Bonsoir !
J'arrive -enfin- avec le nouveau chapitre qui m'aura demandé beaucoup de travail. Le pire, c'est que je trouve le résultat extrêmement nul. Si, si ! Je vous jure ! Sinon...WARNING ! S'il y a des personnes qui n'ont pas lu ou vu le Hobbit, sachez que ce chapitre est un spoiler ambulant ! Alors, fuyez pauvres fous, si vous ne voulez pas de spoile... Bon, si vous êtes là, c'est que vous êtes prêts à lire le chapitre. Comme certain(e)s vont remarquer, le titre du chapitre est une référence directe à Star Wars. Dire qu'à la base je voulais l'appeler "Erebor"...
Bref... La proposition musicale du jour est très joyeuse... C'est Thorin's funeral soundtrack d'Howard Shore. Vous pouvez le trouver sur YouTube (enfin comme d'habitude).
Enfin, après promis j'arrête, je salue Miroir qui va chercher à m'étriper pour avoir publié sans sa correction ni la prévenir... Je n'ai que peu de considération pour ma vie. Sur ce, je vous souhaite une bonne lecture !
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– La menace fantôme –
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« Erebor ? Où est-ce ? demanda Elaiano complètement déboussolée.
- Très loin de l'endroit où nous nous trouvions pas plus de deux minutes plus tôt, répliqua Maglor un léger sourire plaqué sur les lèvres. C'est une montagne très loin à l'Est. Bien plus loin que Rivendell ou la Lorien.
- Ce n'est pas dangereux au moins ?
- A ton avis, que vont dire les Nains qui habitent ici lorsqu'ils vont trouver trois elfes en plein cœur de leur royaume ?
L'adolescente resta silencieuse à la question rhétorique de Maglor. En y repensant, leur situation n'était pas la meilleure qui soit. Cela allait sans dire que les Nains n'allaient pas apprécier leur intrusion. Puis, reprenant ses esprits elle lâcha :
- Tant pis… Nous nous expliquerons. Pour l'instant, il nous faut sauver Glorfindel.
Le fëanorion acquiesça et, chargeant le blessé sur son épaule, il partit cahin-caha avec la jeune fille en direction d'un escalier en pierre massif non loin.
Alors qu'ils cheminaient entre les monceaux de joyaux, piécettes d'or, pierres précieuses et armures étincelantes. Elaiano découvrit qu'il se trouvaient dans une immense salle qui s'étendait à perte de vue. Les richesses s'amoncelaient pèle-mêle et montaient couvrant entièrement le sol. En dégageant son pied qui s'était coincé sous un casque bien trop lourd pour sa taille, la jeune fille se fit la remarque qu'autant d'or devait attirer la convoitise de nombreuses personnes ou créatures malfaisantes. Alors que cette idée se nichait dans sa tête, l'adolescente se rappela vaguement avoir entendu de l'amour des dragons pour l'or. Intriguée, elle interpella Maglor :
- Il y a des dragons en Terre-Du-Milieu ?
- Plus maintenant. Le dernier cracheur de feu est mort il y a quelques années. D'après ce que j'ai pu entendre, il aurait été tué à quelques pas d'ici par un homme.
- Que faisait-il ici ? demanda-t-elle en croisant les doigts pour qu'il ne lui dise pas qu'il avait convoité le tas d'or.
- Il convoitait ces richesses. Comme beaucoup d'autres d'ailleurs. Apparemment, une fois le dragon mort, de nombreux peuples ont livrés bataille devant la montagne qui abrite ce royaume.
- Et ?
- Ça a fini en bain de sang.
Comprenant que le fëanorion en avait fini, Elaiano ne chercha pas à obtenir plus d'informations et focalisa son attention sur leur objectif : un escalier qui permettait de sortir de la salle au trésor des Nains.
Une fois atteint, l'adolescente aida son ami à porter le tueur de Balrog dont l'état ne cessait d'empirer. Ils entamèrent alors la montée de l'escalier et cela fut extrêmement laborieux malgré le fait que ce dernier ne comportait pas plus d'une dizaine de marches. Alors qu'ils étaient à mi-parcours, Elaiano cru apercevoir un mouvement au loin. Surprise, elle se figea un instant et braqua son regard sur l'endroit où elle avait cru voir quelqu'un mais elle n'y vit rien. S'en voulant, elle voulut reprendre son chemin croyant à une hallucination. Mais, sa réaction brutale fit s'arrêter le fëanorion et lui demander si quelque chose n'allait pas. Mais, ne voulant pas passer pour une folle ayant des hallucinations, elle se contenta de dire qu'elle avait cru voir quelque chose. Et, pour signifier que ce n'était pas important, elle reprit sa montée pourtant, elle sentit clairement une tension dans l'air, comme une menace sourde, cachée, et invisible tel un fantôme. Il ne leur fallu encore pas moins de plusieurs longues minutes pour atteindre le haut de l'escalier et ils y découvrirent deux passages presque identiques qui s'enfonçaient dans le noir. Reprenant Glorfindel sur son épaule, Maglor demanda à la jeune fille d'aller jeter un œil en avant et celle-ci s'exécuta.
S'éloignant de quelques pas, l'adolescente ne put s'empêcher, une fois de plus, de remarquer que ce lieu lui était familier, comme si elle l'avait déjà vu par le passé. Pourtant, même en creusant sa mémoire, rien ne lui vint et il ne resta que cette étrange sensation terrée au fond de son esprit, juste assez loin pour l'empêcher de trouver ce dont il s'agissait, ce qui ne manqua pas de l'agacer. S'éloignant encore, Elaiano n'eut pas le temps de faire plus de trois pas avant qu'une horde de Nains ne jaillisse du tunnel dans un concert de cris, la forçant à reculer jusqu'à Maglor. Remarquant qu'ils étaient tous armés, elle voulut dégainer à son tour ses dagues mais un Nain assez baraqué, le crâne dénudé et couvert de tatouages l'arrêta et resserrant sa prise sur sa hache et en lâchant d'un ton bourru :
- Si tu y touche, je fends ta petite tête en deux et on verra si tu souris encore après !
Son voisin se pencha vers lui et lui souffla à l'oreille :
- Je n'ai pas l'impression qu'elle soit en train de sourire…
Mais il ne reçu qu'un coup de coude en échange. Tendue face à cette situation, l'adolescente éloigna ses mains de ses armes montrant ses paumes afin que son interlocuteur ne s'énerve pas.
- Que font trois elfes ici ?
- Nous ne sommes pas ici pour vous voler, commença l'adolescente maudissant sa voix tremblotante. Si nous avons atterrit chez vous, c'est par hasard !
- Vous êtes au cœur de notre Royaume et vous appelez ça un hasard ? Seriez-vous entrés par hasard aussi ?
- Je vous jure ! C'est aussi le cas ! Nous…
- Laisse, souffla Maglor en poussant l'adolescente sur le côté.
Puis, s'adressant aux Nains, il les salua et annonça :
- Je suis Maglor et voici Elaiano. Il serait trop long de vous expliquer comment nous sommes arrivés ici mais sachez que ce n'était pas notre intention de venir en ces lieux. Nous vous demandons simplement de l'aide… Notre ami et blessé et nécessite des soins urgents. Si vous ne le faites pas pour nous, faites-le en la mémoire d'une amitié qui a existé par le passé entre vos ancêtres et mes frères Caranthir et Maedhros.
A cette mention, les Nains se concertèrent puis finirent par se tourner vers le trio et brandirent leurs armes en avant.
- Quittez ces lieux ! Vous irez soigner votre ami ailleurs ! Personne ne pénètre chez nous ainsi !
Et, leurs lames bien au clair, ils s'avancèrent menaçants vers les elfes et Elaiano sentit Maglor se tendre à ses côtés. Ils allaient devoir se battre, c'était sûr. Jetant un œil aux Nains, un éclair traversa son esprit et sans réfléchir ni savoir pourquoi, elle s'interposa entre le fëanorion et les Nains en criant :
- Bilbon Sacquet !
Tous se figèrent surprit, la jeune fille la première.
- Vous le connaissez ? l'interrogea un Nains portant une chapka.
- Euh… hésita l'adolescente perdue.
En réalité, elle ne savait absolument pas qui était celui dont elle venait de crier le nom mais les Nains semblaient le connaître donc la jeune fille préféra jouer le jeu et leur répondit simplement :
- Oui. Je viens de sa part… Nous venons de sa part. Mais, notre ami a été blessé en cours de route. Nous ne demandons que de l'aide pour pouvoir le soigner comme il se doit. Il ne supportera pas un autre voyage.
Les Nains s'arrêtèrent à nouveau hésitants et se mirent à nouveau à discuter entre eux. Elaiano savait pertinemment que leur position n'était pas la meilleure qui soit, mais, sans savoir qui était celui dont elle avait dit le nom, leur situation semblait s'être améliorée. Mais, il allait leur falloir plus d'arguments s'ils voulaient s'en sortir. Pourtant, ni l'adolescente ni Maglor ne savait quoi que ce soit de ces Nains ou de leur passé. Soudain, un autre éclair traversa l'esprit de la jeune fille et, à nouveau sans réfléchir elle lâcha presque suppliante :
- Les nôtres et Bard ne vous ont pas abandonnés lorsque Kili a été blessé ! Nous vous demandons simplement de nous rendre un service en retour.
Les discussions entre les Nains s'interrompirent à nouveau puis, finalement ils baissèrent leurs armes et un Nain à la longue barbe blanche s'avança et dit :
- Dori, Nori et Bofur occupez-vous du blessé. Bombur, Ori et Dwalin, restez ici. Glóin, Bifur et Óin, allez voir ce qu'il y a dans les cuisines.
Puis, s'adressant à Elaiano il ajouta :
- Venez.
Et, sans rien ajouter il fit signe à la jeune fille de le suivre et commença à s'éloigner. Celle-ci jeta un regard inquiet à Maglor mais il lui fit signe qu'il gérait la situation. Ainsi, l'adolescente se détourna et emboîta le pas du Nain qui s'éloignait. Le rejoignant, ils marchèrent plusieurs minutes en silence dans des couloirs qui se ressemblaient tous. Pourtant, les Nains qui semblaient parfaitement à leur aise dans ce dédale et tournaient sans hésitation aux carrefours qu'ils rencontraient. Après quelques minutes, ils arrivèrent sur ce qui devait être un chemin de ronde et c'est là qu'ils s'arrêtèrent.
Le chemin était en surplomb d'une vaste plaine, doucement éclairée par le clair de lune, et était situé en haut d'un mur taillé à même la roche. Un peu plus loin à gauche, les vestiges d'une ancienne porte en reconstruction traînait et, un pont en pierres permettait d'entrer et sortir du lieu, rejoignant la plaine. Au bout de ce pont, un sentier serpentait jusqu'à une ville majoritairement détruite même si des traces de vie et de constructions y étaient aussi visible. Des flambeaux brûlaient en effet sur certaines portions de murailles permettant de distinguer l'ensemble dans le clair-obscur de la nuit.
- Il s'agit de la ville de Dale. Elle était autrefois le centre de tous le commerce du Nord mais, elle a été détruite il y a de nombreuses années.
- Par quoi ?
- Qui, vous voulez dire… Bilbon vous l'a probablement dit mais, il s'agissait du dragon Smaug. Il convoitait les richesses de notre peuple et dans sa fureur a détruit la ville et prit notre royaume. Ce n'est que longtemps après que nous avons pu reconquérir ce lieu. C'est en combattant que notre chef Narvi a trouvé la mort.
Un peu perdue et ne sachant absolument pas de quoi parlait le Nain, la jeune fille préféra ne pas le contredire et acquiesça en disant :
- Je me rappelle, Bilbon m'en a effectivement parlé. Mes condoléances pour Narvi. D'après les dires de Bilbon, il était un homme bien.
Le Nain se détourna alors de la ville et regarda l'adolescente avec un regard désolé accentué par la faible lueur de la torche la plus proche. A ce moment-là, les autres Nains présents dégainèrent leurs armes et menacèrent la jeune fille qui paniqua.
- Eh ! Que se passe-t-il ? Ais-je dis quelque chose qu'il ne fallait pas ?
- Pourquoi avoir menti ? répéta le Nain qui avait parlé jusque-là.
- Que voulez-vous dire ?
- Vous ignorez presque totalement ce qui s'est passé et prétendez connaitre Bilbon. Vous venez de dire que vous vous rappelez cette histoire et que Bilbon vous en a parlé. Hors, il n'aurait jamais oublié le nom de Thorin. Narvi n'était pas notre chef… Il ne faisait même pas parti du voyage.
- C'était donc un test…
- Vous m'en voyez désolé. Maintenant, dites-nous la vérité.
- Je ne sais pas qui est Bilbon, pas plus que Thorin, Smaug ou tous les autres. L'histoire que vous me racontez m'est inconnue et je vous jure que c'est un hasard si nous nous sommes retrouvés ici avec mes amis. Nous étions non loin de la Comté il n'y a pas plus de quelques minutes.
- Comment est-ce possible ?
La jeune fille se mordit la lèvre. Elle se trouvait dans une impasse. Mais, elle n'avait plus le choix. Lentement, elle sortit son pendentif et le montra au Nain. Elle n'eut pas le temps d'expliquer que le Nain écarquilla les yeux.
- Je reconnais ce pendentif. J'ignorais qu'il en restait encore. Je me rappelle le jour ou Thrór l'a reçu d'un magicien. Le collier brillait comme le soleil. Je ne l'ai plus jamais revu.
- Il y en avait Cinq, souffla la jeune fille. Il s'agit du dernier. C'est lui qui nous a envoyé ici. Je ne sais pourquoi ni exactement comment cela fonctionne, mais il nous a sauvé la vie. A plusieurs reprises.
- Pourquoi mentir alors ?
- J'en suis vraiment désolée. C'était une erreur grossière et je m'en excuse.
- Donc si vous ne connaissez ni Bilbon, ni Bard, ni… Kili, comment avez-vous pu nous parler d'eux ? L'interrogea le Nain pendant que les autres rangeaient leurs armes.
- Je n'en sais rien. Lorsque vous nous avez menacé, ces noms se sont imposés à mon esprit sans que je sache d'où ils viennent ni de quoi je parlais.
- Votre histoire semble impossible mais, je vous crois. Vous êtes les bienvenus à Erebor. Vous trouverez ici de quoi vous reposez et votre ami pourra guérir. Vous pourrez ensuite reprendre votre route.
- Je vous remercie, répondit la jeune fille.
Puis se détournant, elle partit à la suite du dénommé Bombur.
L'adolescente dormit pendant tout le reste de la nuit et la moitié du jour suivant tant elle était fatiguée. Lorsqu'elle s'éveilla l'après-midi était déjà entamé. S'en voulant d'avoir dormi aussi longtemps, Elaiano bondit sur ses pieds et sortit en vitesse de sa chambre voulant trouver Maglor et Glorfindel. Mais, ne connaissant pas les lieux, elle se perdit dans le dédale de couloirs et, à un détour, percuta un des Nains qui les avaient menacés la veille.
- Mais où courez-vous comme ça ?
- Je cherche Maglor et Glorfindel.
- Le blessé est à l'infirmerie. Je peux vous y emmener.
- Merci !
Et celui-ci s'engagea dans le couloir d'où provenait l'adolescente.
Pendant qu'ils marchaient, la jeune fille tenta de briser la glace et dit :
- Au fait, je m'appelle Elaiano.
- Bifur, pour vous servir.
- S'il vous plait… Cessez de me vouvoyer, j'ai l'impression d'être vieille.
- Bien mais faites-en de même. Comprenez qu'avec vous les elfes, c'est compliqué de connaitre votre âge.
- Combien m'en donneriez-vous ? Euh… me donnerais-tu ?
Bifur jeta un coup d'œil à l'adolescente avant de dire :
- Pas plus de 20 ans si tu étais une humaine. Après, vu que votre peuple a une croissance différente, cela correspondrait à… 100 ans.
- J'en ais 17. Enfin, 32 d'après d'autres mais j'ai retenu 17 ans.
- Vraiment ?
- Oui. C'est un peu compliqué. Disons que j'ai grandis en temps qu'humaine et je n'ai retrouvé mon identité qu'il y a quelques semaines.
- Je ne savais pas que l'on pouvait changer de race… lâcha-t-il déboussolé.
- Moi non plus... répondis l'adolescente embarrassée.
- Nous voici arrivé, acheva Bifur en désignant une porte grande ouverte. Nous avons pris soin de votre ami et il va mieux. Par contre, il ne risque pas de se réveiller avant quelques jours.
- Merci beaucoup, souffla l'adolescente en se précipitant dans la pièce.
Puis, apercevant son ami, elle le rejoignit. Il était allongé sur un lit et dormait paisiblement.
- Il va bien, fit une voix venue de derrière la jeune fille que cette dernière reconnue comme celle de Maglor. Ils ont extrait le poison et il se rétablit lentement. Mieux vaut le laisser se reposer.
- Nous veillons sur lui, ne vous inquiétez pas, ajouta Bifur qui venait de pénétrer dans la pièce.
- Viens… laissons-le.
Et, tenant l'adolescente par les épaules, Maglor l'emmena hors de la pièce et la guida dans les couloirs creusés dans les flancs de la montagne. Ils marchèrent tous deux en silence pendant de longues minutes sans oser échanger mais, au bout d'un moment, n'y tenant plus, Elaiano s'arrêta, braqua ses yeux sur ceux du fëanorion et demanda :
- Pourquoi es-tu parti ?
- Je ne sais pas.
- Ce n'est pas une raison ! Explosa-t-elle. Tu n'as pas idée du sang d'encre que je me suis fait ! Tu ne sais pas ce que nous avons dû traverser pour te retrouver. Cela fait plusieurs semaines que l'on te suis et là… tu reviens comme si de rien n'était. Tu… Tu…
L'adolescente poussa un cri de rage et voulu frapper Maglor mais celui-ci arrêta son poing d'une main enrageant encore plus la jeune fille. Criant, elle se dégagea et se jeta sur l'elfe lui frappant la poitrine de ses poings, comme si cela pouvait changer quelque chose sans cesser de crier :
- Pourquoi es-tu parti ?!
Ne sachant quoi faire, le fëanorion se contenta à nouveau de prendre dans ses mains les poignets de l'adolescente pour l'empêcher de le frapper. Celle-ci se débattit, mais l'elfe ne lâcha pas prise. Lorsqu'enfin il sentit qu'elle se calmait, il se risqua à croiser son regard. Celui-ci était embué de larmes. Ne comprenant pas, Maglor voulu lui demander ce qui n'allait pas mais, avant qu'il ne puisse prononcer un seul mot, l'adolescente se réfugia contre lui et pleura à chaude larme. Déboussolé, il enserra la jeune fille dans ses bras dans un geste voulu protecteur, et ils restèrent là en silence pendant de nombreuses minutes. Ce dernier seulement entrecoupé par les sanglots de l'adolescente.
Ce ne fut que bien plus tard qu'Elaiano se reprit et cessa de verser des larmes de joie mêlées à celles de rage et de trop de tensions accumulées. S'éloignant un peu de l'elfe, la jeune fille le fixa dans les yeux et, d'un ton accusateur elle lâcha :
- Tu ne me referas plus jamais ça, compris ? Parce que si tu crois que c'est amusant de traverser la moitié du monde pour te retrouver, tu te fourres le doigt dans l'œil, et jusqu'au coude !
Le fëanorion se contenta d'acquiescer bien plus concentré sur la dernière phrase de la jeune fille. Comment pouvait-on se mettre le doigt dans l'œil jusqu'au coude ? Il faudrait qu'il lui demande un jour, mais pas maintenant…
- Je suis désolé, répondit-il aussi sincèrement que possible.
- Impossible… Un fëanorion qui s'excuse, on aura tout vu, lâcha une voix faible et abasourdie venue de derrière eux.
Maglor et Elaiano se retournèrent vivement et furent extrêmement surpris de découvrir le nouveau venu.
- Glorfindel ? Tu es debout ? Pourtant, Bifur avait dit que tu ne serais pas remis avant plusieurs jours ! Est-ce que tu te sens bien ? Tu as mal ? s'exclama la jeune fille en se précipitant vers lui.
- Oui, tout va bien, répliqua-t-il amusé. Les Nains ont étaient très surpris de me voir si rapidement remit.
- Mais… Tu dormais il y a quelques minutes.
- Il y a quelques minutes… répéta-t-il en souriant. Aurais-tu préféré que je reste allongé plus longtemps.
- Non ! C'est bien comme ça ! le retint l'adolescente embarrassée par la tournure que prenait la situation.
- Tu es sûre ? l'interrogea Maglor espiègle après un regard noir jeté en coin au blessé qui avait osé faire de l'humour sur sa famille.
- Oui ! lâcha-t-elle un peu énervée. Mais, vous vous êtes donné le mot ou quoi ?
Maglor roula des yeux désespéré et, c'est en le voyant faire qu'Elaiano comprit son erreur. Ne sachant pas comment se tirer du jeu de ses amis, elle chercha du regard un détail qui pourrait lui donner l'excuse parfaite pour s'en aller mais une seule chose lui vint à l'esprit. Et, elle n'était guère glorieuse…
- Je suis ravie que tu sois rétabli mais, il ne faudrait pas que tu fasses de rechute. Mieux vaut dans ce cas que, je te laisse te reposer et récupérer, ajouta-t-elle en commençant lentement à s'éloigner. Autant en profiter puisqu'ici nous sommes en sécurité. Le Nazgûl ne pourra pas nous atteindre…
Faisant demi-tour, elle chercha à s'éloigner des deux elfes mais la voix de Glorfindel l'interrompit :
- C'était donc encore un Nazgûl ?
- Vous en avez croisé en autre ? s'étonna Maglor.
- Il y en avait un autre à Amon Sûl.
- Pourquoi les Neufs seraient-ils à votre poursuite ? Ils se seraient donc séparés pour couvrir un maximum de territoire et vous trouver ?
- C'était le même…
- Pardon ?
- Celui d'Amon Sûl et celui d'hier soir étaient le même Nazgûl.
- Comment le sais-tu ?
- Euh… Une… intuition, lâcha-t-elle avant de s'éloigner afin d'éviter toutes questions un peu trop poussées.
En la voyant partir, les deux elfes du Premier Age échangèrent un regard entendu, la pique précédente de Glorfindel déjà oubliée. Quoi que cachait l'adolescente, ils avaient tous deux laissée Elaiano dans son mutisme puisqu'elle ne souhaitait pas en parler. Mais, à présent que la situation devenait dangereuse, et que l'un d'eux avait faillit y laisser la vie, ils allaient devoir forcer la jeune fille à cracher le morceau. Il en allait de leur sécurité. S'ils l'avait suivie et aidée jusqu'à présent sans poser de questions, elle allait devoir leur fournir des réponses s'ils ne voulaient pas tous mourir en combattant une menace inconnue.
- Nous devons mettre fin à cette menace fantôme, déclara Maglor.
- Coûte que coûte. »
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Bon ben...Voilà.
Je n'ai rien à dire sinon que l'on va avoir un alliance Maglor-Glorfindel contre Elaiano pour lui faire cracher le morceau.
Bref...
J'espère que ça vous a plu, et je suis encore désolée pour la publication tardive !
A la prochaine et bon confinement à tous (allez faites au moins semblant de trouver ça sympa) !
