Bonjour tout le monde,

Je remercie encore et toujours Neal et amegonys, vous me faites un immense plaisir !

Le mot du jour est Envie !


Monroe n'avait qu'une envie, s'était de rentrer à la maison. Il venait de passer quelques jours à l'autre bout de l'état, dans une convention d'horlogers, un évènement auquel il s'était inscrit il y avait déjà trois mois de cela, et avec enthousiasme. Mais maintenant, au volant de sa petite voiture, il appuyait plus que de nécessaire sur la pédale d'accélérateur, et avalait le bitume. Plus que quelques miles...

Il avait hâte de rentrer chez lui et de retrouver Nick. Partir, ne serait-ce que quatre jours, alors qu'ils venaient tout juste de se trouver, lui semblait l'idée la plus stupide qu'il n'ait jamais eut. Cette première semaine, en tant que, quoi, couple ? tourtereaux ? amoureux ? il ne savait pas vraiment comment définir leur relation, mais cette première semaine avait eu un goût de paradis. Se lever le matin, sachant qu'il pourrait embrasser Nick avant même de boire son café, et après le café, et avant qu'il ne parte travailler, puis quand il rentrait et toute la soirée... Oui Monroe se montrait des plus enthousiastes, mais que pouvait-il bien y faire ? Le destin lui servait Nick sur un plateau d'argent, et pour une fois que le destin lui faisait une fleur...

Alors partir ? il avait été sur le point d'annuler son séminaire quand Nick l'avait gentiment mis à la porte, arguant qu'il serait toujours là cinq jours plus tard, et que de voir du monde lui ferait du bien. Monroe eut beau protester, il dû abdiquer devant les minauderies de son... amant ? et partir faire cette fichue convention. Très intéressante par ailleurs, mais tout ce à quoi il put penser fut les yeux de Nick, les lèvres de Nick, les mains de Nick... Bref, certainement pas aux rouages compliqués d'une horloge de Louis XVI.

Il finit de traverser Portland, remonta sa rue illuminée par les lampadaires de la voirie et se gara devant chez lui. Le moteur à peine éteint, il claqua la portière et attrapa son sac de voyage dans le coffre. Il remontait avec empressement l'allée et farfouillait dans sa poche à la recherche de ses clefs quand la porte s'ouvrit à la volée. Une paire de mains l'attrapèrent par le col et le tirèrent à l'intérieur.

Il se trouva vite plaqué contre la porte prestement refermée, et lâcha son sac pour réceptionner entre ses bras le corps chaud de Nick. Il plia l'échine sous la pression de doigts demandeurs et embrassa avec avidité la bouche qui montait à sa rencontre. Un gémissement de bonheur lui échappa, aussitôt avalé par les lèvres quémandeuses pressées contre les siennes. Le baiser dura quelques instants, enfiévré, et les laissa pantelants.

Nick se nicha sous son menton, pelotonné contre son torse, et Monroe passa avec bonheur ses mains sur son dos, frottant de haut en bas les muscles dorsaux tendus et le plaquant un peu plus fort contre lui.

-Tu m'as manqué, soupira Nick contre sa gorge, déposant de petits baisers sur la peau à découvert.

-Je vois çaaieuh !

Nick venait de pincer entre ses dents la peau fragile tendue sur la carotide, boudeur, mais ses mains refusaient de lâcher ses flancs. Monroe pouffa.

-Tu m'as manqué aussi.

Un ronronnement satisfait lui répondit et les baisers reprirent sur son cou. Monroe ferma un instant les yeux pour savourer la beauté de l'instant. Nick tentait de se fondre entre ses bras, des lèvres humides réchauffaient sa gorge et ses mains avaient toute la liberté nécessaire pour se faufiler sous la chemise de Nick et se réfugier contre la peau brûlante du bas des reins. Nick n'était que chaleur et il n'était qu'à lui. Il baissa la tête et enfouit son nez dans la touffe de cheveux brune qui lui chatouillait le menton. Il sentait comme une odeur réconfortante, une odeur de maison. Chez lui.

- Tu m'as vraiment manqué.

Un autre baiser le récompensa.


Apparemment vous aimez les moments tout doux,

j'espère que celui ça vous aura plu !

Bises