Le corbeau émit un cri strident et s'envola du toit du wagon 9 ¾, une plume s'échappa de ses ailes étirées retombant aux pieds du couple et de l'enfant. Dans l'œil rond de la bête le reflet de l'amour familial se déchira dans un voile obscur de prédictions cruelles et viscérales.
Nés en 1901, Fleamont et Euphemia Potter s'étaient rencontrés lors de leur premier voyage à Poudlard. Ils étaient rapidement devenus amis. Fleamont était issu d'une lignée de sang-pur connu pour leurs créations de potions remontant au premier des Potter, lui-même issu d'une lignée directe de sorcier non corrompu. Fleamont Potter était issu des cerfs sorciers et n'avait jamais été dans la noblesse. La fortune de sa famille avait été construire d'inventions et de bonnes trouvailles. Nombreux Potter s'étaient modérés avec le temps et mariés avec des sorciers dont le sang n'était pas pur, ils avaient migré au travers de l'Europe, de l'Asie, de l'Afrique et des États-Unis.
Fleamont Potter était le benjamin de son père et de la branche restée totalement intacte. Son caractère impulsif et sanguin avait rapidement fait parler de lui. Fleamont Potter qui portait comme prénom le patronyme de sa grand-mère paternelle, avait été la cible de moqueries. Fier et arrogant, le jeune homme avait prouvé être le digne héritier de ses parents et avait fait taire toutes moqueries à coup de duel. Toutes personnes osant rire de lui se retrouvaient suspendues dans les airs. Il était devenu très populaire à gryffondor et fut à l'origine de la règles interdisant les duels dans les couloirs.
De son côté, Euphemia Macmillan était rapide et forte. Elle excellait en vol, en prophétie et démontrait de multiples talents. Malgré la difficulté pour une femme d'accéder à des postes dans le sport, elle devint capitaine dans l'équipe de Quidditch de gryffondor. C'est ainsi qu'elle tissa une amitié très forte avec Fleamont Potter. Les deux sangs-purs se comprenaient dans le non-sens de leur existence laissées oisive par leurs parents étant les benjamins de leurs familles. Fleamont avait bien conscience que ses frères hériteraient de l'entreprise familiale. Lui-même travaillerait surement au ministère en tant qu'auror. Toutefois comme de nombreux sang-purs de son époque, si l'arrogance était grande au sein de sa famille, les coffres à la banque étaient vides. Euphemia savait que sa famille n'attendait pas à ce qu'elle soit mère. Son frère suffisait pour transmettre le nom, elle ne pourrait donner de l'importance qu'à une autre famille de sang-pur et sa famille pensait qu'il était préférable d'éviter la multiplication des leurs.
Euphemia décida d'épouser un moldu et d'être radiée comme les Ollivander avant elle. Elle vivrait heureuse et aurait beaucoup d'enfants loin des histoires de sangs. Elle le disait à Fleamont qui en riait lui disant que dans ce cas, il viendrait la voir tous les jours et serait ravi d'être le parrain célibataire et beau garçon de ses enfants car pour lui le mariage n'était en rien une envie.
A la sortie de l'école de magie, sans surprise, Fleamont se retrouva au ministère. Il travaillait dans un service en charge d'interpeller ceux faisant encore usage de la magie noire. Son service dura peu de temps. La guerre éclata contre les géants du nord, les trolls et les mages du Dumstrang. Engagé comme tous ceux de son âge, Fleamont sorti de la guerre avec des images horribles en tête et la perte tragique de ses deux frères. Le drame se s'arrêta pas là. La première veuve perdit son enfant sous le stress causé par ce décès. La seconde se suicida après qu'on est découvert sa collaboration pro-Dumstrang dans la guerre entrainant avec elle son fils. Abattu, Fleamont reçu de son père une cape d'invisibilité et la consigne de sauver la famille.
De son côté, Euphemia connu des tragédies similaires. Son frère disparu pendant cette guerre et ne fut jamais retrouvé. Quant à sa sœur, elle contracta une forme terrible de maladie. Elle continua à œuvrer pour les malades jusqu'à en mourir. Seule Euphemia et Fleamont étaient à ses obsèques. La famille l'avait renié : aider les autres aux prix de sa propre vie ? Absurdité.
Euphemia et Fleamont se consolèrent mutuellement. De cette amitié et ce soutien, un sentiment nouveau éclot et apparu comme une étincelle de jeunesse retrouvée. Leurs familles se réjouirent d'une telle alliance aussi rapidement.
D'autres familles les maudirent et leurs jetèrent des malédictions. On cita entre autre la famille Black, rattachée au Macmillan et au Potter par alliance de leur coté et qui n'appréciait guère ce mariage venant redistribuer les cartes en cas d'enfants chez les Potter. Toutefois, cette rumeur n'avait rien de prouvé. En réalité, les familles de sangs-purs soupçonnaient principalement Raven Yaxley d'avoir maudit Arcturus Black III et Fleamont Potter pour ne pas l'avoir demandé en noce. Adepte de la très puissante des magies de Morgane, Raven Yaxley avait la réputation de fréquenter des vampires et de cultiver les goules.
Deux grandes familles aussi nobles qui se marient, ça fait des jaloux. Le mariage adoucit Fleamont. Il rêvait de rire d'enfants et de paix dans le monde. Malgré leur amour, leur espoir et leurs envie, Euphemia et Fleamont étaient infertiles. Fleamont récupéra l'entreprise familiale et pu la faire prospérer démontrant de grandes qualités dans la création des potions. Sa famille fut bientôt riche et florissante. Ils accompagnèrent leurs parents jusqu'à leurs lits de morts.
A l'âge de cinquante-huit ans, Euphemia qui n'avait plus de cycles menstruelles depuis longtemps, se elle se réveilla avec une nausée cruelle. La maladie grandissait en elle et ils durent consulter un médicomage. Ce dernier leur annonça la grossesse à trois mois d'Euphemia. Cette grosse était un miracle. Fleamont vendit son entreprise, devint actionnaire dans de nombreuses autres et s'occupa de sa femme souhaitant ne rater aucun moment avec son enfant. Au baptême de James, il invita toutes les imminentes familles de sangs-purs, à l'exception de Septimus Weasley, ne souhaitant plus subir aucune malédiction. Corneille Yaxley les informa à cette occasion que sa sœur Raven s'était immolée par le feu dix mois plus tôt sujette à des crises de démence. Elle tenait des propos discontinus et incohérents, seulement interrompus par des rires fous sur un élu et des bêtes qui se placeraient au travers de son chemin. La folie l'emporta jusqu'à la corniche où elle vivait, elle s'y brûla créant un feu de forêt sur plusieurs kilomètres.
Euphemia et Fleamont se promirent de protéger leur enfant de la puissance des sangs-purs. James était toute leur vie avant même de naître. Ses parents décidèrent de ne jamais lui raconter la vie dramatique de ses oncles et de sa tante, de leurs parents ou de la malédiction de Raven. Ils ne voulaient pas peiner leur enfant et lui retirer son innocence.
Ils ne lui refusèrent que rarement un plaisir tout en veillant à lui dire non quand il se montrait trop gâté. Ainsi dès le plus jeune âge, James avait son propre balai, une baguette pour petit magicien, un fléreur, un kit de potions et de nombreux accessoires. La maison de gryffondor couvrait les murs de sa chambre écoutant avec plaisir les histoires de ses parents de l'époque. Il avait une grande quantité de cartes choco-grenouilles, ce qui le lassa très rapidement et pu aller visiter des lieux où aucun jeune sorcier n'avait pu mettre les pieds. Ses parents ne travaillant pas et jouissant d'une grande fortune ne pouvaient s'empêcher d'essayer de profiter de chaque instant avec lui.
Leurs âgés avancés ne leurs permettaient pas de jouer entièrement avec James. Aussi, ils s'assurèrent très vite de lui offrir des activités et de le mélanger. A la fois dans les familles de sangs-purs, pour que l'enfant y soit accepté mais également avec des sangs mêlés et des sangs de non-magiciens à l'exception de Septimus Weasley et sa famille qui portaient une cible sur eux.
C'est ainsi que James Potter ne connu que la tristesse des genoux écorchés, de devoirs à refaire, de bouderie entre voisinage et de refus de troisième dessert tout au long de son parcours. Il était tellement gâté, que lorsque la lettre annonçant son inscription à l'école de magie arriva, une fête fut donnée où il invita tous ses amis. Il l'était tellement, qu'un peu gourmand, ses joues étaient bien rondes et son ventre de bébé encore bien présent lorsqu'il arriva la première fois à Poudlard.
Il était enchanté d'y aller. La première année, il laissa ses parents l'enlacer, les voyant pleurer, lui offrir des cadeaux, l'enlacer à nouveau, avec une certaine honte. Tout le monde les regardaient ! Il fut admiratif, immédiatement, du garçon qui avec dédain salua d'un geste de la main la personne l'accompagnant et marquait sa flegme par une tenue négligée. James le vit s'installer seul dans une cabine et lui faire signe de venir avec lui. Il avait bien vu que le garçon était accompagné des Malfoy et des Black en arrivant et ça l'intriguait car jamais James ne l'avait vu lors des nombreuses rencontres.
James ne lui laissa guère le temps de se présenter. Il parla avec enthousiasme de sa maison, les gryffondors, il savait qu'il irait. Au fur et à mesure qu'il parlait avec joie et enthousiasme, le sombre garçon face à lui se dérida troublé par cette gentillesse et cette amitié que le naïf James lui donnait. Au bout d'une heure de trajet, deux autres garçons entrèrent dans le wagon. Ils n'avaient trouvé de places nulle part. Il était vrai que l'un des garçons avaient une énorme cicatrice sur la joue et le front qui n'engageait pas l'envie de le laisser rentrer. Seulement, James n'avait peur de rien et Sirius se fichait de tout. Alors ils leurs dirent de s'installer. A nouveau James parla de la maison rouge et or. La maison parfaite ! Celle où tout le monde voulaient aller ! Le garçon nommé Remus s'inquiéta : pourrait-il être assez courageux pour y aller ?
S'il n'y parvenait pas, pourraient-ils continuer à se parler ? « Oui, oui » avec dit James en riant, « le courage ça s'apprend, et toutes les maisons ont des avantages. Tant que tu es pas à serpentard, tu seras mon ami ! Tu vas même être mon meilleur ami, Sirius ! » Il avait sorti un grand livre pour montrer chaque maison. Sirius avait redressé un regard impassible. Le même qu'il offrit à James quand on appela son nom en premier dans la grande salle. C'était un Black !
Son « meilleur » ami était un Black. Le cœur de James se brisa. Tous les Black étaient des monstres qui allaient à serpentard. Son père avait toujours été en grande rivalité avec Arcturus III bien que les deux hommes semblaient parfaitement s'entendre aujourd'hui.
James Potter n'avait connu qu'une grande tristesse depuis sa naissance à cette rentrée de troisième année : le jour où en première année, Sirius Black avait manqué d'être un serpentard. Quand le choixpeau hurla « Gryffondor » James s'écria un : « YES ! » si grand que les deux autres garçons à coté de lui n'imaginèrent pas une seule autre maison.
La première année de James Potter était selon ses dires : parfaite ! La seconde année était : PARFAITE. Il avait raconté à ses parents à sa manière le bal de fin d'année et ils avaient pensé effectivement à une mauvaise plaisanterie de Sirius Black. Son grand-père était dans le même genre, sans limite. Cette troisième année qui s'annonçait aller être PARFAITE.
─ Où est Sirius ? questionna Remus.
James, Peter et Remus étaient arrivés ensemble. Ils s'étaient vu plusieurs fois cette été. La mère de Peter avait accepté que son fils aillent au match de Quidditch puisque la demande venait des Potter. Elle avait également cédé pour que Peter passe une semaine avant la rentrée chez les Potter. Convaincre les parents de Remus avaient été bien plus compliqué. Ils craignaient la lune même en n'étant pas dans le cycle. A force de la craindre, Remus commençait à avoir davantage peur de la lune que du loup-même. Il avait finit par céder quand Peter avait écrit à Remus : « à force, on va croire que tu est un vampire, un loup-garou ou un ogre à ne pas avoir le droit de sortir. » Peter savait être malin, la fausse lettre soupçonneuse inquiéta les parents de Remus qui après avoir vérifier le cycle lunaire une bonne centaine de fois l'avait laissé partir une semaine où ils furent terrorisés tout du long.
─ Je ne sais pas, dit Remus.
─ C'est dommage qu'il n'y a pas eu de pluie cette été, soupira Peter.
N'importe qui aurait été étonné qu'on regrette que l'été puisse avoir été solaire. Seulement pour parvenir à faire leurs potions d'animagus, ils devaient avoir de la pluie. Remus qui ne savait toujours pas l'expérience de ses amis le regarda étonné.
─ Pourquoi ?
─ Peter, gronda James, tu …
Il ne termina pas sa phrase. Une fenêtre dans le wagon qu'ils occupaient toujours venait de s'ouvrir. Sirius les regarda avec surprise. A son arrivée, il s'était faufilé immédiatement dans « leurs » cabines pensant que James y viendrait immédiatement pour fuir ses parents. Il avait finit par s'y endormir.
James avait réussi à convaincre ses parents de le laisser au niveau du mur d'entrée pour le quai. Ses parents ne lui en voulaient pas d'être rejetés ainsi, même si c'était parfois douloureux, leur petit garçon devait bien grandir ! Ils savaient que James revenait vers eux au moindre problème.
─ Vous faîtes quoi ? questionna-t-il.
─ Quel bougre de mandragore, s'agaça James.
─ Tes parents t'ont dit d'arrêter de dire des insultes, dit Peter, ils disent que Poudlard t'apprend de vilains mots et qu'ils s'en plaindront à Dumbledore !
─ S'ils savaient que c'était Sirius qui te les apprenait, ils ne seraient pas contents.
Ils rentrèrent dans la cabine. Sirius usa de sa baguette pour faire voler les bagages de Remus que ce dernier s'évertuait à porter à la main et les posa au-dessus d'eux. Sirius était d'une pâleur presque blanche, ses yeux gris brillaient de malice et ses cheveux longs étaient soigneusement coupés et brossés bien qu'il semblait avoir tenté de les ébouriffer.
─ On devrait définitivement toujours s'attendre ici, dit James, on perd trop de temps sur le quai.
Sirius se mit à rire. James, Peter et Remus se mirent à lui parler de ce qu'ils avaient fait cet été. Ils regrettaient qu'il ne soit pas venu au match de Quidditch, mais ils ne lui firent aucun reproche. Ils comprenaient que malgré que Sirius dise avoir la « flemme d'écrire » pendant les vacances, ils devaient être interdit de sortir et de leur écrire. Il avait reçu assez de beuglantes au cours des deux dernières années pour que James, Peter et Remus sachent que leur ami était un bon menteur mais que malgré ses dires : il en passait pas l'été à dormir. Il avait invité Frank Londubat avec le billet qu'il avait en trop comme leur avait soufflé Sirius le dernier jour. Frank était « vraiment » un chic gars ! Ses parents s'entendaient très bien avec la famille d'Arthur Weasley et James ne l'avait du coup pas beaucoup rencontré avant d'être à Poudlard.
Sirius écouta leurs aventures avec amusement. Peter raconta comment James avait croisé une vélane et avait manqué de se noyer en la suivant des yeux alors qu'ils étaient sur un pont. Remus parla des découvertes de son père, puis il fut taquiné par James sur les échanges qu'ils avaient eu avec Sarah. Remus rougissait mais ne niait pas, parlant de ceux de James avec Elizabeth et Faiza. Peter rougissait, alors ses amis dirent à Sirius qu'il avait essayé d'envoyer un message à Lily pendant l'été mais qu'elle lui avait répondu de ne pas le faire car elle vivait dans une ville moldue. En effet, les parents avaient reçu un courrier de la part de l'école de sorcellerie qui demandaient à tous les parents moldus d'être prudents. Leurs situations étaient compliquées du fait qu'eux ne pouvaient s'intégrer dans la société magique mais que la découverte de leurs enfants par les moldus conduiraient à de graves conséquences.
Le rejet sans explication de Lily, elle ne pouvait pas dire que ses parents étaient inquiets, avait beaucoup peiné Peter.
Sirius laissa sa tête retomber sur les jambes de Remus. Il continua de les écouter, s'assoupissant un peu. Il ne comprenait rien aux histoires de filles qui obsédaient tant James et faisaient à ce point rougir Remus et James. Ils ne comprenaient par leurs blagues, leurs sous-entendus, ni même ce qu'ils voulaient dire par : « Sirius, cette fois-ci au bal, tu vas inviter quelqu'un … »
Pas plus qu'il ne compris ce que James voulait dire par : « Il y a déjà des quatorze ans qui l'ont fait, je veux pas être le dernier. Ce serait trop honteux. » Il apprécia toutefois les caresses de Remus dans ses cheveux, fermant les yeux avec calme, souhaitant ne plus jamais quitter cet endroit. Souhaitant que ses amis ne découvrent jamais qu'il était de ceux qui « l'ont fait. » Il voulait rester un enfant toute sa vie, éternellement, je jamais se réveiller adulte.
─ C'est à cet instant que d'ordinaire monsieur Picott arrive et casse l'ambiance, dit en riant James.
La porte de la cabine s'ouvrit. Les yeux bleus, verts et marrons de trois des quatre jeunes regardèrent la personne devant eux. Severus Snape posa ses yeux sur les quatre personnes devant lui. La vie de Severus Snape était l'inverse de celle de James Potter. Ils étaient aussi incompréhensibles l'un pour l'autre tant ils étaient différents.
─ Qu'est-ce que tu fiches ? C'est notre cabine. s'exclama James qui avait juré à ses parents d'être plus gentil cette année.
─ Je regarde les seuls élèves de tous les temps qui ont réussi à faire perdre la première place à leur maison le dernier jour d'école,
─ Ca va, ça remonte, dit James
─ Black, quand tu auras été viré de chez les gryffondors, tu pourras dormir dans le placard ?
Les yeux gris de Sirius s'ouvrirent brutalement à son nom. Le sort atteignit Severus qui le para immédiatement. James fixa mauvais Severus. Il le vit refermer la porte et repartir. Tant pis pour la promesse à ses parents !
─ Pourquoi tu as fait ça ?
Lily s'était glissée à coté de lui, elle ne comprenait pas. Severus passait son temps à suivre les quatre garçons et quand ces derniers le laissaient enfin tranquille, il le provoquait. Est-ce qu'il était complétement fou ?
─ Ne me parle pas ici …
─ Mais …
Il lui jeta un regard sombre. Il se retourna désolé et le cœur battant. Il savait parfaitement l'été qu'il venait de passer. Beau, par la présence de Lily. Ses parents en sachant Severus dans la même école les laissaient se fréquenter. Lily souffrait beaucoup car sa sœur Pétunia la trouvait étrange, différente et était très jalouse d'elle. Aussi quand ils se retrouvaient, ils profitaient de chaque instant. Aucune de leurs maison n'était un lieu agréable à vivre, mais les parents de Lily avaient un repas chaud et la mère de Severus s'était éveillée en les entendant parler de l'école. Dès que son mari était absent, elle leurs parlait de concours de billes, de prouesse, de clubs et d'aventures formidables. Elle espérait tellement que son fils s'amuse autant qu'elle. Qu'il puisse avoir autant d'amis. Elle se souvenait encore du premier jour de sa première année. Elle ne pourrait jamais oublié tous les bons moments.
Elle avait accompagné Severus le premier jour, malgré que son mari ne le veuille pas. Elle avait vu tout de suite reconnu Alphard Black et pensée que les trois filles et le garçon teigneux à ses cotés étaient ses enfants. Eileen Prince lui avait montré et lui avait dit :
─ J'étais amie avec cet homme à l'école et mon frère était son meilleur ami. Les Prince et les Black sont liés à jamais.
─ On va aller lui dire bonjour, maman ?
─ Oh, non, Sev'. on ne s'entend plus très bien, mais son fils ira à serpentard. Sois avec lui. Oh, mon chéri, tu vas être tellement heureux. Toi, Lily et le petit Black, vous serrez inséparables, je le sens.
Jamais ne pouvait pas savoir que le jour où il avait manqué un battement de cœur en croyant perdre son meilleur ami à la répartition des maisons, les espoirs du cœur de Severus s'étaient anéantis à ses pieds quand il avait entendu : « Gryffondor » être crié par deux fois. Black. Evans. Fallait-il que tous ceux que la vie plaçaient sur son chemin veuillent sans cesse s'en tenir éloignés ?
Auriez-vous besoin de connaître les familles de sangs-purs ?
