Bonjour bonjour, j'ai pas eu le temps d'écrire quelque chose depuis un (très long) moment, alors histoire de dire que je suis pas morte, je publie cette antiquité, écrite sans doute y a trois quatre ans facile, et non publié à l'époque car le doute m'avait envahi (genre : est-ce vraiment drôle ?). Il y a des références à de vraies fanfictions dedans, bravo à tous ceux qui les comprendront. Sur ce, bonne lecture, j'espère que ça vous plaira quand même !
Rating : R pour cause de vulgarités
Disclaimer : M. Kurumada
-Non mais c'est pas possible ! Encore une débile qui écrit n'importe quoi sur moi ! S'emporta Shion en jetant violemment son exemplaire de Fanfic Sanctuary Magazine sous le regard vaguement étonné de son ami Dohko.
Fanfic Sanctuary Magazine – FSM(1) pour les intimes – était un hebdomadaire officiellement interdit au sein du Sanctuaire, mais qui officieusement circulait presque librement entre ses murs.
En effet, après que monsieur Masami Kurumada a fini de raconter leurs palpitantes aventures de manière on ne peut plus épique et un peu mensongère sur les bords (ils ne s'étaient JAMAIS sacrifiés face au mur des lamentations : ils étaient juste tombés dans les pommes, le temps qu'ils reviennent à eux, Athéna avait tabassé Hadès – sans l'aide du Pégase, un sceptre suffisait à faire des commotions cérébrales – puis ils étaient remontés tous ensemble, en récupérant Shion au passage, puis Athéna leur avait rendu leur corps grâce à son cosmos dans la foulée) et que l'anime se soit achevé, de nombreuses personnes à travers le monde s'étaient mises à écrire des histoires complétant celles qu'ils avaient lu ou vu, quand ils n'en inventaient pas des nouvelles. Cela avait donné naissance au FSM, qui publiait régulièrement les diverses parutions à ce sujet.
Athéna l'avait interdit, sans donner de raison. Certains avaient donné plusieurs explications, plus moins prudentes, mais la plupart convergeait pour dire que c'était à cause de l'image que l'on donnait d'elle dans ces histoires. À savoir, celle d'une cruche égoïste incapable de faire quoique ce soit de ses dix doigts. Les dieux étaient des êtres extrêmement susceptibles en plus d'être caractériels, Athéna ne dérogeait pas à la règle. À se demander comment tous les impertinents n'avait pas été maudits ou tués dans d'atroces souffrances...
Mais plus important que l'horreur d'un chevalier devant la médisance envers leur sacro-sainte déesse adulée et adorée, il y avait leur égo surdimensionné qui aimait être flatté.
Les saints raffolaient donc tous pour la plupart de ces lectures, avec bien entendue une préférence pour celles dont ils étaient les héros. Mais chacun pour des raisons qui leurs étaient propres.
Milo aimait beaucoup une certaine histoire se plaçant dans un univers alternatif. On y faisait dire de la bouche de Shaina la vipère elle-même qu'il était le meilleur amant de la capitale française, les personnages le considérait comme un ange, non, il aimait bien cette histoire, il n'en était pas le héros officiel, mais c'était un détail finalement, car c'était tout comme. Et puis, cela compensait les histoires faisant de lui le débile du coin.
Son grand ami Camus, lui, ne partageait pas cet avis. Il était chevalier des glaces, pas un FRIGIDE comme le prétendait cette femme, quelle idée... Et puis qu'est-ce que c'était que cet acharnement à toujours vouloir le mettre en couple avec le scorpion ? Ils étaient amis, bordel, AMIS ! Et puis il n'était pas même pas gay d'abord. Même si on pouvait difficilement l'accuser d'être hétéro non plus.
Camus avait donc tendance à boycotter toutes les fanfictions. Monsieur avait sa petite fierté, et n'aimait pas qu'on critique son célibat choisit, son caractère jugé froid (alors que tout le monde ici savait que c'était un vrai boute-en-train) et ses choix de vie. Mais bon, il jetait quand même un coup d'œil de temps en temps pour voir de quoi ça parlait. Et parfois, il lisait même en entier quand ça ne le concernait pas.
Aldébaran au contraire était content dès qu'on parlait de lui. Cela n'arrivait pas si souvent, alors il en profitait, même quand on le mettait en couple avec des gens avec lesquels il n'avait jamais dit grand-chose à part bonjour parfois de temps en temps. En fait, ça l'amusait plutôt. Il aurait bien aimé faire une étude sur le côté tordu, malade, dérangé et malsain de l'esprit humain à partir de tous ces écrits, mais il était stipulé au début de chaque magazine qu'une présélection des textes était faite sur tous ceux existants. Sur quels critères, ce n'était pas précisé, sans doute étaient exclus les textes à l'orthographe trop hasardeuse ou bien aux propos trop choquants ? Dans tous les cas, cela faisait que cet échantillon n'était pas représentatif. Dommage.
Mü lui s'interrogeait sur le nombre de personne qui s'obstinait à penser qu'il était en couple avec Saga. C'était l'ancien assassin de son maître tout de même ! Et puis il ne l'avait jamais beaucoup fréquenté... Non, qu'on l'imagine avec Shaka ou Aldébaran, il pouvait le comprendre, ou plutôt l'imaginer, vu qu'ils étaient de bons amis, mais avec Saga, franchement ! Et puis qu'est-ce que c'était que toutes ces histoires sur cette prétendue enfance qu'ils auraient passé ensembles ? Il savait à peine à quoi ressemblait le gémeau à l'époque ! Non, vraiment, c'était n'importe quoi et Mü pensait sérieusement à écrire et publier ses mémoires afin de résoudre ce problème... Même si quelque part, il préférait cette tendance à celle qui voulait le voir avec son collègue Deathmask. Avait-il réellement une tête à vouloir avoir ce genre de relation avec une personne dont le prénom était Death, sincèrement ?
Kanon avait le même problème, mais avec Rhadamanthe. Ils avaient quand même cherché à s'entre-tuer, quoi ! Certes, en cherchant bien, on pouvait sans doute le trouver séduisant... Mais il avait quand même beaucoup trop de poil pour lui ! La petite serveuse du bar à côté de la mairie de Rodorio par contre avec son bonnet D lui convenait bien mieux.
Shaka lui, n'y touchait jamais, prétextant qu'ils n'avaient pas se soucier de ces textes sous-littéraires complètement impies. En vrai, et cela seul Mü le savait pour avoir été présent lors de la scène du crime, une fois il s'était abaissé à la lecture de l'une de ces histoires, et qu'elle n'avait pas été sa surprise de voir que non seulement l'auteur faisait de lui l'amant de son voisin Aiolia, mais qu'en plus elle le faisait porter son enfant !
Le choc avait été trop grand, il avait désintégré le magazine d'un flux de cosmos non maîtrisé – et le tapis de Mü par la même occasion, mais il lui en avait racheté un autre – et désormais il refusait de s'approcher de moins d'un mètre de l'un de ces recueils.
Saga par contre ADORAIT ces histoires. Toutes. Bon après d'accord, il était toujours un peu gêné de lire des ébats entre lui et un de ces collègues (y en avait qui avaient quand même des idées farfelues : lui et Shion ? Lui et son frère ? Non mais quelles idées !), mais ça ne l'empêchait pas de les lire, car rares étaient celles où il n'avait pas un beau rôle et où on ne redorait pas son blason tâché de traîtrise à l'insu de son plein gré. Et parfois, on lui mettait de belles nanas dans les bras et ça, c'était cool. Il y avait eu une belle brune aux yeux bleu une fois, Saga avait regretté de ne pas l'avoir connue en vrai. La perfection qu'il incarnait – à une schizophrénie près – aurait mérité de s'allier à une femme pareille.
Et puis ça l'amusait de voir son frère être réciproquement aimé de Rhadamanthe. D'ailleurs, il s'était souvent moqué de lui à ce propos, disant qu'il accepterait pleinement d'avoir un tel beau-frère. Il avait arrêté quand Kanon lui avait dit qu'il rirait moins quand on écrirait qu'il tomberait enceint d'Aldébaran. L'image mentale l'avait beaucoup perturbée.
Shura lui se demandait à quel moment il avait pu faire quelque chose qui pouvait faire croire qu'il s'entendait bien, voir qu'il était amoureux d'Aphrodite et/ou de Deathmask, mais il avait beau chercher, il ne trouvait pas. Pas qu'il ne les aimait pas hein, il avait beaucoup de respect pour eux... mais il ne les connaissait pas vraiment. Alors être amis...
Quant à Aphrodite et Deathmask ne s'étaient jamais beaucoup appréciés. Trop différents. Alors toutes ces fics où ils étaient amoureux transis l'un de l'autre les défrisaient passablement. Mais il y en avait une qui avait leur approbation totale. Bon il était dit qu'ils formaient un ménage à trois avec la bête à corne du dixième, mais c'était très secondaire par rapport au redorement de blason dont ils bénéficiaient. Et c'était bon. Vraiment bon. De lire qu'ils n'étaient ni des traîtres, ni des lâches, ni de sales enflures, ni un dépravé à la cervelle de moineau, c'était bien.
Ils avaient chacun de leur côté conservé scrupuleusement chaque chapitre, dans sa petite bibliothèque pour le poisson, dans sa table de nuit pour le cancer. Avec toutes les autres fanfictions dont il était le héros. Mais c'était un secret qu'il ne fallait pas ébruiter.
Aiolia aimait bien ces histoires également. Il était content quand il en était le héros ou avait le beau rôle, et très heureux quand il voyait que certains avaient compris les liens qui l'unissaient avec l'Aigle Marin. Au détail près que leur histoire à eux n'avait pas marché dans la réalité...
Quant à Aioros, cela le laissait perplexe. Il ne comprenait pas cette volonté que de mettre autant de gays dans les remparts du Sanctuaire, et encore moins cette manie de le mettre dans les bras de Saga ou pire, ceux de Shura, son cadet de l'âge de son petit frère, ce qui lui donnait une impression d'inceste et de pervers : au moins Saga et lui étaient de la même année. Mais mis à part ces détails, il l'appréciait plutôt, au moins celles qui ne présentaient pas de rating M. Mais il songeait à faire un communiqué pour informer l'ensemble de la population de son âge réel. Parce que là, ça changeait à chaque fiction pour des raisons plus ou moins fallacieuses, ça n'allait pas du tout !
Et tout cela faisait que parmi les golds, une très grande majorité franchissaient allègrement l'interdit alors qu'ils étaient censés donner l'exemple. Tout en ne se faisaient pas prier pour rabrouer les chevaliers des rangs inférieurs porteurs de l'offensant journal.
Afin de respecter la loi, Shion confisquait les magazines dès qu'il les voyait traîner quelque part – principalement chez les ors. Et parfois il les lisait, comme maintenant, avec son ami Dohko – en lui faisant promettre de ne rien raconter à qui que ce soit –. Et comme souvent, il s'emportait quand il voyait des choses qui lui paraissaient absurdes – choses plutôt fréquentes, il fallait bien l'avouer.
-Non mais qu'est-ce que c'est que cette manie de vouloir faire de moi un hermaphrodite, sérieux ? Depuis quand est-ce que je ressemble à une femme ? Est-ce que j'ai une tête à faire des gosses ? Est-ce que j'ai une tête à aimer les gosses, surtout ? Qu'est-ce qu'il ne faut pas entendre !
-Lire.
-Quoi ?
-Qu'est-ce qu'il ne faut pas lire. T'entends pas les fanfictions, tu les lis.
-Dohko, commence pas à m'agacer autant que cette petite connasse...
Eh bien ! Le langage du Pope n'était plus ce qu'il était...
-Allons, essaie de relativiser : tu as une nouvelle admiratrice qui va faire de toi le héros de plein de belles histoires, c'est plutôt bien non ?
-Admiratrice ? Belles histoires ? Non mais tu te fous de moi ? Cette petite conne n'a su faire pour l'instant que du papier pour se torcher en racontant n'importe quoi sur mon peuple et moi ! Et puis c'est quoi ce pseudonyme débile en plus, sérieux ? Astrid ''Nekomimi'' ! Nekomimi, singea le Pope d'une voix aiguë, la grimace au visage et les mains mimant les oreilles de chat, non mais n'importe quoi ! Et Astrid ? Elle se prend pour la reine de Suède ? C'est pourri comme prénom ! Ça rime avec acide et putride ! Et si je me souviens bien, c'est sensé dire ''beauté divine'' ou un truc du genre en vieux nordique, genre la fille elle se prend pour un modèle de beauté, je suis sûr que c'est une petite grosse moche et boutonneuse en fait.
-Je te l'accorde, son nom de plume est un peu niais.
-Ah !
-Mais il a le mérite de vouloir dire quelque chose...
-Bof.
-Mais bon quand même, tu te plains, au moins dans la plupart des histoires de ce magazine, t'as quand même un beau rôle ! C'est pas comme moi dans les fics de chezpuki où je passais le plus souvent pour un gros connard.
Sérieusement, Dohko avait eu envie de s'auto-clouer au pilori en lisant les fics de cette auteure ! Il en avait été tellement traumatisé qu'il avait failli faire le porte à porte de tous ses collègues pour qu'ils lui assurent qu'il n'a jamais été comme ça. Puis il s'est dit qu'il serait un peu beaucoup ridicule alors il ne l'avait pas fait.
-Ah oui, je me souviens de qui tu parles. J'aimais bien quand elle faisait de moi une bête de sexe. Dommage qu'elle faisait partie de ceux qui s'obstinent me voir uniquement comme un gay.
Dohko ne releva même la remarque, trop habitué à son orgueil de bélier hétéro en pleine possession de ses moyens.
-Mais j'aimais moins les trucs bizarres qu'elle disait, que ce soit en faisant de moi un faible pleurnichard traumatisé par mon maître, un amoureux transis d'El Cid – comment peut-on penser qu'on est réciproquement aimé d'un mec comme ça d'ailleurs, sérieux ? Le mec est obnubilé par son épée et rien d'autre, ça ne pourrait jamais marcher, sérieux – et encore une fois, toutes ces histoires où je ponds des gosses...
Shion frissonna de dégoût.
-Qu'est-ce que j'ai fait pour mériter ça, sérieux ?
-Arrête de dire 'sérieux''.
-Quoi ?
-Depuis tout à l'heure, tu ne fais que finir tes phrases par sérieux. C'est pour faire jeune ?
-Euh non, tic de langage. M'en étais pas rendu compte. J'ai vraiment fait ça ?
-Ben ouais.
-Ah.
-Ouais.
-Peste, voilà qui est fâcheux. On disait quoi sinon avant ça ?
-Je sais plus mais c'était à propos du FSM.
-Ah oui ! Et j'en ai marre de cet acharnement à toujours nous mettre ensemble, toi et moi. D'abord, j'aime les femmes plantureuses, moi, pas les nains.
-...Merci...
-Y a pas de quoi. Toi aussi tu préfères les demoiselles, non ?
-Oh, les madames aussi...
-Hein, tu tapes dans les femmes mariées ?!
-Mais non, protesta Dohko en rougissant, mais il n'y a pas que les jeunettes, certaines femmes de trente/quarante ans ou plus sont très bien aussi...
-...
-Quoi ?
-Rien, je te découvre sous un nouveau jour.
-Je ne veux pas savoir quelles sont tes pensées exactes en ce moment. Pour en revenir à nos adoratrices, je crois que comme nous sommes dans un environnement presque exclusivement masculin, elles doivent croire que cela joue sur notre sexualité.
-Ça c'est parce que personne ne leur a expliqué que nous avons pleiiiin de belles servantes trèèèès serviable.
-Surtout toi, je sais.
-Ouais, moi aussi.
Shion réussit à se rasseoir et à finir son thé.
-Et mais, dans toute ta liste de reproche, t'as pas mentionné celles qui font de toi le père de Mü.
-Ah non mais ça c'est vrai par contre.
-QUOI ?
-Je te l'avais pas dit ?
-Jamais.
-Ah, un oubli de ma part...
-Mais... mais t'étais tout vieux...
-Mais terriblement sexy, fit Shion en faisant un mouvement de cheveux digne d'une pub de l'Oréal, même à 241 ans, je savais – et sait toujours – comment emballer les minettes !
Dohko en resta coi.
-Mais tu lui as dit ?
-À qui ?
-À Mü.
-Pourquoi faire ?
-Ben... si c'est ton fils... il peut bien le savoir...
-Et alors ? Pas besoin ! Il est grand maintenant. Il n'a pas besoin d'un père, et j'ai pas besoin d'enfant.
Dohko n'en était pas franchement convaincu, mais il était trop surprit pour avoir un argumentaire conséquent.
-Pis bon, si je lui dis maintenant, il va me faire la tête, arrêter de m'inviter pour manger ses petits gâteaux à quatre heure, et je vais passer pour un père démissionnaire pour tout le Sanctuaire et je vais perdre en sex-appeal.
Ah, là il reconnaissait bien son ami et son sens des priorités.
-Bon allez, je vais jeter ça au feu avant qu'Athéna ne voit ça. On va encore se faire engueuler sinon.
Les deux chevaliers frissonnèrent en repensant à leur dernière engueulade à ce sujet. Les colères d'Athéna étaient terribles. Vraiment terribles.
Dohko soupira en regardant son ami s'éloigner. Il était probable que si toutes les jeunes personnes qui fantasmaient sur le grand Pope savaient à quel point il avait un caractère de mule, colérique, orgueilleux et était invivable au quotidien, elles changeraient de cible fissa... Le seul point positif était qu'il n'était pas sexiste. Mais le contraire eut été problématique pour le représentant d'une déesse.
Et dire que c'était lui qu'on dépeignait comme un vieux sage, et Dohko comme un sang chaud ! Et tout ça pour quoi ? Parce que quand Kurumada était venu les interviewer, c'était LE jour où Dohko avait mal dormi (trop de friture chinoise et trop de saké ne faisait pas toujours bon ménage), s'était fait larguer par sms par sa copine, et où son chat avait vomi sur son lit quand il y était encore. Autant dire qu'il était plutôt mal luné. Le Japonais l'avait gonflé avec ses questions, il l'avait renvoyé paître vite fait... et il n'aurait sans doute pas dû. Shion lui s'était comporté en vrai Pope du début jusqu'à la fin, donc forcément, il avait fait meilleure impression.
Parfois, Dohko se demandait comment il faisait pour le supporter. Mais l'avantage non négligeable d'être l'ami du Pope était quand même d'avoir plus de fritte à la cantine, alors il faisait un effort, pas bien dur puisqu'il était d'un tempérament conciliant.
-Hey, tu veux pas aller à Rodorio ? Pour acheter le dernier de Next Dimension ?
-Pourquoi tu vas pas l'acheter toi-même ?
-Depuis quand un Pope s'abaisse à lire ce genre de chose ?
-On se le demande...
-Alors ?
-Bon d'accord...
-N'empêche, je me demande où est-ce qu'il est allé chercher tout ça...
-C'est pas toi qui lui avait raconté l'histoire ?
-Si, mais j'étais resté évasif, parce que bon, j'aime pas bien raconter mes souvenirs de jeunesse à des inconnus.
- Au pire, passe-lui un coup de téléphone pour corriger le tir.
-Pis quoi encore. J'ai pas que ça à faire que de m'abaisser à de telles futilités. Pis bon, c'est moins pire que la version de Taichi.
Ni Shion ni Dohko n'avait fait l'effort de retenir le nom de Teshirogi Shiori, alors d'un commun accord, ils l'avaient surnommée d'un nom connu : Taichi chuan. Et il fallait bien dire que la ressemblance entre taichi et teshi était frappante...
-Elle au moins avait l'excuse de ne pas avoir les moyens de faire d'interview.
-C'est vrai, mais je la soupçonne quand même d'avoir fumé de la bonne. Oh, tu sais quand sort le prochain FSM ?
-Demain, comme tous les jeudis.
-D'accord. Bon, tu peux y aller demain si tu veux, tu prendras un FSM au passage.
-Si ça te fait plaisir...
Car oui, Shion critiquait toutes les fanfictions où il apparaissait, mais en vrai, il était content qu'on parle de lui. Si ça se trouve, il gardait même les chapitres – Dohko le soupçonnait, cela ne l'étonnerait pas de lui.
Il saisit le magazine et se mit à le feuilleter – ah tiens, une amatrice de Milo en blond, bah c'était pas sa faute si personne ne leur avait dit qu'en vrai, ils était tous bruns aux yeux marrons (même Shaka). Lassé, il arriva bientôt à la fin du journal. Il y avait quand même un truc qui intriguait la balance dans ces histoires, et le chagrinait en même temps. Il savait bien que peu de femme au Sanctuaire étaient connues du grand public, mais quand même...
POURQUOI N'Y AVAIT-IL PAS PLUS DE YURI ?
Encore une injustice.
(1) FSM veut aussi dire Flying Spaghetti Monster, ou Monstre en Spaghettis Volant en français, la divinité du pastafarisme (voir wikipedia). Ça n'a strictement rien à voir avec la choucroute, mais c'est drôle.
En ces temps troubles, prenez bien soin de vous et de vos proches, et restez bien au chaud chez vous.
C'est tout pour moi aujourd'hui et... à l'année prochaine TT_TT !
