Hello! J'espère que tout le monde va bien.
Bien me voilà avec un peu de retard mais je n'ai pas eu le temps avant. Hey oui même avec le confinement, les trucs humains prennent le dessus. J'espère que le chapitre vous plaira, je pense être assez cohérente? Enfin en tout cas comme toujours, si ce n'est pas le cas, mes PM sont ouverts pour toutes discussions.
Je remets des ! Chapitre qui contient des descriptions qui peuvent choquer, sortir de l'ordinaire, être berk ou trouver un adjectif... ! Donc vous êtes prévenues ^^. A ma décharge, ça correspond avec le thème de ma fiction qui est assez sombre?. Enfin voilà j'espère que je n'aurais perdu personnes d'ici là.
Malgré ces temps difficiles, j'espère vous apporter un peu de changement au moins d'idées et surtout restez bien chez vous, c'est important. Plus sage on sera, plus vite on sortira. Merci pour toutes celles et ceux qui travaillent. Lavez-vous les mains, n'écoutez pas tout tout tout ce qui se racontent un peu partout, faites preuves de bon sens! Et puis surtout souriez :)
Une dernière annonce avant de vous laisser lire, la semaine prochaine, y'aura mon anniversaire ! Donc peut-être... peuuuuut être avec un peu de chance je posterai en avance... ou en retard xD.
Voilà bonne lecture et puis S. Meyer merci pour les personnages de ta création.
Chapitre: 9
— Quelque chose me dit que ce n'est pas pour le retable de Keith Haring ou pour la réplique des portes du paradis de Lorenzo Ghiberti, que notre visiteur s'est rendu ici…
Le Docteur Cullen avait ce don de paraître désinvolte face aux situations. Et parfois ça me décontenançait, je ne savais pas s'il plaisantait ou s'il avait un humour assez noir.
Dans un soupir, je regardais de nouveau le corps. Notre « visiteur » s'en était pris directement à l'évêque et il, si je peux dire, s'en était donné à cœur joie dans la mise en scène.
À l'arrière, sous l'orgue, un rideau rouge descendait jusqu'à l'autel. Je compris en m'approchant, qu'il était blanc mais s'était imprégné du sang qui avait ruisselé du corps de la victime… Le corps, le Docteur Cullen et son équipe commençait à le décrocher. J'étais comme aimanté vers cette croix.
Mes yeux ne voulaient pas se détourner de ce spectacle dérangeant. Les scènes de crime, ça me connaît mais des comme celle-ci, heureusement pour nous, ce n'était pas non plus courant. Le Docteur Cullen me fit légèrement sursauter quand il vint vers moi, il avait revêtu son « uniforme » de légiste.
— C'est pas tout les jours que l'on voit ça… Donc, nous pouvons déjà confirmer que c'est bien l'évêque de cette cathédrale. - Il marqua une courte pause. - Il a été d'abord décapité puis crucifié. Le tueur a vraisemblablement crucifié l'évêque par les trapèze pour ensuite pouvoir faire sa mise en scène afin de replier ses mains pour qu'il puisse tenir sa tête. Les pieds ont ensuite été crucifié ensemble. Voilà pour la cause de la mort. Pour le sang sous son corps, il a été emmitouflé dans le rideau derrière, il a eu le temps de séché quasiment donc j'estime l'heure de la mort entre 12 et 24 heures. Nous devons encore démonter la croix et ensuite emmener le corps à l'institut, donc je vous donnerai de plus ample détails par la suite.
Il se retira pour aider son équipe à manipuler la croix. Je me retournai vers McCarty qui était blanc comme un linge, il faut dire que je n'en menais pas large non plus.
— On a des pistes sur le corps? McCarty me regardait pour éviter de se retourner vers la scène.
— Mmmh non, tu as entendu Cullen, on aura plus d'informations ce soir ou en fin de journée quand ils auront fini… Cela pourrait être un fanatique Saoudien, la peine de mort se fait par décapitation et si jamais tu commets un crime grave tu es crucifié… Mais j'en doute. Si je résume, la cathédrale ouvre de 8 heures à 18 heures, donc ça serait la fourchette de temps que l'on a avant la découverte du corps par le Doyen Révérend.
McCarty acquiesça avant de prendre la parole.
— Il a quand même du courage ou une envie de se montrer pour avoir ciblé un lieu aussi visité. Ma famille est croyante, ils nous arrivaient de venir à la messe ici et j'ai souvenir qu'il y a de nombreuses œuvres d'art.
— Est-ce qu'on a d'autres témoins à interroger?
Il regarda son calepin.
— Mmh non, le Doyen révérend m'a dit qu'il était arrivé le premier, enfin bien entendu avant d'avoir découvert le corps. Il était là vers les 7 heures du matin, le temps de trier des choses dans la sacristie et préparer sa journée.
— Est-ce que parmi les fidèles, on sait si il y a un quelconque malentendu ou des tensions entres les membres de la cathédrale?
— Non… j'ai posé quelques questions le temps que tu fasses ton tour, à priori c'était un évêque très apprécié.
Un cri retentit, un de ceux qui provient du fond de l'âme, et qui traduisait la douleur effroyable de la perte d'un être cher. Une femme se retenait au doyen révérend. On s'approcha de la femme qui murmurait « Charles, je veux voir Charles ».
— Madame, Agent spéciaux McCarty et Swan, est-ce que l'on pourrait se parler… dans un lieu plus tranquille?
J'essayais de capter son regard pour qu'elle évite de regarder au loin l'équipe des légistes s'affairer.
— Je… je suis Sheila Evenson… dit-elle d'une voix éteinte et devenue rauque par les pleurs et les cris.
— Venez, on va aller parler dans la sacristie… Je fis un signe à McCarty de nous rejoindre avec le doyen révérend, qui lui apporta une boisson chaude. Elle tenait son gobelet l'air perdu.
— Nous sommes désolés pour votre perte, nous devons vous poser quelques questions si vous le voulez bien?
— Je… je vous écoute…
— Est-ce que vous ou votre mari rencontriez des problèmes ? Avez-t-il reçut des menaces ou avez-vous noté quelque chose d'inhabituel ces derniers jours?
Elle prit quelques secondes pour réfléchir.
— Non… vraiment non … la communauté était nombreuse à venir écouter ses sermons, il était apprécié et s'investissait beaucoup à la vie de la cathédrale. Il organisait des événements… Non je… ne sais pas. Sa voix se brisa à la fin de sa phrase, je lui laissais ma carte si jamais un détail lui revenait en tête.
Une fois sorti de la sacristie, on a pu constaté que l'équipe des légistes était partie avec la croix qui avait du être démontée et le Docteur Cullen faisait des derniers prélèvements et photos avant la levée du corps.
Nous repartions vers nos bureaux, de la paperasserie nous attendait avant les résultats de l'autopsie.
Ce matin avait été particulièrement difficile, mes cauchemars étaient de plus en plus « réels », heureusement qu'Alice et Jasper ne se trouvaient pas à la maison en ce moment. Ils étaient invités pour un défilé et Jasper en était le photographe officiel.
Une fois sous le jet d'eau de la douche, je soupirais d'aise, la douche italienne était vraiment bien pour détendre les muscles. Je songeais à ma vie, ça ne m'arrivait pas souvent de revenir sur ma vie, j'étais de ces personnes qui veulent regarder en avant et non en arrière. Mais parfois, ce que l'on ne contrôle pas nous détruit petit à petit. Je pense avoir trouvé un équilibre en travaillant beaucoup mais mes vieux démons me hantent encore. J'aimais mes journées à l'institut, je n'avais pas le temps d'aller à l'université mais dès que je trouverais un peu de répit, j'irais de nouveau donner quelques cours à des étudiants avides d'anecdotes croustillantes sur quelques uns de mes cas.
Je me demande si un jour, j'aurais la place pour une personne à aimer dans ma vie. Je n'étais pas inexpérimenté, mais depuis mon retour, disons que je n'avais pas eu de relation sérieuse et que je n'en voulais pas. Je n'avais pas le temps et puis je me demandais qui accepterait de vivre avec une personne cassée. Mes pensées dérivèrent vers l'agent Swan, je crois qu'il fut un temps, où j'aurais pu essayer de la courtiser. Je dois avouer qu'elle a plusieurs qualités que j'apprécie, elle est intelligente et je ne sais pas c'est assez naturel pour moi de la taquiner. Je secouais la tête pour me rincer les cheveux et puis pour chasser toutes ces pensées.
De toute façon, l'agent Swan devait sûrement avoir quelqu'un. Je pourrais demander à Em si il en sait plus sur sa situation amoureuse comme ça je serais fixé. Je secouais vigoureusement la tête cette fois-ci en soufflant, n'importe quoi pensais-je. Je finissais de me rincer avant de sortir et d'enrouler une serviette moelleuse autour des hanches. Je regardais mon reflet dans le miroir en me brossant les dents, j'avais une barbe de quelques jours maintenant.
Je revenais dans ma chambre où j'avais préalablement préparé mes habits, c'était une vieille habitude que j'avais de toujours préparer à l'avance ma tenue. J'avais remarqué qu'il faisait beau alors j'avais décidé de mettre un pantalon chino noir et une chemise kaki. Je descendais dans la cuisine me préparer mon petit-déjeuner. Je commençais à manger ma tartine quand je fus interrompu par mon téléphone. Je regardais l'écran en me demandant qui cela pouvait être, avant de décrocher.
— Maman… Je riais, Non maman je ne suis pas mort de faim, ce n'est pas parce qu'Alice et Jasper sont partis que je ne sais pas prendre soin de moi!… Oui je dors assez Menteur! me cria ma conscience… Et toi comment vas tu ? Je riais de nouveau. Non maman je ne t'ai pas renié, c'est juste que j'ai pas mal de travail en ce moment, mais promis je passerais à la maison quand ça sera un peu plus calme. Je t'embrasse ! Et embrasse papa!
Je raccrochais le sourire aux lèvres. Esmée était le genre de mère poule inquiète pour ses petits, même pour un grand gaillard comme Em. L'amour est inquiet comme dirait Saint-Augustin je crois.
J'eus juste le temps de prendre mon mug que mon téléphone sonna de nouveau. Tiens Em, quand on parle du loup…
— Salut frangin! Non je ne donne pas de cours à de sexy étudiantes comme tu dis. Il fit une blague mentionnant l'agent Swan et moi. Je grimaçais pour la forme. S'il existait une ligue contre la stupidité, tu serais le premier visé mon cher frère! Je riais avec lui. Bon même si je sais que je te suis indispensable, que me vaut ton appel?… Mmh d'accord c'est noté je te rejoins.
Il m'avait donné rendez-vous devant le parvis de la Cathédrale Grace dans le quartier de Nob Hill, avec ma famille nous y allons pour la messe de temps en temps. Ma mère, elle en revanche était une habituée. Je savais que Grace Cathedral était reconnue comme lieu de pèlerinage international, il y avait de nombreuses mosaïques, des vitraux, une œuvre d'art de Keith Haring et son carillon comptait pas moins d'une quarantaine de cloches.
Une fois mon travail effectué, j'avais dit à l'agent Swan que je rentrais pour l'autopsie et que je les contacterais dès que j'avais fini. Je pris un café à emporté sur le chemin du retour vers l'institut. Je pense que ça sera le premier d'une longue liste.
J'appelais mes assistants pour venir travailler avec moi, il y avait Ronald Albrook, Rachel et Rebecca Black. Mes assistants étaient très compétents, Rachel et Rebecca étaient jumelles et aussi les sœurs de Jacob Black, je l'avais croisé une fois dans les bureaux du FBI.
— Ron tu vas aider Rachel sur la croix, vous me prélevez tout ce que vous pensez utile, je veux aussi des photos et puis faites votre boulot les fouines ! Dis-je en souriant.
— Quant à toi Rebecca, tu vas m'aider sur ce cas là, j'ouvris la housse mortuaire où se trouvait notre évêque sans tête.
Elle grimaça devant le spectacle.
— Merci patron, je suis très touchée que tu aies pensé à moi… Dit-elle avec une moue qui voulait en dire long sur sa pensée.
— Je sais, je sais y'en a ici qui n'ont pas toute leur tête !
Ils rigolèrent, on était assez connus pour avoir un humour noir et une bonne dose de cynisme. Pas tous attention, mais en tout cas nous étions de ce genre là.
— Alors Rebecca, qu'est ce que tu vois, dis moi tout !
Elle tournait autour du cadavre, notait des choses de ci de là. Après avoir fini sa première observation, elle me fit son rapport.
— Nous avons ici, un individu mâle de type caucasien qui a entre 45 et 50 ans, il s'agit du Right Révérend l'évêque Charles Evenson. Comme nous pouvons aisément le constater, il n'a plus sa tête. On peut voir une nette plaie faite à l'arme blanche, je dirais assez longue. On a fait un scanner post-mortem.
Elle me montra le scanner pour que je le regarde pendant qu'elle continuait son rapport.
— Comme tu peux le voir Doc, cela nous montre la présence d'air dans les tissus situés sous la peau du cou, il en résulte un emphysème sous cutané.
Je me levais doucement en étirant mes jambes. Je souriais, « alors tu penses pouvoir gagner le concours comme ça ? » On avait une habitude ici, pour les pousser à donner le meilleur eux-mêmes, j'avais instauré que celui ou celle qui ferait le meilleur rapport parmi mes assistants, gagnait de me seconder pendant une autopsie de son choix et que le perdant payait sa tournée.
— Je crois avoir tout dit Doc !
— Alors moi je vais te dire mes conclusions, en effet, d'après le scanner il y a bien eu un emphysème sous-cutané, cela vient du fait qu'il a subit une lésion par arme blanche sur deux centimètres dans la trachée. Ensuite – je lui montrais la base du cou sectionné – comme tu peux le voir, il y a une nette plaie de haut vers la gauche, donc on peut conclure que le tueur était droitier. Mais ce n'est pas tout, si on suit la chronologie du meurtre, l'évêque se fait percer la trachée, il suffoque, le sang a du gicler, c'est pour ça que le tueur l'a posé sur le rideau. Ensuite il le crucifie par les trapèzes et il cloue les pieds ensemble comme le Christ. Et c'est là que je reviens à ma plaie allant du haut vers la gauche, le tueur a d'abord sectionné les jugulaires droite et gauche puis les artères carotides externes et internes. Ma conclusion est qu'on ne peut pas savoir dans la violence de l'acte si c'est la suffocation et la perte de sang qui ont causé sa mort ou l'hémorragie massive due à la section des deux grosses artères carotides.
— Donc Doc non seulement le type a eu un trou dans la trachée, après le tueur l'a crucifié et ensuite il l'a décapité pour mettre en scène sa tête dans ses mains rempliées au niveau du ventre, le tout dans une mare de sang? Coupa Ron les yeux écarquillés.
— Ron, je ne sais pas si tu es surexcité par le cas d'un point de vue médical ou fasciné par la méthode. Répliqua Rachel en faisant une moue dégoûtée.
— Un peu des deux je dois dire. Répondit l'intéressé un peu penaud.
— En gros, tu as bien résumé Ron mais je refuserais ton rapport si il est aussi synthétique que ça! Et vous, épatez-moi sur la croix… Dis-je d'un ton un peu plus sérieux.
— On a rien trouvé de bien utile, le sang appartient à la victime, pas de traces d'ADN… Commença Ron.
— En revanche, on a trouvé un petit bout métallique coincé dans le haut de la croix. On va bientôt recevoir les résultats.
Rebecca revint dans la pièce avec les dits résultats. Je me penchais vers elle pour les voir. Mmmmh intéressant.
— Je garde mon vote pour ce soir, je dois d'abord faire le rapport d'autopsie et donner mes conclusions au FBI. Maintenant vous avez gagné le droit de me nettoyer tout ça !
Je partais en ricanant, j'avais de la chance d'avoir une bonne équipe compétente et où la compétition servait à s'élever et non pas à se rabaisser.
Je notais en bas de ma conclusion que d'après mes connaissances personnelles, le tueur pourrait avoir utilisé un sabre persan « Shamshir » ou un cimeterre qui est un sabre du Moyen-Orient, la différence est que le shamshir n'existait pas au moyen-orient avant le XIIIème siècle. Je pourrais éventuellement expliquer à Em pourquoi mon choix se portait sur ces sabres là quand je l'aurais au téléphone… Qui ne tarda pas à sonner.
— Em ? Tu es bien rapide, tu voudrais pas éblouir l'agent Swan en lui donnant des informations cruciales… ! … Ah agent Swan, bonsoir… je croyais qu'il fallait passer par la NSA (National Security Agency) pour avoir les numéros des citoyens américains ? Dis-je taquin… Très bien je vous attends dans mon bureau alors.
J'écoutais I put a spell on you reprise par Nina Simone. J'aimais la version originale de Screamin Jay Hawkins mais la version de Nina donnait pour moi un côté plus profond et doux. Ma platine après avoir passée Feeling Good en était à My baby just cares for me quand Em et l'agent Swan passaient la porte de mon antre. Les notes de Jazz résonnaient dans mon bureau.
— Asseyez-vous, vous vouliez me parler ?
L'agent Swan resta debout pendant qu'Em s'étala de toute sa masse sur mon divan. L'agent Swan roula des yeux en le regardant faire.
— Oui voilà, vous avez parlé des ces sabres en particulier, il y a quelque chose que vous avez trouvé ? Elle avait mis ses mains à plat sur le bureau en se penchant un peu. Je souriais en me disant que j'avais piqué sa curiosité.
— Et bien une petite pièce en métal coincée dans la croix, qui a révélé après analyse que c'était de l'acier de Damas. Mon esprit … je dois dire particulièrement développé a sélectionné parmi la profusion d'information que mon cerveau contient…
— Tu vois pourquoi il a des grandes portes maintenant Belly Bean hein. Un rire tonitruant sortit de sa cage thoracique.
Ce qui fit sourire l'agent Swan, c'était discret mais je l'avais vu. Je décidais d'ignorer Em pour continuer mon discours.
— Donc je disais, mon génie incompris – j'insistais sur le incompris en regardant Em –, cet acier était à l'origine appelé Wootz et était élaboré en Inde et au Moyen-Orient mais disparu au cours du XVII ème siècle. Il était connu pour qualité tout d'abord et surtout pour sa particularité d'avoir des motifs ou un aspect moiré.
— Moiré ? qu'est ce que c'est que ça ? Intervint Em
— Tu vois quand tu regardes par exemple deux grillages l'un derrière l'autre ?
— Euh ouais… ça fait bizarre. Ria-t-il
— Donc cet effet « bizarre » comme tu dis est en réalité, un contraste déformant l'objet sans que les ombres n'agissent.
— Ah oui oui je vois, comme un effet d'optique…
— Donc après, l'acier de Damas à corroyage a repris le terme pour désigner un mélange de plusieurs aciers pour créer des motifs plus ou moins complexes pendant la forge. En France, cet acier est classé patrimoine immatériel culturel par l'Unesco. La petite histoire de l'acier est finie, tout cela pour vous dire que les sabres dont je vous ai parlé sont constitués de cet acier, car il est robuste et souple. Les sabres à lame courbée sont rapides et surtout qu'au contraire des épées droites, la lame courbée ne se coince pas dans les tissus et permet une coupe nette.
L'agent Swan réfléchissait, je pouvais presque voir les rouages de son cerveau fonctionner.
— Et est-ce qu'il y a un lien avec notre tueur au tatouage ?
— Non pas à ma connaissance, on a pas retrouvé le tatouage donc il semblerait qu'il n'y ait aucun lien.
— Ça a du être violent non ?
— Effectivement, il a fallut une sacrée force pour scinder la tête et puis avec le sang… presque une rivière de sang.
Em était pensif tandis que l'agent Swan semblait faire face à un dilemme intérieur.
— Docteur Cullen, j'en avais parlé avec notre chef, je voudrais que vous rencontriez quelqu'un, en tant que médecin légiste, vous pourriez apporter des informations sur notre série de cadavres tatoués.
Je fronçais les sourcils, je me demande bien qui je pourrais bien rencontrer mais je me suis entendu accepter avant que ma pensée n'atteigne mon cerveau. Elle me donna rendez-vous le lendemain, le temps de contacter la personne.
Je retournais pour ma part à quelques cas que j'avais laissé en attente au vu de la priorité des affaires en cours. Je devais faire quelques visites à l'hôpital pour soutenir le service qui était surchargé de travail.
Je finis tard ce soir, j'étais courbaturé de partout. Je m'arrêtais dans un restaurant japonais où j'avais l'habitude de commander à emporter.
En rentrant chez moi, je m'affalais dans le canapé pour manger devant une émission de télévision. Je n'avais pas envie de faire d'effort pour manger à une table.
Je réfléchissais à la tournure des événements, tout d'abord cette enquête avec les tatouages en commun puis ce meurtre atroce, car il était clair pour nous que c'était un homicide.
Je m'endormis à moitié sur le canapé. Mon esprit partit loin, j'étais dans une ville, cela devait être dans un pays chaud, je clignais des yeux tant la lumière était aveuglante. Il y avait des bruits d'explosion, des tirs, je ne comprenais pas d'où ça venait. J'essaye de crier mais aucun son ne sortait de ma bouche. Plus je m'enfonçais dans le rêve, moins j'arrivais à le comprendre. Il y avait tous ces gens, ces familles, ces enfants, des maisons détruites, des bruits, des sifflements, puis le silence et d'un coup les sons, les hurlements revenaient, encore plus fort, plus violent.
Ce fut mon cri qui me ramena à la réalité, j'étais en sueur, mes vêtements étaient froissés. Je clignais des yeux pour me réhabituer à la lumière de mon plafonnier. J'avais encore l'impression d'avoir la chaleur brûlante du soleil sur moi, ce mélange de sable et d'autre chose dans la bouche. Puis des images qu'on voudrait oublier. Tout ça, tout ce merdier, c'était pas un rêve mais c'était mon cauchemar quotidien qui revenait sans cesse dès que je baissais un peu ma garde. Je tapais rageusement dans mon canapé, une fois, deux fois puis plein de fois, jusqu'au moment où je devais reprendre mon souffle. Pourquoi j'étais si faible ? Pourquoi j'arrivais pas à oublier ? Certes c'était flou grâce aux séances avec ma psy mais parfois je me disais que c'était pire, que j'avais l'impression d'être spectateur mais que la moitié du film était censuré et d'avoir des émotions contraires.
Je montais d'un pas lent vers la salle de bain, j'avais l'impression d'être lourd et de porter le poids du monde sur mes épaules. J'allais dans la baignoire, un bain chaud qui me détendrait avant de dormir, je prendrais un somnifère et puis ça ira mieux, parce que j'étais juste Edward.
Ce fut une nuit qui passa d'une traite, j'étais un peu déboussolé comme à chaque fois que je prenais un somnifère mais j'avais eu une nuit sans rêve, enfin sans cauchemar et elle avait été réparatrice. En me regardant dans le miroir après ma douche, je constatais que mes cernes avaient légèrement diminuées. Pour ma barbe, je verrais ça un peu plus tard, j'étais loin de ressembler à un viking.
Je m'habillais d'une chemise bleue foncée ouverte sur un t-shirt blanc et un jean noir simple. J'enfilais une paire de Dr Martens verte bouteille. Alice hurlait à chaque fois car elle essayait de me convertir à acheter des chaussures en cuir sur mesure mais elle abandonnait rapidement en me voyant, disant que finalement c'était très bien. Je souris un peu pour moi même, Alice me manquait en ce moment mais j'étais très content qu'elle puisse s'épanouir dans son travail et avec Jasper.
Je descendais, j'allais prendre mon café quand on sonna à la porte.
— FBI OUVREZ ! Cria une voix que je reconnaissais très bien.
Je soupirais et alla ouvrir. Je me retrouvais devant un Emmett hilare et l'agent Swan qui mordillait sa lèvre.
— J'ai toujours rêvé de te faire ça un jour ! Me dit Emmett en s'invitant chez moi, il commençait déjà à se servir du café.
L'agent Swan qui était bien mieux élevée que mon frère me demanda la permission de rentrer. Je m'écartais de la porte un petit peu la laissant passer, elle rentra et laissa une odeur fraîche derrière elle, je ne pouvais pas reconnaître toutes les notes de son parfum mais c'était fleuri, sans être trop, boisé et frais. Elle sentait très bon et je maudissais ma curiosité d'avoir humé l'air derrière elle. Elle s'arrêta nette avant de se retourner, elle avait un petit sourire satisfait sur le visage, « Moi aussi j'ai votre adresse maintenant… » Dit-elle avant de rejoindre mon frère. Je fis un sourire en coin, c'est vrai que j'avais débarqué chez elle et que j'avais du ruser pour obtenir son adresse. Mais après une bière, quelques gâteaux apéritif et un match de Baseball, mon frère devenait bavard.
Je fermais la porte et allais les rejoindre, proposant une boisson chaude à l'agent Swan et en me servant un café. Je regardais du coin de l'œil l'agent Swan. Elle sirotait son café mais je pouvais voir qu'elle scrutait autour d'elle, analysant l'environnement. Déformation professionnelle pensais-je. Je n'aimais pas faire entrer des inconnus sur mon « territoire » mais étrangement avec elle, ce n'était pas si dérangeant de la voir ici…
Je me passais une main sur le visage, voilà que mon esprit repartait dans son délire… Emmett s'empiffrait de tartines pendant que l'agent Swan me parlait.
— Donc nous sommes venus pour vous dire qu'on a eu l'autorisation de notre chef pour que vous nous suiviez en tant que consultant et du coup, il faudrait que vous nous accompagniez voir un expert comportementaliste. Cela pourrait nous aider pour l'enquête « des tatoués » et aussi il s'y connaît en armement du Moyen-Orient.
J'avais aussi quelqu'un dans mes connaissances qui en savait long sur les armements en général mais je me tus.
— Bon préparez votre sac on va à Quantico !
— Quantico … En Virginie ? J'écarquillais les yeux de surprise, je m'attendais à tout sauf à ça.
— Mhm mhm. Me répondit-elle l'air de rien.
— Mais… j'ai du travail ici… et puis tout ça pour voir votre « contact » ? Vous pouvez pas … lui téléphoner ? Tentais-je
J'entendais Emmett rire derrière moi. Mais je l'ignorais royalement.
— On a déjà prévenu l'institut et l'hôpital de votre absence, de toute façon ne sera que pour 48 heures maximum.
— 48 heures ! J'ai des tas d'affaires en cours…
— Désolée mais ils sont au frais vos cadavres donc ça peut attendre. Dit-elle catégorique.
Je secouais la tête, en regardant désespérément Emmett pour qu'il m'aide.
— Vous ne pouvez pas dire ça ! Je haussais un peu le ton, pas content d'être interrompu dans ma routine.
— Écoutez moi bien Docteur – Elle appuya bien sur mon titre -, soit vous coopérez, soit je vous coffre pour refus d'obtempérer, pour entrave à la justice ou ne vous inquiétez pas je vais trouver ! Elle haussait aussi le ton et fronçait les sourcils.
— Je… je vais faire mon sac. Soufflais-je dépité en tournant les talons furieux.
Je bouillais intérieurement, je refusais d'admettre que mon comportement était … un peu bête mais j'aurais aimé être prévenu par mon frère et aussi je ne me voyais pas voyager avec l'agent Swan voir je ne sais quel expert.
Je rangeais nerveusement des vêtements dans mon sac de voyage, je prenais mes médicaments, mon ordinateur et des papiers que je pourrais envoyer à mon équipe pour qu'ils puissent avancer sans moi. Je donnais quelques directives par sms et par mails. Je prenais des affaires de toilette, chargeur et mon casque pour la musique. Une fois cela fait, je redescendais non sans manifester mon mécontentement.
Je regardais Emmett en lui faisant comprendre que je n'aimais pas ce genre de méthode. Il haussa les épaules en réponse. Je fermais derrière moi la porte de la maison à clef, non sans un brin de nervosité.
Je montais dans le SUV du FBI en regardant par la fenêtre. Mes deux compagnons de voyage parlaient entre eux. Je n'écoutais pas vraiment, j'étais songeur et surtout je me sentais désabusé. Mon esprit vagabondait encore. Une fois arrivés à l'aéroport privé. Pourquoi je n'étais pas étonné, c'était le FBI après tout. Un jet nous attendait.
Je m'installais, le pilote nous rappelait les consignes de sécurité avant de nous annoncer que nous aurions à peut près 5 heures de vol. En même temps, on traversait les États-Unis d'Ouest en Est. Je m'endormis avec la musique dans les oreilles et je dois dire que le jet berçait.
Je soupirais en regardant par le hublot, c'est vrai que je regrettais un peu mes mots que j'avais eu vis à vis du Docteur Cullen. Je m'étais laissée emporter par mes émotions, j'étais agacée qu'il ne coopère pas, c'était pourtant pas si compliqué et j'avais l'impression qu'il en faisait un problème d'état. Pourtant en y réfléchissant, il avait une grande maison, il devait vivre avec quelqu'un et je pouvais comprendre que les gens n'étaient pas comme moi, ils ne pouvaient pas tout quitter même si c'était que pour 48 heures. Ou alors l'idée qu'il ait quelqu'un dans sa vie ne te plaît pas… N'importe quoi, ma conscience était folle. Déjà pourquoi je serais jalouse d'une potentielle Madame Cullen ? Et deuxièmement, je n'avais pas ce genre d'envie. Puis ça n'avait pas de sens. Je secouais la tête, énervée contre moi même maintenant.
Je ne comprenais pas pourquoi j'avais à la fois envie de me rapprocher de lui et d'un autre côté il m'agaçait. Il nous restait maintenant plus que 3 heures et demi de vol, je pouvais en profiter pour m'assoupir un peu. Je fus réveillée par des cris autour de moi, j'ouvrais les yeux, posant la main sur mon arme par réflexe… Une fois que mon esprit avait remis en place que je me trouvais dans le jet du FBI et qu'il y avait McCarty et… le Docteur Cullen qui s'agitait.
McCarty parlait à son frère, je ne sais pas ce qu'il avait mais une chose était sûre c'est qu'il était sujet aux cauchemars et pas qu'un peu au vu de son état, il transpirait et se secouait dans tous les sens en disant des choses inintelligibles. Il finit par se réveiller dans un sursaut, la peur était clairement visible dans ses yeux avec un mélange de je ne sais quoi. Mon coeur se serra malgré lui à cette image.
Il regarda autour de lui comme pour se reconnecter à la réalité, son frère se faisait du soucis mais il eut une réaction qui me surprit, quelques secondes passaient, ils se regardèrent comme si un dialogue silencieux se faisait. Puis McCarty partit se rasseoir dans son fauteuil. Une veine sur son front et sur son cou était apparue. Généralement, c'était signe qu'il était énervé. Je préférais ne poser aucune question et faire comme si je regardais ailleurs quand je sentis le regard de McCarty me transpercer.
Le reste du vol se fit relativement dans le calme, après cet incident, Cullen était parti changer de haut et McCarty jouait à un jeu sur son téléphone. Une heure avant d'atterrir, le Docteur Cullen travaillait sur son ordinateur, il devait, sans doute, organiser des choses pour son travail.
Je le détaillais un peu plus, il était indéniablement beau. Au début, je pensais qu'il jouait de son physique mais après, pour l'avoir côtoyé un peu, j'avais bien vu que ce n'était pas le cas. Il avait le côté play-boy, où il roulait en vieille voiture et qu'à priori l'argent n'était pas un problème pour lui, il était bien habillé et même quand il était négligé, il était beau.
Depuis quelque jours, il avait l'air exténué. Une barbe avait poussé, elle embrassait sa mâchoire carrée. Je clignais des yeux, il finit par tourner la tête vers moi, peut-être qu'il s'était senti épié. Je décidais que mon observation inutile était finie et je reportais mon attention sur des papiers devant moi.
On arrivait à 15 heures (il y avait 3 heures de décalage entre Frisco et Quantico) à l'aéroport militaire MCAF (Marine Corps Air Facility) ou connu aussi sous l'appellation Tuner Field. Nous arrivions à l'académie où était formé les futurs agents. A Quantico se regroupait aussi le NCAVC (National Center for the Analysis of Violent Crime) où se trouvait le BAU.
Le NCIS ( Naval Criminal Investigative Service) avait ses bureaux aussi à Quantico.
On prit un autre SUV pour se rendre dans les bâtiments du FBI. Après une vingtaine de minutes, on arrivait enfin à destination. McCarty et moi avant de rentrer dans le bâtiment avions je pense le même sentiment, on avait fait du chemin depuis notre formation ici. Même si on était appelés parfois à revenir pour témoigner de notre expérience ou tout simplement parce qu'on était un bon élément et que le bureau voulait nous montrer comme exemple. Mais ça faisait toujours un « petit quelque chose » de revenir. C'est aussi pour ça que l'on appelait le FBI une famille, on était la famille du FBI et peut importe ce que l'on devenait, on devait se serrer les coudes entre agents. C'est avec une petite fierté qu'on marchait vers les bureaux de Garrett Pace.
Garrett, celui que je considérais comme mon mentor, est le genre de personne exécrable et invivable, sans rire je crois qu'il devait être la cible prioritaire de tous les nouveaux et anciens agents. Il est connu pour son franc parlé et surtout pour son caractère … de merde, appelons un chat un chat. Mais il a une intelligence hors du commun et un instinct acéré. Mon caractère et le sien réuni dans la même pièce, je riais à ce souvenir, ça faisait des étincelles. Mais si j'en étais là maintenant, c'est grâce à son soutien et à ses coups de pieds aux fesses ! Il était un peu une figure paternelle pour moi, je pense que c'est ce que dirait un psy en analysant notre relation.
On rentra dans son bureau et fidèle à lui-même, il nous ignora complètement. Après avoir manifesté ma présence, c'est à dire en mettant mes pieds sur son bureau en m'asseyant sur la chaise en face, il releva les yeux vers nous.
— Tiens, je me disais bien que j'avais senti l'odeur de l'insolence ici. Il souriait malgré tout. Enfin un rictus apparu sur sa bouche pour être plus précise.
— Garrett, je ne te présente pas McCarty, en tout cas Garrett voici…
Je stoppais ma phrase, Garrett et … le Docteur Cullen s'observaient, ce fut bref mais j'avais aperçu dans leur regard quelque chose, comme si ils se connaissaient. Je crois que le métier déteignait trop sur moi et que je voyais le mal partout. Le Docteur Cullen tendit sa main devant Garrett.
— Je suis le Docteur Cullen.
— Garrett Pace.
C'était rapide, net et précis. Je ne sais pas si c'était moi mais la pièce s'était rafraîchit d'un coup et si il y avait eu des mouches, on les aurait entendu voler. Le silence était à présent gênant et même McCarty ne savait quoi faire, les deux intéressés se regardaient en chien de faïence.
— Docteur, Garrett est l'agent spécial superviseur du BAU.
Un ange passa, avant que je reprenne en soufflant agacée.
— Garrett, on a besoin de toi pour un dossier, est-ce que tu pourrais jeter un coup d'œil, s'il te plaît ?
— Oh un de mes meilleurs agents est confronté à une difficulté ? J'avais l'impression de t'avoir enseigné un peu plus que ça quand même. Voyons voir.
Il feuilletait le dossier doucement.
— Le Modus operandi est différent pour chacune de vos victimes mais il semblerait qu'il y ait déjà une signature dans vos meurtres. Dit-il tout bas comme si il se parlait à lui-même plutôt qu'à nous.
— La signature serait le tatouage d'allumette ? Intervint McCarty.
— Mmmh pas seulement, la signature, dites moi que vous avez bien retenu vos cours !
— C'est la carte de visite du tueur…
— Bien Swan, donc notre tueur laisse une signature, ici le tatouage d'allumette. Seulement, je vous ai appris que la signature était aussi la réalisation du fantasme du tueur. L'individu rêve et pense jours après jours à ce fantasme, à cette envie de le réaliser avant même de passer à l'acte. Et certains aspects de ces meurtres expriment leur « moi », leur désirs, leur idées, qui leur sont personnels, uniques…
Il regardait le Docteur Cullen, je suppose qu'il avait jugé bon d'expliquer ce qu'était une signature pour quelqu'un qui n'était pas du bureau.
— Mais ici, à part le tatouage, rien ne les relie, le mode opératoire n'est pas le même pour chaque affaire, quel est le but ? Le message ? Ajouta McCarty.
— Les péchés capitaux… Lâcha le Docteur Cullen d'un ton neutre.
— Pardon ?
— Sa signature, ce n'est pas seulement le tatouage, mais c'est aussi les péchés capitaux. Répéta-t-il sûr de lui.
Je fronçais les sourcils, je n'étais pas certaine de le suivre. Puis une ampoule s'alluma dans mon esprit. Mais oui, le message retrouvé dans la capsule, il avait raison… Garrett quant à lui regardait Cullen avec une lueur de fierté ? Non je devais rêver, il devait sûrement être content de voir qu'il restait des civils avec un cerveau. McCarty qui était plus rapide que moi montra la copie du message.
— Puisque vous avez bien compris, vous avez affaire avec un tueur en série puisqu'il en est à sa troisième victime. Maintenant, vous devez définir si c'est un tueur organisé, désorganisé, psychopathe, psychotique… Son comportement, est-il du genre missionnaire, visionnaire, hédoniste, dominateur… ? Qu'est ce qui le caractérise ? Vous avez du pain sur la planche mes chers élèves. Après, Swan, tu voulais me montrer autre chose ?
Je lui montrais les photos des bouts de métaux retrouvés dans la croix ainsi que l'analyse.
— On a trouvé ça, tu saurais de quoi il sagit ?
— C'est un acier qui servait à fabriquer des sabres à lames courbées du Moyen-Orient et de la Perse…
— Oui… Hum, ça on le sait, le Docteur Cullen nous a aidé à comprendre ces informations là. Dis-je gênée.
Garrett regarda furtivement Cullen qui, lui, parcourait des yeux les livres de mon mentor.
— Il a raison, dans la catégorie des cimeterres, il y a plusieurs sabres qui pourraient correspondre, le shamshir de Perse ou le Kilij ottoman, il peut aussi être un des sabres de la campagne Napoléonienne en Egypte, qui est un dérivé du Kilij… Pour moi, il faudra cibler le XVIII ème, XIX ème siècle. Un sabre plus ancien serait beaucoup plus oxydé donc pour un soucis de conservation je suppose que c'est un original et non une réplique moderne.
— On pourrait voir les enchères, si jamais un lot de ces sabres a été vendu…
— Où chez un collectionneur, en tout cas je peux vous donner le mail d'un de mes contacts, il pourra vous dire s'il y a eut des ventes et je pense qu'il doit connaître des collectionneurs.
Garrett se leva.
— Je pense qu'on a fini pour aujourd'hui, vous logez où ?
— Euuuh…
McCarty sortit son téléphone.
— Apparemment on dort auCourtyard Marriott Stafford. On nous a réservé trois chambres.
— Ah oui, en plus ce n'est pas très loin, que pensez-vous de se retrouver pour dîner là-bas ?
— D'accord… mais c'est vous qui régalez Garrett ! S'exclama McCarty.
Garrett grogna en parlant dans sa barbe un « il va me dissoudre ma paye si c'est comme ça » qui nous fit tous rire. On nous raccompagna à l'hôtel, où nous avions quartier libre avant le dîner. J'avais pas loin de 2 heures à tuer.
Je décidais d'aller faire un peu d'exercice à la salle de sport et peut-être que je passerais faire des longueurs dans la piscine.
Je descendais à pied pour rejoindre la salle de fitness quand par la fenêtre je repérais une tignasse que je connaissais par coeur maintenant. Le Docteur Cullen montait dans un taxi. Je fronçais les sourcils, je me demandais où il pouvait bien se rendre. Mais je finis par continuer ma route en haussant les épaules, après tout c'était un grand garçon, majeur et il faisait bien ce qu'il voulait.
Je poussais la porte de la salle avant de voir McCarty qui se défoulait sur le tapis de course. Je fis un petit sourire en m'avançant nonchalamment.
— Ça te dit un petit défi ?
Il se tourna vers moi, je savais qu'il m'avait vu arriver avec les miroirs qui se trouvaient devant nous.
— T'es prête à en baver Belly Bean ?
C'est fini pour aujourd'hui! Laissez une trace de votre passage, ça fait toujours plaisir et puis sinon merci aux "fantômes" c'est quand même super gentil de lire. Je suis consciente que je fais pas mal d'erreur pour mes dialogues et que j'ai tendance à beaucoup détailler, mais j'aime pouvoir visualiser quand je lis. Donc j'essaye de vous emmener un peu avec moi dans mon histoire et je suis très contente si c'est le cas.
Je suis désolée si il reste des fautes, j'essaye de faire attention, mais je me relis trop vite et mes yeux ne sont pas ceux de Superwoman.
Prenez soin de vous, de votre entourage, de votre chat, chien, poisson rouge, hamster, lapin... ami imaginaire.
