Je voulais attendre encore un peu le temps de finir le chapitre 28, mais vu les circonstances d'en ce moment je pense qu'on a tous besoin d'un petit update dans nos vies.
Je vous mets un petit résumé des précédents évènements (on peut vite oublier en 2 ans...) mais je vous conseille quand même de relire le dernier chapitre au cas où.
PS : Je risque de changer de pseudos prochainement, ne paniquez pas si un update d'une auteure inconnue apparaît dans vos notifs...!
~ Enjoy ~
Résumé des précédents chapitres :
Meiko est tombée sur l'île des Femmes avec Ace et Luffy. Ils ont été en fuite pendant de longues heures jusqu'à atterrir dans le bain de l'Impératrice Hancock. Ils sont emprisonnés, Meiko et Ace ont une petite discussion puis vient l'heure de leur exécution. Ace et Luffy se retrouvent dans l'arène pendant que Meiko est retenu prisonnière auprès de Hancock. Dans sa colère, Hancock la transforme en pierre et Meiko se retrouve à parler avec une entité mystérieuse dans son inconscience pendant que les deux frères se battent contre les deux Soeurs Boa. Ils gagnent. Meiko se réveille.
- Chapitre 27 -
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L'eau de la douche se déversa sur ma peau sans défense, et le contact de cette chaleur soudaine détendit tous mes muscles presque immédiatement. C'était mon premier bain depuis le navire de Barbe Blanche. J'avais presque oublié la sublime sensation des effets que cela me procurait tellement les évènements d'avant avaient été chaotiques. Soupirant de bonheur, je me relaxai dans l'immense baignoire rectangulaire, accueillant avec satisfaction la douceur de l'eau chaude qui m'arriva jusqu'au-dessus de la poitrine.
La tête posée contre le rebord, je fermai les yeux. Le jour précédent mon instant de détente avait été pour le moins secouée.
Je m'étais réveillée dans les bras de Ace. L'arène était en ruine, la majorité des spectatrices avaient quitté les lieux. Les sœurs Boa étaient toutes trois présentes autour de nous, avec Hancock qui nous observait d'un œil bizarrement beaucoup moins glacial qu'avant. Les deux frères arboraient des sourires vainqueurs, me regardant avec attente, fiers de leur victoire. Ces deux idiots avaient gagné… pour une fois dans leur vie, ils avaient suivi des instructions à la lettre.
Après ça, l'Impératrice nous avait emmené au Palais pour soigner nos blessures en même temps que celles de ses sœurs. Enfin, quand je disais nos blessures je parlais surtout de celles de Ace et Luffy qui n'avaient pas été épargnés contrairement à moi.
S'était ensuivie une longue discussion où Hancock nous a ENFIN laissé le temps de nous expliquer sur la raison de notre présence sur son île, puis Hancock nous a raconté leur histoire depuis leur mise en esclavage et le sauvetage de Fisher Tiger des années en arrière avant de finalement devenir l'Impératrice d'Amazon Lily, ainsi que l'unique femme occupant un poste de Grand Corsaire auprès du gouvernement.
Ace et Luffy avaient écouté avec grande attention pendant que de mon côté j'avais déjà les éléments nécessaires incrustés au fond de ma mémoire, bien que certains détails ont l'air de m'avoir échappé en écoutant des morceaux de la conversation entre la Princesse Serpent et les frères pirates.
Ça avait été une très longue soirée pour tout le monde. Nous avons revu Margaret lorsqu'on nous a emmenés dans nos chambres d'invités pour nous reposer -j'en avais urgemment besoin bordel, mes yeux étaient devenus aussi irrités qu'après avoir regardé la fin d'Harry Potter !- Elle nous a timidement souri en s'excusant pour tout, et nous promettant de faire tout son possible pour pouvoir réparer son erreur. J'ai dû traîner Luffy avec moi avant qu'il ne termine sa requête de lui servir un buffet de viande illimité pour les trois prochains jours.
Après ça s'était ensuivie une très longue journée de repos au cours de laquelle je me suis retrouvée dans ce bain fantastique que je ne voulais plus jamais quitter.
J'étais en train de réfléchir à la suite. Nous étions sur l'île des femmes, nous avions échappé à notre exécution, et maintenant quoi ? Ace et Luffy étaient avec moi, indemnes et parés à retourner vivre leurs péripéties pendant que j'étais complètement lessivée de l'intérieur.
Ne vous méprenez pas. Je suis extrêmement satisfaite de la situation actuelle dans laquelle je pouvais finalement me la couler douce sans craindre pour ma survie ou celle de mes pirates préférés. Mais là, maintenant, tout de suite, je me sentais une fois de plus inutile.
Qu'allait-il se passer si le scénario de base n'aboutissait pas du tout ? S'il n'y avait pas de Marineford, pas de Barbe Blanche, pas de tragédie ? Luffy allait-il revoir ses compagnons plus vite que prévu ? Allait-il réaliser ses deux ans d'entraînement intensifs qui allaient lui permettre de maîtriser le haki et de devenir encore plus fort ?
– Aaaaargh.
Ma tête me relançait. C'était toujours la même chose chaque fois que je repensais aux évènements futurs. Comme si mon cerveau faisait un burn-out après tant de péripéties, se mettant en mode off comme pour m'obliger à arrêter de penser à quoique ce soit pendant un certain temps.
– Mademoiselle Meiko.
Je sursautai dans mon bain. Je n'avais pas remarqué la servante entrer dans la pièce durant mon petit instant à rêvasser. Instinctivement, je me couvris la poitrine en plongeant un peu plus sous l'eau parfumée.
– Hebihime-sama prépare un banquet pour ce soir afin de vous accueillir comme il se doit vous et vos deux compagnons. Vous êtes invitée à les rejoindre dans une heure. Voulez-vous que je vous envoie quelqu'un pour vous aider dans votre préparation ?
– Euh… hum. N-Non, ça ira. Merci d'avoir proposé.
– Très bien.
Sans attendre, elle réalisa une brève courbette et disparut dans l'épais brouillard de vapeur éparpillé dans toute la pièce. Un ninja…
Hancock préparait un banquet pour nous trois ? Wow, je n'en demandais pas tant après avoir dissipé tout ces malentendus depuis notre arrivée sur cette île infernale. Soupirant une énième fois, je regroupai mes genoux contre moi, enroulant mes bras autour de mes jambes.
C'est alors que je les sentis. Oh… Je les avais oublié ceux-là. Plus longs, plus solides. Plus embarrassants. Putain. J'avais totalement oublié.
– J'aurais dû lui demander un rasoir ! hurlai-je de désespoir en frappant du poing contre la surface de l'eau comme une abrutie.
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L'heure qui suivit fut très rapide. Je m'étais affalée dans mon lit d'invitée une bonne trentaine de minutes avant de me rappeler qu'un buffet gratis allait être servi dans peu de temps. J'attrapai les vêtements qui m'avaient été généreusement offerts par l'Impératrice et ses suivantes.
Au moment où je dépliai les fringues et me retrouvai bouche-bée devant l'espèce de kimono traditionnel que je ne saurai définitivement pas enfiler, un miracle survint à l'entrée de ma chambre.
– Meiko ? Est-ce que tout va bien pour vous ? On m'a envoyée vers vous au cas où vous auriez besoin d'aide-
Mon ange gardien ! Ravalant mes fausses larmes, je me précipitai à la porte pour lui ouvrir. J'ignorai l'expression de surprise de la jeune blonde qui apparut devant moi et la tirai à l'intérieur en refermant derrière.
– Margaret ! Tu tombes à pic.
– E-Eh ?
Je tins le kimono entre elle et moi, l'air tout à coup sérieux.
– Ce truc. Je t'en supplie, aide-moi à l'enfiler.
Elle me fixa plusieurs secondes sans savoir quoi faire avant de réaliser ma requête. Tout à coup plus détendue, elle me sourit d'un air enthousiaste en prenant les vêtements que je lui tendais.
– Mademoiselle Meiko n'a encore jamais porté de Hōmongi auparavant ?
Je fis de mon mieux pour ne pas rougir, en vain. Hōmongi ou peu importe, je n'ai vu ce genre de chose qu'en photo dans ma vie. Alors imaginez sur moi-même...
– Disons que je n'ai pas vraiment eu… l'occasion.
Née en France dans une famille française et modeste, je n'avais jamais eu un jour à porter quoi que ce soit de relatif au Japon. Même déguisée pour la Japan Expo !
– Je vais vous montrer, fit la blonde d'un air un peu trop excité à mon goût.
Ce n'est pas comme si je lui avais dit vouloir faire une virée shopping, seulement l'aider à enfiler ce vêtement diabolique correctement avant de me foutre la honte pour le banquet à notre honneur !
– Merci beaucoup ! Et par pitié… ne me vouvoies pas, je t'en supplie. Tu es plus âgée que moi Margaret.
– Mais Mademoiselle Meiko et ses amis ont sauvé l'honneur des Sœurs Boa ! Il est de mon devoir de vous montrer autant de respect que pour Hebihime-sama elle-même.
– Je.. non, vraiment. Hanco- Hebihime...-sama est dix fois plus supérieure à moi en terme de noblesse et de- de prestance, je ne suis qu'une roturière parmi tout ce luxe que vous m'offrez généreusement, alors… ahem…
Mon dieu, si Hancock m'entendait elle serait en train de jubiler comme pas possible. Je l'imagine déjà faire sa pose spéciale top-modèle, seins redressés, tête en arrière et ses longs cheveux noirs et brillants formant une vague de perfection en mouvement… Argh. Et le pire dans tout ça ? Elle continuerait de rester super classe malgré son attitude provocatrice. Rien que pour ça je la détestais.
– Je comprends, dit finalement Margaret après une longue pause hésitante. Alors, Meiko, permet-moi de t'appeler ainsi désormais.
– Sans problème, dis-je aussitôt de peur qu'elle ne change brusquement d'avis.
Non, sérieusement. On était passés de prisonniers à exécuter à héros du jour à vénérer. Je savais que c'était ce qui devait arriver à Luffy, mais je n'étais absolument pas prête à le vivre pour ma part.
Qui étais-je, ô pauvre prolétaire que je suis, pour ainsi oser rêver vivre un jour dans un tel luxe auprès d'une personne dont le titre pouvait faire trembler la moitié de Grand Line ?!
Meiko. Je n'étais que Meiko. Dix-sept ans, encore paumée dans ses projets d'avenirs peu florissants et pessimiste à 200% depuis que j'avais appris qu'être dresseur de pokémon n'était pas un vrai métier. …Quoi. J'avais sept ans, okay. C'est tout un monde qui s'effondre dans ce genre de situation.
BREF. Une quinzaine de minutes plus tard, me voilà fin prête.
Je m'étais littéralement transformée. De la petite vagabonde rebelle sans aucun style, j'étais devenue une toute autre personne portant un kimono couleur bordeaux avec des motifs de roses bleu ciel de haut en bas, avec une large ceinture de la même couleur autour de ma taille, un Obi selon ce que m'a enseigné Margaret durant mon habillage.
Dieu merci je n'avais pas à porter leurs espèces de bikini de guerrière, là. Encore un peu et je me serai transformée en laideron saucissonné bonne à me faire ridiculiser par Ace et son frangin. Oui, j'admets m'être laissée un peu trop aller lors de nos aventures en question de nourriture. Mais je tiens à dire pour ma défense que lorsque Ace chassait à la place de nous payer le restaurant, il prenait soin de choper un gibier capable de nourrir trois régiments. Et qu'il était de mon devoir de ne gâcher aucun morceau de ces viandes délicieuse, d'accord.
– Tu es splendide ! s'exclama Margaret, les yeux pétillants. Je suis sûre que les autres approuveront.
– Oh, euh… merci.
Je souris timidement. Après quelques retouches très rapides, nous voilà sorties de la chambre en direction du banquet. Nous mîmes à peine cinq minutes à nous rendre à l'endroit prévu, c'est-à-dire là où se situaient la salle spécialement réservée pour ce genre d'évènement.
J'entrai dans l'espèce de salle à manger immense où une table gigantesque était dressée, sur laquelle figuraient d'innombrables plats alléchants regroupant viande et féculents à nous faire péter le ventre. Une odeur appétissante envahit mes narines dès lors que je fis un pas dans la pièce décorée de chandeliers, de fanions et de colonnes de marbre de quatre ou cinq mètres de haut. Hancock m'attendait avec Sandersonia et Marigold installée de chaque côté de leur sœur, telle une fourmi coincée entre deux géantes, ainsi que Luffy et Ace déjà présents en train de baver devant toute cette nourriture tentatrice posée devant leurs yeux globuleux.
Les deux avaient également changé leur tenue pour un style comme le mien mais plus masculin, et plus… relaxé. Ace était déjà à moitié débraillé, le haut de son espèce de yukata ouvert à la vue de tous. Luffy portait un accoutrement similaire mais avait remonté ses manches, probablement pour ne pas être gêné en se servant dans les plats disposés sur la table.
Waouh. J'ai l'impression que ça faisait des lustres que je ne les avais pas vus. Il faut dire que nous avions passé la veille principalement à nous reposer et nous soigner, se résultant à nous trois, pauvres loques que nous avons été, qui n'avons presque pas quitté nos quartier (nos lits) de la journée.
Je m'approchai d'eux. Ace fut le premier à se rendre compte de ma présence. Il tourna la tête dans ma direction, et s'arrêta brusquement.
Son regard précédemment luisant et rêveur s'était changé en un choc lorsqu'il se posa sur moi. Il était littéralement bouche-bée, et je ne pus m'empêcher une boule se former dans ma gorge en imaginant la raison derrière sa soudaine attitude. Oh mon dieu. Je savais que le kimono allait paraître super bizarre sur moi. J'aurais dû refuser. Bordel, j'aurais dû refuser. Il allait se foutre de ma gueule.
Fuck.
Gênée et totalement incapable de me focaliser sur autre chose que mon angoisse intérieure, je lui lançai un regard noir malgré moi.
– Quoi. J'ai un brocoli planté en plein milieu de la gueule ou bien ?
Il cligna des yeux, toujours bouche-bée. Puis ma question parut finalement déclencher une réaction de sa part, car la seconde d'après il sembla reprendre ses esprits en toussant dans son poing.
– Non. Rien, juste…
– Juste quoi !
Il lança un deuxième coup d'œil sur moi. Il essayait de trouver ses mots mais à en voir l'expression de constipé qu'il afficha, je supposai que c'était peine perdue.
– Ça change, dit-il tout à coup, me prenant au dépourvu.
Prenant d'abord sa réponse comme du sarcasme, j'allai pour lui dire le fond de ma pensée avant de m'arrêter subitement. Les traits de son visage n'avaient l'air en rien sarcastiques ou moqueur, bien au contraire. Ace avait l'air tout à fait sérieux, voire même légèrement incrédule en m'observant des pieds à la tête. ...Oh ? Cela signifiait-il qu'il appréciait ce qu'il avait devant les yeux ?
Donc je n'étais pas totalement un boudin ? Ou alors un boudin mignon ? Un espèce de nem pas totalement horrible à regarder dans cet accoutrement trop parfait pour ma modeste personne ?! Bon sang, s'il avait rougi j'aurais pu en être sûre à cent pour cent, mais non, cet entêté se contentait uniquement de me fixer avec un air presque incertain, comme s'il se demandait s'il avait le droit de me complimenter sur ma nouvelle tenue temporaire. VAS-Y. GO. FONCE. Je n'attendais que ça !
– Wow, Meiko ! Tu as changé tes fringues aussi ? Ça rend hyper classe. Heureusement qu'ils nous ont pas encore foutus leurs dentelles bizarres, finit Luffy dans une grimace assez comique.
Il y en avait au moins un qui savait complimenter les gens ! Même si, bon, il y avait tout de même des façons plus distinguées de dire les choses. Mais depuis quand 'Luffy' et 'distingué' allaient ensemble dans une même phrase ?
– Merci Luffy. Toi t'es un vrai Bro'.
Je fis le signe de la victoire à son attention.
– Chers invités, commença Hancock en se levant de son serpent (Salomé ?) qui lui servait de trône jusqu'à présent, je vous remercie d'avoir accepté mon invitation pour ce banquet. Je tenais à m'excuser pour vous avoir traités de la sorte après tout ce qui est arrivé la veille. Vous avez sauvé notre honneur en défendant une cause pour laquelle vous n'aviez aucune implication, et pour cela je vous en serai éternellement reconnaissante.
...Waouh. Entendre Boa Hancock s'excuser était quelque chose d'exceptionnel. Je pense qu'on devrait nous faire payer pour assister à un truc pareil, et ça ne m'étonnerait même pas que ça se produise réellement à l'avenir pour être honnête.
Ace agita vaguement la main.
– On vient seulement se péter le bide, pas besoin d'être aussi sérieuse tu sais. Laissons le passé derrière nous et passons à table ! s'écria-t-il dans un sourire ravageur.
Sans attendre plus longtemps, Luffy suivit son frère et perdit tout instant de self-control pour venir s'emparer d'un énorme gigot de viande. Il prit une méga bouchée qui remplit la totalité de ses joues élastiques.
– Trop boooooonnn !
Ace l'imita avec sa propre part, mâchant et dévorant comme s'il n'avait pas mangé depuis une semaine.
- Eh, lança-t-il la bouche pleine, où sont les autres ? J'croyais que c'était un banquet. Il devrait y avoir plus de monde !
Hancock sourit calmement.
– J'ai préféré rendre ce repas privé pour des raisons évidentes, à en croire vos identités. Mami Nyon n'a pas cessé de brailler à ce propos, persistant sur le fait que vous étiez de dangereux criminels à n'approcher en aucune circonstance.
Mami Nyon… Gloriosa ! Je l'avais complètement oubliée, elle. Où était-elle passée ? je ne l'ai aperçue nulle part depuis notre entrée fracassante au palais.
– Les femmes finiront par s'en rendre compte, mais je préfère que cela reste discret pour le moment. Ace aux poings ardents, Meiko… vous aviez dit vouloir contrecarrer les plan d'un certain Barbe Noire qui vous prendrait pour cibles. Si l'information de votre présence sur cette île venait à se savoir à l'extérieur, qui sait quel genre d'ennuis vous pourriez attirer sur mon territoire.
...Je rêve ou j'ai cru voir une lueur meurtrière dans son regard quand elle a regardé dans ma direction ?
– Pas de problème, fit Ace après avoir avalé un morceau de rôti aussi gros que ma tête -un miracle qu'il ne s'est pas étouffé avec un truc pareil- Nous n'avons pas l'intention de rester plus longtemps.
– Ace a raison, approuva Luffy à côté de lui, je dois retrouver mes nakamas. Ils ont dû se disperser à travers le Monde comme je l'ai fait en arrivant ici, il faut que je puisse les contacter pour nous réunir et aller ensemble sur l'île des Hommes-Poissons !
Le visage de Ace s'éclaircit.
– À ce propos, je connais cette île comme ma poche et Oyaji l'emprunte régulièrement pour faire ses aller-retours entre ici et le Nouveau Monde. Je pourrais vous accompagner jusqu'à l'île la plus proche après celle des Hommes-Poissons !
– Sérieux ?! Wooow, ça a l'air fun, faisons comme ça !
– Ouais !
Je les regardai tour à tour, soudainement pleine d'espoirs. Oh YES. Cette aventure devait arriver. Après Alabasta, un duo sur l'île des Hommes Poissons devait NÉCESSAIREMENT se produire. Pour le bien des fans que nous sommes, pour le bien de notre cœur en miettes et notre cerveau en ébullition qui n'attendait que de voir les deux frangins réunis depuis tout ce temps !
Hohoho- oh. Merde. Avant ça il faudrait que Luffy retrouve son équipage, ce serait pas mal.
… Comment ça pouvait arriver s'il n'y avait pas de guerre ?! Chacun d'entre eux devaient tenir deux ans à leurs endroits respectifs dans le but de devenir plus forts. Je… n'y avais pas vraiment pensé jusqu'à là.
Nami devait peaufiner ses talents de navigatrice, Usopp devait se muscler et annihiler 3% de son pessimisme, Zoro devait supplier Mihawk de lui apprendre des techniques à l'épée, Robin devait rencontrer les Révolutionnaires, Brook devait faire ses célèbres tournées de concert ultra dark, Sanji devait maîtriser ses techniques de pieds en rencontrant la reine Okama Ivankoff, Franky modifier son corps bionique pour dix fois plus de puissance, et… ah. J'en ai oublié ?
Chopper ! Mon Chopper adoré ! Il devait étendre ses connaissances en médecine afin de devenir le plus grand médecin de tout l'univers !
COMMENT JE VAIS FAIRE POUR FAIRE EN SORTE QUE ÇA ARRIVE ?!
Peut-être laisser les choses telles quelles. Oui, bonne idée. Ne plus toucher au scénario. Laisser le cours de l'histoire se produire à la guise du destin et attendre sagement dans l'ombre tout en vérifiant que Ace ne tombe pas entre de mauvaises mains. Ace ou Luffy d'ailleurs, puisque cet abruti est désormais une cible potentielle de Barbe Noire qui n'a pas pu livrer mon bien-aimé au gouvernement !
– Assez parlé, mangeons ! lança Sandersonia d'un air hâtif.
Tout le monde hormis les deux pirates qui étaient déjà en train de s'empiffrer se servit finalement dans les plats beaucoup moins nombreux depuis cinq minutes.
– Qu'est-ce qui t'arrive ? Tu as une tête de constipée, lâcha Ace en fronçant les sourcils.
– La ferme, je suis en pleine réflexion mentale.
– Quelque chose te préoccupes plus que la bouffe ? Tu es malade ? C'est contagieux ? !
– Hey ! grondai-je en retirant sa main venue se plaquer contre mon front. Ça concerne la suite, abruti ! Comment va-t-on se débrouiller pour que Luffy et son équipage se réunisse à nouveau ?
– Tu t'inquiète pour ça maintenant ?
Il avait l'air sincèrement étonné. Il planta une énorme fourchette dans le gigot qu'un bras élastique s'apprêtait à lui dérober.
– Arrête un peu de te tracasser pour toutes ces conneries, tu en a déjà fait bien assez.
– Mais…! Mais Ace ! Tu ne comprends pas, il est crucial de savoir ce qu'il peut se produire après avoir chamboulé le scénario original ! Qui sait ce qui—
Le reste de ma phrase fut interrompue par un gigantesque morceau de viande subitement apparu dans ma bouche en même temps que je parlais. J'ouvris grand les yeux, choquée.
Ace explosa de rire.
– Relax. Fais le vide, calme-toi, et juste… relax. Profite de ces prochains jours pour reposer aussi bien ton énergie de primate (je grognai) et te changer les idées, okay ?
Je voulus lui cracher la nourriture à la figure, lui frapper le crâne et lui hurler d'aller se faire cuir un œuf lorsque la saveur explosive de la viande se répandit d'un seul coup sur mes papilles. Je m'arrêtai, dégustant ce goût juteux et incroyablement divin. Puis l'appel de la faim prit le contrôle de mes émotions.
Mon irritation disparut en un claquement de doigt. Sans quitter mon regard noir de l'idiot de pirate à ma droite, j'arrachai un délicieux morceau de gibier avec appétit devant le rictus satisfait de cet imbécile.
– … Cha ne veut pas dire que je chuis d'accord avec toi, grommelai-je en mâchant, obtenant un ricanement de la part du concerné.
– Est-ce que ce repas est à votre convenance ? demanda l'Impératrice sans avoir touché une seule assiette depuis le début.
Luffy hocha vivement la tête, des étoiles dans les yeux.
– Délichieux ! Prechque auchi bon que la bouffe de Chanji !
Je vis Hancock écarquiller les paupières, un choc presque imperceptible passant à travers son visage. Son regard était rivé sur Luffy qui ingurgitait eau, viande, fruits et pâtisseries à volonté sans distinction, sans remarquer ces billes d'un bleu profond intensément posées sur lui.
…
Oh…?
– J-Je vois. S'il y a la moindre chose qui ne vous plaît pas, faites-le moi savoir de suite.
C'était la première fois que je l'entendais balbutier. Je passai de la Princesse serpent à Luffy à intervalles, l'air renfrogné.
…
Ooh..?
– Je dois dire que vous êtes sacrément chanceux, fit Marigold à l'autre bout de la table, trois intrus en même temps sur Amazon Lily et qui s'en sortent indemnes, on ne voit pas ça tous les jours.
– Peut-être que si vous ne vous amusiez pas à exécuter tous les malchanceux qui s'y trouvaient vous en verriez un peu plus.
Le sarcasme de Ace faillit me faire pouffer de rire. Fort heureusement, aucune des Sœurs Boa ne prit cette remarque comme une offense. Sandersonia lâcha ses couverts pour se pencher sur la table, les mains croisées sous son menton.
– Malchanceux ? Je ne vois pas de quoi tu parles, Hiken no Ace. Absolument tous les hommes de cette planète sans exception tueraient pour pouvoir un jour poser les pieds sur cette île paradisiaque.
Il faillit s'étouffer.
– Paradisiaque ?! C'est une blague ?
– Peut-être que toi et ton frère sont les seules exceptions, mais crois-moi, un endroit comme celui-ci où sont regroupées des centaines de femmes braves et aussi fortes que n'importe quel homme ferait rêver plus d'un de ces sauvages incivilisés, répondit la femme-reptile dans un haussement d'épaules.
– Dites, vous avez pour habitude de chasser les gens de votre propre sexe aussi…? demandai-je en me remémorant l'expérience traumatisante d'il y a peu.
– Uniquement si ce sont des criminelles en cavale ou si elles sont la raison de la présence d'homme sur notre territoire, sourit Sandersonia en posant délibérément les yeux sur moi.
Je détournai les miens.
– Je n'y suis strictement pour rien ! me défendis-je aussitôt. Et je ne suis pas une criminelle. C'est un malentendu, c'est la centième fois que je me répète.
Mais elle ne fit qu'en rire en haussant les épaules.
– En parlant de ça…
Le silence revint à la table, et tout le monde se focalisa sur Hancock qui venait de prendre la parole.
– Si je me souviens bien, vous deux avez réussi à résister au pouvoir du Mero Mero la dernière fois. Le nombre de personnes immunisées contre lui que j'ai croisé au cours de ma vie peuvent se compter sur les doigts d'une seule main. Qu'avez-vous fait pour contrer ses effets ?
– Hein ? Le quoi ? demanda Luffy en relevant la tête de son assiette.
– Le truc qu'elle vous a balancé quand on est tombés dans son bain. Vous vous souvenez ? Par le toit du palais.
– Oh ! s'exclama Ace, le truc bizarre en forme de cœur ?
– C'est exact, reprit l'Impératrice. Cette technique permet de capturer le cœur de mes cibles afin de les transformer en statues de pierre.
– Capturer le cœur ?! s'écria Luffy et Ace en chœur.
Je soupirai.
– C'est une métaphore, abrutis. C'est une technique capable de séduire.
J'ignorai les lasers plantés dans ma peau lorsque Hancock se tourna brièvement vers moi. Bordel ?!
– Il est extrêmement rare que des personnes aient la volonté assez forte pour pouvoir y résister. Seules les personnes au cœur pur ou sans désir charnel en sont capables, ou d'autres avec le mental nécessaire pour parvenir à contrer ce pouvoir. Ça, ou bien…
Ses yeux calculateurs nous fixèrent tour à tour. D'abord Luffy, puis moi. Puis Ace, puis re-moi. Elle fronça les sourcils, et je sentis un froid glacial m'envahir dès qu'elle laissa son regard s'intensifier dans ma direction. MAIS QU'EST-CE QUE J'AVAIS FAIT ?!
– Ou bien ? s'enquit le plus jeune des frangins, les yeux ronds comme des hublots.
L'aura de Hancock changea du tout au tout. Sans crier gare, le froid glacial s'évanouit d'un seul coup pour laisser placer à une chaleur profonde encrée dans ses prunelles étincelantes quand elle se focalisa sur Luffy.
– C-Ce n'est pas important pour l'instant. Nous reviendrons sur ce sujet une autre fois.
Elle se releva d'un bond.
– Mangez comme bon vous semble, et reposez-vous bien durant votre séjour parmi nous. Je retourne dans mes quartiers, si vous avez le moindre problème n'hésitez pas à appeler l'une des servantes du palais.
Et devant l'incrédulité de ses sœurs et de moi-même, Hancock traça jusqu'à la porte où elle manqua de se cogner, avant de disparaître dans l'un des interminables couloirs du palais.
J'étais. Bouche-bée. Parce que son comportement d'à l'instant ressemblait en tout point à… oh. Oh mon dieu. Ohmondieuohmondieuohmondieu. C'est bon. J'avais compris. Je venais de réaliser ce qui était en train de se produire maintenant que tous les éléments nécessaires avaient été rassemblés.
Hancock. Des yeux de merlan frit. Les rougissements.
Boa Hancock était en train de tomber amoureuse de Luffy.
– Oh Seigneur. Saint Roger de tous les Saints. Par le One Piece tout puissant.
– ...Meiko ?
Ace me fixait d'un air inquiet.
– Ace, j'ai réussi.
– Quoi donc ?!
– Ton frère. Hancock. Tout va se passer comme prévu ! Il est entre de bonnes mains. Elle ne posera pas les yeux sur toi. Tu es à m- Tu es sain et sauf ! J'ai réussi !
Je m'étranglai à moitié en rattrapant mon erreur fatale mais fis comme si de rien était. Il haussa un sourcil, complètement perdu. Sandersonia et Marigold se raclèrent la gorge pour attirer notre attention. La verte prit la parole :
– Hum, veuillez excuser notre chère sœurette, elle agit bizarrement depuis hier.
– Elle est malade ? s'étonna Ace. C'est contagieux ?
Je lui assénai un coup de coude dans les côtes.
– C'est quoi ton problème avec les maladies ?!
– Nous ne savons pas, soupira Marigold en se relevant à son tour, espérons juste que ce n'est rien de grave. Excusez-nous de vous abandonner aussi vite pendant le banquet, mais nous devons nous assurer que l'Impératrice aille bien.
– Des servantes vous raccompagneront à vos chambres. On se revoit demain, lança Sandersonia en disparaissant peu après sa cadette.
Il ne restait plus que nous trois, Luffy et Ace toujours en train de dévorer le peu de plats qu'il restait tandis que je me tenais là, excitée par la nouvelle que je venais d'apprendre. Déjà une bonne chose de faite ! Les pensées beaucoup plus légères qu'en arrivant, c'est avec bonheur que je sortis de table une demi-heure plus tard pour aller plonger dans mon lit qui je savais allait m'accueillir dans un rebond chaleureux.
"Relax…" Les mots de Ace résonnèrent comme une berceuse dans ma tête, et pour une fois depuis très longtemps, j'approuvai l'idée de cet entêté mal luné pour qui je pouvais enfin cesser de m'inquiéter un bon bout de temps.
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Inspire, expire.
Tu peux le faire. Tu es une warrior. Tu es une battante. Tu es plus forte que tu en as l'air. Laisse entrer l'énergie de la nature dans tes pores. Laisse le flux de ton ki s'épanouir à l'intérieur de toi.
Je fermai les yeux un instant afin d'annihiler tout obstacle à ma concentration, inspirant et expirant une nouvelle fois, avant de rouvrir les paupières pour fixer mon adversaire situé à dix pas de moi. Vide ton esprit. Inspire une dernière fois, lentement, doucement. Et... Attaque !
– YAAAH !
Je me ruai sur le chimpanzé avec qui je venais d'initier une baston de regard. L'animal siffla dangereusement. Il esquiva mon coup de pied maladroitement balancé tandis que mon élan m'emporta un peu plus loin, manquant de heurter un arbre en plein dans ma trajectoire. Mes pieds dérapèrent sur le sol en m'arrêtant, puis je recommençai à nouveau.
Invoquant mon fruit du démon, je pris appui sur mes deux jambes pour me projeter vers le primate qui ne me laissa pas le temps de réfléchir. Il bondit à son tour et coupa l'élan de mon pied pour venir contre-attaquer d'un bon kick dans la face. Je repris mon équilibre, non sans lui octroyer un regard noir en me redressant.
– Alors toi…
J'avais plus l'air de souffrir que l'air menaçant, mais il n'était pas question de perdre la face. Même si cette même face était en train de pisser le sang à l'heure actuelle. IL AVAIT VISÉ MON NEZ !
– ON VISE PAS LE VISAGE D'UNE DAME ! hurlai-je en paniquant à moitié en voyant tout ce rouge sur ma main.
– Kîîîîk !
– Tu veux jouer à ça ?!
– Kîîîk kîîk kiîîîîk !
Je m'essuyai une dernière fois le nez d'un revers de manche. Bordel. Mon pull tout propre…!
Et c'était reparti pour une série de combats plus dérisoires qu'autre chose entre moi et… un singe. Non, stop. Je peux déjà entendre vos remarques aussi dégradantes que sarcastiques. Je suis déjà conscience à quel point cette idée a été stupide, n'en rajoutez pas, merci de votre compréhension.
Je voulais seulement tester mon agilité et jauger ma force actuelle après tous les récents évènements, et dans ma petite excursion dans la forêt à côté du village dans le but initial de m'entraîner contre un tronc d'arbre innocent qui n'avait rien demandé à personne, je suis tombée sur ce chimpanzé qui m'a donné l'idée d'évaluer mes capacités avec un… individu… de ma… catégorie…
– YAAAAAAH !
– Kîîîîîk !
...Mais voyez vous-mêmes, même face à un primate je ne faisais pas le poids. Enfin, disons que ma réticence à frapper des gens marchait aussi bien pour des être-humains que pour les animaux. Je n'attaquai que lorsque j'étais certaine que mes coups n'allaient pas lui faire mal.
Et cet animal a été un singe toute sa vie, d'accord. Il connaissait de meilleures techniques que moi ! Mon agilité n'équivalait pas la sienne, même si pour une débutante je m'étais beaucoup améliorée, je trouve.
– Ah !
Il avait réussi à m'envoyer au sol la tête la première. M'étalant de tout mon long contre la terre et les feuilles dégueulasses -j'en avais dans la bouche- je ne pus rien faire lorsque le primate atterrit sur mon dos pour me tirer les cheveux en arrière.
– Hé !
– Kîîk !
– Attends un peu espèce d'encu- AOUTCH ! Lâche-moi !
Je tentai d'enrouler ma queue autour de sa gorge mais il l'agrippa d'un geste de la main pour tirer dessus de manière hyper violente. Un hurlement de douleur resta coincé au fond de ma gorge. Il n'avait pas le droit..!
– T-Tu oses ! gémis-je entre deux souffles. Lâche cette membrane sacrée espèce de démon ! On t'a jamais appris le principe de combat égal ?! C'est comme si un mec cognait les couilles d'un autre me– AÏE ! LÂCHE-ÇA BORDEL !
Je frappai ma main contre le sol en signe de capitulation.
– Je me rends ! JE ME RENDS ! STOP-
Le poids dans mon dos disparut d'un seul coup. J'eus à peine le temps de pousser un soupir de soulagement qu'une ombre me surplomba depuis ma position de victime affalée par terre. Mes yeux se relevèrent sur Ace, tenant à la main le primate démoniaque par la peau du cou. Il avait un sourcil haussé, m'observant comme une espèce d'alien tout droit sortie de la Zone 51.
– Qu'est-ce que tu fous là ? lançai-je sans prendre la peine de me relever -ma dignité était partie en fumée depuis des lustres.-
– C'est à moi de te demander ça. Qu'est-ce que tu fous par terre à te faire ridiculiser par ce truc ? dit-il en soulevant un peu plus le primate qui avait l'air beaucoup moins menaçant d'un seul coup.
Tch. Faiblard.
– Ça ne se voit pas ? Je m'entraîne.
Cette fois, son haussement de sourcil devint plus moqueur. Je grognai :
– Écoute, vois ça comme tu veux mais s'il te plaît, éloigne ce démon de moi le temps que je reprenne un minimum de décence.
– Un démon ?
Ses yeux se posèrent sur la boule de poils dont la tête d'hystérique de tout à l'heure avait disparu pour laisser place à une bouille des plus adorables. Le rictus de Ace ne fit que s'accroître tandis que je maudis ce foutu primate de tous les noms en silence.
– Je ne pensais pas qu'un être aussi effroyable pouvait te mettre dans cet état. Je n'avais aucune idée qu'un macaque pouvait avoir peur de sa propre espèce…
– Je ne suis pas un macaque.
– Il faut croire que tu me surprendras toujours.
– JE NE SUIS PAS UN MACAQUE.
Il m'ignora royalement et déposa le chimpanzé au sol. Ce dernier se tourna dans ma direction, me lança un regard luisant rempli de dédain et de moquerie avant de tourner les talons et de déguerpir rapidement. Il manqua le doigt d'honneur que je lui lançai dans le dos avant qu'il disparaisse dans les fourrées plus loin.
Après m'être assurée que ma dignité avait définitivement plié bagages, je me relevai en grimaçant sous l'œil amusé de mon pirate préféré.
– Où est Luffy ?
– Quelque part au village, il m'a dit vouloir explorer tous les potentiels restaurant du coin pendant son court séjour.
Je l'imaginais bien dévaliser tous les restos du coin en oubliant de payer à chaque fois qu'il terminait ses plats. Oh, il allait avoir de sacrés problèmes avec les démones en bikini si ça se produisait… On risquait bien de le retrouver avec une flèche plantée dans le postérieur en revenant au village.
Quoique, avec Hancock qui le suivait probablement partout où il allait maintenant qu'elle s'était rendue compte de sa maladie de l'amour, il y a des chances qu'il s'en sorte plutôt pas trop mal.
– Étonnant que tu ne sois pas avec lui.
– Oï.
– Vous deux mangez pour dix après tout. Tu connais Gluttony ? Un jour vous finirez comme lui, avec une gueule béante à la place du bide pour dévorer tout ce qui vous passe par la tê- AH !
Sa main se plaqua brusquement sur mon crâne. Une veine d'agacement pulsa contre sa tempe.
– Je ne sais pas de qui tu parles mais j'ai comme l'impression de me faire insulter.
– Lâche-moi espèce d'estomac sur pattes !
Il raffermit son emprise en me piégeant contre son torse. Non pas que sa délicieuse odeur masculine me déplaisait bien au contraire, mais j'étais réellement en train de souffrir, là. Il allait m'arracher le cuir chevelu s'il continuait !
– Oh ? J'ai cru entendre quelqu'un me supplier de lui écraser la cervelle à l'instant. Que se passe-t-il ?
– Probablement que la tienne commence à régresser si tu entends des voix chelous te murmurer tes fantaisies les plus profon-AïE- AOUTCH ! ACE !
– J'ai besoin de la phrase magique.
La phrase magique ? Parce qu'un mot ne lui suffisait pas peut-être ? Non, bien sûr que non. Enfoiré de tête d'algues.
– Fuck you.
Il serra plus fort.
– Essaye encore.
Je grinçai des dents, complètement résignée à lui faire la faveur de le supplier. Il n'allait pas gagner sur ce coup-là, je vous le dis ! … Je dis ça, mais mon crâne commençait sérieusement à me brûler là. Cet enfoiré n'y allait pas de main morte, bordel de merde.
– Tu vas finir par me rendre chauve !
– Un macaque n'a pas besoin de cheveux.
– Difficile à croire quand on voit la tignasse que tu portes- AH ! STOP ! OK C'EST BON TU GAGNES !
– La phrase magique, répéta-t-il simplement d'un air enjoué.
Je tentai malgré tout de me dégager de son emprise, mais rien à faire. Il avait une poigne de fer. Mon dos resta plaqué contre lui tandis que j'agitai inutilement mes bras dans l'espoir de bouger sa main vengeresse.
– Pitié !
– J'ai dit une phrase. M'oblige pas à rendre ton crâne aussi brillant que mon avenir.
– Ça risque d'être compli- NON PARDON C'EST PAS CE QUE JE VOULAIS DIRE. Pitié ne m'arrache pas les cheveux ?
– Peut mieux faire.
– Ô, Ace tout puissant. Aies pitié du pauvre macaque que je suis et libères-la de sa souffrance éternelle avant qu'elle ne t'en colle une d'ici dix secondes.
– Mmmh, réessaye sans les menaces peut-être ?
Ravalant la vague d'insultes qui se préparait à se déverser sans vergogne contre ce foutu pirate pour qui même mes stupides sentiments n'allaient pas m'empêcher de me retenir, je finis par capituler une bonne fois pour toutes.
– Messire Portgas D. Ace, veuillez pardonner l'insolente que je suis et puissiez-vous m'offrir l'indulgence de votre courroux en acceptant de relâcher la magnifique, splendide chevelure de soie faisant office d'unique signe de féminité du cornichon humain que je suis.
Il y eut une longue pause. Puis le corps de Ace se mit à trembler contre mon dos, et je mis plusieurs secondes à me rendre compte qu'il était en train de rire. Il relâcha progressivement sa poigne, complètement hilare. Je profitai de son moment d'inattention pour mettre le plus d'espace possible entre nous deux, juste au cas où il reviendrait sur sa décision.
– Hahahaha ! Mon dieu, c'était trop drôle.
– Parle pour toi ! m'écriai-je en l'assassinant du regard. Ma tête a failli se transformer en caillou grâce à toi, imbécile !
– Quoi ? Qu'est-ce que j'entends là ? Un deuxième round de massage crânien avec mon poing ?
– M'approche pas, menaçai-je en reculant de plusieurs pas.
Il ne fit que sourire, et son rictus ne me disait rien qui vaille. Oh, que non.
– Tu as dit vouloir t'entraîner.
Je clignai des yeux une fois, puis deux. Mon cerveau essayait péniblement de se figurer le sens de ses mots à l'instant. Un petit tour d'engrenage et hop, je venais finalement de tilter. Ma bouche s'ouvrit avec surprise.
– Tu veux bien me servir de punching-ball ?
Il perdit son sourire pour une expression totalement impassible.
– Euh, ce n'était pas ce que je voulais dire mais…
– J'accepte avec plaisir !
Cela faisait un bout de temps qu'on ne s'était pas entraînés à deux. En fait, il me semble que ça remonte à la première nuit sur Sabaody juste avant qu'il ne propose son plan foireux pour m'introduire dans la salle des ventes. J'aimais beaucoup échanger des coups avec Ace.
Pas seulement pour la personne avec qui je les échangeais justement, bien entendu, mais parce qu'il m'était de plus en plus aisé de contrôler mes mouvements et mon agilité quand il s'agissait de viser quelqu'un qui savait renvoyer mes coups sans que je puisse m'inquiéter de son sort. Il y avait quelques fois où je parvenais à le prendre par surprise, d'ailleurs cela devenait de plus en plus fréquent. Ce sont les seules fois où je parvenais à m'autoriser un léger excès de violence en guise de défouloir.
J'aurais dû apprendre l'aïkido à la maison…
C'est donc avec entrain que je me jetai sur le pirate dans l'espoir de récupérer le peu de dignité que ce diable de primate m'avait dérobé un peu plus tôt. Rictus aux lèvres, Ace accueillit mon premier coup avec une facilité déconcertante. Sans m'avouer vaincue, je tournai sur moi-même et recommençai une nouvelle fois sans aucune hésitation.
Ma queue ne traînait plus dans mes pattes pendant nos combats, premier point de progression. J'étais plus rapide. Plus même, qu'avec l'autre animal qui ne m'a pas laissé le temps de réfléchir à mes tactiques. Je commençais à comprendre le truc.
Je tentai un moment de répéter les mêmes mouvements que ceux que j'avais réalisé contre Momonga. Si Ace en fut surpris, il n'en montra aucun signe. Il profita lui aussi de quelques occasions pour m'attaquer en testant mes réflexes et je le vis sourire à maintes reprises lorsque je réussis à le contrer.
L'un de ses coups fut amortit par mon avant-bras. Je sautai en l'air, agitant mes pieds à grande vitesse en visant son torse et sa tête. Un impact eu lieu. Il recula de quelques pas.
Je souris :
– Et un point.
– Si toi tu as un point, moi j'en ai cent.
– Oh, ferme-la !
Il ricana et je me ruai de nouveau sur lui pour l'attaquer. Ce petit jeu du chat et de la souris aussi bien physique que verbal dura encore un long moment. Je refusai d'abandonner avant d'avoir atteint les quinze points cette fois, mais ma fatigue et mes crampes musculaires eurent raison de moi avant de pouvoir battre mon record. Littéralement vidée de toute énergie, je m'abattis contre le tronc d'un arbre, reprenant mon souffle de bœuf asthmatique.
Hé, ho. J'avais peut-être de super pouvoirs grâce à ce fichu Saru Saru no Mi, mais ça ne voulait pas dire que mon corps avait entièrement suivi le processus de transformation. Ace lui-même me l'a dit un jour, il allait falloir du temps avant de pouvoir profiter pleinement de mes nouvelles capacités.
Je lançai un coup d'œil dans sa direction. Il avait l'air évidemment bien moins épuisé que moi, mais je n'en fis aucune remarque.
– Alors… qu'est-ce que… t'en penses ?
Il eut un petit sourire en coin.
– Peut mieux faire.
– Tch.
– Mais… je dois dire que tu m'as plutôt épaté cet après-midi. Bien joué.
– Haha… Victoire…! m'exclamai-je en levant fébrilement le poing en l'air, jusqu'à ce qu'une soudaine crampe m'oblige à le baisser aussitôt.
Pendant que je reprenais mon souffle, un silence apaisant s'était installé entre nous. On entendait plus que le bruit de la légère brise filant en flèche entre le feuillage des arbres et le minuscule bourdonnement provenant du village proche de la clairière où nous étions.
C'était calme. Reposant. Un rayon de soleil furtif échappa à la barrière de feuilles pour venir caresser le visage du pirate à quelques pas de moi. Ses tâches de rousseurs déjà bien soulignées en temps normal s'illuminèrent encore plus à la lumière du jour. Ses yeux noirs luisirent en même temps que sa peau dorée par ses innombrables excursions à l'extérieur.
Une mèche de cheveux se colla à ses tempes humides. Il passa une main dans ses cheveux, les ramenant en arrière sans prendre conscience du tableau vivant terriblement sexy qu'il était en train de créer, et je remerciai les dieux de ne pas lui avoir fait prendre son chapeau pour aujourd'hui. Le regarder était un véritable plaisir visuel. Je pouvais rester comme ça toute la journée s'il le fallait.
Si mon nez venait à saigner, je pourrais toujours faire croire que le coup de l'autre macaque n'avait toujours pas guéri…
C'était un moment de détente extrêmement paisible et relaxant. Malheureusement bien trop court.
– Meiko.
– Mmh ?
Mes yeux rêveurs ne le quittèrent pas. Les siens non plus d'ailleurs.
– Qu'est-ce que je suis pour toi ?
Silence. Plus lourd, cette fois. Très lourd. J'avais l'impression qu'une enclume venait de s'effondrer entre nous, le "CLANG" retentissant comme une alarme dans mon esprit. Je bougeai les lèvres dans l'espoir que les mots me viennent, mais sans résultat. Il continua.
– Tu as déclaré être une fan, et ça je peux le comprendre. Mais quelque chose ne colle pas.
Je sentis un poids de plus en plus pesant creuser au fond de mon ventre. Comme si la gravité s'était soudainement décuplée jusqu'à m'enfoncer dans le sol. Ma tête bourdonnait, et un vide chaotique m'envahit le cerveau. Mon instinct tentait de me prévenir de quelque chose de mauvais. Mes yeux avaient depuis longtemps quitté le pirate pour venir admirer mon pull que j'avais pu retrouver après les vêtements de rechange empruntés la veille.
Très joli pull, d'ailleurs. Très, très joli. Peut-être que continuer à l'admirer finira par aspirer mon corps dans un vortex invisible qui m'emmènerait loin, très loin d'ici.
– Est-ce qu'une simple..."fan" aurait fait tout ce que tu as fait jusqu'à maintenant ?
– Co… comment ça ?
J'avais finalement retrouvé l'usage de ma bouche. Ne restait plus qu'à restaurer l'état de mes cordes vocales resserrées comme un archer de violon.
– Une simple fan aurait-elle décidé de son plein gré de retourner dans ce Monde alors qu'elle avait finalement la chance de rentrer saine et sauve ? Une simple fan se serait-elle jetée entre moi et Barbe Noire pour l'empêcher de me capturer ? Est-ce qu'elle aurait risqué sa vie durant tout ce temps uniquement pour sauver la mienne, alors que je suis censé n'être qu'un personnage d'une histoire de fiction dans son Monde ?
– Ace…
– Réponds-moi Meiko. Que suis-je réellement pour toi ?
Mes yeux se fermèrent sous l'horrible pression qui me prenait aux tripes. Je marchais sur un champ de mine, et la moindre erreur pouvait me coûter tout ce qu'il me restait à l'heure actuelle.
– J-je te l'ai expliqué. Tu es mon idole. Tu as beau ne pas exister, je… Je ne peux pas m'en empêcher, d'accord ? Tout le monde l'aurait fait. Tu n'es plus un simple personnage fictif, tu es en chair et en os, ici devant moi et… et j'en sais rien ! J'avais juste envie, okay ?!
– Personne ne fait passer la vie de quelqu'un d'autre juste par envie. Et personne n'embrasse quelqu'un juste par envie.
Mon cœur faillit ressortir de ma poitrine à l'instant où ses paroles me frappèrent comme une flèche. Je cessai de respirer. Mes mains devenues moites se fermèrent et se rouvrirent à tour de rôle sans que je sache quoi faire avec. J'étais incapable de lui faire face.
– Est-ce que tu-
– Tu n'étais pas censé le découvrir.
– Hey…
– Tu ne peux pas l'entendre, Ace, murmurai-je en secouant la tête. Tu ne dois pas l'entendre. Ce n'est pas censé se produire, cette situation n'est pas censée se produire, et continuer plus loin serait une grave erreur—
J'enfouis la tête dans mes mains, me recroquevillant sur moi-même. Je l'entendis s'approcher doucement. C'était foutu. Il savait. Il savait…!
– C'était supposé rester un crush banal. Tu n'existais pas, j'avais le droit. Et même quand tu t'es mis à exister j'avais encore le droit... tant qu'il était possible que je ne puisse plus jamais te revoir après ça. Je voulais que ça ne soit qu'un rêve, et en même temps je souhaitais que ce soit bel et bien réel. Mais je ne pouvais pas, Ace. Je ne pouvais pas juste fermer les yeux et partir avec… avec ces… ces sentiments en plein milieu en espérant que ça passe avec le temps ! Et maintenant… Maintenant je suis condamnée à aimer un type que je ne reverrai probablement plus jamais de ma vie une fois rentrée chez moi. Et ça, je… je ne pourrai pas le supporter.
– Meiko.
Je ne m'étais pas rendue compte de mes larmes jusqu'à ce que je sente des lignes tièdes glisser le long de ma joue et les paumes de mes mains devenir de plus en plus humides. Oh, la honte. Non seulement je me justifiais bêtement devant Ace, mais en plus je me mettais à chialer comme une débile même pas foutue de contrôler ses émotions.
Quel genre de fille pouvait-il bien voir en face de lui ? Peu importe. Tout était foutu, de toute manière. Ace allait m'annoncer d'un instant à l'autre qu'il n'avait pas besoin d'un pot de colle émotif en tant que compagnon, que j'allais devenir gênante dans sa quête de vengeance et qu'il allait pouvoir se débrouiller seul à partir de maintenant.
Une boule douloureuse se forma dans ma gorge. Je me sentais vide et à la fois remplie d'un poids invisible dans tous les membres de mon corps. J'étais mal. J'avais juste envie de disparaître et laisser n'importe qui d'autre prendre le relai pour un temps indéfini.
Je préférais ça plutôt que d'entendre les paroles que je redoutais tant sortir de la bouche de Ace. Il n'avait rien dit jusqu'à présent. Il s'était contenté d'écouter en silence- seul signe rassurant qui me prouva qu'il n'allait pas être un total enfoiré à la toute fin ; bien que j'imaginais très mal cet idiot se montrer méchant envers moi après tout ce qu'il s'était passé jusqu'à aujourd'hui.
Non, je me faisais des films. Vraiment, si tout devait se finir il n'y avait aucune raison que cette tête d'algue ne soit pas bienveillante.
– Meiko.
Je sursautai à la proximité de cette voix qui commença soudainement à me faire angoisser. Je ne l'avais pas entendu s'avancer d'aussi près. Je relevai la tête sur lui, les yeux encore embués de larmes.
– Je suis vraiment désolée Ace. Mais je ne peux pas juste tourner le dos et partir comme si de rien était si tu me le demandais. Alors, s'il te plaît… J'aimerais continuer de t'accompagner jusqu'au bout. Jusqu'à ce que je sois sûre que tu sois sain et sauf. Je ne t'embêterai pas, promis juré craché. Je resterai le fidèle boulet à traîner, l'appât minable pour la récolte de Berry.
Je lâchai une minuscule tentative d'humour entre deux hoquets de larmes :
– …Ton singe de compagnie ?
… et regrettai aussitôt que je vis son expression s'assombrir. J'allai pour m'excuser immédiatement lorsqu'il me souleva brusquement par le col. Je me serai cassée la figure s'il ne me retenait pas avec toute sa force. Mon dos heurta le tronc derrière moi, et je me retrouvai coincée entre lui et Ace, qui parut hésiter pendant une micro-seconde.
– Abrutie.
– ...Eh ?
C'est à ce moment là que je m'étais rendue compte que j'aurais dû apprendre à faire de la méditation au moins une fois dans ma vie. Car la seconde d'après j'oubliai complètement comment réfléchir, comment faire le vide, et surtout comment respirer.
Je n'avais plus que la sensation d'une brise fraîche contre ma peau rigide, en contraste avec la chaleur des lèvres plaquées contre les miennes.
Tout s'arrêta autour de moi. Mon corps lui-même désactiva toutes ses fonctions en laissant tout mon système nerveux en kit mains libres, m'obligeant à ressentir la sensation des milliers de nerfs se contracter rien que pour cligner des yeux, crisper mes épaules, ou encore serrer mes doigts autour du poignet qui retenait toujours le col de mon sweat-shirt.
Dans ma tête, c'était à la fois le bordel et le néant. Un vide bruyant, sonnant plus comme une alarme corporelle qu'auditive. Et cette alarme se changea en explosions d'émotions lorsque Ace intensifia le baiser sans crier gare, enroulant une main derrière ma nuque pour plus d'accès.
Je n'entendais plus que nos deux souffles. Le reste n'existait plus. Et je crois que j'allais finir par ne plus exister à mon tour si je ne reprenais pas vite ma respiration. C'est ce que je fis une dizaine de secondes plus tard au moment où Ace se détacha de mes lèvres, ne laissant plus qu'une sensation tiède et humide sur elles.
Il m'avait relâchée sans pour autant briser notre proximité. Sans trop savoir comment j'ai pu réussir à trouver le courage, mes yeux trouvèrent les siens. Ils étaient aussi sombres qu'à l'instant, cependant avec une autre lueur différente dans ses orbes noires. Je tressaillis au contact de son front contre le mien.
– N'ose plus jamais croire que je suis prêt à te laisser derrière. À partir de maintenant, je ne te quitte plus des yeux, et tu ne me quittes plus des yeux. C'est bien compris ?
Croyez-le ou non, j'étais tellement en panique, tellement choquée, tellement surprise, tellement heureuse et tellement incrédule à la fois que je ne pus rien faire d'autre que hocher bêtement la tête sans un mot.
Je ne pense pas que j'aurais été capable de parler de toute manière. Non, définitivement pas.
– Bien, répondit Ace sur un ton tout à coup plus léger.
Il finit par s'écarter et commença à s'éloigner sans aucune explication. Je le regardai partir, le visage très certainement rouge pivoine à l'heure qu'il est, puis finalement tout s'enclencha en même temps dans mon cerveau de nouveau actif.
Qu… Qu'est-ce que…
Que… Quoi. Nani. Was. What? Hein. Huh.
A-Ace, il… il a- Il m'a…!?
EOINFIZUBIGBHFBVAIDBUFB—
QU'EST-CE QU'IL VIENT DE SE PASSER ?!
Quelque part en mer, un pavillon noir fouetta l'air tandis que le navire traçait sa route sur les flots en furie. Une immense silhouette se dressait à l'avant de la proue, le visage caché dans l'ombre, laissant uniquement un rictus carié et diabolique luire à la lumière du soleil couchant.
La silhouette regardait droit devant elle, les yeux rivés sur un horizon parsemé de minuscules reliefs sombres. Une île.
Son rictus s'agrandit, jusqu'à laisser échapper un ricanement qui se perdit dans une bourrasque aussi sinistre que sa personne.
– Zehahahaha !
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...à suivre ?
Je tenais à vous remercier pour votre patience sans limite. Pas mal de choses sont arrivées entre temps, des pannes d'inspiration, le passage à l'âge adulte (j'avais 17 quand j'ai commencé cette fanfic... je vous laisse faire le calcul) et plein d'autres choses mais je tenais à vous rassurer que je compte aller jusqu'au bout pour cette histoire. Meiko mérite une Happy End après tous ses efforts, pas vrai ?!
-/-/-
Fun fact : la scène de Ace qui panique concernant les maladies était totalement au hasard, je l'avais écrite vers fin février mais au final le timing est juste parfait.
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À BIENTOT !
