Titre : Amnésie / Rating : M / Pairing : Harry Potter & Tom Jedusor / Disclaimer : JK ROWLING / Résumé : voir résumé au "chapitre 23"
Hello, voilà la suite.
Merci à Stormtrooper2, Toundra95 et ShannaRya pour le reviews. Bonne lecture, prenez-soin de vous !
Chapitre 24 : Un allié bien inattendu
Allongé sur son lit, Tom fixait le plafond, le regard perdu. R.A.B… Qui pouvait-il bien être ? Même Dumbledore n'avait su répondre à cette énigme. Cependant, Hermione lui avait assuré qu'elle trouverait, mettant en jeu sa réputation de Miss-je-sais-tout. Depuis lors, et négligeant même – à la grande surprise de Tom et Harry – ses révisions en vue des examens, la gryffondor passait ses journées à la bibliothèque. A ce souvenir, Tom ne put s'empêcher de sourire. C'était une jeune fille merveilleuse, et il n'en revenait pas qu'elle soit son amie. Ron était vraiment un idiot… Il ne l'a méritait pas.
R.A.B…
Poussant un soupir, il ressortit le message du médaillon qu'il relut, pour la centième fois.
J'ai volé le véritable Horcruxe
et j'ai l'intention de le détruire dès que je le pourrai.
Il chiffonna le parchemin entre ses doigts serrés. Il espérait vivement que R.A.B n'y était pas parvenu. Il avait déjà perdu une partie de son âme, il ne serait jamais complet, alors… il ne voulait pas en perdre une autre. Mais en même temps, il n'arrivait pas à lui en vouloir, il avait agi pour la bonne cause, peut-être même s'était-il sacrifié pour arriver à ses fins. Il avait affronté la mort… y avait-il succombé ? Où était-il à présent ? Qui était-il ? Ou elle ? Ses pensées ne cessaient de tourner en rond, ressassant inlassablement le peu d'informations dont il disposait.
Les examens commençaient dès le lendemain, et Harry et lui, avaient convenu qu'ils iraient tous deux au Square Grimmaurd cet été, avant de partir en quête du serpent Nagini. Dumbledore ne les avait pas convoqués de nouveau dans son bureau, et ils ne l'avaient guère croisé les jours suivants, preuve s'il n'en fallait qu'il cherchait activement les autres cachettes des Horcruxes ainsi que le mystérieux R.A.B.
A la grande surprise de Harry, Rogue annula les dernières retenues qui lui restaient à faire, sous prétexte qu'il devait préparer les épreuves à venir. Il le menaça toutefois de poursuivre à la rentrée prochaine, si jamais il commettait le moindre écart de conduite, d'ici la fin de l'année.
Harry poussa un soupir à sa sortie de la salle de métamorphose. Qu'il était difficile de se concentrer sur des choses aussi futiles que des examens !
- Alors ? fit Tom, qui l'attendait à la porte.
- Plutôt bien, et toi ? Non, oublie, coupa Harry, dans un rictus amusé, avant que Tom n'ait pu répondre.
- De toute façon, techniquement j'ai déjà mes ASPICS, non ?
- Vantard !
Dans un sourire, Tom haussa les épaules désinvoltes.
- Que veux-tu faire plus tard Harry ? poursuivit-il, tout en marchant en direction de la Grand Salle.
- Hum… bonne question. Je voulais être Auror au départ…
- Ah… fit Tom, qui comprit immédiatement pourquoi le jeune homme avait choisi cette voie.
- Mais maintenant, je ne sais plus trop, rajouta Harry, pensif.
Il avait souhaité être Auror, pour combattre Voldemort et ses mangemorts mais à présent…
- Tu devrais poursuivre malgré tout Harry. Le Mal existera toujours, il est telle une hydre à plusieurs têtes. Quand on en coupe une, une autre prend sa place immédiatement.
- Tu as raison, acquiesça Harry. Et puis, je ne me vois guère en bouquiniste, ou en banquier, rajouta-t-il, dans un rire.
- Tu pourrais être attrapeur professionnel.
- Trop dangereux ! s'exclama Harry, faussement horrifié. J'ai failli mourir bien plus souvent en volant sur un balai au cours des matchs, qu'en affrontant les forces du Mal !
Tom le fixa incrédule, avant d'exploser de rire.
- Et toi ? demanda à son tour Harry, lorsque l'hilarité de Tom se fut enfin calmée.
- Etre Auror me dirait bien aussi.
- Je ne sais pas si le Ministère acceptera… murmura Harry, songeur.
- Peut-être pas… Mais Dumbledore m'a un jour dit qu'il fallait que je répare mes erreurs, et que je devienne celui que j'aurais dû être. Quel meilleur moyen qu'en expédiant à Azkaban les criminelles de ce monde ?
- Peut-être en sauvant des vies ?
- J'ai besoin d'actions… Je ne tiendrais pas deux mois en tant que guérisseur. Et puis, si je ne veille pas sur toi, qui sait dans quels ennuis tu te retrouverais fourré ?
- Hé !
Tom évita habilement le poing de son amant.
- Allons, allons, du calme Harry, sinon Rogue va à nouveau te coller en retenue.
- Ah ah. Très drôle.
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Harry, Tom et Hermione grimpèrent dans le Poudlard Express, et entrèrent dans un wagon vide, que Tom s'empressa de fermer magiquement, pour plus de tranquillité.
- Qu'allez-vous faire cet été, les garçons ?
- Je vais d'abord aller chez les Dursley… commença Harry, qui avait l'air extrêmement ravi par cette idée.
- Oh ? Pourquoi ? s'étonna Hermione.
- Dumbledore a insisté, en disant que la protection de ma mère prendrait fin à mes 17 ans, mais qu'il était malgré tout important que je la maintienne encore un peu, au cas où, répondit Harry, avec ennuie.
- Il s'inquiète pour toi, Harry.
- Avec Elvy, je ne vois pas ce que je risque… soupira-t-il. Enfin bref, une fois mon séjour en enfer terminé, je rejoindrai Elvy au Square, puis nous chercherons le serpent.
Hermione les regarda d'un air perplexe.
- Le serpent ? Mais comment comptez-vous le trouver ?
- On ne sait pas, répondit Tom, mais il faut bien qu'on essaie. On commencera par le Manoir Jedusor. D'après nos informations, Voldemort s'en servait comme refuge, peut-être Nagini y sera-t-elle toujours.
La jeune fille hocha la tête, pensive.
- Je pense poursuivre mes recherches sur R.A.B. Je n'ai encore rien découvert, hormis Rosalind Antiogone Bungs et Ruper « A la Hache » Brookstanton, mais ils ne semblent pas du tout correspondre. A en juger par ce mot, la personne qui a volé l'Horcruxe connaissait Voldemort, et je n'ai pas pu découvrir la moindre preuve que Bungs ou « A la Hache » aient jamais eu affaire à lui… Mais je ne perds pas espoir ! rajouta-t-elle farouchement.
Tom la remercia d'un sourire.
- Tu vas venir au mariage de Bill et Fleur ? demanda t'elle brusquement en se tournant vers Harry.
Ce fut au tour du jeune homme de la dévisager avec des yeux étonnés.
- J'avais complètement oublié ça, grogna-t-il, en se passant une main dans les cheveux, contrarié.
Tom le regarda sans mot dire. Il n'avait pas envie que Harry le quitte encore une fois, et il était bien évidemment inconcevable qu'il l'accompagne.
- Si je n'y vais pas, je vais faire de la peine à Mrs Weasley, ce que je ne veux pas. Et si j'y vais, je devrais faire face à eux, et à Ron… Ce que je ne souhaite pas vraiment non plus.
Harry soupira de plus bel, il était face à un vrai dilemme.
- Si tu veux, j'irai au Terrier en avance, histoire de… prendre la température et de calmer un peu les esprits, proposa doucement Hermione.
Harry la regarda avec reconnaissance.
- Oui, merci Hermione.
- Si jamais ça ne va vraiment pas, je te préviendrais.
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Après un voyage qui passa à la vitesse de l'éclair aux yeux de Harry et Tom, le Poudlard Express s'immobilisa au Quai 9 ¾. Hermione les salua directement à leur sortie du train.
- Elvy, Harry, soyez prudent, et prévenez-moi si vous trouvez quelque chose, leur recommanda-t-elle.
- Prudent ? répéta Tom, avec surprise.
- L'assassin rode toujours, rappela Hermione avec sévérité, les sourcils froncés.
Tom et Harry hochèrent la tête, la mine soudainement plus sombre. Après leur avoir dit une bonne dizaine de fois au revoir, elle les embrassa sur la joue, avant de disparaître dans un crac sonore.
Puis ignorant les élèves et les parents trop curieux, Harry et Tom franchirent la barrière, qui les ramenait au Londres moldu. Là, patientaient Vernon et Pétunia Dursley, l'air passablement irrité.
- A te voilà, mon garçon ! Dépêche-toi ! s'écria rudement Vernon.
Tom observa l'étrange couple avec intensité. L'homme était grand et massif, presque aussi rond qu'une barrique, avec une moustache fournie et quasiment pas de cou. La femme était son exact opposé, blonde, avec un long cou, surplombé d'une mâchoire chevaline, elle était longiligne et osseuse. C'en était presque comique. Mais tous deux avaient un point commun, leurs petits yeux plissés, l'air vicieux, et revêche et leur regard désapprobateur braqué sur son amant. Ainsi c'étaient l'oncle et la tante de Harry, ceux-là même qui l'avaient maltraités, et haïs depuis qu'on l'avait laissé sur le pas de leur porte ?
Glacial, il retint Harry par le bras.
- Alors ce sont eux… les Dursley ? demanda-t-il avec mépris.
Au ton de sa voix, Vernon vira immédiatement à l'écarlate.
- Un peu de respect, jeune homme ! tonitrua-t-il. Et d'abord qui êtes-vous ?
Harry observa Tom et les Dursley, légèrement pris de court. Il n'avait pas véritablement envie de déclencher un esclandre, mais en même temps, voir les Dursley se faire remettre à leur place par Tom était une pensée assez jubilatoire. A condition qu'il n'aille pas trop loin…
- Elvy Riddle, je suis un ami de Harry, déclara Tom, après une courte hésitation.
L'idée de répondre Voldemort l'avait effleuré. Pour sûr, cela les aurait probablement terrifiés, scénario pour le moins intéressant, mais… il n'en était pas question.
- Pff, quelqu'un de son espèce, j'imagine, fit dédaigneusement Pétunia, échangeant un regard entendu avec son mari.
- Son espèce ? releva Tom, soudainement menaçant.
- Bon, on y va, coupa Vernon, sans adresser un regard de plus à Tom, et se détournant déjà en direction de la sortie.
- Attendez ! s'exclama Tom, impérieux.
Vernon et Pétunia se retournèrent, affichant une mine surprise et inquiète. Tom braqua sa baguette sur eux, et immédiatement, les Dursley se pétrifièrent d'horreur, jetant des regards de tous côtés, paniqués.
- Elvy, laisse tomber… Ils n'en valent pas la peine.
- Non, Harry. J'ai quelque chose à dire à… ton oncle et ta tante, cracha-t-il.
- Vous… Vous n'avez pas le droit de vous servir de la magie tant que vous êtes étudiant, balbutia Vernon.
Un sourire mauvais étira les lèvres de Tom.
- Mais je suis déjà majeur, murmura-t-il d'une voix doucereuse, alors rien… strictement rien ne m'en empêche ! Donc écoutez-moi bien, abjectes créatures, si vous maltraitez encore une fois Harry, si vous le rudoyez, ou même lui adressez ne serait-ce qu'un seul regard de travers, je reviendrais vous voir… Et vous le regretterez. Compris ?
Vernon et Pétunia hochèrent frénétiquement la tête.
- Je n'ai pas bien entendu, insista Tom, avec délectation.
- Oui, c'est compris ! s'exclama Vernon, d'une voix stridente.
- Bien.
Et sans prêter plus d'attention aux Dursley, Tom se tourna vers Harry pour lui dire au revoir. Le jeune homme semblait à la fois surpris par l'intervention de Tom, et également passablement amusé par l'expression qu'affichaient à présent son oncle et sa tante. En tout cas, entre ça, et l'échange qu'ils avaient eu l'an passé avec Dumbledore, Harry pouvait être certain d'être tranquille pour le peu de temps qu'il aurait encore à passer chez eux.
- Si jamais ils t'embêtent, tu me le dis, hein, Harry ? fit Tom, en lui souriant.
Harry hocha la tête.
- Ne t'inquiète pas, je ne crois pas qu'ils oseront, répondit-il, dans un rictus.
- Parfait, alors à bientôt, Harry.
Et il se pencha pour l'embrasser, sous le regard scandalisé des Dursley, mais qui se gardèrent bien de faire le moindre commentaire.
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Le moment approchait. Le moment où il allait enfin dire adieu à sa « famille ». La perspective de quitter – sans doute pour toujours, il l'espérait – sa tante, son oncle et son cousin, le remplissait de joie. Balayant du regard les murs défraichis de sa chambre, l'armoire et les étagères, vidées de ses affaires, Harry referma sa valise, dans un clic satisfaisant. Hedwige hulula doucement, comme si elle avait hâte elle aussi de partir. Harry farfouilla machinalement dans son sac à dos et glissa une ou deux noix Spécialhibou à travers les barreaux de la cage d'Hedwige. Il était 22h. Et Tom lui avait promis qu'il viendrait le chercher demain matin, à la première heure.
- On s'en va bientôt, très bientôt, lui dit Harry. Et tu pourras voler à nouveau.
Il retira ses vêtements qu'il plia sur une chaise, prêt à être remis le lendemain matin, et il enfila un vieux t-shirt trop grand pour lui, avant de se glisser sous les draps. Il était passablement excité par la perspective de prendre enfin le large, et il doutait d'arriver à dormir, mais il lui restait encore de longues heures avant que Tom n'arrive, il fallait donc bien qu'il essaye…
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Harry sursauta, en clignant des yeux, alors qu'une main le secouait vigoureusement.
- Harry ! Harry, réveille-toi ! Je l'ai trouvé ! lui chuchotait une voix à l'oreille.
Harry se redressa, frottant ses yeux ensommeillés, pour les fixer enfin sur la personne qui venait de le réveiller si sauvagement.
- Elvy… Qu'est-ce que tu fiches là ? C'est déjà le matin ?
Tom se tenait à deux centimètres de lui, et avait l'air surexcité, et impatient.
- Non, il est trois heures, mais justement, je me suis levé pour… enfin tu sais pour quoi, et je suis passé devant une porte, et là, c'était marqué dessus, j'ai trouvé !
- Trouvé quoi ? demanda Harry, complètement perdu.
- R.A.B. !
- Quoi ! Où ça ? s'écria-t-il, cette fois-ci pleinement éveillé.
- Regulus Acturus Black, le frère de ton parrain !
- Le frère de Sirius, murmura-t-il. C'était un Mangemort… Sirius m'a raconté son histoire. Il est devenu un Mangemort quand il était très jeune, ensuite il a eu peur et a essayé de les quitter… Alors, ils l'ont tué.
- Tout concorde ! s'exclama Tom. Si c'était un mangemort, il pouvait m'appro… approcher leur chef et s'il a été déçu, il a dû vouloir abattre Voldemort !
Tom enlaça Harry avec force, il était tellement heureux d'avoir enfin une piste sérieuse, qui le rapprochait de son horcruxe perdu.
- Tu as déjà fouillé sa chambre ?
- Elle est sous l'effet de ma magie, donc elle a entièrement changé d'apparence, mais je peux la défaire, et non, je ne suis pas encore entré. Je suis venu directement ici, car je voulais y aller avec toi, Harry, répondit-il d'une seule traite.
Harry lui sourit, et s'apprêtait à l'embrasser, quand la porte s'ouvrit avec fracas, dévoilant son oncle en pyjama rayé bleu.
- MAIS QU'EST-CE QUE TU FABRIQUES A UNE HEURE PAREILLE ! hurla-t-il. TU PARS ENFIN POUR DE BON DEMAIN, ET TU NE PEUX PAS T EMPEC…
La voix de son oncle s'éteignit dans un étranglement, lorsqu'il aperçut enfin qui était dans la pièce.
- Euh, je… je… n'avais pas vu que… tu avais un invité, termina Vernon, pitoyablement, sous le regard goguenard de Tom et Harry.
- Désolé du dérangement, commença Tom, qui n'avait pas l'air désolé du tout. Mais il y a eu un léger changement de programme.
- Mais… Ce n'est rien voyons, répondit Vernon, comme s'il était tout à fait normal qu'un sorcier se trouve dans la chambre de son neveu à 3h du matin.
- Harry va partir immédiatement, poursuivit Tom d'un ton léger.
- Ah… Bien. Fort bien.
Derrière le dos de Tom, Harry enfilait déjà ses vêtements, avant de fourrer en boule dans son sac à dos, le t-shirt qui lui avait servi de pyjama.
Dans l'encadrement de la porte, les têtes de Pétunia Dursley et de Dudley Dursley apparurent, la mine surprise.
- Que se passe-t-il, Vernon chéri ?
- Il se passe que ton neveu s'en va.
La tante Pétunia observa Harry, passant de son visage, à celui de Tom, puis revenant vers lui.
- Eh bien, voilà, adieu, mon garçon, déclara l'oncle Vernon, d'une voix forte.
Il leva le bras droit pour serrer la main de Harry mais, au dernier moment, il sembla incapable d'un tel geste et se contenta de serrer le poing en le balançant d'avant en arrière, à la manière d'un métronome.
Harry jeta un dernier coup d'œil à sa tante, qui évita son regard, et à son cousin, qui lui, le fixait, immobile, la bouche légèrement entrouverte, et Harry eut un peu l'impression de voir Graup le géant.
- Je ne comprends pas, marmonna-t-il.
- Qu'est-ce que tu ne comprends pas, Popkin ? demanda la tante Pétunia en levant les yeux vers son fils.
Dudley pointa sur Harry une grosse main en forme de jambon.
- Pourquoi est-ce qu'il s'en va ?
L'oncle Vernon et la tante Pétunia se figèrent sur place, dévisageant Dudley comme s'il venait d'exprimer le désir de devenir danseuse de ballet.
- Quoi ? s'exclama l'oncle Vernon.
- Pourquoi il nous dit adieu ?
- Eh bien parce que… parce qu'il va être majeur et qu'il ne souhaite plus vivre avec nous, répondit l'oncle Vernon.
Il se tourna vers Harry, pour lui lancer un regard noir et ajouta :
- Tu ne veux pas, n'est-ce pas ?
- Pas le moins du monde, assura Harry.
- Tu vois bien, reprit l'oncle Vernon à l'adresse de Dudley. Allez, maintenant, vas-y, mon garçon, j'aimerais bien me recoucher.
Et il sortit de la pièce à grands pas. Ils entendirent la porte de la chambre parentale s'ouvrir mais Dudley ne bougea pas et, après avoir fait quelques pas hésitants, la tante Pétunia s'arrêta à son tour.
- Qu'y a-t'il maintenant ? aboya l'oncle Vernon en réapparaissant dans l'encadrement de la porte.
Après quelques instants d'intenses réflexions, et d'une lutte interne apparemment douloureuse, Dudley dit enfin :
- Mais où va-t-il ?
La tante Pétunia et l'oncle Vernon échangèrent un regard. Visiblement, Dudley leur faisait peur.
- Chez moi, Dudley, chez moi, répondit Harry, dans un sourire. Je vais enfin libérer ta seconde chambre, et arrêter de prendre inutilement de la place dans cette maison.
- Je ne crois pas que tu prennes inutilement de la place.
Si Harry n'avait pas vu remuer les lèvres de Dudley, il n'en aurait sans doute pas cru ses oreilles. Son cousin était devenu écarlate, et Harry lui-même était stupéfait et un peu embarrassé.
- Eh bien, heu… Merci, Dudley.
- Tu m'as sauvé la vie.
- Pas vraiment, dit Harry. C'était ton âme que les Détraqueurs auraient prise…
Harry observa son cousin avec curiosité. Ils n'avaient eu pratiquement aucun contact au cours de cet été ou de celui de l'année précédente, car Harry n'était revenu que peu de temps à Privet Drive et il était resté le plus souvent dans sa chambre. Bien qu'il fût touché, il était cependant soulagé que Dudley ait apparemment épuisé sa capacité à exprimer ses sentiments. La tante Pétunia fondit en larmes, et se précipita pour éteindre Dudley.
- C'est si… si gentil, mon Duddy…, sanglota-t-elle, la tête enfouie dans la poitrine massive de son fils. Qu… Quel adorable gar…çon… Di.. Dire merci…
- Mais il n'a pas du tout dit merci ! s'exclama Tom, en fronçant les sourcils.
La scène à laquelle il venait d'assister remontait le cousin de Harry légèrement dans son estime, mais ça, vraiment c'était le comble.
- T'inquiète Elvy, venant de Dudley, ça équivaut à une déclaration d'amour, expliqua Harry, dans un rictus amusé.
- Bon, on y va, demanda Tom, qui commençait à s'impatienter.
Il avait quand même une âme à récupérer lui !
Dudley se dégagea doucement de l'étreinte de sa mère, s'approcha de Harry et lui tendit alors sa grosse main rose.
- Ma parole, Dudley, dit Harry, sa voix couvrant de nouveaux sanglots de la tante Pétunia, les Détraqueurs t'auraient-ils insufflé une nouvelle personnalité ?
- Sais pas, grommela Dudley. A un de ces jours, Harry.
- Ouai…, répondit celui-ci en lui serrant la main. Peut-être. Prends bien soin de toi, Big-D.
Dudley esquissa un sourire puis sortit de la chambre d'une démarche pesante, suivi par l'oncle Vernon. La porte de la chambre de son cousin claqua, et la tante Pétunia qui avait enfoui son visage dans son mouchoir, se retourna en entendant le bruit. Apparemment, elle ne s'était pas attendue à se retrouver seule avec Harry et Tom. Elle fourra précipitamment son mouchoir dans la poche de sa robe de chambre, et dit :
- Eh bien… Adieu.
Puis elle sortit dans le couloir sans lui accorder un regard.
- Adieu, répondit Harry.
Et ils disparurent dans un crac sonore, bagages, et chouette à leur suite.
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Tom et Harry observèrent la porte en silence.
Défense d'entrer sans l'autorisation expresse de Regulus Acrturus Black
R.A.B… Si seulement cela pouvait être lui. Tom inspira profondément, avant d'agiter légèrement sa baguette. Les dorures et enluminures de la porte reprirent instantanément leur aspect d'entant. Il poussa la porte. Elle était verrouillée. Harry pointa sa baguette sur la poignée et prononça la formule :
- Alohomora.
Il y eut un déclic et la porte s'ouvrit.
Ils franchirent le seuil ensemble, jetant des coups d'œil autour d'eux. La chambre de Regulus affichait clairement son affiliation à l'idéologie de la famille Black. Les couleurs vert émeraude et argent de Serpentard étaient partout drapant le lit, les murs et les fenêtres. Les armoiries des Black avaient été peintes avec soin au-dessus du lit, avec leur devise, « Toujours purs ». Au-dessous, des coupures de journaux jaunies étaient fixées au mur, en un collage hétéroclite. Tom traversa la pièce pour les examiner de plus près.
- Elles parlent toutes de moi, dit-il. Il semble que Regulus ait été un de mes admirateurs plusieurs années avant de s'enrôler dans les Mangemorts…
Fixant les feuilles de papier jaunies, Tom lisait, les lèvres pincées, les articles détaillant ses premiers « exploits ». Mon dieu… et dire qu'il avait fait pire après.
- Il était attrapeur, dit Harry, en regardant une photo d'une équipe de Quiddictch de Poudlard.
- Quoi ? demanda Tom d'un ton vague, toujours plongé dans les coupures de journaux.
- Il est assis au milieu du premier rang, c'est là que l'attrapeur… peu importe, répondit Harry, s'apercevant que Tom ne l'écoutait pas.
Il jeta un regard circulaire à la pièce, cherchant des possibles cachettes et s'avança vers le bureau. De vieilles plumes, des manuels scolaires dépassés, une bouteille d'encre renversée, et séchée depuis de longues années… Mais il n'y avait aucun objet de valeur.
- Il y a un meilleur moyen, dit Tom, il leva sa baguette et lança, Accio médaillon !
Rien ne se produisit. Harry poussa un soupir de déception.
- Le médaillon est peut-être là malgré tout… Protégé par des contre-sorts. Des enchantements qui empêchent de le faire venir par magie.
- Comme ceux que Voldemort a jetés sur le bassin de la caverne ?
Tom hocha la tête, pensif, parcourant la pièce avec sa baguette.
- Je ne crois pas qu'il soit là, finit-il par dire.
- Comment le sais-tu ? demanda Harry, surpris.
La magie laisse des traces…, et je ne sens rien d'autre que ma propre magie ici dans cette pièce. Après il est possible qu'elle masque tout autre résidu… mais je ne pense pas. Les sortilèges de protection sont faits pour durer, et sont donc très puissants.
- Il pourrait être quelque part ailleurs dans la maison, dit Harry d'un ton optimiste, alors qu'ils redescendaient l'escalier.
Tom hocha la tête, agitant toujours sa baguette dans l'espoir de capter une source de magie dans la maison.
- Qu'il ait ou non réussi à le détruire, il aurait voulu, de toute façon, le cacher à Voldemort, non ? Quand la maison servait encore de QG pour l'ordre, il y avait tout un tas d'horreurs dont nous nous sommes débarrassés. Il y avait une horloge qui jetait des boulons sur tout le monde, et de vieilles robes qui avaient essayé d'étrangler Ron… Peut-être que Regulus les avait placées là pour protéger l'endroit où il cachait le médaillon…même si on ne s'en est pas rendu compte sur… le…
Harry s'arrêta brusquement.
- Sur le moment… acheva-t-il dans un murmure.
- Qu'est-ce qu'il y a, Harry ? s'inquiéta Tom, voyant l'expression hébété du jeune homme.
- Il y avait un médaillon.
- Quoi ? s'exclama Tom.
- Dans l'armoire vitrée du salon. Personne n'arrivait à l'ouvrir. Et nous… nous…
Harry eut l'impression d'avoir avalé une brique qui lui tombait dans l'estomac. Il se souvint qu'il avait retourné le médaillon entre ses doigts quand ils se l'étaient passé de main en main, chacun essayant de l'ouvrir de force. Ils avaient fini par le jeter dans un sac de vieilleries, avec la tabatière pleine de poudre à Verrue et la boîte à musique qui avait failli endormir tout le monde…
- Vous l'avez jeté ! ? s'écria Tom, horrifié.
Harry hocha la tête, avec amertume.
- Mais… Kreattur a récupéré plein de choses derrières notre dos, rajouta-t-il, avec espoir. Il avait gardé tout un tas d'objet dans son placard dans la cuisine. Viens.
Il dévala l'escalier quatre à quatre, Tom à sa suite. Arrivés à la cuisine, Tom murmura de nouveau un sortilège, rompant l'enchantement qui avait transformé la pièce. Harry observa, fasciné, le processus s'inverser, la peinture s'écailler, les boiseries disparaître, et la saleté et autres immondices reprendre possession des lieux. Une fois terminé, Harry ouvrit la porte du placard. Le nid de vieilles couvertures crasseuses dans lequel Kreattur dormait autrefois était de nouveau en place, mais on ne voyait plus briller les bibelots que l'elfe de maison avait récupérés dans les poubelles.
- Evidemment, soupira Tom, avec agacement.
- Ce n'est pas fini, dit Harry.
Il éleva la voix et appela :
- Kreattur !
Il y eut un crac ! sonore et l'elfe de maison que Harry avait bien malgré lui, hérité de Sirius surgit de nulle part, devant la cheminée vide et froide. L'elfe, toujours aussi crasseux qu'à son accoutumé, posa sur Harry un regard méprisant.
- Maître, coassa-t-il de sa voix de crapaud.
Il s'inclina et marmonna, fidèle à ses vieilles habitudes. Tom haussa un sourcil, ainsi voilà l'abjecte créature qui avait osé envoyer des vers en guise de cadeau à Harry ?
- J'ai une question à te poser, dit Harry, et je t'ordonne de répondre la vérité. Compris ?
- Oui, maître, répliqua Kreattur, en s'inclinant profondément une fois de plus.
Harry commença donc à le questionner sur la présence du médaillon, et à leur grand soulagement, Kreattur leur annonça qu'il l'avait bien récupéré.
- Où est-il, maintenant ? demanda Tom, avec jubilation.
Kreattur ferma les yeux, comme s'il ne pouvait supporter de voir leur réaction au prochain mot qu'il prononcerait.
- Disparu.
Devant l'expression figée des deux jeunes hommes, l'elfe se mit à coasser, dans un frémissement de peur et de colère :
- Mondingus Fletcher ! Mondingus Fletcher a tout volé : les photos de Miss Bella et Miss Cissy, les gants de ma maîtresse, la médaille de l'Ordre de Merlin, première classe, les coupes gravées aux armoiries de la famille et, et… et le médaillon, le médaillon de monsieur Régulus ! laissa-t-il échapper dans un cri à glacer le sang. Kreattur n'a pas su exécuter les ordres !
Voyant l'elfe se précipiter sur le tisonnier, Tom l'immobilisa d'un sort, avant que Harry ne lui ordonne de rester tranquille.
- Kreattur, redresse-toi et raconte-moi tout ce que tu sais sur ce médaillon, sur Mondingus, et tout ce que Regulus avait à faire avec cet objet !
L'elfe, assis par terre, se pelotonna en boule, appuya son visage plein de larme contre ses genoux, et commença alors son effroyable récit…
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- Et alors Kreattur a échangé les médaillons… et il a regardé… quand M. Regulus…a été entraîné sous l'eau… et…
Harry et Tom observèrent l'elfe avec pitié, alors que ce dernier reprenait difficilement sa respiration, avant de poursuivre.
- Rien de ce que faisait Kreattur n'arrivait à l'abîmer, gémit l'elfe, ses sanglots redoublant de plus belle.
Tom échangea un regard avec Harry.
- La vie des elfes est vraiment atroce…
Harry hocha lentement la tête.
- Kreattur, dit-il, au bout d'un moment, quand tu te sentiras prêt, tu voudras bien t'asseoir, s'il te plaît ?
Lorsque l'elfe fut suffisamment calmé, Harry reprit avec douceur.
- Je voudrais te demander quelque chose. Kreattur, je voudrais, s'il te plaît, que tu ailles chercher Mondigus Fletcher. Nous devons absolument savoir où se trouve le médaillon – le médaillon de M. Regulus. C'est très important. Nous voulons terminer le travail entrepris par M. Regulus, nous voulons… heu… faire en sorte qu'il ne soit pas mort en vain.
- Trouver Mondingus Fletcher ? coassa Kreattur, en levant les yeux vers Harry.
- Et l'amener ici, square Grimmaurd, ajouta Harry. Tu crois que tu pourrais t'en charger ?
Kreattur se releva, en acquiesçant d'un signe de tête. Tom eut une soudaine inspiration. Il sortit de sa poche le faux Horcruxe, le médaillon de Regulus et le tendis à Kreattur.
- Tiens Kreattur, je voudrais te donner ceci, dit-il en glissant le médaillon dans la main de l'elfe. C'est celui de M. Regulus, et je suis sûr qu'il aurait voulu te le léguer.
Harry observa Tom avec surprise, tandis que l'elfe laissait échapper un véritable hurlement de joie, mêlés de stupéfaction et de détresse.
Après s'être calmé, et après avoir rangé précieusement son trésor, Kreattur s'inclina alors profondément devant Harry et Tom, et enfin il transplanna,
Au départ de l'elfe, Tom tourna brusquement la tête vers le couloir.
- Qu'est-ce qu'il y a ? demanda Harry.
- Je ne sais pas… j'ai eu l'impression qu'on nous observait, répondit Tom, en fronçant les sourcils.
- Hominum revelio, murmura Harry.
Mais rien ne se mit à briller, et après une rapide inspection, ils ne trouvèrent âme qui vive. Tom haussa les épaules.
- J'ai dû rêver, dit-il tout en jetant à nouveau son sortilège, rendant sa magnificence aux pièces de la maison.
- En parlant de rêve… Et si nous allions nous recoucher, murmura Harry au creux de l'oreille de Tom, qui esquissa un sourire, avant de saisir brusquement le jeune homme par la taille.
Harry haleta, lorsqu'il sentit la langue impatiente envahir sa bouche avec délice, et les doigts fébriles de Tom se glisser sous son t-shirt. Se détachant de Tom, les yeux fermés, Harry se laissa glisser à tâtons sur le canapé du salon.
Ainsi alangui, Harry entreprit de retirer ses vêtements, et faillit gémir lorsque le regard embrasé de Tom parcourut son corps avec passion. Se mettant nu à son tour, il s'allongea au-dessus de Harry, faisant ainsi entrer en contact leur peaux brûlantes, tandis qu'il embrassait de nouveau Harry avec fougue.
Délaissant ses lèvres quelques instants, il plongea dans son cou, avant de faire descendre sa langue sur son corps, dans de multiples baisés et caresses, qui laissèrent Harry, pantelant, les sens en ébullition.
Tom finit par poser ses mains sur la ceinture de Harry, qui hoqueta légèrement, tandis que Tom lui susurrait à l'oreille, dans un sourire plein de promesses :
- Cette fois-ci, tu seras mien…
A ces mots, Harry sentit une profonde excitation l'envahir. Et bientôt, ils furent pressés l'un contre l'autre, nus, leurs lèvres scellées, redécouvrant leurs corps, leur peau, leur souffle. Tom laissa sa main s'égarer vers le sud de leur anatomie et entreprit de caresser leur sexe ensemble. Lentement, avec douceur puis de plus en plus vite. Et bordel, Harry crut défaillir tellement s'était bon.
- Elvy, doucement, je vais… gémit Harry, en se mordant la lèvre.
Tom ralentit légèrement la cadence, ne voulant pas déjà mettre un terme à leur réjouissance. Il entreprit de préparer doucement son amant avec tendresse, distrayant le jeune homme de l'intrusion soudaine par des baisés papillons.
Harry n'avait pas peur.
Il avait guidé leur amour la première fois, et Tom l'avait laissé l'aimer complètement, entièrement et sans condition. C'était désormais son tour de le laisser l'aimer.
Lors que Tom le pénétra, très lentement, la douleur était présente, mais en même temps que la chaleur vive qui se répandait en lui, tel un torrent de lave incandescent et… il le sentait enfin pleinement.
Lorsque Tom lui releva légèrement les jambes, Harry ne put retenir un léger hoquet de surprise, mêlé de plaisir.
- Oui… Juste là, murmura-t-il, les yeux fermés.
Et Tom obéit. Plus vite, plus fort, murmurant son prénom aux creux de son oreille, Harry se sentit rapidement partir dans une vague, il jouit, ouvrant les yeux, plongeant son regard émeraude dans celui carmin et incandescent de Tom, qui le suivit rapidement dans un râle rauque.
Pressés l'un contre l'autre, ils reprirent lentement leur respiration.
- Tu es encore là ? demanda Harry alors que sa main parcourait des arabesques dans son dos.
Seul le souffle devenu régulier de Tom lui répondit. Dans un sourire, Harry lui murmura alors à l'oreille :
- Je t'aime, Elvy.
A suivre…
