Disclaimer : Les personnages de Final Fantasy 7 appartiennent à leurs concepteurs, je ne fais que les emprunter le temps d'une fiction.

Avertissement : cette histoire est la suite directe du Temps des gardiens.Le temps du renouveau


Chapitre 38

An 2012

Ingrid se détourna avec effort de sa mère, elle commençait à avoir un peu de mal à continuer à la regarder, non qu'elle ne soit pas heureuse de sa présence, mais plus parce qu'il lui était pénible de la voir en robe de mariée. Même si la robe était rouge, elle n'en était pas moins une robe de mariée, nul ne pourrait s'y trompait. Ingrid ressentait une pointe de jalousie devant cette tenue bien plus belle et seyante que celle qu'on lui avait fait porter. Leur ressemblance incroyable rendait la chose plus pénible encore. Elle avait fait de son mieux pour en faire abstraction, mais elle n'y parvenait plus.

Sa mère, qui n'entendait pas voir sa fille suivre les pas de son frère, la retint par le bras. Son étreinte était douce, mais ferme. Ingrid ne chercha pas à s'en défaire, mais ne se retourna pas tout de suite.

- Ne te détourne pas de moi ainsi ! Il est déjà bien assez désagréable de savoir Rufus parti, je ne vais pas te laisser nous tourner le dos toi aussi. Lui dit sa mère d'un ton un peu sec après un moment d'attente, voyant qu'elle ne semblait pas décidée à la regarder à nouveau.

Ingrid fit face immédiatement, les sourcils froncés, elle n'entendait pas laisser qui que ce soit critiquer son frère, pas même leur mère.

- Je ne crois pas que vous soyez en droit de juger de ses actes, ni de parler de lui, vous ne le connaissez pas. Dit elle avec froideur.

Leurs regards se heurtèrent sans ménagement.

Reno réprima un sifflement admiratif, il savait qu'Ingrid avait du caractère, mais il n'aurait pas cru pour autant qu'elle tiendrait tête à sa propre mère. Il les regarda avec fascination. Elles étaient si semblables, cela promettait des moments délicats. Des moments qui seraient délicieux à observer pour lui, s'il avait la chance d'être présent à leurs côtés.

Comme pour lui donner raison, les deux femmes se tournèrent vers lui, le fixant avec la même réprobation, visiblement outrées par le sifflement qui, malgré ses efforts, avait été audible. Il grimaça et leva les mains en signe de regret. Il voulait être observateur, pas la cible de leur tempérament.

- Désolé, pas fait exprès...

Ingrid et sa mère ne furent pas convaincues le moins du monde, mais elles avaient mieux à faire pour l'heure que de se soucier de son comportement.

Le regard de la mère d'Ingrid s'adoucit, alors qu'elle le reportait sur sa fille. Elles venaient tout juste de se retrouver, elle ne voulait pas se brouiller avec elle.

- Si tu me disais ce qui te tourmente. Demanda t'elle avec douceur.

Ingrid hésita, rougit, baissa les yeux. Sa mère l'obligea à la regarder à nouveau en glissant une main sous son menton.

- C'est cette robe... murmura finalement Ingrid avec réticence.

Sa mère la regarda avec surprise, avant de comprendre et de l'enlacer.

- Chérie, pourquoi tu ne l'as pas dit avant ? Je vais la retirer.

- Je crois que le problème n'est pas là. Intervint Lazard.

Les regards se tournèrent vers lui. Il était resté si longtemps immobile et silencieux qu'il avait fini par être oublié. Il ne s'en vexa pas, il comprenait. Il était déjà heureux de ne pas avoir été renvoyé à son état premier.

- Comment cela ? Demanda la mère d'Ingrid, intriguée par son intervention.

- Vu comment s'est déroulé son premier mariage, je crois que le regret ne l'a pas quitté depuis. Dit Lazard. Elle a sans doute en elle le désir que les choses se soient passées autrement, celui de vivre ce jour autrement.

Ingrid s'empourpra à nouveau, maudissant silencieusement la perspicacité de Lazard. Les conséquences de ses propos ne se firent pas attendre.

Sa mère se tourna immédiatement vers son époux.

- Tu as entendu ? Nous devons absolument faire quelque chose pour la consoler de ce désastre ! Il nous faut lui organiser de nouvelles noces sans attendre.

Ce dernier approuva d'un signe de tête. Il était partant pour quelque chose de ce genre, il regrettait de n'avoir pu assister à la première union de leur fille, organiser une nouvelle cérémonie lui semblait une très bonne idée. Ce serait un très bon moyen pour eux de renouer avec leur fille, mais aussi de faire la connaissance de son compagnon et des enfants qu'elle avait mis au monde.

Ingrid réprima un soupir. Elle ne pouvait se tromper sur leurs attentes, elles se lisaient clairement sur leurs visages. Elle n'avait pas le cœur de leur refuser ce dont ils semblaient avoir tant envie, même si elle n'était pas quand à elle particulièrement ravie de la façon dont tout se précipitait. Elle rêvait de revivre son mariage en mieux, mais elle n'avait pas envisagé que cela se fasse aussi vite. Angeal et elle s'étaient retrouvés depuis peu, elle avait conscience qu'il leur restait pas mal de choses à régler avant d'être prêts pour une nouvelle cérémonie. Elle n'avait malheureusement pas l'impression que ses parents entendaient patienter.

De l'endroit où il se tenait, Reno se délectait de la situation. Tout cela devenait de plus en plus passionnant. Pour lui qui aimait être distrait, qui fuyait la routine, rien n'aurait pu être plus attractif. Il entendait bien y mettre son grain de sel. Après tout, il avait réussi à organiser une fausse cérémonie en moins de trois heures, en préparer une vraie ne devrait pas être plus difficile.

- Je peux faire revenir l'officiant de tout à l'heure, après tout, c'est un vrai, il sera parfait pour célébrer un véritable mariage. Dit il avec entrain.

- Nous n'aurons pas besoin de faire revenir les gens, leur présence n'est pas nécessaire, il nous faut seulement le marié. Continua la mère d'Ingrid.

- Il nous faut aussi une robe digne de ce nom. Continua son époux, visiblement exalté par l'idée.

- Et un repas, pas de mariage sans bon repas. Reprit Reno. J'ai des adresses, je peux vous trouver de quoi se régaler.

- Il faut surtout le marié. Intervint Lazard, tandis qu'Ingrid, désorientée par ce qui était en train de se passer sous ses yeux, restait silencieuse.

- Ah, oui, le marié... dit la mère d'Ingrid en se tournant vers son mari. Tu t'en occupes mon chéri ?

- Tout de suite, cela me laissera le temps de faire sa connaissance.

Cette fois, à entendre ces mots, Ingrid sortit de la torpeur mêlée d'incrédulité qui s'était emparée d'elle peu à peu. Entendre ses proches organiser son mariage sous ses yeux était déjà une chose curieuse, et pas vraiment agréable, mais qu'en plus ils décident d'impliquer Angeal... c'était plus qu'elle ne pouvait accepter. Bien qu'elle ait véritablement envie de vivre une meilleur cérémonie, elle savait qu'il était bien trop tôt pour cela. Après la façon dont elle s'était comportée vis à vis de Sephiroth, Angeal n'était probablement pas du tout prêt à accepter de s'unir à nouveau avec elle.

Elle se secoua, tendit la main vers son père, dans l'intention de le retenir, mais son mouvement arriva trop tard, il était déjà parti.

Accablée, elle ne put que regarder avec impuissance l'endroit où il s'était tenu.

Qu'avait elle fait ? Elle aurait du parler plus vite, expliquer ce qu'il en était. Stopper cette action qui se précipitait bien trop. Qu'allait il arriver à présent ? Comment se passerait la rencontre entre son père et Angeal ? Elle redoutait sans trop savoir pourquoi la façon dont son père allait aborder son mari. Les souvenirs lointains de l'enfant qu'elle avait été lui montraient un homme imprévisible, capable de tout.

Sa mère se rapprocha d'elle, les sourcils froncés.

- Quelque chose ne va pas Ingrid ? Nous allons trop vite à ton goût ?

- Un peu... avoua Ingrid. Je ne suis pas certaine qu'Angeal veuille encore de cette union, avec le poids du chantage j'ai fait des erreurs... je n'avais pas trop d'autre choix, mais je lui ai dit des choses déplaisantes, pour ne pas dire blessantes... je ne sais pas s'il voudra encore de moi, me pardonner.

Sa mère lui entoura le visage de ses mains, la regardant avec gravité, mais sans jugement.

- Ingrid chérie, si cet homme t'aime vraiment, il saura pardonner, tout comme tu sauras lui pardonner ses erreurs. C'est aussi cela être un couple. On se doit d'accepter que l'autre ne soit pas parfait, on peut lui en vouloir parfois, lui faire des reproches, mais seulement si ensuite on s'en fait pardonner. On peut ne pas être d'accord, s'opposer, du moment que l'on sait aussi se retrouver et partager aussi bien le meilleur que le pire. Ton père et moi ne sommes pas toujours d'accord, il m'en a voulu de préférer la vie sur Turmoil, mais il a compris mes raisons, m'a pardonné et n'a pas cherché à m'imposer une vie qui ne me convenait pas, il a adapté la sienne... aujourd'hui, mes fonctions là bas ne sont plus si importantes, je peux me permettre de quitter ce monde pour venir plus souvent par ici, ce sera désormais à moi de faire les déplacements.

Ingrid hocha la tête, elle comprenait ce que sa mère essayait de lui faire passer comme message. Cependant, elle ne pouvait s'empêcher de se dire que sa propre situation était différente. Elle s'était vraiment mal comportée envers Angeal et son ami...

Sa mère lui caressa doucement le visage.

- Garde confiance en l'avenir ma chérie, il n'y a pas de situation si désespérée qu'elle ne trouve de solution. Quand bien même ton époux refuserait de revenir vers toi, Gaïa ne manque pas d'autres hommes, tu pourras sans doute trouver quelqu'un d'autre avec qui vivre et élever tes enfants.

- Il n'y aura personne d'autre qu'Angeal ! Affirma Ingrid avec empressement, presque avec violence.

Sa mère sourit devant sa véhémence, tandis que Reno ne pouvait réprimer une grimace.

- Sympa pour moi... et pour Yazoo... content d'avoir la confirmation que nous ne sommes toujours que des donneurs de sperme à tes yeux. Grommela t'il d'un ton mauvais.

Ingrid se tourna vers lui sans tarder. Cette fois, elle n'allait pas laisser passer l'occasion de le remettre à sa place.

- Ce n'est pas la vérité Reno, répliqua t'elle, tu étais un donneur de sperme, Yazoo lui, ce n'était pas prévu. Je ne regrette pas d'avoir porté vos enfants à tous deux, c'est effectivement ce que je voulais, mais je te déconseille de prononcer ces mots, aussi vrais puissent ils être. C'est insultant.

- Cela l'est, indéniablement. Grogna Reno. D'autant plus que tu ne te donne même plus la peine de nier et que tu dis les choses crûment.

- Aurais-tu l'audace de me tenir rigueur d'employer les mêmes mots que toi ? Mes propos te choquent ? Riposta Ingrid. Je suis désolée de heurter tes sentiments, mais les faits sont là, tu étais le meilleur choix possible, du fait de ton passé.

La mère d'Ingrid regarda Reno avec fascination. Si leur échange l'avait amusé, elle n'avait pas manqué l'information la plus importante.

- Vous avez donc fait des enfants à ma fille ? Je l'ignorais... et quel est donc ce passé qui faisait de vous le candidat idéal pour une conception de ce genre ?

- Ce n'est pas important maman, c'est du passé. Intervint Ingrid un peu embarrassée.

Même si elle avait voulu faire comprendre à Reno qu'il n'avait pas intérêt à passer les bornes, elle n'avait jamais eu à l'idée de l'exposer à la curiosité.

Reno se redressa de toute sa hauteur, le menton levé et les yeux brillants d'insolence.

- Je suis un ancien prostitué madame, j'étais venu donner des cours à quelqu'un concernant ce domaine d'activité précis. On s'est retrouvés logés dans la même maison que votre fille, elle s'est dit qu'elle pouvait en profiter pour engendrer à nouveau. Je ne dis jamais non à quelqu'un qui me demande de faire un tour entre les draps. Bon, par contre, j'aurai aimé avoir mon mot à dire niveau conception, mais ça, ça n'entrait pas dans ses projets. Pas à l'époque du moins. J'dis pas qu'elle m'a volé ma gosse, elle ne me l'a pas caché, elle m'a laissé la voir aussi souvent que possible, mais bon... c'était tout de même un sale coup. J'suis peut être un turk, en plus d'être un ancien prostitué, mais j'ai tout de même quelques principes et ce qu'elle a fait, ce n'est pas bien, pas bien du tout.

La mère d'Ingrid le regarda pensivement, elle n'avait pas manqué de remarquer son regard insolent, et l'expression sur son visage, qu'il prenait à plaisir lorsqu'il voulait se faire passer pour plus bête qu'il n'était. Elle sentait bien la malice des propos, mais percevait également, en dessous de la provocation, la blessure qu'il tentait de cacher. Ingrid lui avait vraiment fait mal, plus qu'il n'entendait l'avouer.

Elle resta un moment silencieuse, ne voulant pas le rabrouer, ni lui donner raison. Il passait un peu les limites, c'était certain, mais il avait de bonnes raisons pour le faire.

- Nous en reparlerons jeune homme. Lorsque j'aurai fait la connaissance de votre fille, ma petite fille, et des autres enfants de la mienne. Je sens que nos discussions futures seront pleines d'intérêt. Dit elle finalement.

Reno s'efforça de masquer sa surprise, ce n'était pas là la réaction qu'il escomptait. Il considéra la mère d'Ingrid avec plus de respect.

- Oui madame. Répondit il.

La mère d'Ingrid le regarda quelques instants sans rien dire, puis se détourna de lui. Elle avait tout son temps pour poursuivre avec lui. Pour l'heure, c'était de sa fille et de son mariage dont elle voulait se préoccuper.

Elle détailla le corps d'Ingrid avec attention. Elles étaient vraiment semblables, lui trouver une robe de mariage serait vraiment facile. Elle avait sans doute une toilette qui conviendrait parmi ses affaires.

- Occupez vous de l'officiant et du repas, ordonna t'elle à Reno, ma fille et moi avons quelque chose de très important à faire sans tarder. Nous reviendrons une fois que nous en aurons fini avec cette importante tâche.

Prenant la main d'Ingrid dans la sienne, elle l'entraîna vers la porte.

Ingrid la suivit sur quelques mètres, avant de se risquer à la questionner.

- Je peux savoir où nous allons ?

- Dans l'appareil qui nous a ramené ton père et moi, je ne voyage jamais sans un choix suffisant de tenues, il y en a que je n'ai encore jamais porté, je suis persuadée que parmi elles nous trouverons ton bonheur. Si toute fois tu n'exige pas une robe trop volumineuse, j'ai bien peur de ne pas avoir ce genre de choses dans mes affaires.

Ingrid repensa une fois de plus à l'affreuse robe dorée de son premier mariage et frissonna d'angoisse à l'idée d'en porter une autre du même genre.

- Je ne veux surtout pas de quelque chose d'encombrant. J'ai déjà donné, je veux une robe simple.

Sa mère approuva en souriant.

- Nous allons te trouver cela.

Elles furent rapidement dans l'appareil, devant la riche garde robe qui n'attendait plus qu'elles fassent leur choix.

Ingrid resta un moment immobile, fascinée par le nombre. Elle n'osait pas faire un pas de plus. Même si elle n'était pas à plaindre en ce domaine, elle était loin d'en posséder autant, et n'y avait même jamais pensé. Elle n'était pas vraiment un personnage public, même si elle était une Shinra, elle avait toujours été dans l'ombre, elle n'avait donc pas besoin de beaucoup de vêtements. Elle découvrait avec fascination que sa mère elle était très différente. Pour avoir autant d'habits, elle devait être habituée à se montrer.

Surprise de son immobilité sa mère l'entoura de ses bras.

- Qu'est-ce qui ne va pas ? Elles ne te plaisent pas ? Nous pouvons en faire concevoir une si tu le souhaites, mais cela retardera la cérémonie.

- Mère...

- fermement sa mère.

- Maman, je te l'ai déjà dit, Angeal...

- Je crois que ton père va se charger de le convaincre. Dit doucement sa mère.

Ingrid n'osa pas lui dire que c'était justement là ce qui lui faisait le plus peur. Même si son père lui avait beaucoup manqué, qu'elle savait très bien qu'il n'était en rien semblable à l'imposteur qu'elle avait du traiter comme son géniteur, elle redoutait ce qu'il pouvait faire pour parvenir à ses fins. Il n'était pas celui que tous voyaient comme le président, mais il était tout de même un Shinra et ce n'était pas à force de gentillesse que leur famille s'était hissée à la position qui avait été la leur pendant des siècles.

Elle avait beau savoir que son mari était de taille à se défendre, lui aussi n'était pas arrivé à sa position à force de gentillesse, elle redoutait pourtant cette confrontation qui ne tarderait pas, si elle n'avait pas déjà débuté, et qu'elle ne pouvait ni éviter, ni surveiller.

Pour se donner une contenance, elle avança de quelques pas et commença à admirer les tenues de sa mère. Cette dernière l'entraîna vers la section contenant celles qu'elle n'avait encore jamais porté.

Ingrid en écarta plusieurs, qui ne lui semblaient pas convenir à un mariage, et s'arrêta finalement devant une robe blanche au corsage plissé par un drapé élégant et à la jupe s'évasant joliment jusqu'à frôler le sol. Des broderies dans les tons de bleu l'ornaient à intervalles réguliers, sans pour autant la surcharger. Elle caressa l'une des fleurs de soie du bout des doigts.

Sa mère lui sourit.

- Un très beau modèle, et un excellent choix. Elle avait été conçue pour une soirée qui a finalement été annulée. Je l'ai gardée en souvenir.

- Vous devez assister à de nombreuses soirées, il y a beaucoup de tenues ici... souffla Ingrid.

- En effet, je suis une sorte d'ambassadeur là où je vis. Prendre soin de mon apparence est primordial. Les gens que je rencontre sont très attentifs aux détails.

Ingrid n'osa pas lui poser de question. Le visage de sa mère s'était durci alors qu'elle parlait, ce qui n'incitait guère à se montrer curieux.

Sa mère décrocha la robe du portant et se tourna vers elle.

- Si nous passions à l'essayage ? Il est capital de s'assurer qu'elle te va bien. Je crois que cela sera le cas, mais deux précautions valent mieux qu'une.

Ingrid la suivit jusqu'à sa chambre, se doucha rapidement par délicatesse, puis passa la robe avec précaution. La tenue lui allait parfaitement, elle tombait gracieusement le long de son corps, le mettant en valeur.

Elle se regarda en silence quelques instants, dans le grand miroir qui se trouvait face à elle. Elle n'aurait pu mieux trouver que cette robe, elle était à la fois élégante et simple, sa blancheur et ses ornements faisaient d'elle la robe idéale pour un remariage.

Sa mère l'aida à la quitter et à se rhabiller puis la prit dans ses bras à nouveau.

- Je suis heureuse d'avoir pu t'aider à trouver ta tenue. Nous ne pouvons pas revenir en arrière, être présents pour ton frère et pour toi, mais nous pourrons au moins assister à ta véritable union. Je n'oublie pas que ton Angeal et toi avez déjà été unis, mais au vu des circonstances, et du peu de temps qui vous a été accordé, je crois qu'on peut considérer que celle que nous préparons sera la seule valable. Même si vous avez déjà eu la bénédiction d'un enfant, vous pourrez repartir sur de meilleures bases.

Ingrid inclina la tête, émue jusqu'aux larmes.

Elle espérait que sa mère ne se trompait pas, qu'Angeal et elle pourraient renouer de véritables liens et que leur union serait plus qu'une union de convenance.

Sa mère lui sourit avec douceur.

- Tu aimes cet homme n'est ce pas ? Même s'il t'a pratiquement été imposé, et qu'il n'a pas vraiment eu le choix, tu as des sentiments sincères pour lui. Je crois qu'il t'aime aussi. N'est il pas revenu vers toi ?

- Si... murmura faiblement Ingrid.

À suivre