Bonjour !
Voici le nouveau chapitre au titre explicite. D'ailleurs je viens de me rendre compte qu'Elaiano était juste en train de faire le chemin inverse de Frodon et Sam (à peu de choses près).
Bref...
Il y a quelques jours, j'ai posé une question sur Instagram pour savoir si vous vouliez que je mette une proposition de musique pour être dans l'ambiance en début de chapitre. Suite à une réponse largement positive, je commence dans ce chapitre. J'ai eu beaucoup de difficultés à trouver une musique qui colle vraiment avec ce chapitre (par rapport au précédent dans lequel il était beaucoup plus simple de trouver une musique)... Finalement, j'ai trouvé une musique pas trop mal.
Il s'agit d'une proposition et n'est pas une obligation ! La musique s'appelle : Cry of the Dragons, de BrunuhVille. Vous pouvez le trouver sur YouTube (vidéo de 5 minutes 10 secondes). Je vous conseille de la mettre en arrière-fond sonore pas trop fort pour ne pas gêner la lecture.
Voilà, j'arrête de raconter ma vie... Bonne lecture !
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– Bree –
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Elaiano et Glorfindel chevauchèrent encore plusieurs jours avant d'arriver à Bree, un petit village situé en bordure de La Comté. Ce n'était pas un lieu connu pour être fréquenté par toutes sortes de voyageurs. Principalement des humains, mais il arrivait par moment que des nains ou des hobbits s'y arrête une nuit. Mais il s'agissait de cas occasionnels.
Ainsi, lorsque les deux amis arrivèrent à Bree, il faisait déjà nuit et les nuages menaçants des derniers jours semblaient prêt à rendre leur contenu. A la porte qui fermait l'accès au village, l'elfe remonta sa capuche sur sa tête afin de cacher au maximum son visage et toqua à la porte. Un homme qui devait être dans la trentaine ouvrit un petit clapet à hauteur des yeux et demanda :
« Qui êtes-vous et que comptez-vous faire à Bree ?
- Je m'appelle ElfHelm et voici ma sœur Goldwyn. Nous souhaitons nous reposer ici cette nuit.
L'homme ferma le clapet et les deux elfes entendirent un bruit de verrou. Glorfindel souffla empressé à l'attention de la jeune fille :
- Mets ta capuche, vite.
Sans poser de question, l'adolescente s'empressa de s'exécuter et cacha son visage sous la grande capuche que comportait sa cape. Juste à temps… l'homme ouvrit la porte et brandit une lampe devant leurs yeux.
- Deux rohirrim et leurs chevaux. Qu'est-ce qui vous amène si loin de chez vous ?
- Cela ne concerne que nous, répliqua fermement Glorfindel.
- Bien… C'est juste que c'est à moi de poser des questions dès la nuit tombée, marmonna-t-il d'un ton bourru en s'écartant pour les laisser passer. On n'est jamais trop prudent… Bon séjour à Bree, rohirrim.
Puis, se détournant des deux voyageurs, il interpella un enfant de quatre ou cinq ans qui était resté à l'intérieur de la maison juste à côté, et lui dit :
- Eh ! Petit ! Apporte-moi les clés ! Vient fermer la porte !
Le petit garçon se précipita un lourd trousseau à la main et entreprit de fermer la porte. Pourtant, malgré tous ses essais, il n'atteignait pas la serrure. Reprenant le trousseau son père lâcha :
- Il faudra que tu sois capable de le faire toi-même un jour !
Détournant le regard de cette scène attendrissante, Elaiano emboîta le pas de son ami.
Se rapprochant de l'elfe, elle ne put s'empêcher de lancer une petite pique.
- Alors, je suis ta sœur et on est des rohirrim maintenant ?
- Aucun elfe ne se rend jamais à Bree, au vu de nos armes et de nos chevaux il est plus aisé de se faire passer pour des rohirrim. Il s'agit de camoufler nos réelles identités. Nous éviterons ainsi de nous retrouver dans une situation désagréable, répondit-il sérieusement.
- Ce que tu peux être rabat-joie de temps en temps, souffla l'adolescente en faisant les gros yeux. Tu n'étais pas aussi tendu à Fondcombe… J'avais compris que c'était un camouflage… Sinon, tu sais où l'on va dormir ?
- Mithrandir m'a autrefois parlé d'une auberge dans ce village. Il s'agit de l'auberge de Poney Fringant. Nous nous arrêterons là, ça te va ?
- Tu as bien dit, Poney Fringant ? l'interrogea la jeune fille.
- Oui, pourquoi ?
- Rien… répondit-elle évasive.
En effet, sans qu'elle ne sache pourquoi ni comment, ce nom était familier à l'adolescente, comme si elle l'avait déjà entendu quelque part. Haussant les épaules, elle décréta que Gandalf lui en avait probablement parlé à Fondcombe et qu'elle ne s'en rappelait pas.
Reprenant leur route dans les ruelles du village, ils arrivèrent rapidement en vue de l'auberge. Ils laissèrent leurs chevaux dans un box et pénétrèrent dans l'auberge.
Un tourbillon de chaleur et de brouhaha les accueillit en même temps qu'un courant d'air froid entrait dans la salle.
- Fermez la porte ! hurla quelqu'un non loin.
Elaiano s'empressa d'obtempérer, avant de s'avancer avec Glorfindel jusqu'à un comptoir où le gérant de l'auberge nettoyait des verres. Les remarquant, ce dernier se tourna vers eux et leurs demanda :
- Bonsoir ! Que puis-je faire pour vous ?
- Pouvons-nous avoir deux chambres pour la nuit ?
- C'est rempli mon cher… Il ne me reste qu'une chambre. Elle est suffisamment grande pour accueillir deux personnes.
- Cela fera l'affaire, accepta l'elfe. Nous prendrons aussi deux dîners.
- Bien. Installez-vous à une table, j'arrive.
Les deux elfes obtempérèrent et s'installèrent à une table dans un coin de la salle.
- Il va falloir récupérer des informations pour savoir si Maglor est passé dans les environs, expliqua Glorfindel à la jeune fille.
- Comment par interroger le gérant de l'auberge. Tiens, un parlant du loup… ajouta-t-elle en voyant ce dernier arriver vers eux avec deux assiettes fumantes.
Il posa les plats sur la table et s'apprêta à partir mais le tueur de Balrog le retint.
- Nous aurions une question à vous poser…
Le gérant du bar jeta un œil autour de lui avant de s'asseoir à la table.
- Je vous écoute.
- Auriez-vous vu passer un elfe récemment ?
- Un elfe, ici ? A Bree ? On voit que vous venez de loin vous deux. Il n'y a pas d'elfes à Bree. Surtout avec la prime qui a été lancée sur un elfe et une jeune fille blonde l'accompagnant. Alors, sachez que si vous en croisez un, c'est probablement un mirage.
- Une prime ? l'interrogea Glorfindel les yeux froncés d'incompréhension pendant que l'adolescente plongeait le nez dans son assiette soudainement passionnée par le morceau de viande qui s'y trouvait.
- La prime est véhiculée partout en Eriador depuis plusieurs mois. Une rumeur coure comme quoi ils seraient deux fugitifs de Barad-Dur… La plupart de la population préfère ne pas capturer ces deux fugitifs car s'ils leurs en veulent au Sud, c'est leur problème. Pas le nôtre. Pourtant, cette prime en a attiré plus d'un, croyez-moi.
Glorfindel jeta un regard en biais à Elaiano qui continuait de se découvrir une passion pour la viande le laissant discuter avec l'aubergiste.
- Dans ce cas, vous n'avez pas vu passer un homme grand, avec de longs cheveux bruns et une longue épée ? demanda-t-il.
- Un rôdeur ? Oui, il y en a un… Vous voyez cet homme dans le coin de la salle ? murmura-t-il en désignant une silhouette avec une capuche sur la tête. Personne ne le connait. Il est arrivé il y a quelques jours et il est resté là sur cette chaise depuis tout ce temps. Quelques personnes disent l'avoir entendu parler dans une langue inconnue, probablement de l'elfique. C'est peut-être votre homme.
- Rien d'autre ? insista Elaiano levant le nez de son assiette, en voyant que leur informateur était sur le point de partir.
- Juste un détail… Vous voyez les deux hommes assis trois tables plus loin ? Ce sont des chasseurs de prime. Ils cherchent l'elfe et la jeune fille depuis plusieurs semaines. Si vous voulez mon avis, évitez le rôdeur et ces deux hommes.
Et, sur ces paroles, le gérant se leva et retourna derrière son comptoir comme si rien ne s'était passé. Les deux amis restèrent interdit face à cette quantité d'informations. Baissant à nouveau les yeux sur son assiette, Elaiano se mit à manger les pommes de terre qui y étaient posées avant de s'attaquer à la viande. Remarquant que son ami ne mangeait pas et se contentait de la regarder, elle s'arrêta.
- Qu'est-ce qui ne va pas ? demanda-t-elle, même si elle se doutait de la réponse.
- La prime… Tu ne m'en as jamais parlé.
- Je n'y voyais pas l'intérêt. Et, je l'avais même oubliée, pour tout te dire, ajouta l'adolescente.
- Il est dangereux de rester ici cette nuit. Ces deux chasseurs vont nous tomber dessus cette nuit, lâcha-t-il en commençant à se lever.
- Non, l'arrêta-t-elle. J'ai vu suffisamment de films pour savoir que, si on part maintenant se serait louche et là, ils nous suivraient probablement. Mais, si on se comporte comme si tout allait bien, ils n'y verront peut-être que du feu.
- Des films ?
- J'ai dit ça ? réagit la jeune fille surprise. Je ne m'en rappelle pas… J'ai dû me tromper avec un autre mot…
L'elfe se résigna un peu dubitatif et les deux amis mangèrent leur repas en silence. Lorsqu'ils eurent presque terminés, l'adolescente reporta son regard sur le rôdeur toujours assis dans un coin de la salle. Et rangement, sa posture et son emplacement dans l'auberge lui étaient familiers, mais, elle ne savait pas pourquoi.
- Vraiment ? l'interrogea Glorfindel.
Elaiano se rendit compte qu'elle avait formulé sa pensée à voix haute.
- L'aubergiste a dit l'avoir entendu parler une autre langue. Pourtant, ce n'est pas Maglor j'en suis certaine.
L'elfe ne lui répondit pas mais, se leva d'un coup et marcha jusqu'à l'homme qui se tenait au fond laissant derrière lui son assiette vide à l'exception de la viande qu'il n'avait pas touché. Elaiano voulu le suivre mais un convive passa entre elle et lui obligeant la jeune fille à passer devant la table des chasseurs. Ceux-ci regardèrent étrangement l'adolescente mais celle-ci s'en fut rapidement et alla rejoindre son ami. Lorsqu'elle arriva à la table, elle fut surprise de découvrir le rôdeur en train de faire une accolade à un Glorfindel un peu déstabilisé. Se séparant, ils se saluèrent comme de bons amis ne s'étant pas vu depuis longtemps.
- Manen le, mellon ?
- Im maer ! Et toi ? répondit le rôdeur en Sindarin ce qui surprit l'adolescente.
- Tout va bien.
- Que viens-tu faire à Bree ?
- Mieux vaut ne pas en parler ici, il y a trop d'oreilles indiscrètes, commença l'elfe avant de s'interrompre en apercevant le regard incompréhensif de la jeune fille. Et voici Elaiano, la fille du Seigneur Celeborn et de Dame Galadriel, ajouta-t-il.
Face à cette information, le rôdeur salua l'adolescente en posant sa main sur son cœur avant de l'abaisser vers la jeune fille, paume ouverte vers le ciel. Elaiano fut gênée par ce geste. Elle ne le connaissait pas très bien, mais elle savait qu'il s'agissait d'un des signes les plus polis qui étaient de mises chez les elfes. Embarrassée, elle rougie ne sachant que répondre jusqu'à ce qu'elle voit du coin de l'œil Glorfindel lui indiquer de refaire le même geste. Ce qu'elle s'empressa de faire, sans pour autant arrêter de se demander comment un humain pouvait parler Sindarin et connaître les us et coutumes elfiques.
- Montons, nous y serons plus à notre aise, finit-il par dire en se rendant vers la cage d'escalier non loin.
Le trio monta dans les étages et s'arrêta finalement dans la chambre destinée à Glorfindel et Elaiano. Dès qu'ils eurent fermé la porte et tiré les rideaux, ils retirèrent tous leurs capuches qu'ils avaient gardés jusqu'à présent. La jeune fille pu alors découvrir le visage du rôdeur.
Il n'était pas très vieux, probablement la vingtaine, et avait un maintien particulier pour un homme vivant dans la nature. L'adolescente n'arrivait pas vraiment à mettre le doigt dessus, mais cette personne lui disait vaguement quelque chose. Comme, cette désagréable impression de déjà-vu qui la prenait de plus en plus régulièrement ces derniers jours. Se résignant comme à chaque fois, elle essaya de se convaincre qu'elle avait dû rencontrer quelqu'un qui devait lui ressembler auparavant.
- Je m'appelle Aragorn, se présenta alors le rôdeur un pâle sourire transparent sur ses lèvres.
La jeune fille tiqua. Non, ce n'était pas qu'une impression. Elle l'avait déjà vu. Mais où ?
- On s'est déjà rencontré quelque part ? se prit-elle à lui demander.
- Pas à ce qu'il me semble.
- J'aurai juré vous avoir déjà vu quelque part… lâcha-elle en cherchant dans ses souvenirs pourtant, rien ne lui vint.
Détournant son attention de l'adolescente perdue dans ses pensées, le dénommé Aragorn se tourna vers le tueur de Balrog et l'interrogea :
- Cela me ramène à ma question, que faites-vous à Bree ?
- Nous sommes à la recherche de Maglor.
- Le fëanorion ? Je croyais qu'ils étaient tous morts.
- Non. Celui-ci l'est encore, pour l'instant. Nous suivons sa trace depuis de longs jours.
- Je ne l'ai pas vu, si c'est ce que vous voulez savoir, répondit-il avant qu'Elaiano n'ait pu lui poser la question.
Voulant se rattraper, la jeune fille ne se laissa pas décontenancer et répliqua calmement :
- Où vous-rendez-vous ?
- Je pars pour le Rohan demain dès la première heure. Je ne passerai pas par la Vallée Cachée, mais par la Trouée du Rohan, ajouta-t-il.
- Vous connaissez Fondcombe ? s'étonna l'adolescente.
- Bien sûr… J'y ait grandi.
Elaiano resta silencieuse face à cette révélation. C'était pour cette raison qu'il parlait Sindarin et connaissait Glorfindel. Alors qu'elle se faisait cette réflexion, elle sentie ses paupières s'alourdirent et elle eut le plus grand mal à réprimer un bâillement. Malgré sa tentative de discrétion, les deux autres le virent et ce geste naturel leur arracha un sourire. Ils décidèrent alors de laisser l'adolescente dormir et quittèrent la chambre. Seuls dans le couloir, Glorfindel expliqua à Aragorn les origines et le passé douloureux de la jeune fille et l'allusion à un autre monde intéressa beaucoup le rôdeur. Ils discutèrent pendant plusieurs minutes encore avant de se dire au revoir et de se séparer. Le tueur de Balrog retourna dans la chambre et se coucha dans le second lit en prenant soin de garder ses armes proches de lui.
Rien ne se passa au cours de la nuit et les deux voyageurs purent se reposer. Le lendemain, trois heures avant le lever du soleil, l'elfe s'éveilla et entreprit de réveiller la jeune fille qui dormait encore. Il ne leur fallu que quelques minutes pour récupérer leurs affaires. Avant de quitter leur chambre, ils remirent leurs capuches sur leur tête et sortirent de la pièce où ils avaient dormis. En arrivant dans la salle principale, ils la trouvèrent déserte. Les tables étaient propres et les chaises avaient retrouvé leurs places autour des tables. Il n'y avait plus aucune lumière, à l'exception d'une petite bougie presque entièrement consumée, posée sur le comptoir.
Silencieusement, ils se glissèrent dehors et se dirigèrent vers le box où ils avaient laissés leurs chevaux. Le box se situait à une cinquantaine de mètres mais rien de bien éloigné. Tournant à droite en quittant l'auberge du Poney Fringant, ils n'eurent pas fait trois pas qu'une voix les arrêta.
« Vous nous quittez si tôt ? Dommage…
Les deux amis se retournèrent afin de découvrir à qui ils avaient affaire. Il virent que celui qui les avaient stoppé n'était autre qu'un des deux chasseurs de prime.
- Vous étiez deux, non ? Où se cache ton compagnon ? ne pu s'empêcher de lâcher la jeune fille.
- Je ne me cache pas, répondit une voix d'homme derrière le binôme.
Glorfindel et Elaiano comprirent aussitôt qu'ils étaient pris en tenaille. Et, les deux hommes ne semblaient pas vouloir les laisser passer.
- Que voulez-vous ?
- Discuter, répliqua-t-il paisiblement. Nous ne voulons pas vous faire de mal, ajouta l'homme, son ton pourtant contredit par la position de sa main droite sur la garde d'une longue épée, pour l'instant rangée dans son fourreau.
- Faites vite, nous sommes un peu pressés.
- Vous avez dit être des rohirrim, non ?
- Oui.
- Pardonnez moi si je ne vous crois pas mais, vous ne seriez pas des elfe par le plus grand des hasards ?
- Qu'est-ce qui vous fait dire cela ?
- Vos armes ne sont pas de manufacture humaines et vos arcs ne sont pas des arcs rohirrim. Il en va de même pour vos vêtements même si de loin vous faites illusion. De plus, tout le monde vous a entendu parler dans une langue étrangère avec ce rôdeur. C'était de l'elfique n'est-ce pas ? Et vous savez le comble ? Au cas où nous aurions eu encore quelques doutes, l'un de vous deux n'a pas mangé sa viande hier soir. Hors, il n'y a que les elfes pour ne pas manger de viande… Cela vous suffit-il comme arguments ?
Les deux amis restèrent silencieux. Malgré leur tentative de discrétion, ils avaient été repérés.
- Bien. Que comptez-vous faire maintenant ?
Le chasseur parti d'un grand éclat de rire qui fit froid dans le dos de la jeune fille.
- C'est évident non ? Vous êtes les deux concernés par l'avis de recherche. Vous allez déposer les armes et nous vous emmènerons.
- Elaiano, murmura Glorfindel à l'attention de l'adolescente. Je me charge d'eux. Coure jusqu'aux chevaux, je t'y rejoins.
- A deux contre un ? D'accord, mais fait vite.
- Vous croyez qu'on va vous laisser vous en tirer ? lâcha sarcastique le chasseur. Les elfes sont connus pour être de bons combattants, je suis donc venu avec du renfort…
Aussitôt, d'autres hommes sortirent de l'ombre et vinrent compléter les rangs des malfrats. Ils étaient beaucoup trop nombreux.
- Je ne peux pas te laisser seul avec eux.
- Ne t'inquiètes pas, fais ce que je t'ai dit.
Soudain, une voix venue de nulle part retentit :
- Ce n'est pas très équilibré comme combat.
Tous tournèrent le regard vers l'origine de la voix et, ils virent tour un rôdeur sortir de l'ombre. Non, pas n'importe quel rôdeur… Le rôdeur…Aragorn. Celui-ci dégaina une épée et vint se placer aux côtés de Glorfindel.
- Elaiano ? Dès que tu vois une opportunité, va chercher les chevaux, ordonna Glorfindel.
Puis, ils engagèrent le combat.
Au début, Aragorn se battait d'un côté et Glorfindel de l'autre permettant ainsi à la jeune fille d'utiliser son arc pour en abattre ou blesser quelques-uns. A chaque fois que sa flèche faisait mouche et qu'un combattant tombait à terre en poussant un cri, un trait le transperçant, l'adolescente ne pouvait s'empêcher de grimacer. Combattre des orcs n'était pas la même chose que combattre des humains. Alors, même si ceux-ci leur voulait du mal, Elaiano avait du mal à leur ôter la vie. A un moment donné, une brèche se fit entre deux combattants laissant la voie libre à la jeune fille.
Sans plus attendre, elle passa son arc dans son dos et couru à toute vitesse vers l'interstice qui s'était formé. Agilement, elle se coula entre les combattants qui essayèrent de l'arrêter et poursuivie sa course. Sans se retourner, elle entendit vaguement un bruit de course derrière elle. Elle avait des poursuivants. Cherchant du regard un moyen de leur échapper, elle aperçue un étalage dont une cagette était remplie de tomates mûres. Déçue de devoir gâcher de la nourriture, elle l'attrapa au vol et jeta les fruits à la tête de ses deux poursuivants. En partie aveuglés par le jus tachant, ils se télescopèrent laissant la possibilité à l'adolescente d'atteindre les chevaux.
Arrivée au box, elle prit Isilmë et le cheval de Glorfindel. Puis, remarquant un autre étalon non loin déjà harnaché mais sans cavalier, elle le détacha et les sortis dans la rue. Elle grimpa lestement sur le dos de sa jument et, tenant les deux autres chevaux, elle chargea dans le groupe de combattants. Ceux-ci s'écartèrent pour ne pas se faire piétiner et l'adolescente arrêta les animaux devant les deux combattants. Les deux enfourchèrent les bêtes et le trio s'échappa du combat.
Ils passèrent la porte du village sans problème et s'arrêtèrent quelques centaines de mètres plus loin.
- Merci de nous avoir aidé Aragorn, le salua Elaiano.
- Merci surtout de m'avoir apporté mon cheval, rétorqua-t-il en souriant. Comment avez-vous deviner qu'il s'agissait du mien ?
- C'était du hasard…
- Il était heureux alors.
Puis, tournant le regard vers l'est, il ajouta :
- Je vais devoirs y aller.
- Je saluerai le Seigneur Elrond de ta part.
- Merci… Au revoir ! »
Elaiano et Glorfindel saluèrent Aragorn avant de se tourner vers l'ouest et de poursuivre leur chemin sans vraiment savoir jusqu'où ils iraient.
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Voilà, voilà ! Fin du chapitre !
Comment ça je n'ai rien à dire ? Ce n'est même pas vrai ! *tire la langue de façon mature*
Bref... *écrase sa dignité du bout du pied*
J'espère que ce chapitre vous aura plu. N'hésitez pas à me dire ce que vous avez aimé ou pas et ce que vous avez pensé de la musique proposée...
A la prochaine !
