La belle saison de 1973 était brûlante, chaude et atteinte d'une canicule qui brûlait l'ensemble du pays. Les parents de Molly Prewett avaient longuement hésité avant de laisser leur fille rejoindre ses amis pour les vacances au terrier des Weasley. Ils sommèrent d'être prudente : son petit groupe d'amis rebelles ne parviendraient jamais à empêcher la machine destructrice de l'empire des sangs-purs. Les Prewett finirent pas céder : leurs fils avaient enfin avoué faire partie d'un groupe cherchant à lutter contre la magie noire. Ils évitèrent toutefois de parler de Dumbledore ou du nom du groupe.

Épouvantée, Ginny Weasley en pleurait toutes les larmes de son corps. Ses petits bébés risquant leurs vies ! Son mari William afficha un visage sombre. Ils étaient assumés neutres. Ils ne voulaient se mêler à la guerre. Ils étaient liés à des familles très importantes de sangs-purs et avaient de très bonnes relations avec de nombreux sangs-mêlés. Seuls la famille et les affaires comptaient.

Leurs fils avaient toujours été des têtes brulées. Les jumeaux Prewett étaient connus pour avoir causé les meilleures plaisanteries à Poudlard. Ils y avaient laissé leurs légendes comme les groupes Starlett au début du siècle, des sevenley dans les années 40, des Grindstar dans les années 50. Au moins les autres avaient-ils la bonne idée d'avoir des surnoms. Les jumeaux Prewett semblaient fiers de coller leurs noms à leurs pitreries.

William en était inquiet. Son jumeau, Ignatius avait épousé Lucretia Black. Comment Gideon et Fabian comptaient-ils affronter ce dernier, les repas avec les membres des sangs-purs et les différents moments obligatoires à remplir quand on appartient à l'élite. Gideon et Fabian se montrèrent fermes dans leurs positions. Si leurs parents voulaient les savoir en vie, ils devraient les soutenir.

Ginny était terrifiée. Face à ce climat incertain, William accepta que sa fille Molly se rende chez les Weasley. Il y serait pour l'instant plus en sécurité et ils devaient parvenir à convaincre les jumeaux de la folie qu'était la leur !

Le terrier de la famille Weasley se trouvait sur l'île de Man. Surmonté d'une voute, entouré de champs, le lieu était survolé par des fées et ennuyé par les gnomes et les farfadets. Les parents d'Arthur et son frère Perceval étaient en vacances avec la famille Londubat. Arthur avait facilement obtenu l'autorisation d'inviter des amis pour les feux de Merlin, une course de balai qui durait une semaine.

D'autres étudiants avaient simplement menti pour venir prétextant aller voir la course sans préciser qu'ils seraient logés par Arthur.

La maison était rapidement devenue une auberge de Jeunesse où se mélangeaient des jeunes âgés entre 16 et 19 ans sans distinction de maison. Daisy Hookum, Amos Diggory, Ludo Verpey, Otto Verpey, Bilius Patil, Paras Patil, Annie Lou et Petty Crabe s'entrainaient sur leurs balais en permanence. Entre euphorie, alcool, boissons sucrées, drogues et amusement, ils planaient dans une bulle d'insouciance.

Félicia Brown, Faiza Patil, Andromeda Black, Tilden Toots, Ted Tonk et Rida Skeeter parcouraient davantage la lande ne comprenant pas l'enthousiasme de leurs camarades à faire du sport sous un temps bien trop chaud pour se le permettre. Parfois certains d'entre eux partaient en zone moldue avec Arthur pour voir une course de motos qui avait lieu sur l'île. Ils se rendaient alors dans des pubs pour danser.

Molly Prewett et Arthur Weasley appréciaient ce rythme où chacun se levait à l'heure qu'ils voulaient. Le midi, tout le monde mangeait en petits groupes ou seuls. Le soir, ils mangeaient ensemble.

Arthur était inquiet pour sa cousine Andromeda venue avec son amie Petty Crabe. Les deux filles risquaient de gros problèmes à être ici. Andromeda le prenait à la légère, elle en riait joyeusement en disant que ses parents s'en remettraient et que sinon tant pis. Un changement semblait avoir eu lieu en la jeune femme, mais elle ne souhaitait pas en parler.

Un soir, pourtant, alors qu'elle dansait dans un pub moldu, elle bu trop de raison de ses boissons petites et sucrées qu'on lui servait. Ted et Petty restèrent à veiller sur elle, et elle finit par montrer des marques à ses bras. « A chaque fois qu'il veut nous punir, il n'a qu'à appuyer dessus. C'est si facile pour lui de nous torturer. » Elle rit, dodelinant de la tête, Petty venant l'enlacer plus fortement.

« Plus jamais on y retourna, souffla-t-elle, je le promets !
─ Petty, est-ce que le monde va replonger dans l'obscurité ? s'inquiéta Ted
─ Il y est déjà, c'est bien pire qui se prépare. »

A partir de ce jour, Ted ne laissa plus jamais Andromeda seule dès qu'il était en sa présence. Quand il ne pouvait pas être près d'elle, il surveillait simplement. Personne ne poserait la main sur la jeune femme, foi de Tonk, il parviendrait à aider les filles à s'extraire de leurs conditions !

Les feux de Merlin étaient magiques. Les lumières explosaient dans le ciel formant des dragons, des étoiles pétillantes, des étoiles s'ouvrant et se refermant, un système solaire apparaissant et disparaissant. Tilden Toots en profita pour glisser sa main dans celle de Daisy Hookum qui la l'y garda. Félicia le chuchota à l'oreille de Faiza qui pointa du doigt Arthur et Molly.

La main sur l'épaule du garçon plus grand qu'elle, elle se dressait sur ses talons et l'embrassait tendrement. Elle lui avait avoué avoir essayé de faire un philtre d'amour ce qui avait beaucoup fait rire Arthur. Il ne la croyait pas capable de s'en servir. Molly avait trop de caractère pour se contenter d'une drogue qui altérait ses sens. Il fallait être trop lâche ou désespéré. Elle le reconnu sans difficulté. Leurs lèvres se découvraient, sous les feux magiques de Merlin scellant à jamais les cœurs destinés soulagé qu'aucune blague de gamin ou de pique de concierge ne viennent les déranger.

La nuit retombée, ils s'étaient retrouvés auprès du feu pour la plupart. L'ambiance était particulière. Quelques personnes flirtaient dans le secret et le silence de cette demeure. Ils avaient tous conscience toutefois des évènements dramatiques qui étaient en train d'avoir lieu et ils s'en inquiétaient. Ceux retournant à Poudlard craignaient de laisser ceux devant se mettre dans le monde du travail et ceux se mettant à travailler craignaient pour les plus jeunes.

Le feu était brûlant, Bilius jouait avec. Ils parlèrent des évènements s'étant déroulés à Poudlard. Le jeune Sirius Black était défendu par les gryffondors, les autres s'inquiétaient de ses capacités à faire des farces pas forcément drôles. Faiza Patil le défendit énergiquement sa défense sans en expliquer la raison : elle se méfiait de Rita et de sa tendance à prendre toutes les rumeurs pour les modifier et en faire des scandales. Elle ne comprenait même pas pourquoi elle avait été invité ! Personne ne semblait l'avoir fait.

Molly était davantage embêtée par le jeune Black. A cause de lui Arthur n'avait pas eu sa grande victoire et il le méritait. Arthur ne s'en souciait pas : l'école était terminée, il fallait passer à autre chose.

Les nuits suivantes d'autres jeunes transplantèrent pour les rejoindre. Le feu des jeunes adultes étaient devenus un rassemblement d'une trentaine de jeunes adolescents et jeunes adultes. Ils étaient soudés, rieurs et rien ne semblaient pouvoir les séparer.

Un soir, ce fut un jeune homme aux cheveux délavés presque blanc et aux habits abimés qui transplanta devant le terrier. Charles Weasley ne s'était pas attendu à arriver au milieu d'une fête. Ses yeux fixaient le terrier et il avança vers lui avant de stopper pétrifié, honteux. Est-ce que ses parents allaient bien le recevoir ? Il avait à la main un gros sac en toile.

Bilius le vit en premier. Il cria après Arthur qui lui fit un geste de la main se rapprochant de lui. Charles alla dans sa direction et reposa sa tête, fermant les yeux. Arthur referma les bras dessus. Son frère sentait la terre, la sueur et le bois.

Charles se rendit ensuite dans sa chambre d'enfant qu'il n'avait pas revu depuis qu'il l'avait quitté au début de l'adolescence. Ses parents n'avaient touché à rien mais Charles remarqua des affaires appartenant à son frère Perceval trainant là.

─ Il aime venir jouer ici, expliqua Arthur avec douceur en voyant Charles décaler un pull appartenant à Perceval.
─ Il ne doit pas se souvenir de moi, murmura Charles.
─ Il ne parle que de toi, en permanence, tout le temps. Tous. Pas que lui. Nous parlons toujours de toi, Charlie.

Charles regarda le pull tricotté de la lettre P, remarquant qu'un pull rangé avec la lettre C se trouvait dans son placard. Il retira l'informe haut qu'il portait et enfila le pull, trop grand, surement taillé à la taille d'Arthur, et il s'allongea sur son lit. Il s'endormi, habillé sur sa couverture, encore sale et chaussés.

Au bout de trois jours, Molly, Arthur, Ted et Paras étaient venus le réveiller inquiets de ne le voir se lever que pour boire et se rendormir. Charles était simplement très fatigué. Il avoua ne pas avoir très peu dormi depuis la fin du mois de juin.

─ Qu'est-ce-que tu fais exactement en Amazonie ? s'inquiéta Arthur.
─ La fête principalement, répondit Charles, et des recherches aussi.

Charles retrouva de l'énergie. Il passait de longues heures à jouer au billes fumantes avec Bilius, à se promener seul, à échanger des astuces avec Paras et Bilius sur les plantes. Il ne cessait de solliciter son frère sur le retour de leurs parents et de leur frère qui ne devaient pas tarder à rentrer. Au point où Arthur se demandait s'il ne devait pas joindre ses parents. Charles semblait sur le point de partir à chaque instant. Ses parents lui reprocheraient s'il s'évaporait avant qu'ils ne le voient. Ils seraient tellement fous de joie. Arthur savait qu'en les prévenant, ses parents cesseraient les vacances et rentreraient immédiatement stoppant du même-coup sa propre fête. Charles jura qu'il resterait tant qu'ils ne rentreraient pas, sauf si on l'appelait en urgence et qu'il n'était pas utile de les embêter. Ce n'était pas souvent que les Weasley partaient en vacances.

Un jour, Molly vint le rejoindre sur son lit d'enfant. Charles était en train de lire un livre sur l'Amazonie. Tout le monde lui posait beaucoup trop de questions et il craignait de répondre à côté.

─ Qu'est-ce qui ne va pas ?
─ Des sorciers ont disparu, notre chef veut qu'on reste caché. J'attends son appel.

Il savait qu'il pouvait être sincère avec Molly.

─ Mes f…
─ Gideon et Fabian allaient bien quand je les ai vu, ils allaient modifier les souvenirs de tes parents. Ces derniers n'ont pas accepté leurs conditions et ils ont décidé de laver l'information. Je ne devrais pas te parler de ça.
─ Je suis inquiète …
─ C'est dangereux.

À quoi bon mentir ? Il referma son livre pour la regarder. Il aimait cette chambre. Ce lit, c'était William, son père, qui l'avait construit. Sa mère avait peint les murs, en usant d'accessoires Moldus disant que faire de ses mains permettaient de mieux se souvenir. Ils en avaient fait une bataille et il en restait des tâches sur le plafond. Elle avait créé de sa baguette chaque petites lumières rendant la pénombre de la pièce aussi chaude. Il avait tellement peur du noir quand il était jeune. Charles soupira d'aise, son petit frère Perceval semblait être le parfait mélange d'Arthur et lui-même.

─ Toi et Arthur, c'est officiel ? questionna-t-il.
─ Plus ou moins, on a le temps.
─ Vous ne devriez pas remettre à demain ce qu'on peut faire aujourd'hui.
─ Ne sois pas si austère. Qu'est-ce que tu as ?
─ Je vais recevoir un message bientôt qui me dira de repartir, j'aurais aimé revoir mes parents avant.
─ Tu sais quand tu repartiras ?
─ D'un jour à l'autre.
─ Et monsieur Picott ? questionna Molly remarquant que Charles n'en avait pas parlé.
─ Appolon, cet imbécile …, grinça des dents Charles, il joue avec le feu.
─ Qu'est-ce …
─ Je ne peux pas te parler, Molly. Profite d'Arthur, ne remets plus jamais à demain ce que tu veux faire aujourd'hui.

Les mots de Charles raisonnèrent dans leurs esprits dès le lendemain.

Les larmes roulaient sur les joues d'Arthur silencieuse et rares chez lui. Des larmes qu'il ne pouvaient retenir. Au contrairement de Charles. Lui qui pleurait toujours pour un rien, là il ne trouvait pas de larmes à faire couler.

Les feux de Merlin étaient éteints. La plupart des jeunes pleuraient, nombreux avaient déjà transplanté pour rentrer chez eux. Dans le salon, ils étaient moins d'une dizaine. Charles se recroquevillait dans un coin au niveau du bureau.

Les larmes roulaient sur les joues d'Arthur. De grosses larmes qu'il ne pouvait retenir. Tout le monde gardait le silence. Charlie se tenait éloigné de lui. Il se recroquevilla. Était-il un peu responsable de ce qui était arrivé ? Tellement de choses. Tellement de mots. De pardons, d'excuses, d'explications, d'échanges, de moments qu'il aurait voulu avoir avec ses parents.

Les morts de leurs parents étaient la fin définitive de leur enfance. La mort de leur frère avec eux sonnait la fin de la dernière parcelle d'innocence.

Charles et Arthur se regardèrent alors que les six frères de William Weasley apparurent à leurs cotés. Ils ne pouvaient pas laisser les jumeaux s'occuper seuls des funérailles.

Cedrella, Septimus et Perceval avaient été retrouvé torturé sur la rivière, leurs corps flottants sous une fumée épaisse formant un serpent serti d'une tête de mort. Le ministère avait fait oublier les souvenirs aux moldus qui avaient trouvé les corps.

Sept personnes gisaient dans l'eau. Trois membres de la famille Weasley et quatre membre de la famille Londubat. Le ministère ne voulait rien dire aux familles sur les détails exacts des morts et ils tardèrent à les laisser voir leurs corps. La main d'Arthur agrippa solidement celle de Charles, leurs doigts s'entrelaçant devant le visage sage et glacé éternellement de leur petit frère.

« … »

Ils portaient leurs vêtements de deuil. Le silence dans le cimetière allait avec l'ambiance brûlante de l'été alors que disparaissaient dans le caveau familial les trois derniers . Les familles étaient venues assez nombreuses, y compris des familles de sangs-purs même des ennemis. La famille Potter était venue sans James. Ils ne pensaient pas qu'il était encore prêt à être confronté à la mort.

Les familles Malfoy et Black étaient là. Sirius demeurait au coté de Tom Jedusor. Bellatrix Black ne se tenait pas près de Lucius ou de sa famille. Au contraire. Elle s'en tenait éloignée. Ses doigts se serraient sur sa robe noire et elle pleurait silencieusement sa grande tante alors que les autres sangs-purs affichaient un air sombre et sinistre.

À la fin de la cérémonie, Arthur et Molly discutèrent, gardant un visage sérieux et n'exprimant que la solennité de l'instant obligatoire : il fallait se forcer à saluer à chacun. Elle referma sa main avec force dans la sienne.

─ On devrait …
─ Se marier.

Il hocha de la tête. Il était d'accord. Nombreux étaient les jeunes qui se mariaient en ce moment. Avec la montée en puissance du fascisme rien ne prouvait qu'ils pourraient encore le faire demain. Arthur soupira, il aurait aimé le demander dans un autre moment, mais il savait que Molly comprenait.

─ Tes parents, ils vont …
─ Ils finiront par comprendre … J'aurais aimé que les tiens nous voient, le sachent …

Elle posa la main sur son visage, venant embrasser sa joue, tremblante, et si Arthur mourrait pendant qu'elle retournait à Poudlard ?

─ Marions-nous cette semaine, qu'entre-nous, qu'avec notre vraie famille.
─ Dès que tu auras terminé ton année, on partira.
─ Arthur …, je dois te dire …

Elle devait lui dire. Elle devait lui dire pour Charlie. Elle regarda Charles qui riait entre les deux frères Patil. Il avait perdu pour quelques secondes son air grave. Même dans le pire moment de leurs vies, les frères Weasley ne voulaient rien montrer. Charles refusait de montrer de la tristesse. Impertinent, il s'attira les foudres du chef des Black, des Malfoy et Commode Greengrass qui l'avait parfaitement reconnu. Il murmura plutôt fortement l'information autour de lui et à ses deux fils. Charles planta son regard dans le sien, redressa la main et baissa tous ses doigts à l'exception du majeur.

─ Charlie ! s'écria Arthur, se pressant d'aller retrouver son frère avant qu'une bagarre n'éclate.

Les yeux de Sirius n'avaient pas quitté la scène, lentement il essaya de reproduire le signe qui avait été fait, se recevant un coup de baguette de la part de son précepteur sur les doigts. « Ne rajoutez pas des insultes moldus à celle que vous connaissez déjà, par Merlin ! »

Molly et Arthur se marièrent quelques jours plus tard. Il n'y avait que des jeunes de leurs âges ainsi que Dumbledore et quelques professeurs. Nombreux de leurs amis n'avaient pas osé venir de peur d'être une cible future. Les fleurs étaient lancées et soufflaient sur eux. Les parents de Molly n'étaient pas venus.

Ils étaient furieux : leur fille voulait-elle se mettre une cible sur le dos ?

Les Londubat et les Weasley avaient été visé car ils ne respectaient pas les règles. Molly voulait-elle finir comme eux ?

Daisy Hookum était venue pour sa meilleure amie se fichant de l'inquiétude de ses parents. Son père l'avait finalement accompagné. Les frères Verpey, Ludo et Otto, étaient là dans des costumes bien visibles. Les deux filous se fichaient bien d'être affiliés à une famille de sang-pur rejetée, ils étaient de nature inconsciente.

Amos Diggory n'était pas venu. Il avait envoyé une lettre de condoléance à Charlie assez froide et distante. Il avait appris la rumeur le concernant diffusé par les Greengrass et Rita. Cette dernière n'avait pas donné de nouvelle en dehors d'interview dans les journaux décrivant le jour où Arthur et Charles avaient appris la mort de leur famille.

Félicia Brown était présente, ses parents moldus n'étaient au courant de rien. Petty Crabe et Faiza Patil envoyèrent des hiboux d'excuses. Leurs parents les séquestraient à la maison.

Ted Tonk et Para Patil étaient venus soutenir leur ami Charlie. Tilden Toots et Bilius Patil venaient soutenir Arthur. Les Patil s'étaient disputé avec leurs parents. Même Faiza qui était plutôt une enfant sage s'était rebellée contre leur père moldu qui ne voulaient plus que leurs enfants fréquentent des familles de sang-pur. « Restez entre enfants nés de moldus, ne vous mélangez pas aux autres, ne vous faîtes pas remarquer ! » Seuls les garçons avaient obtenu le droit de sortir. Ils refusaient ! Ils refusaient de devoir se renfermé dans des catégories.

La présence la plus notable était celle d'Andromeda Black. Dans une belle robe verte, rappelant les couleurs de sa maison, qui brillait au soleil, elle souriait de toutes ses dents à coté de Molly et Arthur Weasley.

Elle s'affichait sur les photographies, elle fixait droit dans les yeux tout le monde, roucoulant des « Ma cousine adorée ! », Ted la voyait parfois se tenir douloureusement le bras et savait contre quelle force elle devait lutter. Personne n'était aussi forte que cette femme ! Elle ne finirait pas comme Cedrela Black, foi de Tonk !