Salut à tous. Voici une idée qui me trottait dans la tête depuis un moment et m'empêchait de me concentrer sur mes autres fictions. Maintenant, je vais enfin pouvoir m'y consacrer. J'espère que vous apprécierez.
Date ?
Amaurote – L'Etoile
(Explication)
Nul ne pouvait rêver meilleure représentation de l'utopie qu'Amaurote. Ville à la taille inégalée, sa beauté était sans commune mesure, se traduisant par d'immenses gratte-ciels perçant la voute céleste de leurs flèches blanches tandis que des vitraux luminescents parsemés les longueurs de ces gigantesques bâtiments, illuminant ainsi l'immense ville aux rues de marbre.
Cette ville était en fait la capitale de l'Etoile, la planète sur laquelle vivaient les Humains. Ses habitants étaient uniques du fait de leur gouvernement commun, leur volonté commune et leur intelligence dépassant l'entendement. Oui, les Humains n'avaient jamais connu de guerre ou conflits entrainant la mort, vivant dans un monde idyllique.
Ainsi, la société humaine se vouait à trois grands principes : la Rhétorique (l'art du débat), la création (Art et Science) et le Service Public.
La raison de cette paix durable ? De cette harmonie ? Leurs pouvoirs.
Les humains naissaient avec la capacité de créer ce qu'ils veulent, du moment qu'ils aient une imagination suffisante et assez de puissance pour créer. Ils pouvaient créer d'une simple pensée des vêtements, de la nourriture, des matières premières etc. Ils ne manquaient de rien. A noter que les humains se reproduisaient en mêlant leurs essences magiques, sans relations sexuelles, et de ce fait, il n'y avait qu'un seul et unique genre qui se voulait « masculin ».
A plusieurs, ils pouvaient créer des bâtiments de plusieurs centaines de mètres, le tout en quelques secondes. Sans compter qu'ils pouvaient aussi créer la vie en imaginant des animaux et autres créatures pour on ne sait quelle raison. Le mot-clé était l'imagination.
Ce pouvoir innée était appelé « Magie Créatrice », et il était à l'origine de l'Utopie. Après tout, pourquoi se battre pour des richesses ou bien de la nourriture si on peut tout créer d'une seule pensée ?
Afin de rester une société unie, les humains adoptèrent donc deux grands principes : Un gouvernement unique et une absence de richesse ostentatoire.
L'absence de richesse se présenta sous la forme d'un habit commun, une coule et le port d'un masque afin d'éviter de se démarquer des autres, et donc de créer des conflits.
Le gouvernement se présenta sous la création d'un Conseil dit « le Conseil des Quatorze », réunissant les quatorze humains les plus puissants, chacun portant un titre :
-Elidibus
-Nabriales
-Igeyorhm
-Lahabrea
-Emet-Selch
-Mitron
-Loghrif
-Pashtarot
-Ultima
-Emmerololht
-Fandanie
-Halmarut
-Deudalaphon
- ?
Ils étaient à la fois chargés de protéger le monde et les Amaurotiens, mais aussi en charge de recourir à toutes les solutions possibles et inimaginables pour assurer cette fonction. Pour se démarquer du reste de la population, ils portaient des coules aux broderies pourpre et aux ornements argentés.
(Fin explication)
Capitole – Amaurote – L'Etoile
Observant autour de lui, Hadès soupira de dépit. Plus connu sous son titre, Emet-Selch, il venait d'assister à une réunion de crise. Pour on ne sait quelle raison, la planète commençait à se détraquer, et surtout, elle commençait à détraquer leur « magie créatrice », créant ainsi des monstres et autres horreurs. Cela n'avait commencé qu'à l'autre bout de la planète, en Outre-Mer, mais s'ils n'arrivaient pas à endiguer ce problème, alors cette crise s'étendrait à toute la planète.
Malheureusement, ils n'avaient trouvé aucune solution viable permettant de rétablir les lois fondamentales de la création. Lahabrea avait soumis une solution, cependant, elle n'était pas encore au point.
Selon Lahabrea, ils étaient en train de mettre au point une nouvelle forme de Magie Phantasmagorique permettant à un individu de se sacrifier pour libérer une quantité maximale d'Ether, permettant ainsi à ceux vivant de la contrôler pour créer des choses qui seraient normalement impossible. En somme, il s'agissait de sacrifice humain. Cependant, ce n'était pas tout à fait au point, et ils n'avaient toujours pas idée de ce qu'ils choisiraient de créer pour empêcher le cataclysme se profilant à l'horizon. Les premiers tests concluants avaient cependant permis à des chercheurs de se transformer en êtres surpuissants, mais pas suffisamment pour arrêter le cataclysme en route.
"Attendu ton effroyable mine, je suppose que le conseil n'a pas encore trouvé de solutions ?"
Hadès fut sorti de ses pensées en entendant cette voix ô combien familière. Se retournant, il fut agréablement surpris de voir son ami de toujours, Hythlodaeus. Comme tous les amaurotiens (et humains en général), il portait une coule avec un demi-masque couvrant la partie supérieure de son visage, cachant ainsi ses traits.
"Tu sais bien que je ne suis pas sensé divulguer la moindre information concernant le conseil…", répondit Hadès d'une voix trainante avec un sourire goguenard.
Roulant des yeux, Hythlodaeus se mit à sourire. Si son ami était encore capable de sarcasme, alors tout n'était pas perdu.
"Même à moi ? Après tout ce qu'on a partagé ? Et je dirai même, qu'on partage encore !", rétorqua l'amaurotien en montrant ce qu'il avait dans les bras.
A première vue, on aurait pu croire à un simple paquet enroulé dans du tissu et délicatement maintenu par Hythlodaeus. Mais il suffisait de s'en rapprocher pour remarquer que ce paquet bougeait et respirait.
Il s'agissait d'un bébé au visage caché.
Le regard d'Hadès devint plus joyeux alors qu'il posa tendrement son regard sur l'enfant dans les bras de son plus vieil ami.
"Vu comme ça…Je suppose que je peux faire une exception te concernant.", répondit l'Ascien en faisant signe d'attraper l'enfant avec un sourire presque enfantin.
Souriant à son tour, Hythlodaeus lui tendit l'enfant, le réveillant par inadvertance. C'est alors qu'ils purent tous deux entendre un rire enfantin et des gargouillis provenant du bébé, donc le voile cachant la tête tomba en arrière.
L'enfant n'avait rien de banal avec ses yeux jaunes lumineux et ses cheveux châtain foncé, sans compter son visage aux contours adoucis trahissant une certaine forme de noblesse.
"Je ne me lasse pas d'observer son magnifique visage ! Ah, que mon enfant est beau !", s'écria Hadès sans retenue.
"Notre enfant, tu veux dire. Et je ne m'étonne pas de te voir roucouler face à son visage attendu qu'il te ressemble beaucoup. Tu es d'un narcissisme sans précédent.", répond Hythlodaeus en soupirant face au comportement gamin de son meilleur ami.
"Peux-tu m'en vouloir ? Il est mon seul enfant, et pourtant je suis l'un des plus âgé de notre peuple. Et même s'il me ressemble comme deux gouttes d'éther, il n'en reste pas moins ton enfant.", répondit Emet-Selch avec un petit sourire.
"Je me demande ce qui m'a pris d'accepter de concevoir un enfant avec toi. Bon, je dois avouer que l'expérience était fantastique, mais je dois maintenant te supporter jusqu'à la fin de mes jours, donc jamais…", le railla Hythlodaeus avec un sourire.
Ce fut au tour d'Hadès de rouler des yeux. Il savait parfaitement que le mélange de leurs essences avait créer un lien entre eux, les unissant à jamais. Ils appelaient ça "l'Union des Âmes", et devaient faire enregistrer leur Union auprès de l'Administration pour qu'on sache qu'ils étaient désormais "unis". Le lien étant fait sur les âmes, ils ne pourraient plus jamais mélanger leurs essences avec quelqu'un d'autre. Une sorte de lien de fidélité en somme.
"Donc, concernant ce conseil ?", demanda une nouvelle fois Hythlodaeus.
Soupirant tout en regardant son enfant, Emet-Selch releva la tête pour plonger son regard d'un jaune pâle lumineux dans celui d'un bleu iridescent de son ami et âme-lié. Il l'attrapa alors par la main avant de se téléporter dans leur appartement situé dans le plus haut gratte-ciel d'Amaurote, juste à côté du Capitole.
L'appartement était immense, faisant environ 4 250M², sans compter les 1 850M² de terrasse surplombant la ville avec une vue panoramique. Evidemment, il fallait prendre en compte les immenses bibliothèques contenant des milliers d'ouvrages remontant jusqu'à la naissance de leur peuple, divers livres décrivant les nombreuses espèces crées par les Hommes dans leur course à l'imagination débordante ou bien plusieurs concepts donc une bonne partie était disponible au Bureau des Inventions.
Après être arrivés dans l'appartement, ils s'assirent tranquillement dans un grand salon. C'est alors qu'Emet-Selch dévoila le contenu de la réunion tandis qu'Hythlodaeus fronça des sourcils.
"Quelque chose me dit que tu en sais plus sur cette solution que tu ne souhaites l'avouer.", dit l'amaurotien en haussant d'un sourcil.
Etant enfin chez eux, les deux hommes avaient retiré leurs masques et fit apparaître des tenues plus simples consistant en des robes sans capuche. Soupirant, Emet-Selch hocha de la tête.
"J'ai discuté avec Lahabrea concernant l'avancement du projet, et la solution trouvée est…déplaisante.", répondit Hadès en grinçant des dents.
Le choc pu facilement se lire sur le visage d'Hythlodaeus, après tout, Hadès n'utilisait le mot "déplaisant" que pour des cas se voulant grave. Voyant le visage choqué de son ami, Hadès décida de s'expliquer.
"Selon ses calculs, chose que j'ai malheureusement pu confirmer, il faudrait le sacrifice de la moitié de notre peuple pour obtenir une puissante suffisante à la création d'un être capable de contrôler les fondements même de l'existence. Tu comprends donc que ce sacrifice ne m'enchante guère, même si je sais pertinemment que notre peuple se sacrifiera sans la moindre hésitation pour endiguer ce fléau."
Ecarquillant les yeux d'effroi, Hythlodaeus observa avec attention son fils niché dans les bras d'Emet-Selch. Il avait enfin un enfant, mais ce dernier était né dans la pire période de leur histoire.
"Sans compter qu'Hestia semble contre notre idée. Selon lui, la fin ne justifie pas les moyens, et nous a avoué qu'il quittait le conseil, refusant d'envisager ce genre de possibilités.", continua Emet-Selch en fronçant des sourcils.
Hestia était le quatorzième membre du Conseil, refusant d'utiliser le titre lié à sa position.
"Je vois…J'espère simplement que vous trouverez une autre solution avant que ce fléau ne se répande sur notre monde.", répondit Hythlodaeus en continuant de regarder son enfant.
Pour toute réponse, Emet-Selch se contenta d'hocher de la tête.
Date ?
Amaurote – L'Etoile
Malheureusement, ils ne trouvèrent aucune autre solution. Le fléau se répandit alors sur la planète entière, dévastant toutes les villes à travers des tempêtes de flammes, des chutes de météores et l'apparition de monstres déformés. Plus les amaurotiens étaient effrayés, plus les conséquences devenaient désastreuses. Sans le savoir, les amaurotiens nourrissaient leur propre fléau à travers leur peur.
N'ayant d'autre choix, le Conseil demanda à la moitié du peuple de se sacrifier dans l'espoir d'invoquer un Être capable de rétablir l'Ordre. D'un commun accord, le peuple accepta et des millions d'Humains se sacrifièrent, libérant leur Ether. A travers un puissant rituel fut alors créer le premier de son genre : Zodiarche !
Obéissant au Conseil, Zodiarche rétablit d'un coup les fondements de la création, arrêtant le fléau et réparant le monde. Mais lorsqu'il commença à créer des nouvelles formes de vie pour remplacer les amaurotiens sacrifiés, ce ne fut pas le résultat escompté. Les "nouveaux humains" étaient plus faibles, plus petits, avec un pouvoir moindre et surtout, ils étaient mortels avec une durée de vie très limitée.
Pour le conseil, ce fut un échec cuisant. Ils eurent alors l'idée de faire revenir les amaurotiens sacrifiés, mais pour ce faire, Zodiarche aurait besoin d'un sacrifice, sa puissance n'étant pas suffisante pour ramener autant de monde à la vie. Elidibus trouva la solution à leur sacrifice : Il suffisait de sacrifier leurs nouvelles créations, ces êtres imparfaits nés après le fléau.
Malheureusement, lorsque cette proposition fut annoncée au reste des amaurotiens, certains s'insurgèrent, estimant qu'il y avait eu assez de sacrifice. Ils estimèrent que Zodiarche était trop dangereux, trop puissant, surtout entre les mains du Conseil. C'est alors que certains se sacrifièrent pour créer une entité opposée à Zodiarche : Hydaelyn.
Les deux factions s'opposèrent alors, et un combat commença entre Zodiarche et Hydaelyn. Nouvellement crée, Hydaelyn était plus puissante que Zodiarche attendu qu'elle n'avait pas encore utilisée ses capacités pour quoi que ce soit. C'est ainsi que commença leur combat, entrainant un cataclysme sans précédent sur la planète entière.
"Hadès !", s'écria Hythlodaeus en voyant son Âme-lié dans leur appartement.
Emet-Selch voyait parfaitement la peur sur le visage de son âme-lié, et il comprenait parfaitement pourquoi. Des nuages de centres emplissaient le ciel tandis que le monde se désagrégeait autour d'eux dans le combat entre les deux Primordiaux.
On pouvait aussi entendre les pleurs de leur enfant dans les bras d'Hythlodaeus. Âgé d'un cycle révolu, il s'écriait à plein poumons.
"Je…", commença Emet-Selch, ne sachant quoi dire.
Les yeux d'Hythlodaeus s'adoucirent en entendant Emet-Selch. Sans qu'il n'ait besoin de s'exprimer, il avait compris ce que voulait dire son âme-lié. C'était la fin, et il ne pouvait rien faire. Des larmes commencèrent à couler le long de ses joues tandis qu'il tenta de calmer son enfant, sans effet.
"C'est la fin, n'est-ce pas ?", demanda de façon rhétorique Hythlodaeus.
Le prenant dans ses bras, Emet-Selch posa sa tête contre son épaule, lui-aussi pleurant.
"Je suis désolé.", furent les seuls mots qu'il réussit à prononcer.
Continuant de pleurer, Hythlodaeus ferma des yeux tout en maudissant les créateurs d'Hydaelyn. A cause d'eux, il avait tout perdu. Même son jeune enfant, à peine âgé d'un cycle allait mourir sans avoir eu le temps de vivre, et tout ça pour quoi ? Parce qu'ils refusaient de sacrifier des êtres inférieurs ?
"Non…", commença Hythlodaeus.
"Hythlo ?", demanda Emet-Selch en se reculant.
"Non ! Je refuse que mon enfant meure sans avoir eu le temps de vivre !", répéta l'amaurotien avec férocité avant de s'écarter de son âme-lié.
"Et que vas-tu faire ? On ne peut plus rien pour éviter cette catastrophe.", répondit Emet-Selch en grinçant des dents.
C'était bien la première fois qu'il se retrouvait impuissant.
"Pour nous ? Oui, je m'en doute. Mais pour lui ? Je me sacrifierai !", rétorqua Hythlodaeus avec fermeté.
"Mais comment ?", demanda Emet-Selch.
"Il existe une infinité d'Univers. Rappelle-toi des expérimentations menées par mon groupe à l'Akadaemia Anyder concernant le Multivers. Nous avions envoyé ceux nés faibles dans un univers différent pour qu'ils puissent l'explorer et en apprendre plus. Ton propre frère Zeus en faisait partie. Bien qu'ils ne soient jamais revenus, ils nous ont confirmé la présence de vie et avoir commencer à s'établir. C'est après que nous avons décidé de les y laisser et de mener nos recherches sur d'autres sujets.", expliqua rapidement Hythlodaeus.
Hadès comprit alors où voulait en venir son âme-lié. Ce dernier comptait envoyer leur enfant dans un Univers différent.
"Mais tant de temps a passé, et mon frère et les autres sont surement morts. Ils n'avaient pas suffisamment de pouvoir pour vivre éternellement comme nous. Qui s'occupera de notre enfant ?", demanda une fois de plus Hadès.
"Peu importe qui s'occupera de lui, du moment qu'il vive. Tu n'as qu'à condenser ta bibliothèque et l'envoyée avec notre enfant.", répondit Hythlodaeus d'une voix qui se voulait intransigeante.
Hochant de la tête, Emet-Selch fit un grand geste de la main avant de claquer des doigts. C'est alors que l'immense bibliothèque disparut pour ne laisser place qu'à un médaillon doré avec un masque rouge (celui d'Emet-Selch) gravé sur le dessus et le nom de l'enfant à l'arrière. Il s'approcha alors de son enfant avant de lui enfiler le collier autour du cou.
"Ce médaillon contient tout notre savoir, toute notre histoire. J'en ai profité pour y laisser un message de notre part. Il accédera à ce pouvoir lorsqu'il atteindra sa stabilité magique après son quatorzième cycle.", expliqua Emet-Selch.
Hochant de la tête, Hythlodaeus baisa le front de son enfant avant de sourire tristement.
"Je t'aime, Hadleus. N'oublie jamais que je…Non…que NOUS t'aimons.", murmura l'amaurotien tandis que des larmes coulèrent le long de son corps.
Se reculant tout tenant son fils, il observa une dernière fois les yeux de son âme-lié. Il lui fit un dernier grand sourire.
"Je t'aime.", murmura-t-il avant d'exploser dans un halo de ténèbres. Il venait de se sacrifier, donnant sa vie pour ouvrir un portail envoyant son fils dans un autre univers.
De son côté, Emet-Selch serra des poings tandis qu'une haine sans nom apparut dans ses yeux.
"Je te vengerai ! Hydaelyn me le paiera, je le jure !", s'écria-t-il dans un cri de rage.
31/07/1976
Terre
Royaume-Uni, Wales,
Manoir Potter
Alors que Fleamont et Euphémia Potter prenaient tranquillement le thé tout en discutant des dernières nouvelles, ils furent surpris par un portail sombre s'ouvrant dans leur salle à manger. Sans perdre un instant, le couple se leva tout en dégainant leurs baguettes magiques. Leur surprise fut d'autant plus grande lorsque le portail disparu aussi qu'il était apparu, laissant au sol un…bébé ?
Ecarquillant des yeux, Euphémia s'approcha avant de prendre avec délicatesse l'enfant dans ses bras.
"C'est…un garçon ? Comment, par la barbe de merlin, est-il arrivé jusqu'ici ?", demanda Euphémia tout en observant le garçon endormi.
Elle laissa alors échapper un cri de surprise lorsque l'enfant ouvrit ses yeux, dévoilant leur couleur jaune pâle luminescente.
S'approchant de sa femme, Fleamont regarda l'enfant avec étonnement et émerveillement.
"Serait-ce…Un signe ?", demanda-t-il en regardant sa femme.
Les deux étaient désormais infertiles, ayant eu recours à des rituels et autres potions pour réussir à obtenir le seul enfant qu'ils avaient : James Fleamont Potter. Ils auraient aimé avoir plus d'enfants, mais hélas…
"Comment s'appelle-t-il ?", demanda Fleamont.
Euphémia fronça des sourcils pour lui répondre qu'elle n'avait aucune idée avant de remarquer le collier autour du cou de l'enfant. Le prenant délicatement entre ses mains, elle le retourna.
"Hm…Hy...He…ce langage m'est totalement inconnu.", répondit la femme tout en montrant le collier à son mari.
Pour une mystérieuse raison, elle ne pouvait retirer le collier du cou de l'enfant. Surement avait-il été placer par ses parents. De son côté, Fleamont fronça des sourcils avant de lire à son tour l'inscription. Il écarquilla alors des yeux en reconnaissant l'écriture.
"Pas étonnant que tu n'aies pas reconnu cette langue. C'est de l'Attique, une langue grecque ancienne. Je n'en ai connaissance que parce que mon père était un passionné de mythologie grecque. Du peu que je comprenne, il est écrit Hadleus.", expliqua Fleamont avec étonnement.
Après tout, l'Attique n'était plus utilisé depuis plus de 1 500 ans.
"Hadleus ? Un prénom unique, mais pas aussi excentrique que ceux des Blacks. Hadleus Potter, ça sonne plutôt bien.", dit alors Euphémia avec un petit sourire.
Souriant à son tour, Fleamont hocha de la tête.
"Oui, Hadleus Potter semble être un très bon nom. Je me demande comment réagira James quand il reviendra demain…", répondit Fleamont d'un air songeur.
