre vous deux. Déclara Henry malicieux.

-Tu me parais bien plus intelligent que ta mère. Ria Cora à la manipulation apparente d'Henry.

-Faut bien relever le niveau.

-Effectivement.

-Ce que je veux dire, c'est que je ne fais pas les louanges de ma mère pour que vous l'appréciez ensuite. Je fais ça pour que vous lui laissiez une chance de se rattraper. Je sais que l'avis des gens qui compte pour Regina compte pour elle et que vous aurez forcément un impact. Ma mère a pas eu une vie très simple et j'aimerais vraiment qu'elle trouve quelqu'un et Regina est la seule qui peut lui apporter tout ce dont elle a besoin. Et je sais que Regina a les mêmes sentiments que ma mère et qu'elle serait bien plus heureuse avec ma mère et moi que seul. Et en tant que mère, vous ne devez vouloir que le bonheur de votre fille. Manipula - t - il.

Cora observa ce petit garçon qui osait lui faire la morale. Elle l'aimait bien. Elle aimait toutes les personnes qui lui tenait tête. Et ce garçon avait de la suite dans les idées. Se reconcentrant sur le paysage, elle réfléchie. Elle ne pouvait décemment pas faire comme si rien ne s'était passée, c'était au dessus de ses forces. Mais peut être que laisser le doute raisonnable planer pouvait éventuellement se faire. Si cela rendait vraiment heureuse sa fille, de quel droit allait elle s'y opposer ? Et à rester trop braquée, elle finirait par se brouiller avec sa fille et c'était la dernière chose qu'elle souhaitait. D'autant que son mari lui avait déjà fait la morale la veille au soir et lui avait dit qu'il serait contre elle si elle s'évertuait à dénigrer la blonde auprès de Regina.

-Bien. As - tu l'intention d'aller te recoucher ?

-Non.

-Alors que dirais - tu de préparer le petit - déjeuné avec moi ?

Henry hocha vigoureusement la tête et suivit Cora dans la cuisine. Ils préparèrent la pâte pour faire des pancakes et pendant qu'ils la laissaient reposer, ils pressèrent des pommes afin d'en faire du jus. L'un comme l'autre en profitait pour poser quelques questions discrètes afin d'en apprendre plus sur leurs familles. Ayant encore le temps, Cora décida de faire des muffins, s'amusant et discutant avec Henry. Elle trouvait le garçon très vif et adorable. Le charme Henry Swan avait indéniablement fonctionné sur Cora Mills. Une première tête apparue quelques heures plus tard. Henry Mills. Habillé d'un pantalon crème et d'une chemise rouge, il vint dire bonjour à sa femme d'un baiser chaste et rempli d'amour.

-Déjà réveillé, Henry ?

-Oui. J'ai aidé Madame Mills à faire le petit - déjeuné. Répondit Henry, à genoux sur le tabouret du bar.

-Allez mettre la table tous les deux. Et Henry, tu peux m'appeler Cora. Proposa la matriarche en tendant les bols, couverts et assiettes à Henry.

Les deux Henry s'appliquèrent à mettre la table dans la cuisine riant de la similitude de leur prénom.

-Bonjour.

C'était Emma qui entrait, intimidée. Rassurée de voir que son fils était bien là, mais tout de même intimidée à l'idée de se retrouver avec les parents de Regina et plus encore avec sa mère. Elle avait eu le temps de réfléchir durant la nuit et s'en voulait un peu d'avoir parlé ainsi à la matriarche. Elle n'avait décidément pas mis toutes les chances de son côté en l'affrontant, même si pour rien au monde elle ne s'excuserait.

-Ah Emma vous voilà. Avez - vous passez une bonne nuit ? Demanda Henry avec un grand sourire sous le regard noir de Cora.

-Oui, très bonne merci.

-Regarde, c'est moi qui a fait tout ça avec Cora. Déclara Henry en montrant les assiettes de pancakes et de muffins.

-Vraiment ? C'est super cool, ça à l'air bon. Tu vas pouvoir en refaire à la maison maintenant. Plaisanta Emma en lui ébouriffant les cheveux.

-C'est sûr que ça sera meilleur venant de ma part que de la tienne.

-Non, mais, quel fils indigne. S'offusqua faussement Emma sous le regard rieur du vieil Henry et la fausse ignorance de Cora.

-Y a qu'à tester.

-Pari tenu, monsieur. Je vais te faire manger la poussière.

Ils continuèrent à se chamailler gentiment, puis Emma aida à mettre le reste des plats sur la table. Même si Cora lui avait expressément demandé de restait assise et de ne pas l'aider. La matriarche avait assez vite compris qu'elle ne serait aidé par personne dans sa croisade contre Emma Swan et laissa finalement faire.

-C'est qui sur la photo ? Demanda Henry alors qu'il observait les cadres accrochés sur le mur vert avec sa mère.

Sur l'une d'elles, une photo de famille. Cora et Henry étaient debout, bras - dessus, bras - dessous. À leurs pieds se trouvaient Zelena affalée sur un garçon qui tenait entre ses jambes Regina. Une photo de famille magnifique et vivante, en somme.

-C'est notre fils. Répondit Henry en s'approchant des deux Swan.

-Votre fils ? Regina a un frère ? Demanda Emma plus que surprise. Elle avait entendu à de nombreuses fois Regina parler de sa sœur, mais jamais d'un potentiel frère.

-Oui, elle avait un frère jumeau. Soupira Henry dans un regard triste.

-Avait ?

-Il est décédé dans un accident de voiture lorsqu'ils avaient 16 ans.

-C'est comme ça que Regina est devenu sourde ? Demanda Henry en faisant le rapprochement entre ce que la brune lui avait dit et ça.

-Oui.

-Je suis désolé. Souffla Emma en frissonnant, consciente que ses mots étaient bien dérisoires. Je ne savais pas. Murmura - t - elle.

Elle s'en voulait un peu de ne pas savoir. Elle avait raconté des choses de sa vie que seule Regina était désormais au courant et elle se rendait compte qu'elle ne savait pas grand chose sur la brune. Comment lorsque tout était toujours tourné autour d'elle ? Le vieil homme sembla se rendre compte du fil de ses pensées car il ajouta :

-Ne vous en voulez pas de ne pas savoir ça. Vous avez quelques torts, mais ne pas connaître son existence n'en est pas un. Ce fut excessivement dur pour Regina et en parler, encore aujourd'hui, est très dur. La rassura - t - il tout en jetant un regard sur sa femme derrière, qui écoutait d'une oreille, les larmes aux yeux.

Les années avaient beaux passé, jamais la douleur ne s'éteignait. Et ce souvenir était l'un des plus douloureux de la famille. S'en relever avait était très dur notamment pour Regina et Cora.

-Comment il s'appelait ? Demanda le petit garçon.

-Daniel.

Plus un mot ne fut prononcé durant un instant. Comme un hommage. N'en pouvant plus de cette attitude, Cora coupa court et appela à l'aide en cuisine pour préparer café, thé et chocolats chaud. Quelques minutes après, August débarqua ainsi que le mari et la fille de Zelena. Ils décidèrent de se mettre à table sans attendre leurs filles, déclarant que si elles avaient faim, elles descendraient rapidement. Comme pour confirmer les dires, les deux Mills débarquèrent toutes les deux pour déjeuner, réveillées par les odeurs. Elles embrassèrent leurs parents et s'installèrent. Le petit - déjeuné était nettement moins tendu que le repas de la veille au soir. Il restait une petite tension, certes, mais bien moins pesante. Tous avaient décidé de faire quelques efforts. Au grand étonnement de tous, les plus bavards étaient Henry et Cora qui relataient leur petite matinée. Les moins bavards étaient Regina et Emma, qui étaient face à face et qui ne cessaient de se jeter des regards discrets ainsi que quelques sourires par - ci par - là, n'écoutant rien au déroulement du petit - déjeuné. Une fois que tous avaient fini, ils débarrassèrent tous la table pour tout mettre dans le lave - vaisselle tandis qu'Henry nettoyait les pichets de lait et de jus de fruit dans l'évier. Une fois fait, ils allèrent s'habiller pour ceux qui ne l'avaient pas encore fait.

Emma s'habilla rapidement afin de pouvoir rejoindre Regina. En montant, elle avait fait attention à voir dans quelle chambre la brune entrait pour ne pas passer trop de temps à chercher la pièce et surtout pour ne pas tomber par mégarde dans une pièce qu'il ne faudrait pas. Elle renfila ses habits de la veille - tachés de sang - et se dirigea vers la chambre de sa brune et toqua. Logique, se dit - elle lorsqu'il n'y eut aucune réponse. Elle se permit d'entrouvrir doucement la porte, priant pour ne pas surprendre la brune dans une tenue délicate. Ouf. Elle ouvrit un peu plus la porte, et observa le médecin se brosser ses cheveux, bouffant son brushing, face à un long miroir ovale rose pâle. Regina arrêta tout mouvement en voyant Emma à la porte de sa chambre à travers son miroir.

''J'ai toqué.'' Signa nerveusement Emma, ne sachant soudainement plus quoi dire ou quoi faire.

''Tu as besoin de quelque chose ?"

"J'aurais voulu qu'on parle ou ..." Dit la blonde sans finir sa phrase.

Sa détermination de la veille avait finalement disparu. Désormais, l'adrénaline passée, elle ne savait plus vraiment ce qu'elle devait faire, là où la veille tout semblait être limpide et couler de source.

"On pourrait peut - être allé se balader ?" Proposa Regina consciente, malgré - elle, des efforts que faisait la blonde et voulant l'aider un petit peu.

"Oui, c'est une bonne idée."

Regina sortis alors une paire de chaussures de son armoire qu'elle enfila rapidement et les deux femmes sortirent se balader dans le domaine, sous les yeux réprobateurs de Cora qui les observa marcher vers les champs. Instinctivement, elles se redirigèrent au même endroit que la veille. En silence. Les épaules collées, les pas dans les pas, elles savouraient cet instant de plénitude. Arrivée au niveau d'une crique formée par la mer, Regina mena Emma près d'un gros rocher qu'elles escaladèrent et sur lequel, elles s'assirent. Le rocher surplombait tout Storybrooke, ses forêts, ses champs. Le silence était brisé par le chant des oiseaux qui tournaient au - dessus de leur tête et plongeait parfois dans l'eau. Emma brisa leur silence avec la plus banale des phrases :

"Il fait beau."

-Oui.

"Le domaine a l'air immense. Il est magnifique."

"Oui. Il l'est. Mes parents ont tout construit ensemble"

-On fait quoi maintenant ? Demanda Emma après plusieurs minutes, cessant de signer. De toute façon Regina avait encore une fois préférée allumer son appareil et elle ne la regardait même pas.

-Je ne sais pas vraiment.

-Bien, alors voilà ce que je te propose. On recommence à zéro. On va rentrer à Boston et je vais te faire la cour. C'est toujours toi qui as toujours tout fait, alors maintenant, c'est l'inverse. Restos, ciné, soirée, c'est à mon tour de te courtiser. Je vais tout faire pour tout réparer, je te le promets. Je suis juste un peu longue à la détente, donc s'il y a un truc qui ne va pas, je veux que tu m'en parles. Je ne veux pas que tu gardes tout pour toi ou que tu minimises quoique ce soit juste pour me préserver. D'accord ? On peut faire ça ?

-On peut faire ça. Oui. Approuva Regina, un immense sourire naissant et des larmes naissant.

-Hé, tu vas bien ? Tu ne vas pas pleurer ?

-Pardon. Je vais très bien. Je suis juste un peu fatiguée et stressée, je crois.

-T'en fais pas. Ca va aller. Rassura Emma avant de passer derrière Regina et la prendre dans ses bras.

La brune se tendit un instant et décida de se laisser aller contre la blonde. Emma posa son menton dans le creux du cou de la brune et observa les animaux vaquer dans la flore. Regina lia ses mains à celles de la blonde qui reposaient sur son ventre et observa le même spectacle. Les deux femmes s'apaisant petit à petit. Elles auraient pu rester des heures ainsi, mais le téléphone d'Emma vibra. La première fois elle le laissa, la seconde elle décida de voir qui brisait sa bulle. Un message d'August demandant quand est - ce qu'elles avaient l'intention de revenir. Doucement, elles repartirent en direction du Manoir.

Emma alla rejoindre Henry qui jouait avec la fille de Zelena, Margot, tandis que Regina allait refaire son sac suivit de David et de Katherine.

-Alors ? Alors ? Alors ? Demanda Katherine, extatique en sautant sur le lit.

-Alors quoi ?

-Alors ? Qu'est - ce - qu'il s'est passé ?

-Rien. On a juste parlé. Elle s'est expliquée et j'ai écouté. Expliqua Regina en fourrant ses affaires dans son sac de voyage en cuir.

-À t'entendre on croirait que tu n'as plus envie de quoique ce soit avec elle. Remarqua Katherine bien moins enthousiaste.

-Ce n'est pas ça. Je suis vraiment contente et ce qu'elle m'a dit, c'était wouah. J'ai pas de mot tellement je ne pensais pas entendre ça de la bouche de quelqu'un un jour et encore moins d'elle. Expliqua la brune, les yeux brillants de bonheur.

-Alors, c'est quoi le problème ?

-J'ai juste peur. J'ai envie d'y croire, mais en même temps, depuis le début je n'arrête pas de faire un pas en avant pour trois pas en arrière. Et je crois que j'ai atteints mes limites. Maman a raison, je laisse peut - être passer trop de chose.

-Mais non ...

-Ouais, c'est carrément vrai. Coupa David.

-David James Nolan, à quoi tu joues ?! S'exclama Katherine outrée par les paroles de son frère.

-Ta mère a carrément raison. Je veux dire, c'est pas comme si c'était son premier dérapage. Et franchement, si ça avait été quelqu'un d'autre, je t'aurais dit de larguer cette personne et de la sortir de sa vie. Sauf, que c'est Emma. J'ai vu comment elle s'en est voulut et à quel point elle veut arranger les choses. Et surtout, j'ai vu à quel point cette relation t'a changé. Elle t'a apaisée, en tous cas ces dernières semaines. Je t'ai jamais vu aussi accro à quelqu'un et tu t'entends à merveille avec Henry. Tu me l'as dit toi - même le second soir où tu l'as vu : tu as eu un coup de foudre. Tu as fondu. Et ça, ça n'arrive pas tous les jours.

-Alors je fais quoi ?

-Vois comment les choses se passent. Ta mère a raison, cependant, ne lui rends pas les choses faciles. Fait là un peu ramer quand même. Sourit David en s'allongeant sur le ventre de son amie tandis qu'elle avant posé sa tête sur les cuisses de Katherine.

-Vive l'amour ! Cria Katherine en levant les bras en l'air.

-Par compte, c'est pas parce que je suis persuadé que vous êtes faites pour être ensemble que ça signifie qu'au prochain écart, tu dois lui pardonner. Le but d'une relation est quelle soit saine, pas toxique. Et pour le moment, c'est toxique pour toi. Alors si tu souffres à nouveau à cause d'elle, je la dégage de ta vie si t'en est pas capable. T'es prévenue.

-Oh c'est pas vrai. Tu ne peux pas dire des trucs géniales et ensuite dire ça, idiot. T'es skizo ou quoi ? Râla Katherine, exaspérée par son frère.

-Faut bien qu'un de nous reste terre - à - terre et c'est décidément pas vous deux.

-Je te signale que ...

Regina cessa d'écouter les chamailleries de ses deux meilleurs amis, réfléchissant à sa relation plus que compliquée. Elle avait tellement envie que ça fonctionne, mais elle avait terriblement peur de donner à nouveau une chance à Emma et d'être déçue et blessée une seconde fois. C'était des choses dont elle n'avait pas l'habitude et elle les gérait donc assez mal. David avait raison, malgré tous les sentiments du monde, se lancer à cœur perdu dans une relation qui ne faisait que du surplace ne servait à rien à part se faire du mal. Et ce n'est pas ce qu'elle voulait. Alors pour une fois, dans cette histoire, elle laisserait Emma gérer afin de mesurer sa véritable implication (en espérant ne pas perdre ses bonnes résolutions dès que le sourire angélique de la blonde la toucherait).

C'est décidé, son histoire d'amour dépendrait désormais d'Emma Swan.


Voilà ! En espérant que ce nouveau chapitre vous aura plu. J'attends vos avis ;)

A dans deux semaines,

LyliTom.