Moi : Salut les gens ! Je viens de rentrer de mon rattrapage de maths, mon envie de mourir est immense ! Heureusement, le chapitre d'aujourd'hui est léger et ça me change les idées ! n_n

Ryuga : Je l'ai lu, comme toujours. So much tension…

Moi : Héhéhé, j'adore ça !

Chris : C'est pas nouveau ! X)

Kyoya : No comment…

Moi : Bon, il n'y a pas vraiment grand-chose d'autre à dire ! Ah si, on touche du doigt les 1000 vues sur cette fic ! Merci les gens, ça fait plaisir de voir que mes fics continuent de vous plaire

Kyoya : On est tellement foutus nous…

Chris : Vous ouais ! Moi ça va XD

Ryuga : Saleté de privilégié…

Moi : Allez, disclaimer ?

Kyoya : Wonderinn ne possède pas MFB.

Moi : Merci Kyo ! Bon chapitre les gens ! n_n


Réponse aux reviews :

Marius : Euh…mais j'ai pas dit que la morsure de 83 et celle de 87 étaient la même ! Je sais qu'elles sont différentes, mais la morsure de 87 est DEVENUE celle de 83 après un retcon parce que Scott s'est emmêlé les pinceaux au niveau de ses indices sur QUI avait mordu, surtout dans FNAF 2 ! D'ailleurs, c'est bien pour ça qu'on ne connait pas exactement l'auteur de la morsure de 87, à cause du retcon X) J'explique peut-être un peu mal… Je sais pas si tu connais Captain Hype, mais il a fait des vidéos sur FNAF, et il explique beaucoup mieux que moi XD
Pour Tsubasa, je sais pas trop… J'aime bien le laisser en arrière-plan X)
Moi j'ai failli chialer à l'écriture… #JeSuisUneGrosseSensible
P.S : Ça fait quand même pas très sérieux une nana qui a une dizaine de cannettes vides sur son bureau… Mais elles sont tellement belles, snif… J'ai même une petite bouteille de Fanta russe ! X)
Re P.S : (Moi : Si tu bois du rhum le matin, t'es pas un alcoolique, t'es juste un pirate ! u_u Kidd : C'est le bon état d'esprit ça ! *finit sa bouteille de rhum entamée* Law : *aussi en train de boire* Kidd : J'ai toujours une meilleure descente que toi, l'infirmière ! Law : *fait un doigt d'honneur à Kidd en continuant de boire* Moi : n_n)

NekoGardenFox : Bah déjà, il y a le Bao X Chris que je comprends pas, mais il y a surtout beaucoup de ships avec Ryuga ! Genre le Ryuga X Damian, je sais par ma meilleure amie que ça existe, mais je comprends pas pourquoi ! Et le Ryuga X Dynamis aussi, genre nani the fuck ? Je comprends pas ! XD
Moi je suis bien tombée amoureuse de mon ex alors que je connaissais pas son nom, et lui non plus ne savait pas comment je m'appelais ! Je l'appelais Makoto et lui m'appelait Sekai, comme dans School Days, parce qu'on avait un délire à ce sujet ! XD Il était le pote d'un pote d'ailleurs ! X)
Il y a vraiment des gens qui aiment Pluto ? Moi tout ce que j'aime chez lui, c'est son costard blanc plutôt classe ! XD
Kyoya il est au bout du rouleau le pauvre… Heureusement qu'il a Ryuga, et puis Dashan et Chris aussi ! n_n

xBenou : Ouais, Tsubasa c'est le best conseiller ! XD
Ryuga est prévenant ouais, ça fait vraiment plaisir ! Il est tout sweet n_n


Cette semaine a été plutôt calme, et heureusement pour mes nerfs. Les cours sont d'un ennui mortel, mais je les comprends, et c'est tout ce qui m'importe. C'est la seule chose importante pour les examens. Maintenant, on est vendredi et je…m'apprête à rentrer chez moi. Ouais, ça se sent que je suis pas du tout enthousiaste, hein ? Je n'ai pas envie de revoir mon père après ce qu'il s'est passé la semaine dernière. Je n'ai jamais réellement envie de le voir, mais là c'est pire. Qu'il décide de mon avenir, qu'il soit froid et distant, qu'il me frappe, tout ça je m'y suis habitué depuis le temps, mais qu'il dise du mal des personnes que j'aime et qui rendent ma vie plus agréable, ça je suis pas capable de l'accepter. Pourtant, j'ai pas le choix, et je vais devoir supporter mon paternel ce week-end. Je sens que je vais passer du temps avec mon frère tiens. Et…et je pense que je vais aussi beaucoup parler avec Ryuga sur Messenger, sur notre conversation perso. Ça me fera du bien, tout en me faisant mal.

Depuis hier, j'ai cette sale impression que le surveillant est devenu…plus tactile avec moi. Il l'était déjà avant, mais j'ai vraiment l'impression que depuis hier, depuis ce fameux moment sur le canapé, il ne me lâche littéralement plus. Quand on est allés dîner, il a passé tout son temps à chercher le contact avec moi. Il passait son bras autour de mes épaules, il me poussait avec son épaule, il me claquait le genou, bon ça c'était clairement pour m'emmerder, et il me caressait…souvent…le dos. Je peux vous jurer que j'ai senti ma santé mentale littéralement s'enfuir de…de je sais pas où, de mon âme ! Ça s'est pas vraiment arrangé après le dîner, vu qu'on est retournés se mettre dans la salle commune et qu'on s'est remis sur le canapé de la même manière qu'avant de partir. Je suis réellement étonné d'avoir passé une nuit normale après tout ça… N'empêche, je comprends pas ce qui lui arrive à Ryuga d'un coup. Je crois qu'il n'y a rien à comprendre, c'est juste sa manière d'être… C'est dur pour moi en tout cas.

Ça me fait un peu bizarre de me dire que ce week-end, Ryuga et moi on ne sera pas si loin l'un de l'autre. C'est ce week-end qu'il rentre chez lui, et lui aussi habite MetalBey City. Bon, c'est pas non plus comme si on habitait à cinq minutes l'un de l'autre, faut pas déconner non plus. Je ne sais pas où Ryuga habite précisément, mais je me souviens qu'il avait dit vivre dans un appartement avec vue sur l'océan. Moi j'habite dans les beaux quartiers, et ils sont assez loin de la mer. MetalBey City n'est pas non plus une ville énorme, mais je pense que l'appartement de Ryuga doit être à quinze minutes en voiture de chez moi, quelque chose comme ça. Quelle importance de toute façon ? C'est pas comme si j'allais foutre les pieds chez lui un jour. Je suis juste un peu curieux, j'imagine.

Je viens de finir de faire ma valise et mon sac, et je m'apprête à quitter l'école pour aller prendre mon bus. Il est 16H10, le bus passe dans vingt minutes. J'ai tout juste le temps de passer dire au revoir à mes amis dans la salle commune, et direction l'arrêt de bus. Je mets mon sac en bandoulière sur mon épaule, saisit la poignée de ma valise et quitte ma chambre en prenant bien soin de fermer à clé. En me retournant, je vois Ryuga sortir de sa chambre à lui. Il porte une parka noire, un jean gris clair et les bottes en cuir marron foncé qu'il met souvent. Il traine une grosse valise derrière lui, plus grosse que la mienne. Après avoir fermé sa porte à clé, le surveillant se tourne et remarque ma présence. Il sourit presque immédiatement.

-Oh, Kyoya ! S'exclame le blanc avec son sourire en coin que j'adore. On part en même temps à ce que je vois.

-Ouais, mais t'es moins chargé que moi visiblement, lui fais-je remarquer.

-Normal : ma valise est plus grosse, rétorque-t-il avec amusement.

-J'espère pour toi que le coffre de ta voiture est grand, ricané-je.

-Euh…Kyo, j'ai pas de voiture. J'ai jamais passé le permis, j'ai même pas le code !

-Oh… Désolé, je pensais qu'à ton âge…tu devais avoir une voiture.

-N'en rajoute pas, dès que je le dis je passe pour le pire des immatures… J'aime pas conduire en fait, ça me stress trop de devoir gérer les autres. À bientôt 26 ans, c'est la honte quand même…

-Je te comprends tu sais, c'est la principale raison pour laquelle j'ai pas envie de toucher le volant d'une voiture. Ça, et le fait que je perde mon calme très rapidement… Mais du coup, tu vas rentrer chez toi comment ?

-Bah, comme toi ! Je prends le bus.

Cette info éveille en moi des sentiments contradictoires. D'un côté, je panique à l'idée que Ryuga et moi on se retrouve seul à seul, l'un à côté de l'autre dans le bus pendant près d'une heure, et de l'autre, je suis très content de savoir qu'on va passer un petit moment comme ça, en dehors de l'école. J'ai vraiment envie d'apprendre à mieux le connaître, je pense que c'est l'occasion.

-Ça veut dire qu'on va se retrouver dans le même bus, dis-je, un léger sourire aux lèvres.

-Exact, répond le surveillant en me faisant un clin d'œil. Promis, je veillerai à pas trop te saouler.

-Oh, je m'en fais pas pour ça, rétorqué-je. Tu m'as jamais saoulé, tu sais.

-Bon, on passe dire au revoir aux autres et on y va ? Me demande le blanc.

-Ouais. Faudrait pas qu'on rate le bus quand même.

Ryuga ricane, et voilà qu'on descend tous les deux, trainant nos valises dans les escaliers sans chercher à faire le moindre effort pour les soulever. Quand on descend des escaliers, c'est pas trop grave. Dans la salle commune, tous nos potes sont réunis, affalés sur les canapés en mode « rien à foutre ». Comme on a déjà un peu trainé et qu'on a pas envie de rater le bus, le surveillant et moi écourtons les au revoir et nous dépêchons de sortir du dortoir. Les roulettes de nos valises font vachement de bruit sur le sol de la cour, mais en même temps on est pas les seuls à trainer des valises donc on entend même plus les nôtres au final. Arrivés à l'arrêt de bus, je me rends compte qu'il y a moins d'élèves que la semaine dernière. Je comprends pas vraiment pourquoi, et en fait je ne crois pas qu'il y ait une raison particulière à ça. Il n'y a pas tant d'étudiants que ça qui habitent à MetalBey City, et certains ont beau y habiter, ils restent à l'école le week-end pour bosser à la bibliothèque. J'sais pas comment ils font, moi je supporterais pas… Le bus ne tarde pas à pointer le bout de son pare-chocs, et plus qu'à grimper dedans. Avec nos valises à la con, ouaiiiiis… Ce bus ressemble plus à un bus de voyage scolaire qu'à un bus de ville, et c'est voulu puisqu'il passe ici. C'est donc un bus avec des rangées de sièges bien alignés, et où on a pas le droit de rester debout. De toute façon, c'est pas vraiment possible. On range nos valises dans des compartiments au-dessus des sièges, c'est déjà bien. Je me demande si la valise de Ryuga aura la place tiens. Bref, on monte dans le bus et on ne va pas vraiment loin, vu que Ryuga veut se mettre au tout premier rang, derrière le chauffeur. Visiblement, il est habitué à se mettre là. En deux temps trois mouvements, il a rangé sa valise au-dessus et s'est installé à côté de la fenêtre. Je me dépêche de faire pareil, pour éviter de bloquer les autres. Je garde mon sac avec moi par contre, trop la flemme de le mettre là-haut. Une fois tout le monde installé, le bus démarre. Il y a jamais personne dans les premiers rangs du bus, tout le monde se fout au fond. Autant dire qu'on est un peu seuls avec Ryuga tout devant du coup…

Le bus a démarré depuis même pas deux minutes que je me sens soudain pris d'un gros coup de barre. J'ai les yeux qui se ferment tout seul, au secours… Je peux pas dormir maintenant en plus, pas dans le bus. Okay, j'en ai pour à peu près une heure de bus, c'est long, mais je me connais et je serais capable de vraiment dormir une heure et de louper mon arrêt. Faut pas que je m'endorme, même si j'en crève d'envie. Dès que je serai rentré chez moi, je fonce dans ma chambre et je fais une sieste. Une bonne grosse sieste.

-Hé, Kyo, tu m'écoutes ? Me demande soudainement Ryuga en claquant des doigts devant mon visage.

Je sursaute et tourne la tête vers le blanc. Putain, je suis tellement crevé que j'ai même pas entendu qu'il était en train de me parler… Je comprends pas ce que j'ai, j'allais pourtant très bien ce matin et cet aprem, qu'est-ce que j'ai d'un coup ?

-Mmh ? Euh…non, désolé, je t'écoutais pas là, m'excusé-je en me grattant la nuque, gêné. Tu disais ?

-Je te demandais dans quel lycée va ton frère, vu qu'il a 16 ans, me répond le surveillant avec un sourire en coin.

-Kakeru ? Oh, il est dans le lycée publique de MetalBey City. Il était dans le privé au collège, mais arrivé à sa deuxième année, mon père a décidé de le basculer dans le publique, expliqué-je. Après tout, il n'attend rien de spécial de mon frangin, pas comme moi. C'est tant mieux pour mon frère, il se plait beaucoup plus dans le publique. Comme pratiquement tous ses amis du collège publique sont dans son lycée, sa classe ressemble à celle de l'année dernière et il est content.

-Au lycée publique ? Hé, mais ça veut dire qu'il est dans le même lycée que mon frère, conclut Ryuga en souriant. Je me demande s'ils se connaissent du coup.

-Ça m'étonnerait quand même… Mon frère est en première année, si le tien a 18 ans ça veut dire qu'il est en troisième année. Je crois pas…qu'ils se connaissent…

-Kyo, ça va ? Tu as l'air fatigué…

-J'en ai pas juste l'air, je le suis… Je sais pas ce que j'ai, je suis complètement crevé d'un coup. J'ai une putain d'envie de dormir…

-Pourquoi tu ne fais pas une petite sieste alors ?

-Dans le bus ? T'es malade ? Je risque de louper mon arrêt si je m'endors ! Non, je dormirai chez moi.

-Tu devrais dormir maintenant, t'as vraiment l'air HS… Dis-moi à quel arrêt tu descends, et je te réveillerai quand on s'en approchera.

C'est même pas une proposition, ça sonne comme un ordre. J'hésite un peu quand même… Je n'hésite pas longtemps cependant, ma fatigue est tellement grande que je craque assez vite. Je dis à Ryuga à quel arrêt je descends pour rentrer chez moi, il hoche la tête, et je laisse ensuite ma tête reposer en arrière sur l'appuie-tête de mon siège. Je crois que je suis tellement mort que je vais m'endormir instantanément là… D'ailleurs je ne crois pas, j'en suis sûr parce que je me sens déjà un peu partir. Ce n'est pas une position confortable pour dormir, c'est sûr, mais tant pis. Au pire, j'aurai quelques courbatures et puis c'est tout. Rien de bien grave. J'ai les yeux fermés depuis seulement une minute, quelque chose comme ça, et je sens que je m'endors. Je suis tellement K.O…

XXXXXX

-Kyo ? Kyo, réveille-toi, on est bientôt arrivés à ton arrêt, m'appelle la voix de Ryuga dans mon sommeil.

Encore dans le coton, je me sens secoué doucement. Un peu perdu, j'ouvre les yeux et cligne plusieurs fois pour bien me réveiller. Putain, j'ai dormi hyper profondément, je me sens tout lourd… Même si je me sens lourd, je sens bien que je ne suis plus en position assise. Euh…quand est-ce que je me suis à moitié allongé ? Après avoir encore bien cligné des yeux pour revenir sur terre, je me tourne un peu, de manière à être presque allongé sur le dos. Quand je vois le visage de Ryuga au-dessus de moi, je sens mon cœur louper plein de battements et je dois rassembler tout mon self-control pour ne pas rougir comme une écrevisse. Putain de merde, j'ai dormi sur les genoux de Ryuga ! Enfin, sur ses cuisses plutôt, mais c'est pas la question ! Et maintenant que je suis entièrement réveillé, je me rends aussi compte que sa main droite est sur mon épaule depuis un moment… Mais bordel, c'est trop bizarre comme situation ! Heureusement que tous les élèves de l'école sont soit au fond du bus, soit descendus, parce que là ils se poseraient de sérieuses questions sur la relation qu'on entretient Ryuga et moi.

-Haha, tu as vraiment un sommeil profond Kyo, glousse le surveillant. Je comprends pourquoi tu avais peur de louper ton arrêt si tu t'endormais.

-Mmh, je sais, dis-je en me redressant sur mon siège, levant la tête pour regarder l'écran qui montre l'avancée du trajet du bus. Okay, je descends dans trois arrêts.

-Ouais, je t'ai réveillé assez tôt pour que t'aies le temps de te remettre un peu de ta sieste, m'explique Ryuga avec son éternel sourire en coin. Ça m'a fait un peu mal je t'avoue, tu avais l'air de vraiment bien dormir.

-En parlant de ça, tu sais comment je me suis retrouvé à dormir…sur tes genoux ? Lui demandé-je, rougissant légèrement de gêne.

-Bah ouais, c'est moi qui t'ai mis comme ça ! Quand tu t'es endormi, t'as commencé à pencher de mon côté, je t'ai senti contre mon épaule. J'avais peur que tu te fasses mal au cou dans cette position, j'ai déjà expérimenté plus d'une fois, alors je t'ai fait assez pencher pour que tu te retrouves sur mes genoux. Vu la sieste que tu t'es tapé, je suis visiblement plutôt confortable !

Sa propre réflexion le fait ricaner, et moi je sais plus trop où me mettre. Je savais que je pencherais un peu d'un côté dans mon sommeil, mais j'espérais très fort pencher du côté du couloir ? Une chance sur deux, eh bah j'ai perdu… Faut vraiment pas que je joue à des jeux de hasard à un moment dans ma vie, parce que de la chance, j'en ai pas beaucoup quand même… Et puis sa dernière phrase quoi… Confortable, oui il l'est, et je soupçonne fortement ma sieste d'avoir été si bonne parce qu'inconsciemment, je savais que je dormais sur ses genoux. Tuez-moi bordel… On se rapproche de plus en plus de mon arrêt, alors je vérifie que mes affaires sont bien rangées et que je n'ai rien oublié. Je ne vois pas ce que je pourrais avoir oublié, mais on est jamais trop sûr. Après avoir passé l'arrêt juste avant le mien, j'appuie sur le bouton pour demander l'arrêt et me lève pour récupérer ma valise.

-Bon, je vais pas tarder à descendre, dis-je, apercevant déjà mon arrêt au loin. Passe un bon week-end, Ryuga.

-Toi aussi, Kyo, me répond-il. J'espère que ça va aller…avec ton père. Enfin, dans tous les cas, tu sais que je suis là si tu veux en parler. Comme je suis en ville ce week-end, si tu veux qu'on se parle en personne, ça m'ira très bien aussi. Tu n'as qu'à me le dire sur notre conv' perso, et on trouvera bien un endroit pour se retrouver en ville.

J'aimerais bien répondre, mais la proposition me surprend tellement que les mots bloquent dans ma gorge et je me contente donc de faire « oui » de la tête. Mon arrêt est vraiment proche maintenant. Avant que je me dirige vers le milieu du bus pour descendre, Ryuga se décale de son siège pour se rapprocher de moi et m'attrape par le col de ma veste, tirant pour me faire pencher vers lui. Ne comprenant pas pourquoi il fait ça, je panique légèrement et tire en arrière pour le faire lâcher. Réflexe stupide, c'est à cause…de mon père. Mon attitude ne semble pas perturber mon surveillant puisqu'il se contente d'afficher son expression habituelle. Le bus commence à ralentir, et Ryuga m'embrasse précipitamment sur le front avant de me lâcher pour que je puisse descendre. Quand je sens le bus s'arrêter, je me précipite limite vers la porte pour sortir. L'air frais sur mon visage me fait du bien, et je me dirige vers ma maison, ne jetant pas le moindre regard en arrière vers le bus.

Pourquoi…pourquoi Ryuga a fait ça ?! Pourquoi il m'a embrassé sur le front ? Qu'est-ce qui lui prend, merde ?! J'ai cru que j'allais devenir aussi rouge que sa mèche, j'ai senti mon cœur pratiquement arrêter de battre. Là c'est plus une question d'être tactile… Ou alors…ou alors c'est ma petite théorie sur le fait qu'il se comporte avec moi comme il se comporte avec son frère qui se vérifie une nouvelle fois. C'est peut-être quelque chose qu'il a l'habitude de faire à son frangin, moi ça m'arrive souvent avec Kakeru. Ouais, ça doit être ça. Tss, quand je pense qu'avant je me foutais de la gueule des mecs qui se prennent des « T'es comme un frère pour moi » de la part des meufs qu'ils kiffent… Le karma, toujours prêt à m'enculer. Putain, ça fait super mal de se faire friendzoned, et ça fait encore plus mal quand tu te retrouves considéré comme un frère par ton crush. J'ai vraiment une vie de merde…

Broyant un peu du noir, j'aperçois ma maison au loin devant moi. Je sais qu'à cette heure-ci, mon père n'est pas à la maison, et franchement tant mieux. Je suis déjà pas dans un bon mood, j'ai pas envie qu'il en rajoute. Pas tout de suite en tout cas. À peine quelques minutes plus tard, je passe le grillage du manoir. Contrairement à la semaine dernière, ma mère ne m'attend pas devant la porte. Elle a réussi à un peu se détendre, elle ne stress plus autant pour moi. Bon, elle continue de me bombarder de questions quand je l'appelle dans la semaine, et ça je pense que ça ne changera pas de toute l'année. Ma mère est et restera une maman qui s'inquiète tout le temps pour ses enfants, c'est comme ça, c'est dans sa nature. Je rentre donc en poussant la porte pleine de gravures de la maison, qui n'est pas fermée à clé parce que ma mère sait que je dois bientôt rentrer. Mon frère est rentré aussi, il est quand même 17H30 passé, ses cours au lycée ne se terminent jamais si tard.

-Maman ? Keru ? Appelé-je une fois la porte passée. C'est moi, j'suis rentré ! Vous êtes où ?

J'ai à peine fini de parler que j'entends mon frangin hurler « NII-CHAN ! » depuis sa chambre. Il déboule littéralement de sa chambre, faisant claquer sa porte, et je l'observe courir sur le palier du premier étage puis descendre les escaliers. Il a son look habituel : un t-shirt blanc tout simple, un jean bien déchiré et des chaussettes dépareillées. Le look parfait de l'ado à la cool. Si seulement je pouvais me fringuer comme j'en avais vraiment envie à la maison… J'ai des fringues que je ne mets presque jamais, mon père les trouve trop « inappropriées » et « provocantes pour un garçon ». Ah non mais ouais hein, c'est limite si mon père dit que je me fringue comme une pute. Le respect est mort et enterré, j'vous le dis. Quand je vois mon frère arriver vers moi, je remarque qu'il a une attèle au poignet droit. Ça, ça sent encore l'accident de skateboard. Kakeru est prudent, mais des fois il surestime un peu ses skills et il se foire lamentablement. Heureusement, il ne s'est jamais rien cassé.

-Nii-chan ! S'exclame-t-il en me sautant au cou. J'suis trop content de te voir ! Tu m'as manquééééé !

-Mais Keru, on s'est vus le week-end dernier, ricané-je en le serrant dans mes bras.

-C'est trop long quand même ! J'suis pas encore habitué au fait de plus te voir tous les jours, geint mon petit frère en se serrant encore plus contre moi.

-Je sais, p'tit frère, je sais, lui dis-je avec un petit sourire. Je vois que tu t'es encore amoché.

-Héhé, j'ai raté une figure en voulant me la péter devant mes copains du skate-park mardi après-midi…

-Maman a dû t'emmener chez le médecin et elle s'est encore beaucoup trop inquiété, j'imagine ?

-Tu la connais… C'est juste foulé, mais elle me traite comme si je m'étais brisé le poignet en deux ! C'est pas la première fois que ça m'arrive quand même, à force je reconnais le type de douleur que ça provoque…

Kakeru a l'air saoulé que maman le traite comme un bébé parce qu'il s'est foulé le poignet. Elle est comme ça en même temps, elle s'inquiète facilement et elle nous couve dès qu'il nous arrive quelque chose. J'y pense, mon frère a de la chance d'être ambidextre, parce que s'il n'était toujours que droitier, il aurait du mal à écrire avec son poignet dans une attèle. En fait, mon frère est droitier mais il est devenu ambidextre, il parait que c'est plus commun qu'on ne le croit. Mon père lui a fait prendre des cours de piano quand il était petit, c'était pour l'occuper et lui donner une activité « noble ». Moi je n'ai pas eu de cours de piano, mon père pensait sûrement que pour moi ce n'était pas nécessaire, je faisais déjà plein d'autres trucs. Le piano, ça peut développer l'ambidextrie parce que les pianistes peuvent jouer deux partitions différentes avec chaque main. Résultat : mon frère est devenu ambidextre et peut utiliser sa main gauche et sa main droite de manière à peu près équivalente. J'avoue que je l'envie un peu, ça doit être tellement pratique…

Je vois finalement ma mère arriver, et vu sa tenue elle était dans le jardin…ou plutôt le parc, parce que vu la taille on ne peut plus vraiment appeler ça un jardin. Évidemment, on a un jardinier qui s'en occupe, mais ma mère prend soin de deux plantes en particulier que le jardinier n'a pas le droit de toucher. Deux rosiers. L'un donne des roses roses, l'autre donne des roses blanches. En fait, ces deux rosiers, c'est ma mère qui les a choisis, plantés et chouchoutés depuis des années. Le premier, celui avec les roses roses, c'était pour ma naissance, et le deuxième, pour la naissance de Kakeru. Il parait qu'en langage des fleurs, les roses symbolisent différentes manières de dire « je t'aime ». Si je dis pas de bêtise, ce qui est compliqué puisque le langage des fleurs n'est pas universel, les roses roses, c'est l'amour tendre et les roses blanches, c'est l'amour pur. Les deux mélangés, ça correspond bien à l'amour d'une mère pour ses enfants. Père devrait en prendre de la graine tiens…

Après m'avoir serré dans ses bras pour me dire bonjour, et vérifié l'état du poignet de mon frère, ma mère part dans la salle de bain pour prendre une douche. On n'est qu'au début du printemps, il fait encore un peu frais dehors, mais elle a eu chaud en s'occupant des rosiers, et puis le jardinage ça salit. Mon petit frère et moi remontons dans nos chambres respectives, pour nous détendre un petit peu en attendant que notre père rentre du travail. Ouaiiiis… Je balance mes affaires dans un coin de ma chambre, je rangerai plus tard, et me laisse tomber sur mon lit. Je t'aime, grand lit douillet, en semaine tu me manques… Je suis posé depuis même pas dix secondes que je reçois une notif Messenger sur mon téléphone. Curieux, je sors mon téléphone de ma poche et regarde l'écran. Ça vient de ma conv avec Ryuga, juste lui et moi. Il a modifié mon pseudo… ? Il faut que je jette un coup d'œil.

Ryuga a défini votre pseudo sur Ocean Eyes

Ryuga a modifié le thème de la discussion en Berry

Berry, c'est le thème en dégradé du bleu foncé vers le rouge. C'est joli, c'est même mon thème préféré pour les conv Messenger, à croire que Ryuga est mentaliste. Mais ce pseudo… Je sais que ça fait référence au bleu de mes yeux, mais je…je ne m'attendais pas à ça. Je pensais qu'il avait décidé de mettre mon pseudo sur « Kyo », vu qu'il m'appelle tout le temps comme ça quand on est que tous les deux. Je ne sais même pas comment le prendre… J'ai qu'à lui demander.

Moi : Euh…merci ? Mais pourquoi ce pseudo au juste ? X)

Ryuga : J'adore tes yeux, c'est tout.

Il aurait rien pu dire de plus gênant que ça je pense. Même si, je ne vais pas mentir, ça me rend vraiment heureux qu'il trouve que mes yeux sont beaux. Mmh…comment moi je pourrais le surnommer ? Réfléchis, réfléchis… Ah, j'ai peut-être une idée.

Vous avez défini le pseudo de Ryuga sur Smaug

Ryuga : Je suis loin d'être aussi riche que Smaug, mais je suis flatté X)

Moi : Son trésor, il l'a volé aux nains, mais comme sur la conv de groupe Chris t'a surnommé L'empereur dragon, j'ai cherché un nom de dragon connu ! X)

Ryuga : J'suis content, Smaug il a la classe ! X)

Moi : Tu es arrivé chez toi ?

Ryuga : Je viens de descendre du bus, l'arrêt est littéralement en bas de mon immeuble donc là j'ai plus qu'à monter !

Moi : Il a beaucoup d'étages ?

Ryuga : 10 étages, et moi je suis au 6ème ! Vive l'ascenseur !

Moi : J'espère pour toi qu'il n'a jamais été en panne, parce que monter des escaliers jusqu'au sixième étage, c'est long ! XD

Ryuga : Il ne l'a jamais été…enfin, pour l'instant, je croise les doigts !

Moi : C'est ça, croise les doigts ! XD

Ryuga : Je suis désolé, je vais devoir te laisser… Mon frère vient de m'envoyer un message, il veut m'appeler en FaceTime '

Moi : Eh bah vas-y, le fais pas attendre ! X)

Ryuga : À plus, belle gueule ! ; )

Je…je ne sais plus quoi penser de l'attitude de Ryuga. Pourquoi j'ai autant l'impression qu'il flirte avec moi ?! Il est bizarre… Je crois juste…que c'est sa manière d'être, et que ça me perturbe parce que moi je suis amoureux de lui… Son attitude me fait du mal, mais indirectement. Je ne sais pas…je ne sais plus si je suis capable de supporter tout ça… J'ai l'impression de me faire transpercer le cœur avec des aiguilles, mais en même temps justement mon cœur se réchauffe quand il dit des choses comme ça, des choses ambigües. Ça va finir par me rendre fou…

À suivre…


Moi : Fin du chapitre ! Et oui, ce pauvre Kyoya de la fic est torturé par ses sentiments ! X)

Kyoya : -_-

Chris : Je sens que ça va plus trop tarder la mise en couple ! X)

Moi : Effectivement ! Mais je ne dis pas dans combien de chapitres, je garde un peu de suspense !

Ryuga : Pourquoi dans tes fics, j'ai jamais le permis ?

Moi : Parce que tu passes ta vie à marcher ?

Ryuga : …Okay, un point pour toi.

Kyoya : Sinon, faut s'attendre à quoi pour dimanche ?

Moi : Eh bien, à un chapitre plutôt mignon ! Toujours dans les feels, mais mignon n_n

Ryuga : Ouais bah tant mieux hein, ce sera mieux que les deux chapitres précédents.

Moi : Pour notre équilibre émotionnel, oui ! XD

Chris : On me verra un peu plus moi ?

Ryuga : Si tu veux une fic dont t'es le perso principal, t'as qu'à demander hein.

Chris : …

Moi : Il a pas tort Chris, va falloir arrêter de vouloir leur piquer la vedette ! XD

Chris : '

Kyoya : *ricane*

Moi : Laissez les reviews de l'amour, et je vous dis à dimanche chers lecteurs ! n_n

Chris : Bye !

Ryuga et Kyoya : Salut.