Bonjour ! Me voici de retour pour vous jouer un mauvais tour... Non ! Je rigole ! Je suis surtout là pour vous apporter un nouveau chapitre. Je m'excuse déjà pour l'absence de publication ces derniers temps, et je vous prévient que cela risque d'être malheureusement récurrent.
En tout cas, j'ai enfin put écrire ce chapitre et j'espère qu'il vous plaira. Au fait, le titre est une référence à mon cours d'économie (SES)...
Et, avant que j'oublie... La musique proposée aujourd'hui n'est pas du BrunuhVille mais est tirée d'un jeu qui vient de sortir (auquel je ne joue pas mais il est très beau). Cette musique est une bande son nommée Ku's first flight. C'est la musique la plus courte que je vous ait proposée jusqu'à présent mais, je n'ai pas trouvé beaucoup mieux. Si vous ne voulez pas la relancer toutes les trois minutes (ce qui est casse-pied), ajoutez "extended version" à la fin et prenez la vidéo de 11 minutes 32 secondes (sur YouTube).
Voilà j'arrête de parler, bonne lecture !
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– Asymétrie d'information –
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Elaiano s'éloigna de Maglor et de Glorfindel lorsqu'elle comprit qu'ils étaient en train de faire le lien entre la jeune fille et les différentes attaques de Nazgûl qu'ils avaient subits. Et, l'adolescente n'avait absolument pas envie de leur apporter d'explication à ce qui se passait, ne comprenant pas tout elle-même.
S'engageant sur une longue passerelle reliant deux parties du royaume des Nains et surplombant une autre salle remplie d'or, à moins que ce ne soit toujours la même, la jeune fille ressassait et cherchait une solution à tout ce qui lui arrivait.
Elle n'en avait jamais été sûre, mais ce qui s'était passé au cours de la nuit précédente avait définitivement confirmé ses soupçons et lui faisait prendre entièrement conscience de ce qu'elle risquait en dehors de lieux protégés tels que Fondcombe ou la Lorien. Le Nazgûl qui l'avait poursuivie… Celui à cause de qui toute cette histoire avait commencé, possédait bel et bien l'un des Cinq. Comment était-ce possible ? Ils avaient tous été confiés à des Seigneurs et s'étaient brisés ou avaient disparus. Le Seigneur Noir avait donc quand même réussit à s'en procurer un… ou, à en fabriquer un.
A peine cette idée, lui traversa l'esprit qu'une série d'images s'imposèrent à l'esprit de la jeune fille. D'abord des anneaux, qu'elle reconnu comme étant ceux des elfes, des Nains et des hommes. Puis, le Maiar corrompu, debout dans un volcan et à son doigt un anneau d'or. Puis, l'adolescente aperçu des petits hommes, et, même si elle n'en avait jamais vu, elle sut qu'ils étaient des Hobbits. Ceux-ci marchaient péniblement dans un marécage, accompagnés par une horrible créature accroupie. L'un des deux hobbits semblaient très mal en point. Il zigzaguait comme malmené par quelque chose. Et, à son cou pendait…
L'adolescente ne put en voir plus. Alors que les images défilaient, un mal de tête s'installait et, lorsque cette dernière scène se porta à sa mémoire, la douleur fut telle que la jeune fille s'effondra sur les genoux, la tête entre les mains, ayant la sensation que celle-ci allait exploser. Puis, peu à peu, les images s'effacèrent et la douleur diminua ne restant qu'une désagréable sensation et un mauvais souvenir. Se relevant, elle jeta rapidement un regard autour afin de s'assurer que personne ne l'avait vue. Mais, n'apercevant personne aux alentours, elle souffla et, se massant les tempes pour chasser les restes de douleur, elle se dépêcha de quitter la passerelle qui était un endroit bien trop exposé à son goût.
En marchant, elle se jura que personne ne devait savoir ce qui venait de se passer. Ou en tout cas, pas tant qu'elle n'aurait pas elle-même une explication rationnelle. Et, même si cela lui brisait le cœur de se maintenir à l'écart et de mentir continuellement à ses amis, la jeune fille en avait assez d'être un cas bizarre et inexpliqué à qui il arrivait des choses sans queue ni tête. Alors qu'elle avait presque quitté la passerelle, elle se prit à espérer qu'un autre monde existe, autre que celui-là… Un monde différent, sans Nazgûl ni danger de ce genre. Un monde où elle pourrait vivre en paix et n'être personne. Sans ce fameux ''destin'' auquel semblait tant s'accrocher Varda. Et pourtant, en faisant ce souhait, une désagréable sensation parcouru son corps. C'était un peu comme si elle oubliait quelque chose. Quelque chose de très important et qu'il ne fallait surtout pas oublier.
Mais, alors qu'elle se sentait seule, elle ne vit pas, une dizaine de mètres plus loin, ses deux amis debout sur une autre passerelle et à moitié caché par un des piliers qui la maintenait en place. Ils avaient tout deux assistés impuissants à la douleur éphémère de l'adolescente. Puis, ils l'avait vue se relever et partir d'un pas empressé. Alors qu'elle disparaissait au bout de l'allée, les deux elfes échangèrent un regard. Aucun mot n'était nécessaire… La jeune fille avait définitivement quelque chose à cacher, et ce détail qu'elle ne souhaitait pas partager était en train de lui porter préjudice et de lui provoquer des douleurs. Les immortels avaient beau ne pas savoir de quoi il retournait, il était très probable que le comportement d'Elaiano et les attaques à répétitions d'un Nazgûl, apparemment toujours le même, étaient liés. Et, au vu de ce qu'ils venaient d'observer, il était plus que temps pour l'adolescente d'y apporter des éclaircissements.
- Il ne faudra pas la brusquer, fit remarquer Glorfindel en coulant un regard entendu vers Maglor. Sinon, nous n'obtiendrons rien d'elle.
- Je ne suis pas un rustre, répliqua vertement celui-ci. J'ai élevé des enfants, je te rappelle.
Le tueur de Balrog ne répondit pas, mais compris clairement la signification de la phrase du fëanorion. Ce dernier avait élevé le Seigneur Elrond et son défunt frère Elros, alors qu'il n'avait lui-même jamais eu d'enfant.
Comprenant qu'il n'aurait pas le dernier mot sur ce sujet-là, Glorfindel sortit de derrière le pilier et s'engagea sur le pont après avoir lâché un peu plus sarcastiquement qu'il ne l'aurait voulu :
- Dans ce cas, il n'est pas nécessaire de t'expliquer comment faire avec une jeune fille, sans massacrer tout un peuple ou qu'elle saute du haut d'une falaise…
Et, sans jeter un regard au fëanorion, il s'éloigna bien déterminé à retrouver Elaiano. Mais, se faisant, il ne vit pas le regard attristé et plein de regrets de son interlocuteur. Le sous-entendu derrière cette simple réplique, semblant s'appliquer à l'adolescente, avait pour lui un autre sens bien plus ancien et douloureux. Chassant ses mauvais souvenirs, il emboîta le pas à Glorfindel en restant pourtant à distance.
Pourtant, ils eurent beau chercher et chercher pendant tout l'après-midi, ils n'arrivèrent pas à trouver un instant pour discuter avec l'adolescente en tête à tête car celle-ci les évitaient minutieusement ou, avait toujours quelque chose à faire. Ils s'en rendirent définitivement compte lorsqu'elle prétexta vouloir faire de la cuisine avec les Nains.
- Mais, tu ne sais pas en faire… avait lâché Glorfindel abasourdi par l'excuse de l'adolescente.
- Et alors ?! Il n'est jamais trop tôt pour apprendre ! Ça ne doit pas être bien compliqué, j'ai déjà vu des serveurs dans des restaurants. Je vais m'en sortir, ne t'inquiètes pas.
Puis, elle s'était détournée laissant les deux elfes en plan. Ces derniers échangèrent un regard et comprirent qu'elle était en train de leur fausser compagnie. Alors qu'ils s'en allaient, ils entendirent clairement un des Nains demander à la jeune fille :
- Qu'est-ce qu'un restaurant ?
- Pourquoi cette question, Ori ?
- Vous… Tu l'as mentionné il y a quelques secondes.
- Vraiment ? Dans ce cas, je suis désolée, je n'en ai aucun souvenir et je ne vois absolument pas de quoi tu parles, lâcha-t-elle sincèrement. Bon… Tu me montres comment on fait rôtir de la viande ? ajouta-t-elle un plus enjouée, changeant complètement de sujet.
Et, en entendant cela, Maglor et Glorfindel échangèrent un regard. Ce n'était pas la première fois qu'ils entendaient l'adolescente faire une remarque et utiliser des mots qui n'existaient pas en Terre du Milieu. Ils avaient rapidement compris qu'il s'agissait de connaissances tirées du monde dans lequel elle avait grandi. Qu'elle fasse semblant de ne pas savoir devant les Nains était compréhensible mais, il était déjà arrivé qu'elle en dise devant eux et qu'elle ne s'en rappelle pas dans les secondes qui suivaient. Le plus étrange était qu'elle ne semblait même pas savoir à quoi se rapportait ce mot lorsqu'ils le lui répétait. Quelque chose clochait… et cela semblait bien plus grave qu'il ne pouvait y paraître.
Le soir arriva assez vite et ils furent invités à partager le dîner avec leurs hôtes. Au menu, il y avait très peu de fruits et légumes, mais une quantité de viandes, fromages et alcools impressionnante. Jamais Elaiano n'avait vu autant de choses rassemblées sur une table. L'ambiance était même diamétralement opposée à celle qu'elle avait connue en Lorien ou à Fondcombe. Loin d'être sagement assis à discuter tranquillement, les Nains braillaient, chantaient, criaient, faisaient des concours de beuveries, se faisaient des blagues, lançaient de la nourriture dans la bouche des autres… et tout cela, dans une atmosphère entraînante et joyeuse. La jeune fille se mêla assez facilement au groupe, évitant les brocs remplis de bière ou d'alcool, et passa une très bonne soirée.
Alors qu'au contraire, Maglor et Glorfindel, choqués par ce qu'ils voyaient, étaient restés assis un peu à l'écart, et n'avaient pas touchés au repas. Ils se contentèrent de surveiller l'adolescente et de guetter l'instant parfait pour l'attirer à l'écart et l'interroger.
- Tes amis ont l'air bien pâles dans leur coin, fit remarquer Bifur à Elaiano au cours du repas.
- J'ai cru comprendre qu'ils n'aimaient pas trop les Nains, et la viande…
- Je ne comprends pas comment on peut ne pas aimer la viande.
- Chacun ses goûts, répliqua-t-elle en mordant avec entrain dans un morceau de viande rôtie qui passait non loin d'elle.
- Tu es différente des autres elfes que l'on a croisé…
- Vraiment ? l'interrogea-t-elle la bouche pleine.
- Oui… Déjà, tu manges de la viande ! lâcha un autre Nain entre deux rots tonitruant.
- Et alors ? Je suis sûre que des elfes mangent de la viande !
- N'y compte pas trop. Nous sommes passés par une de vos demeures elfes… Elle s'appelait Fondcombe. Au repas, il n'y avait que de la salade et pas une once de viande ! On a essayé de faire rôtir la salade, mais ça n'a pas bien marché.
- Tu n'aurais dû voir la tête qu'ils tiraient en nous voyant !
- Eh ! Ce n'est pas moi qui ait proposé d'aller se baigner dans la fontaine !
- Oui ! Mais tu y es allé le premier ! répliqua un autre goguenard en lançant une tomate cerise dans la bouche de Bombur qui était assis à l'autre bout de la table.
- Et, vous vous rappelez le morceau de saucisse ?! La table n'a pas résisté à Bombur !
Et ils éclatèrent tous de rire pendant que le concerné s'appliquait à avaler un énorme morceau de fromage qui devait faire au moins deux ou trois fois sa tête. La jeune fille ne savait pas vraiment de quelle expérience il était question mais apparemment, il s'agissait d'un bon souvenir pour toute la troupe. De plus, leur rire était communicatif, en conséquence, l'adolescente se joignit à leurs rires sans même comprendre pourquoi ils riaient.
Un peu plus loin, Maglor demanda à son voisin :
- De quoi parlent-ils ?
- Ils sont passé à Imladris il y a quelques années alors qu'ils cherchaient à reprendre ce royaume. Ils ont mis la cité à sac, pillés les cuisines et détruits nombres de tables et objets de valeurs… Le Seigneur Elrond en a longtemps voulu à Mithrandir pour avoir amené treize nains à la vallée cachée.
- Ils ne sont pourtant que dix…
- Évitez de leur en parler. Ils ont perdus leur chef, Thorin et deux des leurs lors d'une grande bataille.
- J'en ai entendu parler.
- Cela ne me surprend pas… A chaque fois que quelqu'un y fait allusion, Mithrandir se met toujours à râler à l'encontre du roi Thranduil. Il soutient que de nombreuses pertes auraient étaient évitées si ce jour-là, elfes et nains ne s'étaient pas battus les uns contre les autres. Et grand mal a prit à ceux qui l'on contredit…
- Thranduil ?
- Le roi du peuple sylvestre et le fils d'Oropher. Il est des nôtres mais vit reculé dans son royaume en plein cœur de la Forêt Noire.
- La Forêt Noire, répéta le fëanorion pensif.
- Elaiano l'a mentionné à plusieurs reprises. A chaque fois, elle se justifiait en disant que c'était par pur érudition, mais je la suspecte de nous cacher quelque chose.
- Encore ? Cette histoire n'en finie donc pas ?
- Que savons-nous au juste ? répliqua le tueur de Balrog.
- Trop peu… Mis à part le fait qu'elle ait grandit sur un lieu nommé Terre et qu'elle ait été élevée par une humaine appelée Élisa…
- Lieu qu'elle a quitté par ''hasard'' apparemment puisqu'elle ne nous a jamais dit la véritable raison. Ce qui fait un mystère de plus.
- Nous ne voyons et percevons qu'une infime partie de ce qui se trame. Il me semble que tous les mystères que nous rencontrons sont reliés et convergent en un seul point… Ce point est au cœur de tout ce silence et, en est la clé. Et, il s'agit…
- D'Elaiano.
- Oui, souffla Maglor en s'appuyant sur le mur derrière lui. Et elle est enfermée dans son mutisme.
- Peut-être qu'elle ne s'en rend pas compte…
- Tu l'as très bien vu. Elle nous évite et s'esquive dès que nous abordons le sujet sensible. Elle en est parfaitement consciente. Je pense plutôt qu'elle souhaite gérer la situation d'elle-même.
- Peut-être que jusqu'à présent ça a été le cas, mais après ce qui s'est passé cet après-midi, il semblerait qu'elle ne contrôle pas ou plus la situation.
Les deux elfes reportèrent leur attention sur la tablée et virent la jeune fille hilare, une tomate cerise à la main. A un moment, elle détourna son attention des convives et la porta sur ses deux amis. Aussitôt son sourire disparu, un air sincèrement désolé s'afficha sur son visage. Se détournant un instant, elle lâcha quelques mots à son voisin, un Nain à la longue barbe blanche, qui acquiesça et la salua. Enfin, l'adolescente se leva et rejoignit ses amis un léger sourire sur les lèvres.
- Vous ne voulez pas vous joindre à nous ?
- Ça ira, merci de cette invitation. Mais, il se fait tard, je pense qu'il est tant de s'excuser auprès de nos hôtes et de nous retirer, souffla Glorfindel calmement en se levant, après un regard en douce coulé à Maglor.
- C'est parfait alors, je viens de dire à Balin que j'allais me coucher.
- Dans ce cas, rien ne nous retient.
Et le trio s'engagea dans un couloir, Maglor guidant la troupe car il était le seul à connaitre le chemin pour retourner à leurs chambres respectives, Glorfindel fermant la marche. En cours de route, Elaiano ressentit à nouveau la même douleur que celle qui l'avait étourdie quelques heures plus tôt mais, elle cacha au mieux son mal-être ne voulant pas que les deux autres ne s'en mêlent. Elle le cacha si bien qu'aucun des deux ne s'en rendit compte jusqu'à ce qu'ils arrive au couloir où ils devaient se séparer.
Là, Maglor s'arrêta et jeta un regard à Glorfindel qui voulu bloquer le passage à l'adolescente mais celle-ci le vit venir et, baillant bruyamment et de façon peu discrète, elle prétexta une fatigue extrême et esquiva la discussion en s'engageant dans le couloir qui menait à sa chambre laissant derrière elle les deux elfes qui n'osèrent la brusquer. S'éloignant aussi calmement que possible, la jeune fille souffla, rassurée. Elle avait une fois de plus réussi à éviter leurs questions même si elles étaient justifiées. Mais, ce léger instant où elle se détendit lui fut fatidique.
D'un seul coup, les images qui l'avait mis à terre plus tôt revinrent sans raison apparente, lui arrachant un cri de douleur. Déséquilibrée et désorientée, mélangeant ce qui était réel des scènes qui passaient devant ces yeux, elle perdit l'équilibre et chuta sur le sol, à moitié consciente. Cette fois, la vision était bien plus prégnante et elle pouvait même entendre quelques bribes de paroles à peine formulées, souvent semblables à des cris. Et chacun d'entre eux vrillaient le cerveau de la jeune fille manquant de la faire tourner de l'œil.
A un moment, elle entrevit des formes floues devant elle. Croyant qu'il s'agissait du Nazgûl qui l'attaquait à nouveau, elle se mit à se débattre, sans vraiment voir ni pouvoir discerner le vrai du faux. Finalement, la vision s'estompa laissant Elaiano à bout de souffle et divagante.
Sa vision commença à se rétablir et la jeune fille put discerner, au milieu du brouillard assourdi qui l'entourait, deux formes devant elle qui la soutenait et l'appelait. Petit à petit, tout se fit plus précis et ses oreilles cessèrent de bourdonner lui permettant de reprendre contact avec son environnement. Lorsqu'elle fut entièrement consciente, elle remarqua les regards inquiets que les deux elfes lui portait et elle ne put s'empêcher de dire avec un sourire mi-figue mi-raisin :
- J'ai si mauvaise mine que ça ?
Ne comprenant pas la tentative d'humour de l'adolescente, Maglor lui prit les épaules la faisant sursauter et, plantant son regard dans celui de la jeune fille, il lui demanda brusquement :
- Vas-tu enfin nous dire ce qu'il se passe ?
A cette question, le visage de l'adolescente se ferma et, malgré qu'elle soit encore faible, elle repoussa fermement le fëanorion en disant durement :
- Je suis désolée mais je ne peux pas.
- Nous ne voulons que t'aider, tempéra Glorfindel prenant Maglor de vitesse avant que celui-ci ne s'énerve.
- J'en suis consciente. Mais il s'agit d'un problème qui ne concerne que moi. Je le gère très bien toute seule, mentit-elle.
En réalité, elle ne savait qu'à peine se qui se passait autour d'elle et, elle avait surtout peur que ses amis ne soient blessés si elle les informaient de tout.
- Nous serons forcément touchés, que tu nous dises ce qu'il se passe ou non, répliqua Maglor. Et, combattre une menace invisible et bien plus dangereux que de savoir ce à quoi l'on fait fasse, ajouta-t-il plus doucement.
L'adolescente se sentit alors coupable. Comment avait-il pu trouver aussi aisément ce qui la retenait. Et le pire était qu'il avait raison…
Voulant achever de convaincre la jeune fille, le fëanorion lui prit doucement les mains et tout bas il ajouta :
- S'il te plait, laisse-nous t'aider comme Élisa la fait quand tu étais petite.
Mais, à cette phrase pourtant prononcée avec douceur, l'adolescente se crispa sentant que quelque chose d'important lui échappait. Quelque chose n'allait pas et elle n'osait le dire. Enfin, n'y tenant plus elle lâcha :
- Mais… Qui est Élisa ?
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Voilà...
Ceux et celles qui avaient cru que j'avais enfin tout dit dans "choisir son destin", vous vous êtes fourrés le doigt dans l'œil jusqu'au coude. [...] Non Maglor ! Ne le fais pas, c'est une expression ! Bref...
Tout ça ne promet rien de bon, j'espère l'avoir suffisamment sous-entendu dans ce chapitre. *sueur*
Bref... J'espère (aussi) que vous avez aimé et je vous dis à la prochaine !
