Disclaimer : Game of Thrones est l'oeuvre de George R.R Martin, de DB Weiss et de David Benioff, cet écrit est un écrit de fan, je ne gagne rien, sinon des reviews et les reviews ne permettent pas d'acheter des spaghettis.
Résumé : La relation entre Lancel et Amerei était une gamme de couleurs à elle toute seule.
Remerciements : Un grand merci à Li_Rex (Rexou) sur Twitter pour m'avoir très gentiment dessiné Lancel et Amerei pour la couverture de ce recueil !
Note de l'auteur: Cet OS fait partie du défi « Sur votre 31 » de la page Facebook Bibliothèque de Fictions. Le but est de poster, tous les jours de mars, un drabble ou un OS entre 100 et 1000 mots dont le thème est déterminé par le jour de publication. Autre particularité de ce défi : on doit toujours utiliser le même couple ! Canon, UA, couple canon ou fanon, peu importe, mais une fois le couple choisi, on ne peut plus en changer Le but du jeu est de faire un recueil autour de ce couple avec 31 variations, car mars est composé de 31 jours. Je précise aussi qu'Amerei est un personnage qui n'apparaît que dans les livres. Quant à Lancel, il sera un mix entre celui de la série et celui des livres : ils ne sont pas si différents l'un de l'autre dans le fond.
Thème du 14 mars : Cauchemar
31 nuances de Lancel et Amerei
Cauchemars rêvés et éveillés
Lancel se réveilla en sursaut, une sueur froide courant le long de son dos, le faisant frisonner. Il n'avait pas crié, juste ouvert les yeux brusquement, son cœur battant si fort qu'il craignait de réveiller Amerei. Son lit lui paraissait d'ailleurs bien froid. Il se leva d'un bond en découvrant qu'il était seul. Ses pas le menèrent machinalement à la chambre de son fils. Amerei était là, debout, observant le berceau où dormait leur enfant, ses petits poings fermés.
- Toi aussi, hein ? Demanda-t-elle en le trouvant à ses côtés
Lancel rajusta avec douceur la couverture autour des épaules du bébé. Son épouse avait les traits tirés et les yeux cernés. Il ne devait pas être beau à voir non plus.
Le couple venait de vivre un cauchemar éveillé quelques jours plus tôt où, au beau milieu de la nuit, on était venus les réveiller.
Leur petit Lyman, qui n'avait pas été très bien dans le courant de la journée, était en proie à une forte fièvre et toussait beaucoup. Il avait même convulsé. Les mestres travaillaient d'arrache-pied pour soulager et guérir l'enfant mais la poussée de fièvre avait été si violente qu'ils n'avaient que peu d'espoir, d'autant plus que le nourrisson était né plus petit et plus frêle que la majorité des nouveaux-nés. Lancel et Amerei s'étaient relayés au chevet de leur fils, mangeant à peine, veillant sur ses moindres mouvements, chaque respiration de ses petits poumons était une victoire. Pour la première fois de sa vie, Amerei avait prié les Dieux tout en confectionnant cette roue de protection pour s'occuper les pensées et les mains. Lancel aussi avait prié au point d'avoir les doigts engourdis et la voix rauque. Leurs prières avaient été entendues et Lyman avait survécu, sans séquelle. Pour remercier les Sept, mari et femme avaient multiplié les actes de charités, eux qui en faisaient déjà beaucoup : aumônes, dotations pour les filles pauvres, soins médicaux offerts aux nécessiteux... Un autre événement avait bouleversé leurs esprits : quand les paysans avaient appris que le fils de leur lord était gravement malade, ils s'étaient tous réunis et avaient prié ensemble. Les femmes avaient pleuré de soulagement à l'annonce de la bonne nouvelle. Lancel n'ignorait pas qu'il était apprécié des gens de Darry mais il n'avait jamais eu conscience de tout l'amour et de tout le respect qu'ils éprouvaient pour eux.
Oui, Lyman était sauvé mais leurs nuits restaient hantées par des cauchemars qui surgissaient dans leur sommeil, toujours les mêmes : leur fils mourant dans leurs bras et ses funérailles.
- J'ai écrit à tes parents. Murmura Amerei. Je leur ai demandé de venir rester quelques temps avec nous. Je sais que cela te fera du bien de les revoir, surtout après cette épreuve.
Il la regarda, interdit, avant d'avoir un petit rire nerveux à cause de la fatigue.
- Qu'est-ce qu'il y a ?
Il lui sourit.
- J'ai écrit à tes sœurs pour les mêmes raisons.
Un babillement léger de leur enfant adoucit le reste de leur nuit.
FIN
