Coucou à toutes ! Merci à Kaname20, Wyneo, lion, Rosalie-Cullen03, Pat, Strawberryfrench, Kccb, gaellezjey, Axellelia3, CeCe77.1991, Pims10, apfeltorte et bellanais pour leur reviw sur le dernier chapitre !

Wyneo :

Merci pour ta review qui me fait très plaisir ! C'est un peu le but que tu ne sache pas quoi en penser pour le moment, j'espère que les explications t'aideront )

lion :

Merci beaucoup pour ta review !

Pat :

Merci beaucoup, je suis ravie que l'histoire te plaise !

Kccb :

Merci, je suis vraiment ravie que cette histoire te plaise ! La réaction de Bella est pour ce chapitre !

apfeltorte :

Merci pour ta review ! Mais mieux vaut tard que pas du tout comme on dit !

Comme tu dis, mais je suis d'avis que c'est enlevant le pansement d'un coup, qu'on a moins mal, c'est un peu ce qu'il s'est passé avec le passé de Bella. Elle redoutais de devoir l'affronter et finalement, elle l'a fait tout de suite ) Merci, prend soin de toi aussi

Merci pour toutes ces review, j'espère que vous allez continuer, n'oubliez pas, 5 review minimum pour avoir la suite en temps et en heure.

Sinon, j'en profite pour faire un peu de pub à une auteure qui a beaucoup de talent. Je ne sais pas si vous connaissez l'histoire de Kaname20 : « You only live once » mais c'est une très bonne histoire qui mêle enquête policière, mystère, humour et un peu de romance. Ses chapitres sont de mieux en mieux au fil de l'histoire et je suis vraiment prise dans l'enquête. Je vous la recommande chaudement, surtout qu'on apprend plein de truc !

Merci à crazybells pour la correction.

Bonne lecture.


Je reste bloquée sur la bombe que vient de lancer Edward. Est ce que je suis normale parce que je ne lui en veux pas ? Pas vraiment, du moins il n'était qu'un gamin à cette époque et il n'est plus le même, des gamins de 13 ans qui ont piqué la voiture de leurs parents, ça ne court peut-être pas les rues mais ça reste assez fréquent. Et si mon père n'a pas tenu Edward pour responsable et n'a rien consigné dans son casier judiciaire, c'est qu'il y a une bonne raison. Comment est ce que je peux savoir que cet incident n'apparaît pas sur le casier de l'homme en face de moi ? Tout simplement parce que pour rentrer à l'armée, il faut un casier aussi vierge que la pucelle d'Orléans. La seule branche militaire qui, à ma connaissance accepte des personnes avec un casier judiciaire, c'est la Légion Étrangère française.

Edward a fortement pâli depuis sa confession et évite même de croiser mes yeux en regardant obstinément face à lui, le tableau vert pour les craies, maintenant remplacé par un tableau blanc, de la même matière que les ardoises. Si Edward pense me faire fuir avec cet aveu, il se trompe fortement. Je ne compte pas partir en courant ou le laisser me fuir, je tiens bien trop à lui pour ça, je me suis peut-être caché la vérité à moi-même ces derniers mois mais je suis amoureuse de lui. Oui, je me suis inventée tout un tas d'excuses pour ne pas l'admettre parce que c'est plus facile que de se lancer mais Edward mérite que l'on fasse cet effort pour lui.

-Edward, regarde moi s'il te plaît, je lui demande et puisqu'il s'obstine à ne pas croiser mon regard alors je prends délicatement son visage en coupe entre mes mains, il exerce un mouvement de recul à mon toucher, comme si il craignait que je ne le gifle pour cet aveux.

Délicatement, je fais en sorte que son visage soit en face du mien même si il s'efforce à baisser ses yeux, toujours pour éviter les miens. L'heure n'est plus vraiment aux paroles, nous aurons tout le temps de discuter après, non, il est temps que je lui montre qu'il compte à mes yeux et que je ne compte pas le laisser partir de sitôt. Gardant toujours son visage, ses joues un peu camouflées par sa barbe de fin de journée, je rapproche mon visage du sien, finissant pas presser avec délicatesse et presque avec prudence, mes lèvres contre les siennes. Ses lèvres sont douces, un peu gercées à cause du froid mais ce n'est pas dérangeant, elles ont aussi un petit goût de café et j'en aurais souri si je ne profitais pas à fond de ce baiser, qui n'est pas passionnel ou enflammé mais qui, j'espère, fait passer tout l'amour que je ressens pour Edward.

Nous finissons par nous écarter l'un de l'autre alors que le manque d'air commence à se faire ressentir. Edward ne m'a pas repoussée, ce qui est déjà une victoire. Je lâche aussi son visage et une lueur d'incompréhension brille dans les yeux d'Edward.

-Pou… Pourquoi tu as fait ça ? Po… Pourquoi est ce que tu viens de m'embrasser ? Bégaie le jeune homme. Je viens de te dire que j'ai failli tuer ton père, que je ne mérite même pas ton amitié et tu m'embrasses ? S'énerve Edward. Mais qu'est ce qui ne tourne pas rond chez toi ? Me demande-t-il en se levant brusquement du tabouret sur lequel il était assis.

Je le laisse s'énerver et crier, il peut le faire autant qu'il le souhaite, je ne bougerais pas et si il part, je le suivrais. Ça l'énerve encore plus que je ne réagisse pas, que je reste assise sur le tabouret, même si je me suis tournée pour pouvoir le regarder.

-Mais bon Dieu, réagis ! Tu veux que je me répète ? J'ai failli écraser ton père alors que je conduisais la voiture de ma mère quand j'avais 13 ans !

-J'avais très bien entendu la première fois, je réponds d'un ton calme. Mais ça ne change rien. Ça ne change rien et tu le sais, parce que sinon, tu n'essayerais pas de me mettre en colère, mais ça ne fonctionne pas. Je ne sais pas ce qu'il s'est passé pour que tu piques la voiture de ta mère et que tu conduises alors que tu n'avais que 13 ans, mais tu devais avoir tes raisons et mon père avaient les siennes pour ne pas le consigner sur ton casier judiciaire.

Edward semble désarçonné par ma réponse et mon ton calme. Si je suis ma logique, il vivait à ce moment là une période compliquée même si ça n'excuse pas tout. Et mon père n'a pas laisser passer l'incident sans rien exiger en retour, comme des travaux d'intérêts généraux ou autre. Alors, dans un sens, Edward a payé sa peine, ce n'est pas mon rôle de le juger, la justice s'en est déjà chargée, comme Madame Masen a dû le faire aussi.

-Mais comment tu peux penser ça et me trouver des excuses ? On dirait que ça ne te fait rien ? S'emporte Edward. J'ai failli renverser et tuer Charlie.

-Bien sûr que ça me fait quelque chose mais ce n'est pas en le répétant inlassablement que tu me feras fuir ! Assis toi et explique moi ce qu'il s'est passé, sans te focaliser sur ce qui aurait pu arriver.

Mais au lieu de s'asseoir comme je lui ai demandé, Edward se met à faire les cents pas devant notre ancienne paillasse. De le voir comme ça, me brise le cœur mais je le laisse chercher ses mots. Toutes les 6 secondes, il se passe une main dans ses cheveux, les rendant encore plus ébouriffés, ce qui en d'autres circonstances le rendrait totalement sexy mais qui ne fait qu'ajouter cette impression de mal être qui émane de lui.

-C'était le jour de mon treizième anniversaire, le premier que je passais sans mon père et ma mère travaillait à la maison pour être quand même présente pour ce jour spécial. C'est comme ça qu'elle appelle les anniversaires : « les jours spéciaux ». Mais ce jour là, ce n'était pas spécial ou alors pas dans le bon sens du terme. Mon père me manquait, avant, il prenait toujours un jour de congé pour mon anniversaire, pour que nous passions la journée ensemble, même si être le seul avocat de Forks, lui prenait beaucoup de temps.

Edward fait une pause dans son récit et il en profite pour enfin s'asseoir sur le tabouret, les épaules voûtées comme si il porte tout le poids du monde sur ses épaules. Même lorsqu'il est venu dans mon bureau avec Siobban pour nous raconter ce qu'ils avaient vécu, il ne semblait pas aussi fragile et perdu. Je voudrais pouvoir le réconforter, lui dire quelque chose mais j'ai peur que si j'ouvre la bouche maintenant, il arrête de se confier et il a besoin de tout sortir parce que j'ai le sentiment que ça lui pèse sur la conscience.

-Je voulais aller au cimetière pour faire comme d'habitude, même si ça n'aurait pas été pareil mais le cimetière était trop loin pour que j'y aille à pied. Alors, j'ai pris les clés de voiture de ma mère qu'elle laissait dans son sac à main et j'ai réussi à partir de la maison sans m'encastrer dans la façade, un vrai exploit, ironise Edward. Mais une fois sur la nationale, j'ai voulu faire comme tout le monde et rouler plus vite mais j'ai perdu le contrôle de la voiture. J'ai voulu faire comme les adultes alors que je n'avais jamais conduit de ma vie, alors bien sûr, ça a dégénéré. Ton père était en train de traverser à l'entrée de la ville, j'ai appuyé de toutes mes forces sur la pédale du frein mais j'allais toujours beaucoup trop vite. Heureusement ton père a eu le réflexe de se reculer et j'ai fini par m'arrêter, presque 5 mètres plus loin.

Si depuis qu'Edward a lancé sa bombe, il évitait de croiser mon regard, lorsqu'il se tourne vers moi, après cette première partie d'explication, il plonge ses deux iris vertes dans les miennes et je peux y lire tout le doute et la peur qu'il ressent. Je me lève de mon tabouret, le regardant toujours droit dans les yeux jusqu'au moment, où je ne peux plus et je le sers contre moi. J'ai besoin de cette étreinte autant que lui, je fléchis un peu les genoux et je pose ma tête sur son épaule. Je le sens un peu rigide au départ, mais il finit par accepter le contact et il m'entoure à son tour de ses bras.

Trop rapidement à mon goût, je suis obligée de me redresser, ma jambe gauche n'étant pas trop pour, pour supporter pratiquement tout mon poids. Mais ce n'est pas pour autant que je m'éloigne d'Edward, bien au contraire. J'attrape à l'aveugle, le tabouret derrière moi et je le rapproche pour pouvoir m'asseoir en face d'Edward, le bord de la paillasse étant à ma gauche. Nos genoux se frôlent mais ce n'est pas assez alors je lui prends sa main gauche que je sers dans ma main droite.

-Mais ça ne se finit pas comme ça. Je connais mon père, il a dû venir vers la voiture, t'engueuler parce qu'il a eu peur, mais pour toi, pas pour lui et il a prévenu ta mère, je devine, connaissant le côté protecteur de mon père.

-Quelque chose comme ça. Quand j'ai vu le shérif qui arrivait vers moi, j'ai éclaté en sanglots, je savais que j'avais fait une énorme bêtise mais je voulais simplement voir mon père. Je l'ai dit à Charlie après qu'il m'eut passé un savon, il a très vite arrêté de me disputer quand il a vu dans quel état j'étais. Il m'a simplement fait descendre de la voiture, la garée, m'a fait monter dans sa voiture de patrouille pour me conduire au cimetière. Et une fois que nous sommes retournés dans sa voiture, il m'a conduit au commissariat où il a appelé ma mère.

-Edward, tu pensais que j'allais fuir à cause de cette histoire ? Je lui demande gentiment en lui faisant un sourire. C'était une bêtise, et tu as raison, ça aurait pu avoir de plus graves conséquences, mais ça arrive. Tu étais triste et tu pensais faire quelque chose bien. Quant au fait que tu as l'impression de m'avoir « volé » un peu mon père, ce n'est pas le cas. Charlie a toujours été là pour moi, mais il voulait et pouvait aussi s'occuper de toi.

-Tu es certaine que tu ne m'en veux pas ? M'interroge Edward.

J'aime la façon qu'il a de se montrer fragile, de pas masquer ce qu'il ressent comme le font la plupart des hommes parce qu'ils ont peur d'être moins virile, même si la virilité ne se résume pas à ça. J'aime que l'ancien militaire soit sensible, qu'il montre ses faiblesses. Ses yeux rougis, ses traits qui se détendent peu à peu et ses cheveux en bataille me font l'aimer encore plus.

-Certaine, je lui réponds. Je ne sais pas comment tu te perçois, je commence. Mais tu un homme bon et beau, pas seulement d'un point de vue physique, même si la nature t'a bien gâté, je plaisante. Mais aussi à l'intérieur, tu te soucis des autres, de moi et j'aime ça chez toi. Je… Ne fuis pas mais il faut que je te dise quelque chose. Tu es important pour moi, je l'ai su dès que j'ai lu ton nom sur ton dossier médical, tu es important et plus le temps passait, plus tu restais au centre, plus tu occupais une place importante dans ma vie… et dans mon cœur.

-Bella, m'interrompt Edward, les yeux encore plus rougis. Ne poursuis pas, pas maintenant parce que j'ai peur que mon cœur ne survive pas à d'autres fortes émotions.

-Comme tu le souhaites, je réponds en retenant des larmes alors que je tente de sourire. Est ce que je peux t'embrasser alors ? Je l'interroge avec une pointe d'espoir dans la voix.

Il ne réponds rien, approchant seulement son visage du mien et cette fois ci, le baiser est plus passionné et même si j'apprécie fortement ses lèvres posées sur les miennes, j'ai rapidement besoin de plus alors je passe ma langue sur les deux replis cutanés pour réclamer l'accès à sa bouche. Il prend ensuite les choses en charge et nos langues entament une danse qu'elles seules connaissent. Paradoxalement, notre baiser me semble avoir duré des siècles d'un côté et que quelques nanosecondes de l'autre. Nous nous séparons pour, à nouveau, faire entrer de l'air dans nos poumons.

Lorsque Edward tire légèrement sur ma main qui tient toujours la sienne, je me lève pour le suivre et nous quittons le lycée. Je suis heureuse que nous ayons pu discuter même si je ne lui ai pas encore dit tout ce que j'ai sur le cœur. Il me reste deux semaines avant que je ne reparte pour le Montana et le centre. Je ne sais toujours pas comment notre relation peu évoluer, si elle évolue. Je ne peux pas lui demander de quitter Forks et son travail de Port Angeles pour moi, ce serait égoïste, d'autant que je n'ai rien à lui proposer dans la technologie à Melstone. Et je ne peux pas non plus tout quitter pour revenir à Forks, ce n'est même pas envisageable parce que j'aime ce que je fais, ce que j'ai battis avec le centre. Je suis utile, j'aide les autres, je suis bien entourée par mes amis, ma famille et il n'y a pas de meilleur endroit que le ranch pour ce que je fais.

Est ce que notre relation est condamnée avant même d'avoir débuté ? Ou est ce que c'est moi qui me pose bien trop de questions ?

-Tu vas bien ? M'interroge Edward alors que nous arrivons à la hauteur de sa voiture. Je n'ai même pas eu conscience d'avoir quitter le lycée et m'être retrouvée sur le parking.

-Oui, je le rassure. Ça va et toi ?

-Mieux maintenant. Merci de m'avoir écouté et de ne pas m'avoir jugé, j'avais peur de ce que tu aurais pu penser, même si au fond, je savais que tu serais parfaite comme d'habitude.

-Je suis loin d'être parfaite et tu le sais, je lui réponds alors que mon cœur manque un battement. Il ne peut pas me dire quelque chose comme ça et me demander de ne pas lui avouer mes sentiments tout de suite. Ce n'est pas possible.

-Tu es parfaite à mes yeux, même si tu as des défauts comme tout le monde.

Ma gorge se noue sous la pression pour retenir mes larmes. C'est lui qui est parfait à mes yeux. Je me retiens encore une fois de justesse de lui dire à quel point je suis amoureuse de lui mais puisqu'il conduit, je me tais. Une fois devant la maison de Charlie, je note qu'il manque encore la voiture de patrouille de mon père mais je sais qu'il ne tardera pas à rentrer. Je me tourne vers Edward, ne sachant pas quoi lui dire. Alors je l'embrasse furtivement sur les lèvres avant de murmurer « Je t'aime ». Je ne sais pas si il a entendu mais je n'attends aucune réponse avant de sortir de la voiture et de rentrer dans la maison de mon père, même si avant de refermer la porte derrière moi, je lui fais une signe de la main.

Une fois la porte refermée, je monte jusque dans ma chambre et l'envie de crier de frustration me vient. Je m'allonge sur mon lit après m'être défait de mes vêtements d'extérieur comme ma veste et mon écharpe. J'ai aussi enlevé mes chaussures. Je regarde le plafond pendant un moment, repensant à cette après midi forte en émotions. Sans mentir, j'admets que j'aurais voulu qu'Edward me laisse parler et lui dévoiler ce que j'ai sur le cœur.

Je sors de ma léthargie lorsque j'entends mon père qui rentre du travail. Je me force à me lever pour ne pas rester comme une adolescente en mal d'amour, sur son lit. Je descends les escaliers avec des pas aussi lourds que mon cœur.

Nous dînons avec Charlie qui me raconte sa journée et me questionne sur la mienne.

-Tu ne m'avais pas dit que c'était Cindy Stanley la secrétaire au poste, je lui fais remarquer. Je me demande laquelle des deux sœurs m'est le plus antipathique ?

-Bella, ricane mon père. Je n'ai pas vraiment eu le choix, une fois qu'Helen a pris sa retraite, les candidatures ne se sont pas bousculées pour reprendre le poste, j'ai fini par embaucher Cindy même si elle ne fait que ce qui l'arrange.

-Comme m'empêcher de voir mon père parce que je n'ai pas rendez vous et qu'elle n'a aucune preuve que je suis bien moi ? J'ironise. Je tiens d'ailleurs à préciser que je venais de lui montrer ma carte d'identité.

-Je sais de quoi elle est capable, toute l'après midi, je l'ai entendue se plaindre de toi au téléphone avec sa sœur.

-Je les plains d'avoir une vie si ennuyante qu'elles sont obligées de parler sur celles des autres.

-Qu'est ce que tu veux, elles sont jalouses parce que tu as réussi dans la vie et que tu avances, ce qu'elles ne font pas.

-Je le sais, je réponds. Mais je m'en fiche de ce qu'elles peuvent penser, je sais ce que je vaux grâce à toi, à maman et à toutes les personnes qui se soucient de moi.


Voilà pour ce chapitre fort en émotion et surtout pour le premier baiser de Bella et Edward !

N'oubliez pas, 5 review minimum !

Restez bien chez vous pour vous protéger et protéger vos proches et j'espère que vous allez toutes et tous bien ! A la semaine prochaine !