Bonjour, bonjour,

Askip on est le 15 février (comment ça ça se dit plus askip... mouais :p) bon bah qui dit le 15 dit publication !

Le prochain devrait arriver le 7 mars exceptionnellement, ha je vous vois avec vos yeux pas contents, oui bah dites ça à ma vie qui a encore une fois de plus l'envie de me faire ch...

Mais promis si j'arrive à poster avant, je posterai avant, sinon je vous dit rdv au 7 mars :)

Et les choses vont commencer à s'accélérer... la rentrée toussatoussa.

Je remercie mes revieweurs, vous avez été prolifiques, réchauffant mon petit cœur agréablement ! Continuez comme ça 3 !

Je lance un gros cœur sur :

*-* Croyance Moreau *-* Liz Monnaye *-* cmoa *-* PoneyRose *-*

RAR Anonyme : Ange ( Merci pour ta review, Poudlard approche doucement, mais comme tu dis, l'espoir est là)

P.S ne m'en voulez pas de ne pas répondre à vos reviews, je les lis et relis mais me focalise sur l'écriture pour tenir mes délais ;)

J'vous aime, LessaWatberg !


Derniers mots du chapitre précédent :

Rémus soupira de soulagement et remonta l'escalier, les mots de son maître tournant dans son esprit. « Tu es libre, ici » Voilà quelque chose auquel il avait encore de croire. Le sommeil s'abattit rapidement sur lui, l'esprit plus soulagé que jamais à l'approche de la pleine lune.


Chapitre 38 : Terrasse et potion

Le lendemain, vers treize heures, alors que Rémus dormait toujours, et que les garçons étaient eux réveillés depuis dix heures, et après moults occupations de leur âge, ils décidèrent de réveiller le lycan.

Et pour prendre sa fameuse potion et pour qu'il déjeune.

Mais quand Sirius secoua doucement l'épaule de Rémus, il ne réussit qu'à provoquer un réveil en sursaut. Le qui-vive de Rémus ne le quittait pas d'une semelle et ses grands yeux terrifiés fut la première chose que vit Sirius.

En retenant un soupir d'exaspération mêlé à de la tristesse, il s'assit sur le lit et lui dit à voix basse :

- Tout va bien, Rémus, je voulais juste te proposer de te lever, il est presque treize heures. On va déjeuner et ensuite tu pourras peut-être faire une petite sieste si tu en ressens le besoin.

Un hochement de tête plus tard, Rémus était debout, il grimaçait encore de muscles et articulations endolories qui finiraient de guérir à coups de potions.

Quand il arriva dans le salon, James et Peter interrompirent leur partie d'échec pour saluer leur ami et James partit dresser la table dans le jardin pour un déjeuner dehors.

Le temps s'y prêtait parfaitement et il avait été donné comme seul ordre à Rémus celui de prendre un verre de jus de citrouille et d'aller s'installer sur la terrasse.

C'est Sirius qui apporta la potion, sans aide de la magie, le moment se voulait solennel, précautionneux.

Il la posa avec moults précautions et dès que Rémus la vit, ses yeux brillèrent de soulagement.

Car quelque part brillaient en lui l'incompréhension, son maître qui détestait tant Severus l'autorisait à profiter de son aide.

Il allait vraiment la prendre, son maître, malgré son éclat de colère ne l'en empêcherait pas.

- Il faut que tu manges avec, Rem ? Ou tu peux la prendre directement ? interrogea Sirius, mal à l'aise, et il détestait ça.

Il contemplait son ami, le soleil sur sa peau lui donnait meilleure mine, bien qu'il songeât qu'on bon coup de rasoir sur ses joues lui redonnerait de sa jeunesse.

- Il va déjeuner, il la prendra pendant le repas, proposa James d'un ton maternel, arrivant baguette en main, et derrière lui, des plateaux flottants débordant de nourriture.

Et Peter, lui, amenait de la même manière un nombre certain de bouteilles, jus de citrouille, eau, bièraubeurres et autres sodas.

Sirius se retourna en entendant James s'approcher, et fit de la place sur la table. Et le repas commença.

- Tu te sens en forme Rémus ? demanda Peter avant d'enfourner une cuisse de poulet qu'il tenait par le manchon

Un léger hochement de tête hésitant lui répondit, forçant Sirius à intervenir.

Ils étaient tous à table, une situation déjà vue tellement de fois mais cette fois-ci sensiblement si différente, la rendant presque pathétique.

Rémus avait mis dans l'une de ses poches la fiole, ils avaient convenu qu'il la prendrait au dessert. C'était un vrai évènement, même s'ils étaient convaincus que rien de grandiose allait se passer, ils voulaient tous voir Rémus avaler la fameuse fiole.

- Je me disais, mais tu vas me dire ce que tu en penses, Rémus… commença Sirius sur un ton volontairement énigmatique

Il le vit relever la tête, un peu de purée au fromage ornant sa lèvre le fit sourire, mais Sirius continua :

- Après manger, on va te redonner quelques potions de soin, et tu peux peut-être aller te donner un coup de frais à la salle de bains ? Et ensuite, vu qu'il fait beau, tu peux peut-être te reposer sur l'un des transats, qu'en dis-tu ?

Mais sans répondre, Rémus tourna la tête vers les dits-transats, au bord de la piscine, sur lequel le soleil rayonnait, indifférent du malheur qui frappait la terre, et continuait son travail froidement.

James vit Rémus déglutir, que devait-il être en train de penser ?

Je me retrouve soudainement catapulté dans le jardin de mon Maître, de mon Ancien Maître, à ces moments de liberté qu'il m'accordait, quand il était satisfait de moi. Les sentiments m'assaillent. Honte de moi, dégoût, car si mon maître était satisfait, c'est que j'avais tout fait ce qu'il voulait, comme il voulait. Et je m'étais conduit comme le dernier des chiens.

Mais un instant plus tard je sursaute en sentant une main trop douce sur mon avant-bras.

- Pardon, je ne voulais pas te faire peur, tu avais l'air plongé dans tes souvenirs, Lunard.

L'emploi du nom me fait sursauter, et je les dévisage tout à tour. Un voile inquiet recouvre leur regard.

Cela me fait doucement rire, tellement cela me semble incongru. Mais je décèle un peu de sincérité dans leur inquiétude, tandis que la main qui n'a pas quitté mon bras le serre doucement.

Et la voix de mon Maître résonne à mes oreilles.

- J'ai dit quelque chose qu'il ne faut pas Rémus ? Je t'ai blessé ?

Sa voix respire l'inquiétude.

Je soupire doucement, amusé, angoissé. Quel étrange mélange.

Mais ne répond pas. Perdu entre ces deux monde, douceur et brutalité. Je ne sais plus me situer.

- Tu veux m'en parler, de ce qui te perturbe ?

Les mots semblent avoir été choisis, ils ont été chuchotés, murmurés avec gêne et angoisse. Alors, je cale, difficilement, mon regard dans celui de Maître Black, et je lui réponds simplement « Non Maître »

- Ok, ok répond-il, déçu, je l'entends à sa voix, sache Lunard, qu'on est prêts à tout entendre, qu'on veut juste t'aider, mon ami.

Je les ai gênés, je m'en veux. La discussion ne repart pas comme d'habitude. Mon trouble les dérange, les met mal à l'aise, je m'en veux de cela.

Et des larmes naissent dans mes yeux.

J'entends mon maître qui se racle la gorge et marmonner quelque chose.

Deux secondes après, ses amis quittent la table.

Je baisse d'autant plus la tête, mais sens mes mains entourées d'un coup. Je pose le regard dessus et vois les mains de mon maître recouvrant les miennes, un regard grave alourdit son visage.

Et quand il prend la parole, sa voix se trouble :

- Rémus, James, Peter et moi, on ne veut que t'aider. Je sais pas du tout ce que j'ai pu dire qui t'ait troublé, mais sache que je ne te veux aucun mal. Et je sais aussi que tu as vécu des choses, définitivement affreuses et traumatisantes. Si tu veux parler à l'un ou l'autre d'entre nous des souvenirs qui occupent tes pensées, on est prêts à t'écouter. Sans autre envie que t'aider à aller mieux.

Et une unique larme traîtresse coule le long de ma joue, en réponse à ses mots, pour preuve qu'ils ont atteint mon cœur.

Je suis aussitôt attiré vers lui. Et me laisse faire, confiant malgré moi, étonnant de cette sensation désormais inconnue.

Et là, plaqué contre ce torse fort, je laisse aller mes larmes, je me laisse aller à la peur, à la douleur. Et j'évacue, les mots, les mains de Tomson, les coups, les cris, les soins. Mon nez est plein, je suis sûr qu'il coule sur la veste vert bouteille de Maître Black, au même titre que mes larmes salées. Mais il me tient là. Jusqu'à ce que mes sanglots se tarissent.

Je suis épuisé, mais je me sens mieux.

Et je sais que je ne crains rien, me laissant guider par cette confiance aveugle que le loup semble avoir en lui, en eux.

Sa main n'a cessé de caresser tendrement mon dos, sa bouche de murmurer des paroles apaisantes que je crois par nécessité.

Il se recule un instant, conjure un mouchoir qu'il me tend. Et je me mouche, sans aucune délicatesse, vidant mon cœur dans ce mouchoir bien vite trop plein.

Je le vois alors me regarder avec un sourire doux sur le visage.

- Ça va aller mieux, Lunard, peut-être pas de suite, mais je te promets, ça va aller mieux.

Sa voix se veut forte, rassurante.

Croit-il les mots qu'il prononce ? Moi j'essaie, j'en ai besoin.

Alors, timidement ses amis reviennent parmi nous, avec dans les mains, un gros gâteau recouvert de glaçage blanc appelant à la gourmandise.

Moi, je suis déjà épuisé. Entre l'effet de la pleine lune et ma crise de larmes. Mais comme s'il lisait dans mes pensées, Maître Black me dit :

- Juste un morceau Rémus, ensuite tu iras te reposer.

- Penses à prendre la potion, Lunard, ajoute James, occupé à découper le gâteau.

Je la sors de ma poche et je sens tous les gestes s'interrompent soudain. Je sais qu'ils me regardent mais je passe derrière mon trouble en ouvrant la fiole et l'avale d'un coup.

Je reconnais aussitôt le goût, et en deux gorgées elle est avalée.

Je me sens sans doute mieux, apaisé, rassuré. Et le regard des hommes en face de moi indique que c'est le cas pour eux aussi.

Dès que je repose la fiole, le temps reprend sa course. Et chacun reprend ses occupations, comme gênés de revenir sur tout ça.

On me tend une assiette trop pleine de gâteau et je prends ma fourchette. Il me semble que je mets une éternité à finir mon morceau, quand tous en ont repris au moins deux fois.

Mon maître m'invite alors à monter à la salle de bains, je m'y précipite, ayant hâte de pouvoir dormir.

Je fuis le miroir révélant cette affreuse marque qui révèle ma condition, et je me rase rapidement après une bonne douche.

Enfin je redescends et les rejoins sur la terrasse. On me tend diverses fioles. Régénération sanguine, traitements des bleus, des os brisés, je les avale sans broncher. Pantin exténué.

Puis on me propose de dormir. On me désigne un fauteuil, on me laisse le choix sinon de la chambre.

Mais le soleil brille. L'air est chaud, réconfortant.

Alors je prends sur moi, j'en ai tellement rêvé, j'ai tellement survécu chez mon ancien Maître en m'imaginant ici, que je me laisse tomber sur le transat, laisse mes pieds dépasser de celui-ci, narguant l'eau cristalline de la piscine. Et sans m'en rendre compte, le sommeil m'absorbe.

- On se réveille, la belle au bois dormant !

James secouait doucement l'épaule de son ami. Il était presque 20h30, et ils avaient déjà transplané jusqu'à la cabane hurlante avec un Rémus moitié endormi qui ne s'est rendu compte de rien, ou à peine.

La réponse de Dumbledore leur avait assuré que l'accès leur serait ouvert dès seize heures, et ils étaient arrivés peu après.

Rémus s'était rendormi quasiment aussitôt, emporté par l'effet de la potion et de la fatigue liée à sa condition.

Alors les garçons s'étaient occupés.

Jusqu'à ce que derrière les volets clos, la nuit vole doucement la place du jour.

Et c'est avec angoisse que chacun se préparait.

Peter était descendu à la cave, entreposant leurs affaires pour éviter tout risque de les abîmer pendant la longue nuit qu'ils allaient vivre.

Des fourmis emplissaient déjà ses doigts, son corps se préparant à la transformation animale.

Quand il remonta, James et Sirius mangeaient un sandwich, tandis que Rémus peinait à croquer dans le sien.

- Nerveux, Lunard ? demanda-t-il de sa voix fluette.

Un regard perdu se noya alors dans le sien.

Le forçant à détourner le regard, gêné.

- Tout va bien se passer, Sirius pris la parole entre deux bouchées, tu as pris cette potion et nous sommes là.

Sa voix sembla se répercuter contre les murs de la cabane hurlante. Implacables, assurés. Sirius se concentrait, tout comme ses amis, et son ton transpirait une assurance qu'il n'était pas sûr de ressentir.

Le silence régna par la suite en maître.

C'était la plus étrange des pleines lunes qu'ils avaient vécues jusqu'ici.

Habituellement nerveux, certes, mais James y allait toujours d'une petite blague, Rémus était moins fatigués, tous étaient globalement moins anxieux.

Alors, quand Rémus montra les premiers signes de transformation, le qui-vive était palpable.

James et Sirius s'étaient approchés de lui, seul Peter se tenait près de la porte. Comme prêt à fuir.

Alors ils le virent, doucement se recouvrir d'abord d'un duvet noir, de plus en plus épais, long, il devenait poil. Et les ongles devinrent griffes, les yeux changèrent de couleur, grossirent, devenant bestiaux.

Et les trois amis furent déjà respectivement cerf, chien et rat avant même que l'homme soit devenu loup.

Toujours aussi terrifiant, impressionnant de voir son ami devenant ainsi cette créature. Mais l'esprit de Sirius se focalisait sur ses yeux. Il retrouvait cette étincelle humaine dans ce regard animal.

Celle qui lui prouvait que derrière cette apparence, le garçon existait. Ce n'était pas une bête, pas un monstre, juste son meilleur ami.

Alors que le cerf se tenait fièrement, les bois légèrement en avant, prêt à maîtriser la force brute du loup, Patmol approcha, lança sa truffe en avant, les oreilles collées et basse, en signe de soumission.

Mais le loup ne s'approcha pas comme à l'accoutumé.

Il semblait étonnamment calme, paisible, ne remarquant pas l'enfermement.

Il observait presque curieusement son environnement mais avec une passivité inhabituelle.

Un regard s'échangea parmi les trois Animagus.

Durant les autres pleines lunes, il fallait une vingtaine de minutes pour que le loup accepte son état, se réjouisse de retrouver ses amis et qu'ensemble ils passent une nuit de jeux.

Non, le loup était là sage. Les regardant de ses grands yeux jaunes, assis contre le mur de la chambre.

Il reniflait presqu'avec distraction l'air.

Alors Patmol s'approcha, renforçant l'attitude protective de James, que le loup ne remarqua même pas. Il ne broncha pas lorsque le chien tendit une patte vers lui.

Allant jusqu'à frôler le corps du loup.

Qui tourna son regard sur lui, intrigué. Baissant sa gueule vers le contact, faisant frémir ses babines d'étonnement. La gueule s'ouvrit, faisant se reculer Patmol d'inquiétude.

Qu'allait faire ce loup que le chien ne reconnaissait pas.

Le contact physique avait été rompu, mais leurs pattes étaient encore proches. Assez proches pour que, si le loup le souhaitait, il puisse les attraper et attirer à lui le chien pour s'en faire un festin.

Chacun des animaux retenait son souffle, le chien ne bougeait plus d'un poil, attendant une réaction, qu'il espérait pacifique. Il avait confiance dans les réflexes de son ami cerf, mais il n'avait pas envie de risque de tester les crocs de son meilleur ami-esclave pour autant.

Le temps semblait suspendu, jusqu'à ce que soudain les pupilles jaunes du loup s'écarquillèrent, les babines frétillèrent et Cornedrue s'avança, prêt à défendre Patmol.

Il n'en eût pas le temps.

D'un rapide coup de patte, le loup attira le chien à lui, le faisant japper de surprise et le cala entre des deux gigantesques pattes avant de lui donner une léchouille baveuse sur le sommet du crâne.

James recula, remuant la tête, agitant ses bois joyeusement et Peter, perché sur ses deux pattes arrière regardait la scène avec un rythme cardiaque bien trop élevé pour un rat.

Une bourrasque de soulagement souffla dans la cabane hurlante.

Le loup était épuisé mais le loup les reconnaissait, et était maintenant occupé à faire la toilette d'un chien dont le regard disait :

« Pitié, lâche-moi » mais James sût lire à travers ce regard, il y avait surtout beaucoup de joie et de soulagement.

Queudver finit par s'approcher à son tour quand Cornedrue venait de saluer Lunard et que celui-ci s'était levé pour aller frotter de son museau l'encolure du cerf.

Des retrouvailles bienfaitrices et réconfortantes pour tous.

La peur, les traumas vécus par Rémus étaient balayés, le temps d'une nuit.

Et tandis qu'un jeu naissait entre Patmol et Lunard, Cornedrue sentit les petites pattes de son ami rat grimper sur lui. C'était son trône, chaque pleine lune, le rat avait peur de finir écrasé, alors il nichait sur le cerf, attentif et maintenant plus calme.

Quand la pleine lune mourrait, laissant l'aube naître sur Pré-au-lard, les regards de Patmol et Cornedrue s'échangèrent, lourds.

La nuit s'était bien, très bien passée même. Elle ne fût que jeux et tendresse. Le loup n'avait manifesté aucune violence, il s'était même endormi un moment sous le regard protecteur de ses amis.

Mais le soleil transperçait maintenant timidement les volets clos, les charnières, chaque interstice qu'il trouvait et vint frapper le sabot de James.

Longuement, les yeux plein de fatigue du lycan se posèrent sur le sabot, remontèrent jusqu'à la tête du cerf, où il croisa deux yeux impénétrables.

L'angoisse avait saisi les Maraudeurs. Si la transformation en loup avait semblé paisible, sans douleur, sans doute serait-ce la même chose en chemin inverse, mais malgré eux, le doute les habitait.

Mais alors le loup poussa un long hurlement. Comme s'il s'étirait, cherchait à se réveiller, les pattes tendues en avant.

Puis la transformation commença, les poils diminuèrent, les yeux redevinrent bruns, quelques minutes, sans cri, sans peur, sous les yeux choqués des Animagi qui retinrent un soupir de soulagement et aussi de frustration pour Patmol.

La potion était efficace, il devait le reconnaître.

Mais alors que James et Peter étaient redevenus humains, et avaient couru jusqu'en bas pour récupérer leurs habits, Patmol touchait de sa truffe le bras alangui de Rémus.

Il s'était appuyé avec une certaine lassitude contre le canapé, tellement épuisé qu'incapable de grimper dessus.

- Patmol, transforme-toi, entendit Patmol toujours contre son ami-esclave, attentif à toute trace de douleur qu'il manifesterait.

Non Patmol ne voulait pas redevenir Sirius.

Il voulait conserver cette proximité récente qu'il avait réussi à lier avec Rémus à travers le loup.

Et, comme si sa stratégie fonctionnait, le cœur canin de Sirius s'accéléra quand il sentit la main de Rémus attraper ses poils, les caressant doucement, d'abord du dos, puis avec la paume de la main.

Alors Sirius s'approcha encore plus, se cala contre le bras ballant de Rémus, sous le regard attendri de Peter et de James, occupé à récupérer dans un de sacs qu'ils avaient une gourde.

Il s'approcha doucement d'eux et la tendit à Rémus en s'accroupissant devant lui.

En profitant de le voir se jeter sur l'eau fraîche, James murmura d'un ton amusé à Sirius

- Il va bien falloir que tu redeviennes humain un jour, Pat'

Pour toute réponse, le chien sortit sa langue. Faisant pouffer James.

- Merci, heu…

James tourna la tête vers Rémus qui venait de parler, il profita de son hésitation pour proposer d'un ton doux :

- James ? Merci James, c'est ce que tu veux dire Lunard ?

Après un long moment, la tête de Rémus balaya de haut en bas.

Et il répéta d'une voix encore sèche :

- Merci, James.

Le chien jappa, et un sourire frappa le visage des deux humains dans la pièce.

L'ambiance entre hier soir et ce matin avait drôlement changé.

L'aube donnait une atmosphère chaleureuse à la cabane hurlante, et Peter était occupé à manger un sandwich, alors que le cerf venait de tendre une couverture à son ami pour cacher sa nudité.

James regardait le tableau que Rémus et Patmol formait.

Il ne voyait aucune crainte dans les yeux de Rémus qui lui paraissait différent, comme apaisé.

Le long instant de flottement, où tous plus ou moins somnolaient, du manque de sommeil d'une nuit d'agitation fut interrompu par Lunard, il avait Patmol toujours couché sur lui, et d'une voix chuchotée, articula à son intention :

- Merci aussi à toi, Patmol.

Le chien leva la tête vers lui, les yeux étonnamment brillants.

Pour toute réponse, il frotta le torse de son ami, avant de lui faire une léchouille amicale dans le cou, ce qui provoqua un petit gloussement de rire chez Rémus.


Alors, alors, ... j'entends vos soupirs de soulagement, z'êtes contents de cette pleine lune?

Dites-moi tout en review, que je sache si je continue sur cette lancée !

Pour les rythmes, cela vous convient que je vous annonce les dates de publication à l'avance ?

Petit sondage : qui qui veut un retour rapide de Severus, un premier contact avec qui? Rémus, Sirius? un autre perso?

Que ça me donne un peu l'orientation à prendre... ou pas XD

Des bisouilles les gens et à très vite, mais si ça va vite passer !