Disclaimer : Les personnages de Final Fantasy 7 appartiennent à leurs concepteurs, je ne fais que les emprunter le temps d'une fiction.

Avertissement : cette histoire est la suite directe du Temps des gardiens.


Le temps du renouveau

Chapitre 33

An 2012

- En vérité, je ne vais pas vous conduire auprès d'eux pour le moment, il y a un autre patient que je voudrai vous confier. Une personne que ceux qui travaillent ici ont quelque peu malmené. Il a besoin d'un médecin extérieur et impartial pour prendre soin de lui. Je vous rassure, il n'est ni gravement atteint, ni dangereux. Il ne nécessite qu'une surveillance et un peu de bienveillance.

Merrick le considéra avec un peu de surprise, il ne s'était pas attendu à cette demande.

- Un autre patient ?

- Un adulte en apparence, mais né depuis peu. Son organisme semble mature, mais je tiens à ne prendre aucun risque.

L'intérêt de Merrick fut aussitôt en alerte. Même s'il se doutait que cela était du domaine du possible, avec un matériel adapté, cela ne se faisait pas sur la station. Il était toutefois un peu surpris.

- Est-ce quelque chose qui se fait beaucoup sur Gaïa ? Demanda t'il.

- Non. En vérité, seuls Malachi et lui ont été ainsi traités. Ce n'est pas quelque chose très bien vu. Malachi le doit aux choix navrants de son géniteur.

- Et le patient que nous allons voir ?

- De lui, nous ne savons que très peu. Répondit Kael avec prudence.

Même s'il en savait plus qu'il ne voulait le dire, il considérait que ce n'était pas de son ressort de le dévoiler.

Merrick fronça les sourcils.

- Comment cela ?

- Il a été trouvé dans un laboratoire illégal. Nous n'avons pas d'informations sur ses origines. Expliqua Kael.

Merrick hocha la tête, il avait le sentiment que celui qui était avec lui ne lui disait pas tout, mais il tendait à lui faire confiance.

- Très bien, allons le voir, mais ensuite, ce sera le tour de votre fils et de celui de Lucrecia. Dit il fermement.

Kael approuva d'un signe de tête et se remit en marche. Ils furent rapidement auprès de la structure, où Karion était désormais seul.

Merrick s'arrêta pour la contempler avec fascination.

- C'est impressionnant... je ne m'attendais pas à un tel niveau de technologie.

- Croyez moi, ici, vous vous sentirez comme chez vous, nombre de ceux qui travaillent dans ce complexe sont issus de votre station, beaucoup descendent de personnes l'ayant quitté.

Merrick hocha la tête, n'ayant aucun doute sur la véracité des dires, ce qu'il avait sous les yeux ressemblait beaucoup à ce qu'il avait toujours connu sur la station.

Karion entrouvrit les yeux et les considéra, tandis qu'ils se dirigeaient vers le sas. Kael s'arrêta devant l'entrée.

- Je vous laisse poursuivre seul, vous n'avez pas besoin de moi pour le rencontrer. Nous nous verrons ensuite, lorsque vous vous serez fait une idée à son sujet.

Merrick hocha la tête et passa la porte du sas. La procédure de désinfection terminée il marcha d'un pas assuré vers le lit où se trouvait son patient.

- Me permettez vous de vous examiner ? Demanda t'il d'un ton un peu hésitant.

Karion inclina la tête en signe d'accord et le laissa le découvrir.

Merrick fronça brièvement les sourcils en se rendant compte que celui qui reposait là était nu sous les draps. Qu'est ce que cela signifiait ? Pourquoi avoir laissé cet homme ainsi dévêtu ? Son état justifiait il cela ou y avait il une autre raison ?

Il examina rapidement le corps dénudé et le recouvrit avec soin. Il n'avait rien remarqué d'alarmant, l'homme était visiblement en bonne santé.

La seule chose qui puisse être de nature à l'alarmer, outre la nudité, était le regard empreint de tristesse. Pour un être censé être né depuis peu, son patient avait un regard qui semblait indiquer une longue et douloureuse existence.

"Merci." émit doucement Karion en refermant les yeux.

- Ne me remerciez pas, j'ai prêté serment de soigner. Murmura Merrick avec embarras. Je vais faire mon possible pour vous procurer des vêtements.

Karion resta silencieux, même s'il n'était en rien gêné par le fait d'être nu, il appréciait que le médecin se soucie assez de lui pour penser à le vêtir.

Merrick quitta la structure et avisa la première personne à portée de voix.

- Excusez moi... appela t'il d'un ton posé.

L'homme qu'il venait de héler se tourna vers lui, le visage fermé.

- C'est à moi que vous parlez ?

- Je ne vois personne d'autre. Répondit Merrick. Donc oui. J'ai besoin qu'on m'indique où trouver des vêtements pour mon patient.

L'homme haussa les épaules.

- Pas de mon ressort. Cherchez quelqu'un d'autre.

Il fit mine de s'éloigner, mais Merrick ne l'entendait pas de cette oreille.

- Restez ici ! Je ne sais quel genre de comportement est admis ici, mais je n'ai pas l'intention de me laisser traiter de la sorte. Même si cela n'entre pas dans vos attributions, je présume que vous savez qui en est responsable et vous allez me conduire à l'endroit où je peux le trouver. Déclara t'il d'un ton plus sec.

L'homme lui fit face, plus crispé encore, les sourcils froncés, le détaillant avec un dédain manifeste que Merrick décida de ne pas relever. Au terme de cette inspection l'homme eut un reniflement nettement perceptible et indéniablement méprisant. Il fit mine de s'éloigner,à nouveau mais une fois encore Merrick ne le laissa pas faire plus de deux pas, il lui barra la route sans hésiter.

- Vous ne partirez pas tant que je n'aurai pas eu une réponse valable ! Peut être que d'ordinaire ceux à qui vous avez à faire acceptent que vous les traitiez ainsi, mais moi, je n'en ai pas l'intention. Je vous ai demandé quelque chose, quand bien même vous n'êtes pas en mesure de me fournir des vêtements, je suis certain que vous devez bien avoir une idée de l'endroit ou des personnes à qui je pourrai m'adresser.

L'homme lui fit face à nouveau, plus crispé encore, les sourcils froncés.

- Pourquoi je devrai faire cela ? Je ne vous connais pas.

- Non, en effet, vous ne me connaissez pas. Rétorqua Merrick. Si vous me connaissiez, vous sauriez que je ne suis pas de ceux qu'il est bon de contrarier. Je suis médecin, je sais ce qui guérit ou non...

- C'est une menace ? Gronda l'homme.

- Une menace ? Bien sur que non... je ne faisais que me présenter, qu'allez vous imaginer ?

L'homme grommela, puis lui fit signe de le suivre. Il le guida jusqu'à une porte qu'il désigna avec humeur.

- Voila, vous y êtes.

- Merci pour votre aide et votre compréhension. Sourit Merrick avant de frapper à la porte.

L'autre s'en alla en maugréant encore.

La porte ne tarda pas à s'ouvrir sur une jeune femme qui considéra Merrick avec perplexité.

- Que puis-je pour vous ?

- J'ai besoin d'habits pour un de mes patients, vous le connaissez sans doute sans l'avoir vu, il s'agit du second occupant de la structure.

La femme hocha la tête, faisant voler sa chevelure blonde.

- J'en ai entendu parler en effet... je n'ai pas ses mesures par contre. Répondit elle.

- Si vous me montrez des habits, je pourrai vous dire si cela pourrait convenir.

- Entrez dans ce cas... ne faites pas attention au désordre, j'étais en train de vérifier les stocks. Votre patient est de votre taille ? Plus grand ? Plus petit ?

- Plus grand. Pas de beaucoup, mais tout de même.

La femme s'écarta pour qu'il puisse entrer et il découvrit une vaste salle emplie d'armoires et de tables surchargées d'habits.

La femme se dirigeait déjà vers l'une d'entre elles et commença à y fouiller. Elle en tira bientôt une combinaison noire qu'elle tint devant elle.

- Je crois que cela conviendra. Affirma t'elle.

- Je pense aussi. Approuva Merrick.

Il remercia avec politesse et gratitude puis s'empressa de retourner vers son patient, pressé de lui remettre la tenue.

oOo

Au même instant, quelque part dans le complexe, une créature sortait du sommeil dans lequel elle avait été plongée par des scientifiques longtemps avant. Il s'agissait d'un mâle, que ceux chargés de sa surveillance pensaient endormi pour un moment encore.

Il cilla, s'agita, son corps lui semblait lourd, il répondait mal à ses attentes, il lui semblait étrange... comme changé...

Un grondement contrarié lui échappa, et là encore, sa voix lui sembla différente, comme appartenant à quelqu'un d'autre.

Les odeurs qui lui parvenaient étaient déplaisantes. Il y avait des humains pas loin...

Il gronda à nouveau.

Les humains étaient mauvais, ils avaient attaqué sa meute, semant la terreur parmi elle, avant de le capturer.

La meute ! Comment allaient les siens ? Avait il eu des pertes ?

Paniqué il tenta de contacter les autres membres de sa meute en passant par le biais du lien qui les unissait tous.

Encore trop faible, il échoua et sombra dans l'inconscience avec angoisse, terrifié à l'idée d'être seul désormais.

Il sombra sans savoir que sa meute avait perçu son appel, mais que d'autres créatures, ennemies de sa race, l'avaient aussi capté et convergeaient vers lui, ayant senti sa faiblesse, voyant en lui une proie facile, emplis du désir de le tuer.

oOo

Lorcan s'éveilla en sursaut, réprimant un cri d'angoisse. Une fois de plus il avait été visité par une vision d'un futur très proche et ce qui lui avait vu n'avait rien de rassurant.

Un flot de rats écailleux s'apprêtait à attaquer, ils avaient senti la présence d'un de leurs ennemis naturels et entendaient bien le mettre à mort. Hargneux et décidés, ils ne reculeraient devant rien avant d'avoir atteint leur but.

Il se leva vivement, il devait prévenir les autres de la menace qui approchait, il n'avait que peu de temps...

Aurait il seulement le temps ? Les rats écailleux étaient rapides, ils seraient rapidement aux portes du complexe.

Réprimant son angoisse, il se hâta en direction d'un endroit où il savait qu'il pourrait trouver quelqu'un qui serait à même de préparer la défense des lieux.

Akio se tourna vers lui, alarmé par son expression.

- Quelque chose ne va pas ?

- Nous allons subir l'assaut d'une horde de rats écailleux. Expliqua Lorcan.

Akio ne chercha pas à le questionner, ni à remettre en doute son affirmation, c'était un sujet bien trop sérieux pour qu'il s'agisse d'une mauvaise plaisanterie.

Il se prit à regretter qu'Hiyu et Shane soient déjà partis, ils étaient bien plus doués lorsqu'il s'agissait d'organiser la défense.

Il ne perdit pourtant pas de temps et déclencha la procédure d'urgence, une alarme se mit à retentir à travers le complexe. Toutes les personnes en âge de se battre présentes cessèrent ce qu'elles étaient en train de faire pour prendre les armes. Les enfants filèrent se réfugier dans les endroits sécurisés prévus pour ce cas de figure.

Bientôt, la vision de Lorcan devint une réalité, les rats écailleux étaient arrivés et ils avaient réussi à entrer, ils se répandirent dans les couloirs, à la recherche de leur proie.

Tirés du sommeil par le bruit strident, Sephiroth et Vincent se levèrent vivement.

Lorsqu'ils sortirent de leur chambre, ils virent passer des hommes armés qui semblaient en proie à une certaine tension.

Vincent en stoppa un en lui saisissant le bras.

- Que se passe t'il ?

- Des rats écailleux attaquent le complexe, tout ceux en mesure de se battre sont réquisitionnés. Vous n'avez pas d'armes, restez en sécurité dans votre chambre.

L'homme se libéra d'un geste brusque et reprit sa course.

Vincent et Sephiroth échangèrent un regard.

- Je vais les suivre. Affirma Vincent. Je peux me rendre utile.

Sephiroth ne chercha pas à le retenir, il le regarda s'éloigner, la mort dans l'âme. Non seulement il n'était pas en état de se battre, mais en plus il n'avait plus son arme de prédilection... combien elle lui manquait à présent... pourtant, lorsqu'il l'avait rendue à Ren-Qing, il avait pensé que cela était une bonne idée.

"Je peux vous aider." lui dit une voix dans sa tête.

Sephiroth commença par se raidir, avant d'identifier la personne à peau brune qu'il avait déjà rencontré. Intrigué il dirigea son esprit vers lui.

"Comment ?"

"Je peux vous donner la force de combattre ces créatures, je peux même vous fournir une arme."

Sephiroth n'hésita pas une seule seconde, la proposition était trop belle pour qu'il la refuse.
"Faites."

Il sentit immédiatement des forces nouvelles l'envahir et quelques secondes plus tard une arme, qui ressemblait beaucoup à Masamune, à la différence qu'elle était entièrement noire et que sa garde s'ornait d'une pierre d'ambre, se matérialisa devant lui.

Il referma les doigts sur elle et fut satisfait de sentir qu'elle était du même poids que Masamune, elle était parfaite pour lui.

Il se lança à son tour en direction de la menace et ne tarda pas à se retrouver au cœur de l'action. Les rats écailleux ayant réussi à entrer étaient des plus agressifs, aussi gros que des chats, avec des dents aiguës et redoutables, des griffes tout aussi aiguisées, ils étaient très résistants et malgré toute son adresse, Sephiroth avait bien du mal à faire face. Plusieurs fois des rats réussirent à refermer leurs mâchoires sur sa lame noire, mais l'énergie qui s'en dégageait les fit lâcher prise.

Au bout d'un moment, les rats écailleux furent décimés, les rares survivants rebroussèrent chemin et les défenseurs des lieux soupirèrent de soulagement.

Sephiroth s'adossa à un mur et ferma les yeux, lorsqu'il les rouvrit l'arme qu'il tenait un instant plus tôt avait disparu.

"Je l'ai reprise. Je vous la rendrai si le besoin s'en fait sentir." lui dit Karion.

Merrick, qui avait été cantonné dans l'un des refuges avec les enfants, retrouva sa liberté d'action et se dirigea vers la structure.

Lorsqu'il y entra, il fronça les sourcils. Une odeur de sang planait, pourtant, aucun rat n'aurait pu entrer. Le corps de son patient était recroquevillé sur le lit, frissonnant de douleur. Lorsqu'il écarta la couverture il découvrit des plaies fraîches sur la peau brune.

Alors que Merrick hésitait sur la conduite à tenir, Kael se matérialisa près du lit. Sous les yeux ébahis du médecin, les plaies se refermèrent sans laisser de traces. Kael se tourna ensuite vers Merrick, le visage grave.

- Vous devez me promettre de ne parler de cela à personne.

- Je peux vous demander pourquoi ?

- Tout ce que je peux vous répondre c'est que certains secrets se doivent de le rester, autant que cela est possible.

Merrick le fixa avec étonnement, se demandant pourquoi les plaies devaient être cachées de la sorte. Même s'il était tenu par le secret, il était tout de même surpris par les propos. Ce n'étaient pas des blessures graves, elles étaient seulement surprenantes car incompréhensibles.

Il préféra ne pas poser plus de questions, s'il s'agissait d'un secret délicat, il préférait ne rien savoir. On ne peut trahir ce que l'on ignore.

- Je vous laisse, on a sans doute besoin d'un médecin en d'autres lieux. Dit il avec calme, tout en se détournant pour partir.

"Merci" émit Karion doucement.

Merrick secoua la tête et s'en alla, ne sachant que répondre. Il était mal à l'aise, il avait le sentiment que ce secret n'était pas la meilleure chose.

Une fois Merrick sorti, Karion et Kael échangèrent un regard, puis Kael se retira, laissant Karion à ses pensées.

Ils savaient tous deux pouvoir compter sur la totale discrétion de Merrick, le médecin n'était pas homme à parler sans réfléchir.

Kael était soulagé d'avoir gagné un peu de temps, Karion ne partageait pas totalement ce sentiment. Son soulagement se teintait de chagrin. Sephiroth ne saurait pas ce qu'il en était vraiment de l'arme qu'il avait eu en main. Il ne saurait pas le lien qui existait entre eux.

Fermant les yeux, il se réfugia dans ses souvenirs, revoyant mentalement la personne dont il était amoureux depuis une éternité. Un être qu'il retrouvait et perdait régulièrement, pour le retrouver plus tard, pour le perdre à nouveau. Toujours à la fois semblable et différent... mais toujours doté du même caractère, de la même force... qu'il reconnaissait toujours.

Là où il se trouvait, Sephiroth contempla quelques secondes sa main désormais vide. Le contact rassurant de l'arme lui manquait déjà. Il aurait aimé la garder avec lui, même s'il comprenait que l'autre la récupère une fois la lutte finie.

Il se sentait étrangement affecté, sans trop savoir pourquoi. L'arme lui avait été précieuse, mais il avait le sentiment curieux que cela n'aurait pas du être... que quelque chose n'allait pas.

Alors qu'il était sur le point de rejoindre Vincent, il vit arriver Kadaj, lequel avait les sourcils froncés et le regard assombri.

Aussitôt sur ses gardes, Sephiroth le fixa en silence, se demandant pourquoi il arrivait ainsi et ce qu'il pouvait bien lui vouloir.

Connaissant Kadaj il s'attendait à des propos déplaisants, mais son plus jeune frère se contenta de lui faire signe de le suivre.

Comme il ne faisait pas mine de lui emboîter le pas, Kadaj se tourna vers lui et laissa échapper un soupir agacé.

- Tu veux bien te bouger un peu ? Nous n'avons pas toute la journée non plus... je dois te montrer un truc sur les vidéos de surveillance. C'est important et si nous tardons trop, ça risque de disparaître.

Sephiroth, intrigué, le suivit jusqu'au centre de surveillance, où Sand et Soren montaient la garde après avoir fait partir ceux qui s'y trouvaient.

De plus en plus intrigué, Sephiroth observa Kadaj, tandis que ce dernier, visiblement à son affaire, manipulait les appareils afin de trouver ce qu'il entendait lui faire voir.

Finalement, Kadaj s'écarta et le laissa contempler les images à l'écran.

Sous le regard surpris de Sephiroth, la structure qui avait abrité Malachi et qui était censée être le refuge de l'autre "nouveau né" dévoilait ses intérieurs désertés. Plus personne ne s'y trouvait, pas même celui qui n'aurait pas du pouvoir la quitter. Brusquement, le corps de l'homme à peau brune se matérialisa sur la couche et s'y recroquevilla. Malgré la distance, Sephiroth vit clairement les blessures ensanglantées sur la peau brune de l'individu.

Surpris par cette vision il le fut plus encore, lorsque, quelques instants plus tard, Kael fit disparaître toute trace de blessure sur le corps de l'homme.

Il n'y avait pas de son, il ne pouvait donc pas entendre ce qu'il se disait, mais il était désormais clair dans son esprit que quelque chose se tramait et que Kael en savait long sur le mystérieux occupant de la structure.

- Comment tu as su ? Questionna t'il Kadaj.

L'autre argenté haussa les épaules.

- Je l'ai su, c'est tout. Répondit il. Je peux pas t'en dire plus, mais je crois que tu ferais bien de te creuser un peu la tête.

- Si c'était pour me mettre en garde contre cet individu aux origines douteuses, ce n'était pas nécessaire, je me méfiais déjà. Même si j'ai accepté d'utiliser l'arme, je ne lui fais pas aveuglément confiance pour autant.

Kadaj le regarda avec un air de pitié des plus désagréables.

- T'es toujours autant à côté de la plaque... marmonna t'il avant de le laisser.

Sephiroth ne chercha pas à le retenir.

Il quitta le centre de surveillance à sa suite, préoccupé par ce qu'il venait de se passer.

Quel but poursuivait Kadaj cette fois ? Ce n'était visiblement pas pour le mettre en garde contre l'homme à peau brune... alors, pourquoi lui avoir dévoilé cette vérité ?

Pourquoi l'homme était il blessé ? Avait il combattu lui aussi ?

Non... cela n'était pas envisageable... il n'était pas en mesure de se battre... son corps n'était pas censé pouvoir se mouvoir de façon assez efficace pour qu'il puisse lutter... mais comment avait il été blessé alors ? Il avait visiblement été mordu par les rats écailleux... où donc était il allé pour que cela soit possible ?

Il n'y avait qu'un seul moyen de le découvrir, aller le voir.

À suivre