La chronique du Savant, épisode 25 : « La mort d'un cœur pur Tome 1 Du rêve à la désillusion » de NaruHina82.

Bonjour lectrices, lecteurs et très chers auteurs.

On se retrouve pour l'épisode 25 portant sur « La mort d'un cœur pur Tome 1 Du rêve à la désillusion » sur le fandom Naruto. Une fanfiction actuellement terminée dont l'auteure rédige le deuxième tome. Sans transition, voici l'épisode 25.

1° Le résumé

« La mort d'un cœur pur Tome 1 Du rêve à la désillusion » de NaruHina82

« Pourquoi Hinata réagissait-elle ainsi ? Pourquoi le rejetait-elle de sa vie ? Pourquoi cela leur était-il arrivé ? Pourquoi préférait-elle les bras de la mort aux siens ? Toutes ses questions n'avaient de cesse de tourmenter l'esprit de Naruto. Il ne savait plus comment faire pour retrouver la douce Hinata et la réconcilier avec la vie et le bonheur. Elle filait loin de lui. »

2° L'analyse

La Review de mugu

La mort d'un cœur pur, une œuvre de 734k mots, et qui a désormais sa propre séquelle en cours de 149k mots, pour un total de (roulement de tambours) 884k mots si on arrondit à la décimale. Une histoire qui rentre dans le palmarès des fictions les plus longues du fandom français de Naruto et qui fait certainement un top 100 si on inclut tout le fandom entier. Pour information, même la trilogie du Seigneur des Anneaux en comptant le Hobbit dans sa version anglaise atteint à peine les 580k mots. Ce qui est présenté ici est, juste, insane. Un travail de titan, une histoire bien trop colossale pour que l'analyse fournie ici soit à la hauteur de l'investissement que l'auteur a déversé sur son œuvre. Et pour être franc, je n'ai pas pu dépasser la douzaine de chapitres lus en vertu du contenu bien trop dense pour être disséqué sur une période aussi courte (un mois). Mais cessons de palabrer et rentrons directement dans le vif du sujet :

La fiction se déroule dans un monde parallèle au nôtre, soit un setting moderne, et embraye directement sur une sorte de préface que l'auteur utilise pour indiquer les thèmes qui vont apparaître dans sa fiction… et malheureusement, sur tous les thèmes évoqués, je crois qu'il n'y en aucun qui m'a interpellé, mis à part peut-être l'art de la table (j'avoue que j'étais curieux sur ça). Mais je suis de l'opinion qu'un narrateur suffisamment talentueux peut arriver à interpeller n'importe quel public sur n'importe quel le sujet, et c'est pourquoi j'ai passé outre, pris mon courage à deux et me suis lancé dans cette aventure, et par Tatoutis, il y a beaucoup, beaucoup de choses à dire.

Premièrement, l'auteur nous prévient d'emblée : le récit n'est pas parfait, il y a des erreurs, des lourdeurs ou des tournures de phrases qui pourraient être mieux tournées… et en faisant mon nazi, oui, j'ai pu en effet relever des passages qui auraient mérité plus de soin. Toutefois, dans sa globalité, d'un point de vue purement technique sans autre considération contextuel, le style est très bon. Les phrases sont fluides, il y a peu d'erreurs, et s'il y a bien une chose sur laquelle je ne vais pas appliquer mon venin de vipère des enfers, ce sera certainement sur ce point. Je dirais même que si vous adhérez aux thèmes évoqués par ce livre, vous pourrez presque en tomber amoureux (c'est dans le thème tout ça).

Mais ce n'est pas mon cas, et au-delà de la question du goût et des couleurs, je vais expliquer pourquoi la lecture m'a paru… fade.

Que dire de l'entrée en matière (chapitre 1 hors préface) sur le « suicide »... long soupir. C'est lourd. Le thème en soi est lourd. Et là, c'est appliqué avec la même subtilité qu'un marteau piqueur dans un chantier en construction. Les mots choisis par l'auteur pour décrire sa première scène ont le mérite de cocher toutes les cases qui attisent mon exaspération. Le moment où ce qui passe devant vos yeux est tellement énorme que vous ne pouvez plus l'ignorer, et où le seul moyen de tolérer, c'est de penser que c'est intentionnel. Et la suite de la lecture a confirmé que ce n'était pas de la satyre. Hinata est belle et bien celle qu'elle y paraît. La belle jeune femme au cœur plein de bonté qui fait une TS (acronyme pour tentative de suicide) et qui est décrite comme la Sainte Marie de Dieu. Mille millions de mille sabords. Catastrophe, cataclysme, calamité ! Pardon pour les gros mots, mais ce n'est vraiment, vraiment, vraiment pas le meilleur moyen pour tisser de l'empathie de son lectorat envers son personnage. Le théâtral convient à certains cas restreints, et c'est, je trouve, d'extrême mauvais goût de le faire pour une TS. Ça décrédibilise la scène, le personnage, et également tout ce qui arrive par la suite. Et là, , au moment où les personnages ont commencé à parler, je me suis demandé : pourquoi les noms du monde de Naruto apparaissent ? Vous savez, quand vous pensez à Neji, vous ne pouvez vous empêcher de penser à cette scène, où il rétame Hinata durant l'évaluation Chuunin au point de lui arracher les entrailles, puis le cœur (les luttes intestines du clan Hyuuga et toutes ces joyeusetés). Cette scène, où Naruto encourage des gradins la petite fille timide qui n'a jamais eu de mots pour elle, qui a connu une éducation patriarcale et désastreuse, et dont la vie entière n'a été qu'une lente et agonisante souffrance. Vous la voyez cette scène ? Vous voyez bien Neji en train de dire à Hinata en face à face : « T'es qu'une grosse merde qui mérite même pas la salive que je perds dans mes insultes. » OK. Maintenant que vous avez ça en tête, caméra sur le Neji de la fiction :

~X~

(extrait du premier chapitre)

- Je t'interdis de dire cela, tu m'entends ! La coupe-t-il, la fureur se percevant dans sa voix. Je sais de quoi tu allais t'insulter, mais ce n'est pas vrai. Tu ne l'es pas. Je t'ai promis de tout faire pour t'aider à t'en sortir et de…

Il interrompt sa narration quand il la voit trembler sous la force de sa voix. Il se rend compte alors qu'il a été un peu trop fort. Il s'adoucit et ayant terminé ses soins l'enlace doucement. Il la sert fortement contre lui.

- Pardonne-moi. Je ne voulais pas te crier dessus... Je ne suis pas en colère contre toi mais contre moi de ne pas avoir su te protéger... Et te voir attenter à ta vie m'a fait peur et me fait mal... Je ne veux pas te perdre…

-...

- Hinata,... je t'en prie... Parle-moi...," supplie le jeune homme, des sanglots dans la voix de se sentir aussi impuissant et de la voir dans un tel état.

~X~

Hophophop, stop ! On arrête de filmer. S'allume un pet puis inspire. Haaa… Oui, oui je les sens bien là. Les herbes de la tranquillité. D'accord. Oui, oui, je vois maintenant. Le progrès social, tout ça. Neji qui a tellement gagné en maturité qu'il fait exactement l'inverse de ses actions dans le manga d'origine. Oui… il y a une certaine poésie, une certaine symétrie. Les étoiles s'alignent, les chiffres vert de la matrice se coordonnent, et-

NOOOOOON ! Poouuurquoiii !? Neji ! qu'avez-vous fait à Neji ? Vous l'avez assassiné, puis lobotomisé, puis assassiné une deuxième fois, puis enterré, puis assassiné une troisième fois, avant de le servir dans une assiette, de le découper en rondelles, et d'en jeter les miettes aux chiens de Kiba avant de le faire reproduire ses cellules dans un tube vert et-

Souffle, respire, souffle…

J'ai trouvé ça... choquant. Au-delà d'être surprenant, choquant.

Oui, je veux bien concevoir que le personnage a évolué dans un contexte différent. Oui, je veux bien concevoir, que même dans le manga, le personnage a grandi au-delà de ses envies de meurtre. Oui, je veux bien concevoir que c'est une fanfiction et qu'il y a la liberté artistique dans l'interprétation. Mais... Joins les mains. Pas dès la première scène. Pas d'une telle manière. Pensez aux fans. Pensez à ceux qui ont grandi avec Naruto. Ne détruisez pas leur enfance si-ou-plait ! Tenez, je vous donne mon argent, ma maison et mon âme, mais laissez-moi Naruto, par pitié… C'est tout ce qu'il me reste…

Bon, blague à part, à ce point-là, j'aurais autant préféré que le personnage s'appelle JeanMarmourdedu93, XXPussySlayerXX ou UltimateCultivationGod que Neji. Dans l'assimilation de n'importe quel art, sport, ou même histoire, il y a une notion fondamentale que l'on appelle la courbe d'apprentissage. Et là, cette courbe en question est beaucoup trop abrupte ici. Pourquoi ? Car le lecteur n'a pas le contexte. Bien sûr, parfois c'est bien, ça fait soulever des questions intéressantes mais… pas quand de la méta-connaissance considérée comme acquise est incriminée. Dans une œuvre coopérative comme une fanfiction, je considère que les personnages doivent conserver, dans la mesure du raisonnable, l'essence de ce qu'ils sont. Bien sûr, aller dans le sens complètement opposé, c'est-à-dire n'ajouter aucun contenu et se contenter de reproduire exactement le même dessin que le manga d'origine est un exercice dénué d'intérêt, mais là… c'est juste trop dans l'autre extrême.

Bon aparté sur Neji terminé. Passons à la suite.

~X~

(extrait du premier chapitre)

Après s'être exprimée, elle rassembla ses affaires et se leva pour se diriger vers le groupe qui continuait à poser des questions à Sasuke qui comme à son habitude, restait aussi hypothétique qu'avant. L'Uzumaki était vraiment perdu cette fois. Laissant cependant cela de côté, il se promit à rendre ce sourire, qui lui avait plu durant leur échange, à celle qui a toujours été présente pour lui. Il avait une dette à rembourser et fois de Naruto, il la rembourserait. Il se dressa et courut derrière elle. A leur arrivée, tout le groupe se rendit au bus qui devait les emmener au centre du festival et donc au parc d'attraction. A la surprise de Sakura qui n'avait pas quitté des yeux Sasuke, ce dernier rejoignit Hinata au fond du bus. Désirant le laisser un peu soufflé avant de le conquérir, elle le laissa faire. Et oui, ses sentiments pour lui avaient refait surface à sa vue. Elle remercia en silence Naruto d'avoir refusé sa proposition. Il était devenu un ami précieux et elle n'aurait pas voulu le faire souffrir. D'ailleurs, celui-ci était resté avec Gaara qui venait d'arriver pour le saluer et discuter un peu avec lui. En tout cas, Sakura était prête à tout pour séduire une bonne fois pour toute l'Uchiwa. Durant le trajet, elle vit ce dernier rompre le silence confortable qui existait entre Hinata et lui.

~X~

Bon, là, j'enfile mes lunettes d'expert. Soyons clair, le passage exposé n'a pas de problème visible (si ce n'est qu'il est extrêmement compacte). Il y a d'autres extraits qui auraient mérité de plus amples analyses, mais pour un souci de pédagogie, ce passage est parfait.

La narration est un art. L'art de dire les choses, de les tourner d'une certaine manière, et de faire ressortir les points essentiels dans une histoire. Il y un nombre de raisons pour lequel la plupart les romans adoptent une forme plus ou moins commune. Ma conception d'une histoire, c'est avant tout de faire transporter son lecteur dans le monde de l'imaginaire, de le faire immerger pleinement dans un univers, et de lui faire vivre des aventures fantastiques et accessoirement, très accessoirement (j'insiste bien), lui faire délivrer une morale ou une leçon de vie. La narration constitue le principal moyen que l'auteur a pour faire véhiculer l'information nécessaire. Et pour ce faire, il y a plusieurs dispositifs, le premier étant celui de passer par un personnage focalisateur. Pourquoi les romans, comme les films, préfèrent introduire une scène depuis le point de vue d'un personnage ? Car à travers le personnage, on peut pleinement vivre la scène. On découvre par son intermédiaire l'univers, ainsi que les autres personnages, on le voit grandir, évoluer, on s'attache à lui, et surtout, on partage. « Le focalisateur » est à la fois limité par ses sens, mais également par la connaissance du monde qui l'entoure… et c'est là qu'une histoire arrive à attirer. C'est par son aspect partiel. Par le fait que le lecteur n'a pas en mains toutes les informations, et surtout, qu'il découvre en même temps que le personnage ce qu'il se passe. Et comment retranscrire ce que vit le personnage focalisateur ? Je vous le donne dans le mille, par des scènes. Et aussi via des césures (scène breaks). L'art de bien séquencer va de pair avec l'art de retranscrire. Une histoire qui se suit bien est une histoire qui ne reprend que l'essentiel. Les anglais appellent ça la loi de la conservation du Ninjutsu (j'en profite pour glisser ceci vu qu'on est dans le fandom Naruto). Une histoire est une construction séquentielle. Et dans cette construction, chaque chose montrée prend la place d'une autre dans le fil conducteur. Si l'auteur sait, ou plutôt, doit savoir chaque chose qui se passe à chaque instant pour ses personnages principaux et secondaires, le plus difficile pour lui revient de faire le choix sur l'élection de ses scènes. Less is more. Toujours suggérer, ne jamais montrer. Ce n'est pas quelque chose d'évident et en tant qu'auteur, j'ai mis très longtemps à l'assimiler. Et l'écueil qu'a fait l'auteur de la fiction ici, c'est de vouloir tout transmettre, mais de transmettre tout de manière impartielle et impartial. En d'autres termes, dans un souci de synthèse, je vais résumer ça une phrase :

La narration omnisciente, c'est de la merde.

Dans cet extrait, que pense Hinata au moment où elle part ? Quels sont les sentiments qui traversent Naruto quand elle le quitte ? Dans quelle direction Hinata s'en va ? Sort-elle d'un lieu, ou rentre-t-elle quelque part ? Quelles sont ses pensées ? Que perçoivent les personnages à l'instant T ? Quid de l'odeur, des bruits, de la sensibilité ?

Stop.

Certes, il y a un toujours un nombre limité d'informations auquel l'auteur peut répondre plus haut. L'extrait en question répond à certaines d'entre elles mais de manière très fractionnée et imparfaite. Mais le plus gros revers, c'est que le lecteur ne se sent pas impliqué. Le lecteur voit juste une énumération d'actions orchestrées… mais il ne se trouve pas dans l'action, il est complètement détaché. Et en termes d'immersion, c'est nul. Non, dire que c'est nul, c'est méchant. Cinq sur dix je dirais.

La question que l'auteur peut se poser (ou plutôt, qu'elle doit se poser), c'est comment faire pour mieux immerger son lectorat ? Il y a plusieurs moyens. L'un comprend ne faire que des dialogues, l'autre comprend d'être extrêmement précis dans son vocabulaire et dans la manière dont les scènes sont montrées. Cela demande d'être méthodique… et malheureusement, l'auteur de la fiction La mort d'un cœur pur ne l'est pas, car l'extrait que j'ai relevé ici est symptomatique du type de narration le plus usité, soit des énumérations d'actions avec une absence d'ambiance et de détails trop importante. En l'essence, la fiction laisse un arrière-goût amer, car elle manque grandement de finition.

Mais, car il y a un mais, ceci n'est que la narration. Je n'ai pas encore montré ce qu'il en retourne des dialogues. Caméraman, action !

~X~

(extrait du deuxième chapitre)

"- Sasuke, dis-moi. Qu'est-ce que voulais dire Shino ? Je ne comprends rien.

- Il doit être fatigué de voir ton comportement avec Sakura.

- Mon comportement ?

- Naruto, tu ne vois donc pas qu'elle joue avec toi pour m'atteindre. Elle essaie de me rendre jaloux en te faisant du charme et qu'importent les conséquences sur nos amis. Et toi, tu cours sans rien voir."

A cette information, son frère de coeur resta un instant silencieux avant de reprendre la parole.

"- En fait, je m'en doutais mais je ne voulais pas le croire. Je l'ai aimée pendant des années que de la voir aussi séductrice avec moi me fait un peu espéré qu'elle puisse ressentir vraiment la même chose… Mais qu'entends-tu par les conséquences ?

- Hinata possède un coeur pur et elle ne doit pas supporter de te voir ainsi manipuler, lui répondit Sasuke. De plus, tu ne cesses de lui donner des signes contradictoires, de faux espoirs. Elle ne doit plus savoir où donner de la tête.

- De faux-espoirs, mais en quoi ? Souffla Naruto. Enfin, tu as sans doute raison comme d'habitude. En fait, je ne sais pas ce que je ressens pour Hinata. Je vais devoir faire le point avec tout ça. Nous devrions aller les rejoindre maintenant."

~X~

Et c'est là que vous vous demandez quand je vais sortir mon fusil à répétition pour aligner l'auteur. Eh bien n'attendez pas, je ne le sortirai pas. Pour être franc, les dialogues de la fiction sont plutôt bons (bien qu'imparfait mais je vais y revenir plus tard). Et le point positif : c'est que la majorité de la fiction est composée de dialogues. Ils sont en général dynamiques, et ne souffrent de l'écueil que font beaucoup d'auteurs, à savoir en faire des tonnes à travers la surcharge d'incises. Non. De bons dialogues sont des dialogues simples. De bons dialogues doivent suffire à eux-mêmes pour donner la quasi-totalité de la gestuelle, l'expression et la personnalité des personnages. Ça, l'auteur le sait, le maîtrise et le sait et c'est la raison pour laquelle j'ai pu lire douze chapitres et pas me flinguer à partir du premier.

Cependant, là où l'auteur pêche, c'est premièrement dans les répliques un peu trop mécaniques des personnages parfois, notamment quand elle veut faire raccrocher les dialogues entre eux. Le passage narratif relevé précédemment en est un exemple. Et cela déteint directement sur les dialogues, notamment lors de la dernière réplique de Naruto ici, avec le "Nous devrions aller les rejoindre maintenant." Ça fait très PNJ de jeux vidéo qui vous demande d'aller à un endroit T. Ça fait forcé. Ce qui semble forcé est mal, et à proscrire, car cela rend le récit moins crédible. J'ai l'impression que l'auteur arrive à conceptualiser des scènes, mais quand il s'agit de relier les bouts ensembles, tout s'effondre comme un château de cartes. Et cette inconsistance rend la fiction difficile à lire pour cette raison. Il manque un véritable fil rouge.

Là où les dialogues souffrent aussi est quand l'auteur a pour ambition de nous faire des leçons sur des sujets précis, comme par exemple la sexualité, qui est quelque chose qui revient souvent. Les personnages cessent alors d'exister pour devenir seulement des avatars de l'auteur. Cela part certainement d'une bonne intention. Le hic, c'est qu'une histoire dans son entièreté est un très mauvais vecteur pour véhiculer des leçons pareilles. Une leçon peut être induite par l'intermédiaire d'une histoire, mais la réciproque est fausse. Une histoire ne doit servir de leçon. Elle peut être là pour illustrer, au mieux vulgariser, mais jamais pour faire lieu d'un discours académique. Et dans les 734k mots de La mort d'un cœur pur, il y en a au moins 100k qui ne servent qu'à donner ce genre de leçons. Ce serait pas un mal si c'était amené de manière subtile. Mais là non. C'est aussi télégraphé qu'un sexto. Pour faire l'analogie avec les jeux vidéo, c'est comme si le gameplay était décorrélé des éléments narratifs. En mode, vous jouez à un plateformer (exemple mario), et vous récolter des collectibles (par exemple, des bout de papiers) et le personnage que vous jouez vie une aventure tandis qu'en même temps, à travers ces éléments de gameplay dérivés, les développeurs essayent de vous transmettre du lore. Mais c'est nul, ça ne marche pas, car ça donne un tout dysmorphique et déconnecté du reste. C'est une erreur de design. Et c'est exactement ce que fait l'auteur ici avec ses leçons. Au lieu de nous les télégrapher, elle aurait mieux fait de se focaliser sur une et de la travailler à fond à travers l'histoire. Cela aurait été bien plus efficace en termes d'immersion.

Et un dernier point un peu moins important, mais qui joue quand même un peu. L'auteur a du mal à rentrer dans les personnages masculins. Ils sont trop… gentils et chevaleresques. En vérité, aucun homme est comme ça dans la réalité. C'est trop sublimé. Et les hommes ne réfléchissent pas de la manière dont l'auteur veut transmettre. Et comme je m'attaque à ce point autant discuter des personnages.

Globalement, du fait des problèmes soulevés plus hauts, aucun des personnages ne m'a vraiment emballé. Je dois dire que la plus réussie reste Sakura, qui se résume à être la quintessence du coronavirus et de la peste incarnée que je voudrais absolument me débarrasser si j'étais Naruto (mais dans ce sens, ça vaut aussi pour le cas pour Hinata qui demanderait trop de travail, muhahahaha !). Pourquoi je trouve que Sakura est le meilleur perso ici ? Car il est celui qui apporte les problèmes, et qui fait prendre en mesure les personnages de ce qu'ils sont. Et franchement, entre Hinata qui se résume à faire Ouin ouin, Naruto à jouer au chevalier servant, Sasuke à être un Yes-man gay en couple avec un autre Yes-man, le choix est vite fait, bien fait, on choisit la peste (même si l'envie de lui mettre des claques à chaque fois qu'elle a ouvert la bouche m'a démangé plus d'une fois). Quant aux personnages secondaires, de ce que j'en ai vu, ils peuvent être définis par une ligne de description. Manque de travail de fond, mon cher Watson, manque de travail de fond.

Pour ce qui est de l'intrigue, je ne commenterai pas en long et en large car je risquerais d'être trop incendiaire. Globalement, on tourne en rond avec le trio Naruto, Hinata et Sakura, avec Hinata qui a le "moral high ground", Naruto qui est le faire-valoir d'Hinata et Sakura qui est restée coincée sur la même idée depuis dix ans. En retrait, on a Sasuke et son petit copain qui acquiescent. En somme, nous avons des personnages sclérosés dans leurs positions, que je vois difficilement évoluer en dehors. Est-ce bien ? Je ne sais pas. Est-ce intéressant ? Passé les premiers chapitres, non. Après, de ce que j'ai lu, au bout de la quinzaine de chapitre, il y a une enquête policière qui pointe le bout de son nez. Est-elle bien faite après ? Pas d'idées et ça ne m'intéresse pas plus que ça du peu que j'en ai vu. Là encore, le manque de détails fait mal, et quand un gendarme vient vous voir à cause d'une "affaire quelconque" (vous appréciez le niveau de précision), ça fait vraiment choux blanc.

Et quand à l'univers, on en parle ? Nope, pas d'univers. Lol, depuis quand on fait un univers pour une fiction Naruto ? C'est surfait ça (voir ici, grosse déception).

Pour conclure : une fiction qui manque de finition, et qui mériterait une réorganisation de fond sur les scènes pour qu'elles soient transmises avec plus de finesse. Dans tous les cas, je souhaite bon courage à l'auteur et je l'adjoins de continuer (même si cette critique n'est pas vraiment positive). Et puis, j'ai jugé sur les dix premiers chapitres, ça se trouve, il y a un large gap d'évolution au cours de l'écriture.

Enfin bref.

On coupe.

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L'avis de Juice

Bienvenue aux habitués et aux nouveaux lecteurs de la chronique ! Pour cet épisode, nous allons parler de la fanfiction La mort d'un cœur pur de NaruHina82.

J'ai connu NaruHina82 avec sa fanfiction L'amour amoureux que j'ai dévoré en une nuit. Séduite par son histoire, je me suis empressée de lire un autre travail de cette auteure.

La mort d'un cœur pur mêle morales, amour et déception. C'est l'histoire de la team Naruto qui découvrent la vie d'adulte et la vie sexuelle.

Si le début m'a enchantée, je me suis vite retrouvée lassée par une longue attente dans l'installation du nœud principal. C'est un réel souci car quand nous enchaînons plus de 60 chapitres, nous nous attendons à avoir rapidement une avancée dans l'histoire. Que nenni ! Et c'est très dommage d'attendre plus de 30 chapitres pour une véritable mise en place de l'intrigue. Dans le fond, vous aurez une histoire qui respecte le plus possible les caractères originaux des persos de Naruto, à l'exception de Sasuke pour un maigre détail.

Je voulais plus de discours direct, plus de conversations pour une réelle avancée de l'histoire et rendre les chapitres plus vivant et plaisant dans la lecture. On ne peut se contenter d'un surplus d'information. Il serait judicieux de nous informer à travers les personnages comme la fois avec Jiraya et la taille des sexes ou par l'humour. En réalité, on apprend beaucoup grâce à cette fanfiction, des phénomènes qu'on n'aurait jamais imaginé. Par exemple, la manipulation sous ses différentes formes. C'est le ton moralisateur de la fanfic qui peut plaire comme ne pas plaire, ça dépend du lecteur.

Il y a un équilibre à trouver entre les détails que l'auteure souhaite transmettre et l'avancée de l'histoire. Sinon, on entre en profondeur avec chacun des personnages, rien n'est laissé de côté, ce qui permet une très bonne compréhension des événements.

Passons à la forme. Je suis assez exigeante dessus car elle peut faire toute la différence. Malheureusement, elle n'est pas ce qu'il y a de mieux ici. Sachant que les chapitres sont longs, il vaudrait mieux séparer clairement les différentes progressions de l'histoire, les raccourcir pour ne pas avoir un surplus d'information. Nous avons très souvent un enchaînement de discours indirect, nous éclairant sur l'état émotionnel et/ou physique du personnage en question, sans avancer dans l'histoire. De plus, la syntaxe est parfois à revoir. L'écriture n'est pas légère. Cette combinaison, écriture un peu lourde et paragraphes longs, non espacés, m'a beaucoup rebutée dans la continuité de l'histoire. Dommage qu'avec cette histoire, on a l'impression de s'engouffrer dans un tunnel sans fin tant par la forme que par le fond.

Pour ma part, j'ai voulu terminer le tome 1 jusqu'au bout, espérant toucher la grande intrigue de l'histoire. Je l'ai eue, tardivement mais je l'ai eue. J'en étais satisfaite. Attention, spoiler !

Hinata décide de faire ce qu'il y a de mieux pour elle. Je trouvais cela bête de continuer à rester avec Naruto. Je me suis lassée de l'amour niais qu'elle revendiquait, de l'égoïsme de Naruto et de la surprotection de Neji.

Fin spoiler !

J'ai continué avec quelques chapitres du tome 2. Je n'ai décidément pas accroché. C'est devenu très vite agaçant la forme pour moi. Je pense que ce type d'histoire cible un public précis c'est à dire fan du pairing Hinata/Naruto, de l'amour niais, des leçons de vie à chaque chapitre.

Je pense que j'ai voulu retrouver la forme de l'Amour amoureux, l'équilibre bien présente. L'auteure ne l'a plus. Du moins, j'espère qu'elle le retrouvera pour terminer son autre fanfic et pour celle-ci, afin d'avoir une lecture plus agréable.

En résumé, vous trouverez une histoire qui vous apprendra des tas de choses. Il faudra faire preuve d'une immense patience. Cependant, accrochez-vous car le chemin va être long et parfois dur à suivre dus aux nombreux paragraphes qui s'enchaînent et rend le texte un peu morne.

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Qu'en pense Kiran ?

Nous enchaînons sur le fandom naruto avec sans appel la fic la plus longue et la plus velue que la chronique ait jamais eu à traiter.
68 chapitres rien qu'au tome 1, avec cette fic vous aurez soit l'occasion de partir sans remord au lieu de la lire jusqu'au bout si l'histoire ne vous plait pas, sois de vous enjailler votre race et de la dévorer d'un coup et d'attendre avec impatience la suite si l'histoire vous plait.

Soyons cash direct : la fic ne m'a pas hypé du tout. Elle est très intéressante et bien menée, mais je me suis rendu comptes dès les premières lignes (post préambule bien sûr) que cette fic ne me conviendrait pas. Et tant mieux, elle mérite un bien meilleur publique que moi. Mais d'après le peu que j'ai pu en lire, (les trois premier chapitres requis) il y a du lourd, et beaucoup de thèmes à traiter.

Vous pourrez donc utiliser mon avis comme une sorte de teaser, une bande annonce, un avant-goût qui vous dira si oui ou non l'histoire vous convient.
Sans plus attendre commençons.

Le préambule de la fic est une excentricité de l'auteur qui m'a bien plu. Petit prologue explicatif en amont du but de la fic, de ce que vous allez y trouver, du pourquoi elle l'a écrit, de son contexte, de ses projets futurs pour la fic.

Aborder une histoire en présentant la forme est très intéressante, comme si on lisait une sorte de glossaire ou de sommaire avec les différents chapitres et thèmes qui régiront la fic.
De plus nous apprenons ainsi que la fic sera une histoire à vocation didactique et biographique : en clair que l'on va se baser sur des éléments réels, scientifiques, facilement vérifiables, mais tout en restant très intimes, pour construire une narration qui va parler au soi intérieur.
Cette fic a donc clairement pour but de faire s'impliquer tous les lecteurs et de les faire s'identifier à travers le personnage d'Hinata. Cette fic prend pour base des personnages populaires pour raconter au lecteur des thèmes de la vie du quotidien que tout le monde rencontrera un jour ou l'autre.

Mais cette fic est avant tout un rite de passage à l'âge adulte, une adresse à tous les adolescents et jeunes adultes qui affrontent les difficultés et les angoisses de la vie, comme les brimades, le viol, la première fois, la dépression, ect... à travers le prisme de la romance et de l'amour qui se développera entre Hinata et Naruto.
Cette fic met également en lumière les thèmes très tabous encore aujourd'hui de la réalité sur la liberté de la sexualité des femmes et des minorités persécutées pour leur différence.

Premier tome, 68 chapitres, et en plus d'une longueur admirable, laissent entrevoir un travail de titan. L'auteure a fait des recherches et se base sur des expériences très personnelles pour pouvoir faire passer les émotions à travers les mots.
La narration est travaillée, le vocabulaire choisis avec soin, et la grammaire est presque irréprochable.

Le plus grand intérêt de la fic repose dans le personnage d'Hinata, qui est le catalyseur de toute l'insertion et identification du lecteur. Le lecteur apprendra au fil des mots en même temps qu'elle, ressentira ses joies comme ses peines et s'identifiera exclusivement à elle puisqu'elle est censée représenter tout ce qu'une personne mal dans sa peau a pu vivre dans sa vie.

Tout ce qu'Hinata fait, ou dit, le lecteur se dira forcément « ça m'est arrivé, c'est complètement moi, comment me sortir du malheur ».

Hinata veut être la fille parfaite. Naruto est son love interest : elle doit être parfaite pour lui, quitte à renier ce qu'elle veut au fond d'elle pour le laisser choisir à sa place. Elle doit être la fille pure et irréprochable qui doit absolument éviter le côté séducteur et « aguicheur » des femmes toxiques comme Sakura, ou bien elle serait immédiatement rangée comme elle dans la catégorie très péjorative des « filles de joie ». Cela encore une fois doit être lu à travers le prisme de l'expérience du lecteur, qui va forcément se reconnaître dans la position d'Hinata, et le prisme didactique puisque la narration guide ce même lecteur en lui faisant prendre du recul sur la situation, pour analyser son trauma avec une distance confortable.

Là où Hinata est le catalyseur et le symbole des lecteurs, donc des victimes d'événements douloureux, Sakura, elle, représente tout ce qu'il y a de plus négatif en ce monde. Fière et méprisable, Sakura sera pour le lecteur l'incarnation de la personne « qui m'a fait du mal et que je veux voir mourir ».

Ainsi on comprend vite dans les premiers chapitres que Sakura est l'antagoniste principale, et que les autres héros vont devoir s'unir contre sa perfidie et ses magouilles pour pouvoir sauver Naruto de sa relation toxique avec elle et aussi protéger Hinata de sa menace latente.

Et j'en ai fini avec mes points positifs pour cette fic, si je vous ai suffisamment hypé, soyez libre de partir la lire directement en skippant la suite de mon analyse, car les points négatifs que je m'apprête à évoquer se révéleront quelque peu agressifs, notamment concernant le traitement du personnage de Sakura.

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A partir d'ici, vous acceptez de votre plein gré de lire la suite.

Disons le cash : le personnage de Sakura est mon personnage préféré dans toute cette histoire. Pour de nombreuses raisons, notamment celle de son potentiel narratif que je trouve sous exploité, et même gâché, dans cette fic. Personnage à la personnalité si forte comparée aux autres filles, Sakura inspire le respect ! Elle a une présence écrasante et se met au même niveau que les hommes, voir se considère supérieure à eux. Ce qui aurait pu être intéressant à traiter ! Une figure de femme forte qui pourtant utilise des attributs « masculins » pour imposer son autorité et qui donc tombe dans les mêmes travers que les hommes machos, mais qui sait glorifier et user avec prouesse de ses attribut féminins à la fois puissants et venimeux.
Contrairement aux autres filles qui sont transparentes au mieux, totalement éclipsées par un hommes au pire, et Hinata qui ne fait que subir le scénario et suivre les directives des autres, Sakura est définitivement l'incarnation d'une figure double à la fois Homme et Femme. Elle s'impose dans l'histoire et se démarque de tout le monde par sa présence inoubliable qui pourrait inspirer Hinata et les lecteurs, masculin comme féminin ou non binaire ou genderfluide, à être aussi badass qu'elle et à ne pas avoir honte de leur pars de féminité.

Car être une femme c'est une force ! Non pas une faiblesse.

Mais tout ce potentiel est gâché car l'auteur range Sakura une énième fois dans le placard des salopes opportunistes et en l'affublant de tout le vocabulaire négatif existant dans la langue française, tuant dans l'œuf tout ce que le personnage aurait pu apporter à l'histoire, en bien comme en mal pertinent.

C'est vous dire quand le personnage prévu pour être uniquement détestable et la pute de service devient le personnage que je préfère et considère le mieux développé dans une histoire, on peut se dire que quelque chose cloche.

Bon, voyons déjà la liste de ma mauvaise foi : énième fic dans laquelle Sakura à le rôle de la méchante juste parce que comme si c'était de sa faute si Kishimoto a foiré l'évolution de son personnage dans le canon ? Check.

Énième fic ou Sasuke a le beau rôle parce qu'il est trop dark et torturé ? Check.

Mais simili de preuve de bonne foi dans le dernier chapitre Hinata rompt avec Naruto en avançant l'argument que c'est peut-être pas pour sa bonne poire que Naruto s'est mis avec elle mais plutôt pour ses gros nichons et le fric de papa-maman (et si je me fie au glossaire je parie que Naruto va « tromper » Hinata avec son ex (lol on y croit que c'est pas Sakura qui l'aura chauffé) et donc c'est pour ça qu'elle ne peut plus lui « faire confiance ». Bon, on sait tous que c'est du vent et qu'elle le pense absolument pas, mais c'est mieux que rien.

Sakura est sans arrêt slutshamée par les autres personnages pour être une femme forte et fière de sa sexualité : en clair une femme ne peut pas être hypersexuelle, non, c'est mal, c'est une briseuse de cœurs qui collectionne les relations, prenez exemple sur Hinata, Ten-Ten et Ino qui elles sont des modèles de vertu à qu'il faut absolument ressembler.
Et on en parle de Sasuke qui fait encore plus détestable et misogyne que d'habitude ? Parce lui c'est le cliché du « les potes avant les gonzesses », « entre potes on se tabasse parce qu'on est trop des mecs en chiens de testostérone », « vas y que je te remets une femme à sa place, bien fait, de toute façon c'était une pouffe », « je suis tellement mystérieux et dark que je me barre en disant une phrase classe quand une personne se montre désagréable au lieu de lui dire en face qu'ielle a merdé ».

Bordel je HAIS Sasuke dans cette histoire, et pourtant je suis sûre que cet hypocrite va à un moment défoncer Sakura en lui sortant un monologue bien humiliant après 40 chapitres, genre tu pouvais pas le faire au début quand il était encore temps connard !?, en lui enfonçant le couteau de ses erreurs dans la plaie de ses remords pour au final avoir le plaisir de lui dire « entre nous c'est terminé/ne cherche pas à me revoir/si tu t'en prend encore à Naruto et Hinata je te le pardonnerai jamais ». Surtout que de base, c'était Sakura qui voulait son cul et lui il était pas intéressé, et il lui a jamais dit avant de lâcher l'affaire ? Putain d'ingrat ! A croire qu'en réalité il kiffe ça de se faire courtiser.

Sakura devient l'incarnation de la notion de prophétie autoréalisatrice profondément satisfaisante (ou self-fullfilling prophecy en anglais). C'est une relation de cause à effet désignant les personnes qui sont tellement persuadés que quelque chose est mal, ou va mal finir, avant de tenter ladite chose, qu'ielles vont (in)consciemment tout tenter pour saboter toute expérience positive qui pourrait être liée à cette chose. Malgré tout le potentiel que le personnage de Sakura peut apporter, il faut tuer dans l'œuf cet espoir car le personnage que les lecteurs sont censés aimer c'est Hinata.

Et pourtant l'auteure s'acharne, on ne voit que ça, à montrer que c'est Sakura la personne toxique dans l'Histoire et que Naruto, Hinata et Sasuke souffrent par sa faute ! Mais cet effet est complètement raté :

De un parce que Sasuke est d'emblée présenté comme le beau gosse flegmatique qui doit juste se débarrasser d'un moustique chiant, parce que son développement interne est pauvre et se résume à « sakura t'es lourde, elle veut me rendre jaloux, elle fait du mal à Naruto » et c'est tout, en clair aucun attachement pour son perso, il est juste là pour dire que tout est de la faute à Sakura.

De deux la souffrance de Naruto est la plupart du temps tournée en dérision, comme si l'auteure n'assumait pas d'afficher clairement à quel point sa relation avec Sakura l'empoisonne petit à petit. Naruto aime Sakura, il s'entiche d'Hinata, les autres viennent lui dire « mec, elle se fiche de toi » et lui dit qu'il sait, juste, comme ça. Naruto est le gaga de service bon à envoyer voler dans l'espace, et la fic ne semble pas prendre de risque pour le traitement de son personnage. En clair l'auteure à trop le cul entre deux chaises entre vouloir en faire une victime d'abus et vouloir en faire le sauveur d'Hinata.

Et de trois : tout le paradoxe d'Hinata est qu'au lieu de la traiter comme un personnage de femme qui s'endurci avec le temps et les épreuves, l'auteure a choisi le parti d'en faire une femme extrêmement fragile, soumise, et qui a aucun moment n'exprime à voix haute une volonté propre ou un libre arbitre.
Hinata est au contraire un modèle de douceur féminine montré comme positive qui contraste avec la force brutale et dominatrice de Sakura qui est clairement un personnage négatif.
Hinata représente le féminisme pacifique qui doit apprendre à ne plus être passif pour pouvoir soigner son trauma, là où Sakura qui n'a jamais souffert croit sa force acquise et qui chutera sans aucun doute de son piédestal de femme forte mais dictatrice plus tard dans l'histoire. Prolepse annoncée par Ino : le personnage de Sakura finira mal.
Bien que ce féminisme évident ait aussi ses limites. En effet toutes les filles de l'histoire sont en couple alors que certains garçons comme shino et kiba sont célibataires. Et même si le but de l'histoire est de montrer des relations de couple saines et de dénoncer les relations toxiques, l'amour devient un thème beaucoup trop prédominant sur le traumatisme d'Hinata qui devrait rester central. Le développement de toute les filles dépend très grandement de la présence et du soutien d'un personnage masculin, l'indépendance d'Hinata est mise en grand péril car sa guérison psychologique repose entièrement sur l'espoir qu'elle finira avec l'homme dont elle est désespérément amoureuse, Ino et Ten Ten sont toujours présentes avec leur homme et si elles sont seules avec Hinata leur sujet de conversation tournera exclusivement autour d'un homme ou de la rivale obstacle sur son chemin vers son homme, Sakura malgré sa force de caractère qui fait sa fierté est ironiquement enchaînée à son obsession d'être désirée par deux homme, et tous les hommes de l'histoire sont présentés comme des protecteurs, certes respectueux de leurs compagnes et amies, mais qui incarneront cette figure d'idéal masculin romantique qui bravera vents et marées pour protéger une femme à qui il tient.

De plus dans cette histoire, on remarque que la solidarité féminine est extrêmement faible comparée à la solidarité masculine : en effet Hinata est très introvertie à cause de sa dépression, elle est donc très solitaire et peu encline à s'ouvrir aux autres, alors que Sakura est l'exacte opposée, très extravertie et centrée sur elle-même et qui donc considère les autres filles comme inférieures à elle, quand à Ino elle est partagée entre son amitié pour Sakura et sa compassion envers Hinata et parle quand même de choisir un « camp » entre les deux filles, et enfin Ten-Ten qui essaye tant bien que mal de rassembler le soutien féminin mais qui est mise en échec à cause des trois autres qui ne peuvent pas former un groupe cohésif stable et sain entre elles, sans l'aide d'une présence masculine pour ordonner la bonne entente.
On remarque alors que les hommes sont le pilier central de l'histoire : les filles ont toujours besoin d'eux pour évoluer dans leur résonnement (Sai doit dire avant Ino en quoi Sakura est égoïste alors qu'il n'est pas impliqué dans le désaccord entre elles), ils soutiennent unanimement et sans appel leur pote Naruto, tout comme ils voient tous en quoi Sakura est la « sorcière » qui le corrompt alors que Hinata est le meilleur parti

Malgré la richesse de l'univers et le développement évident des personnages ainsi que la passion évidente de l'auteure pour le sujet qu'elle traite, je n'ai pas été touchée par la fic.

On s'attache à Hinata uniquement parce que c'est une victime qui nous fait ressentir de l'empathie à son égard. Mis à part être amoureuse, être héritière d'une riche compagnie, être incomprise par ses proches, être dépressive et être aimée de tous ses amis et des amis de ses amis, Hinata reste fragile psychologiquement et tout le monde cherche à la caser avec Naruto en partant du principe qu'un petit copain maladroit la sauvera plus qu'un psychologue compétent et qualifié.
Hinata n'a aucune alternative de développement à part conquérir Naruto, seul Naruto peut la « protéger » et la « sauver » du mal, et ce manque d'alternatives est arbitrairement imposé à elle par les autres personnages qui profitent de sa fragilité psychologique pour décider à sa place ce qui est le mieux pour elle. Je me demande si par la suite Naruto va chercher à régler le problème d'Hinata lui-même en lui trouvant une solution miracle, ou bien si il va comprendre qu'il ne doit être qu'un soutien modeste et que c'est Hinata qui doit faire elle-même le voyage de sa guérison, vous autres lecteurs le verrez bien si cette histoire vous plait plus qu'à moi.

(moment vidage de sac, très probablement de la mauvaise foi, en vue) :

Le chapitre 3 est le concentré de tout ce que je déteste le plus au monde. Franchement le niveau de slutshaming dans ce chapitre atteint un sommet irritant ! Sakura est une fouteuse de merde sur laquelle l'auteure insiste bien trop à mon goût. Hinata qui ne s'habille pas « vulgaire » et la remarque d'Ino comme quoi Sakura « va se faire violer dans cette tenue » et sasuke pas attiré par « ce genre de filles », auteure ! Tu fais une putain de fic qui parle des femmes ! De TOUTES les femmes ! C'est ce que tu as dit dans ton préambule ! En quoi une fille qui veux se faire jolie et être à l'aise dans son corps en mettant des vêtements sexy c'est être vulgaire et de mauvaise vie ? Vas-y dis après ça que celles qui « s'habillent comme des putes » et qui se font violer n'ont que ce qu'elles méritent ? Et que l'avortement est un crime tant que t'y es !

Hinata qui récupère vite de son trauma. Naruto Jaloux. Sasuke qui casse du sucre sur le dos de Sakura avec Naruto. Naruto qui peut encaisser parce que Lui Homme.
Hinata cœur pur et brisé de mon cul ! Donc morale de l'histoire : les filles soyez douce et pure et trouvez-vous un mec parce que si vous vous habillez comme des salopes vous finirez seules et tristes ! Argh !

En essayant de montrer une vision inclusive des souffrances de lecteurs, l'auteure malheureusement le fait d'une manière un peu maladroite car les messages qui ressortent sont :

-les autres sauront toujours mieux que vous ce dont vous avez besoin, ne vous faîtes pas confiance
-l'amour est la meilleure chose qui peut vous arriver dans la vie
-si vous vous habillez sexy, vous êtes une pute

-la douceur et le cœur pur sont des idéaux de vertu

-quand un garçon se fait abuser par une fille, soit c'est marrant, soit c'est pas grave car lui n'est pas affecté psychologiquement.

Là encore ce ne sont que les trois premiers chapitres que j'ai abordé. Je vous ai teasé l'ambiance générale du début, ce à quoi ressemblent les personnages, ce en quoi ils croient, et le pattern possible que suivra leur destin au cours de l'histoire. Évidement qu'ils changeront, qu'ils évolueront, et peut être que tous les défauts personnels que j'ai pu relever sont en fait prévus pour casser plus tard le schéma et faire changer d'avis les personnages.

A vous de le découvrir. Si vous aimez le naruhina, sasuke qui bitch sakura, ou sakura qui est une bitch, les narrations élaborées, didactique et exclusivement réalistes slow burn, cette histoire et ses 68 chapitres vous raviront vos cœurs de lecteurs.

3° L'interview

« La mort d'un cœur pur Tome 1 Du rêve à la désillusion » de NaruHina82

Sur quel-s fandom-s écris-tu généralement ?

Mon inspiration est en pleine ébullition avec les personnages du manga Naruto, plus spécialement le couple Naruto/Hinata.

Comment t'es venue l'idée d'écrire cette histoire, qu'est-ce qui t'a inspiré ?

Je publie sur un autre site où je lis aussi des récits sur mon couple fétiche ou d'autres fandoms quand le sujet m'interpelle. Durant une de mes lectures, je constate que l'histoire n'a pas du tout de scénario, de profondeur, aucune construction. En réalité, j'étais en train de lire des chapitres contenant que du hentaï, en gros de la pornographie pure et dure. Entendons-nous bien. Je n'ai rien contre les lemons quand ceux-ci sont bien écrits, au sein d'une histoire réfléchie et tournant autour de personnages possédant une vraie personnalité et liés par de forts sentiments ou en ressentiront au cours de leur aventure, mais surtout ne plébiscitant pas la violence. La scène d'amour fait alors parti intégrante du récit, sans en être le centre. Dans les chapitres que j'avais devant les yeux, c'était l'inverse. J'avais l'impression de me retrouver devant un film/BD/Manga X, où tous les clichés de ce genre de "divertissement" y étaient regroupés (viol où la fille finit par en redemander, pas de préservatif alors que le personnage féminin en demande l'usage, brutalité, idées reçues sur la sexualité...). Curieuse, je suis allée sur le profil de l'auteur et j'ai réalisé avec horreur qu'elle avait à peine 13 ans. Poussant ma curiosité plus loin, j'ai constaté qu'elle n'était pas la seule et que cela pullulait sur le site concerné. Bien sûr, j'en ai fait la remarque gentiment à tous ceux ou celles qui écrivaient ce genre de chose, en précisant qu'ils/elles présentaient des pratiques dangereuses aux plus jeunes n'ayant pas assez de recul pour y faire face. Leur réaction : certains m'ont bloquée pour que je n'intervienne plus sur leur profil ou sur leurs histoires pour remettre les choses un peu plus au clair. D'autres m'ont répondue que c'était ça le sexe et la réalité de la sexualité. J'ai également lu un témoignage stupéfiant d'horreur. La jeune interlocutrice disait que le viol était "normal", et pas si grave que cela, puisque c'était un moyen efficace de trouver le grand amour. Elle s'appuyait sur le fait que dans les histoires où le personnage masculin violait sa partenaire, cette dernière lui pardonnait et finissait heureuse avec lui dans un happy end à la Walt Disney, alors pourquoi pas.

Connaissant la facilité déconcertante d'accès à la pornographie (oui, j'ai testé et j'ai pu visualiser sur quoi pouvait tomber nos pré-adolescent(e)s et nos adolescent(e)s), et constatant que les idées reçues emplissaient le net, ainsi que dans les cours de récréation ou les groupes de jeunes, je suis partie du principe qu'il existait apparemment un manque de connaissance dans le domaine. Au vu de ce que j'ai lu, l'éducation sexuelle à l'école, bien que bienvenue et nécessaire, n'était visiblement pas assez efficace, ou peut-être ne rentrait pas assez dans les détails, ou encore les jeunes n'osaient pas poser des questions, gênés de le faire devant tous et par peur du ridicule, ainsi que des moqueries de leurs camarades. L'anonymat d'internet et de lecture (on est seul devant son écran et son livre) pouvait alors m'aider. En effet, suite à ma découverte et à ce constat, j'ai ainsi eu l'idée d'offrir toutes les connaissances que je possédais grâce à ma formation d'infirmière, en les appuyant par des recherches supplémentaires, dans le domaine de la sexualité. Mon défi est de n'avoir comme appui de recherches ce que je pouvais trouver sur internet, comme le ferait un adolescent, et ainsi voir quels sites étaient sérieux des autres.

J'ai alors imaginé une histoire dans lequel j'aborde énormément de sujets concernant ce monde de volupté pour présenter à mes lecteurs sa réalité dans notre monde et casser les idées reçues que la pornographie et les clichés montrent. J'ai honnêtement pensé qu'en mettant en scène des personnages sur lequel m'appuyer, cela rendrait les choses plus ludiques et pourquoi pas plus concrètes en leur faisant passer par plusieurs péripéties ou scènes me permettant d'aborder tout ce que je souhaite présenter. La difficulté fut pour moi de rendre les événements cohérents entre eux, en espérant pas trop couper le rythme de mon récit.

J'admets que mon point de départ est une histoire, Nos meilleures années d'Hime-Lay. Sans faire de plagiat, je lui emprunte quelques problématiques, comme un certain triangle amoureux et quelques inspirations sur certaines scènes. D'ailleurs, j'ai dédié mon récit à cet auteur que j'aime beaucoup.

Je m'inspire aussi, je l'avoue, de ma propre expérience, de ma propre vie (obstacles que j'ai dû surmonter par exemple) et de certains membres de mon entourage pour façonner mes personnages, en plus de les emprunter au manga. Avec humilité, je me suis surprise, au cours de ma rédaction, à me servir de mon écrit, comme une petite rétrospective sur ce que j'ai vécu.

Comme beaucoup d'autres, écris-tu avec une musique en fond sonore ? Si oui, laquelle ?

Pas spécialement, sauf si le son de mes enfants jouant ou regardant la télévision, quand je le leur autorise, enfin quand ce n'est pas mon mari qui la visualise le soir, compte comme une musique. Ce qui n'est pas forcément facile tous les jours quand mes petits trésors se mettent à se disputer ou à crier.

Pourquoi devrait-on lire cette histoire ?

Tout d'abord, si vous voulez connaître en détail, mais vraiment en détail, la sexualité et le fonctionnement de ses attributs, je pense que vous trouverez votre bonheur. Le point de départ est la virginité. Ce point est développé dans toute mon histoire, bien qu'elle soit surtout privilégiée dans les premiers chapitres. D'autres sujets, comme la sexualité libérée, savoir dire non, le respect pour soi et pour autrui, le harcèlement, la dépression, le rapport entre la sexualité et la religion (ici le christianisme, ne pouvant parler que ce que je connais), le développement du sens critique, le libre-arbitre, le développement de soi, les défauts d'un manque de communication, les troubles sexuelles ont reçu cette même considération et feront le corps de tout mon écrit.

Pour information, mon récit commence par une tentative de suicide, car je compte aborder ce sujet, ses raisons et ses conséquences tout au long de mon récit, que ce soit dans le tome 1 et dans le tome 2. Et oui, le premier volume est fini, alors que je viens de débuter la rédaction du second.

J'y aborde aussi le dilemme que peut vivre une jeune fille ayant été élevée dans un carcan religieux intolérant et qui se confronte à l'hyper-sexualisation de notre société, se trouvant couper en deux entre ses convictions et les désirs qu'elle peut ressentir. J'y parle beaucoup de tolérance.

J'en profite aussi pour vous donner mon point de vue sur les relations humaines et quelques rappels sur la législation.

Ainsi, je vais vous donner les thèmes que j'aborde dans le premier tome.

1- Donner sa virginité, preuve absolu d'amour ?

2- Y a-t-il un âge pour sa première fois ?

3- L'adolescence.

4- Rappel à la Loi contre le harcèlement scolaire.

5- La législation sur le viol et le proxénétisme.

6- L'homosexualité.

7- Mention de la séropositivité (point qui sera plus développé dans le tome 2 lors d'un chapitre spécial MST)

8- Le sexe anal.

9- L'asexualité.

10- La sexualité des plus de 50 ans (survoler, point sûrement qui sera revu dans le tome 2).

11- L'éjaculation féminine (je suis en train de réfléchir pour retirer ce point physiologique et le remettre dans le tome 2 lors d'un contexte plus approprié, pour le moment, je le laisse là).

12- L'art de la table (sujet qui n'a rien à voir avec la sexualité, mais si vous voulez savoir comment installer des invités à table lors d'une soirée mondaine ou un mariage, cela devrait vous intéresser).

13- Un coming out public.

14- La rupture d'amitié.

15- La puberté chez les garçons.

16- L'appareil génital masculin.

17- Pourquoi un hétéro violerai un homo ?

18- L'érection : synonyme indéniable d'envie sexuelle ?

19- Le fonctionnement entre les trois niveaux du cerveau et leur interaction.

20- Sexe = devenir adulte ?

21- Le Rite de passage (là aussi je réfléchis à déplacer quelques points pour les transférer dans le tome 2).

22- Les règles.

23- Conseils aux adolescentes si elles tombent enceintes avant l'heure.

24- Adoption d'un enfant par le compagnon de sa mère (rien à voir avec la sexualité, mais cela peut intéresser si vous êtes curieux d'en connaître la procédure).

25- Une petite réflexion sur la guerre entre féministe et machiste (point de vue personnel).

26- Les hormones sexuelles.

27- Jouir sans orgasme.

28- Les effets de la masturbation.

29- Le blanc de la mariée : symbole de virginité ?

30- Le sens des fiançailles.

31- La puberté chez les filles.

32- L'appareil génital féminin.

33- Le déroulement d'une consultation gynécologique.

34- L'autopalpation des seins pour dépister une grosseur (dépistage).

35- La contraception.

36- Le préservatif.

37- Le syndrome des vestiaires : complexe de la taille du pénis.

38- La pornographie.

39- Les mesures du pénis.

40- Les différentes formes du pénis.

41- Complexe de la féminité : La taille et les formes de la poitrine.

42- L'anatomie des seins et leur fonction. Pourquoi cela attire les hommes ?

43- le priapisme.

44- Le certificat de virginité, une obligation légale ?

45- L'homosexualité, preuve de virginité ?

46- Douleur et saignement lors de la première fois, obligatoire ?

47- La nymphomanie.

48- La frigidité.

Quelle est sa principale qualité ?

Je pense tous les points que j'ai mentionné plus haut. J'en parle sans tabou et en les abordant du point de vue physiologique, anatomique et psychologique. Le fait que j'essaie de rendre les choses concrètes au travers d'une intrigue, d'une tranche de vie. C'est peut-être prétentieux de dire cela, mais comme un exemple pour appuyer les informations que je donne.

Quel est son principal défaut ?

La longueur. Je détaille peut-être un peu trop, au point que certaines phrases semblent lourdes, la trame lente et le rythme un peu chamboulé. J'ai dû oublier quelques fautes de français. Certaines situations semblent aussi surement se répéter. Je compte me lancer dans une réécriture quand j'aurai mis un point final à tous les tomes pour retirer incohérences, fautes et répétitions.

As-tu un personnage ou un chapitre préféré ?

Comme vous vous en doutez, Naruto et Hinata, ainsi que toutes les scènes où ils sont ensemble.

As-tu déjà la fin de ton histoire en tête ?

Oui ainsi que les principales péripéties que devront traverser mes personnages.

Quel est ton auteur de fanfiction préféré ou celui que tu recommanderais ?

Hime-Lay, CookieKandy, Sakka-Sensei, Nima et la plupart des intervenants de la chronique du Savant (honnêtement, ceci n'est pas un cirage de pompes).

Quelle est ta fanfiction préférée ?

Franchement, je n'ai pas vraiment de préférence, car elles sont toutes uniques et possèdent leurs propres pépites. Disons les histoires des auteurs que j'ai cité plus haut.

Parmi toutes les histoires que tu as écrites, laquelle préfètes-tu ?

Là aussi, je n'ai pas de préférence. Elles sont toutes différentes les unes des autres. L'une touche la mythologie gréco-romaine, alors que celle-ci est à ranger dans le registre du réalisme. J'ai aussi écrit une nouvelle se déroulant durant la seconde guerre mondiale pour un concours traitant d'un conte de Noël que j'ai beaucoup aimé rédiger.

4° Le mot de l'auteur

Enfin, as-tu un petit mot à dire à tes lecteurs ?

Je remercie toutes les personnes qui lisent ou ont lu mes histoires. Je vous remercie de votre patience et de votre persévérance. N'oubliez pas de vivre et de cultiver votre sens-critique, ainsi que votre libre-arbitre par vos connaissances. Que la vie vous soit propice.

ANNONCE : chers lecteurs/auteurs, n'hésitez pas à proposer les fanfictions qui vous ont plu, qui manquent de vues ou de reviews, à la Chronique. Il vous suffit soit de mettre vos propositions en review ici, soit d'envoyer un MP à Sakka-Sensei. Tous les fandoms sont acceptés 😉

5° Réponses aux reviews

Rivertale : Merci à toi, on a toutes été satisfaite de te lire 😊 Bisous^^

Ina : Coucou^^ Je suis ravie que l'initiative de la Chronique te plaise 😉 Pour ce qui est des histoires que tu aimerais recommander, tu peux en effet les mettre en review, en me précisant le titre et le pseudo de l'auteur.

Je remercie NaruHina82 d'avoir joué le jeu en répondant à mes questions, ainsi que Mugu, Juice et Kiran pour m'avoir apporté leur aide.

À suivre : épisode 26 « Les visiteurs du Pandemonium » de Mugu.

*N'oubliez pas d'offrir des reviews à vos auteurs*