- Non Harry.
- Mais Dad, pourquoi j'ai pas le droit ? Sirius me l'a envoyé, c'est que je peux l'avoir.
- Et moi je suis ton père et je te dis que non, tu ne peux pas avoir le balais. Surtout après la connerie que t'as fait.
Harry croise les bras et souffle. Il n'aimait pas trop voler et le Quidditch, mais il aurait aimé tenter quoi. Puis avoir son propre balais… c'est plutôt classe.
- Harry Riddle. Regarde-moi, dit-il dans un ton qui n'admettait aucun refus.
Le jeune Serpentard leva son regard dans celui de son père adoptif. Celui-ci coince le visage de son fils dans sa main.
- Ton professeur avait parfaitement bien dit qu'il ne fallait pas voler seul. Je connais moi-même les règles. Comme un Gryffondor idiot et irréfléchis tu as désobéis. Surtout que, rappel ce que dit le règlement sur la possession de balais personnel en première année ?
- Il est rappelé aux parents que les élèves de première année ne sont pas autorisés à posséder leur propre balai, dicta t-il tel un robot.
- Tu peux l'avoir à la maison, mais ici c'est niet. Si tu veux tenter le Quidditch, ce ne sera que l'année prochaine si tu en as encore envie. Tu as déjà frôlé les limites du règlement avec Noxie, menacer un de tes camarades avec ta baguette…
- Il me menaçait aussi. Je n'allais pas non plus rien faire ? Il me traite de futur mage noir et parle des mes parents en disant qu'ils seraient pas fier de moi. Il m'a même dit que j'aurais dû mourir Dad !
- Harry ! Calme toi tout de suite par les couilles de Merlin. Laisse-le parler. Je sais que ça fait mal, mais... Ne. Répond. Pas. Parles-en à Albus ou même mieux, à Severus. Je suis certain, il lui fera frotter les chaudrons pendant un moment à la brosse à dent.
Tom le lâche et fait quelques pas dans la pièce où ils sont. Harry se mord la lèvre du bas avant de raconter ce qu'il s'était passé. La provocation entre Ron et Draco, comment cela a failli finir à l'infirmerie. Il l'écoute mais finit par soupirer. Il tourne son regard vers le potionniste qui écoute malgré qu'il soit penché sur ses correction. Tom le savait parfaitement.
- Bien, je te confisque le balais pour le garder à la maison. Je vais noter cette erreur dans mon carnet. T'as intérêt à ce que d'ici Décembre je n'ai pas à revenir pour une bêtise pareil. Severus, je te laisse prendre en charge Harry pour sa punition. Mais, je te fais confiance aussi pour surveiller ce Weasley de près.
- Il est le profil type du Gryffondor. Arrogant, fonceur, impulsif et n'aime pas les Serpentard. Il finira bien par refaire une attaque.
- Je vois. Harry, dit-il pour le faire regarder. Si le gosse va trop loin, tu envois une lettre au manoir et tu n'agis pas. T'as intérêt à te tenir droit.
- D'accord dit-il en soupirant. Je peux retourner dans la salle commune ? J'ai des devoirs à faire et je ne voudrais me faire coller par mon directeur de maison.
- Files sale gosse que j'aime.
Ils s'enlacèrent un moment puis Harry se retourna et sortit par la porte. Tom soupira en passant la main dans les cheveux. Par salazar, Harry n'aurait pas pu attendre pour commencer son adolescence ? Il se retourna vers Severus qui était toujours penché sur ses copies. Tom ne se fit pas d'illusion.
- Dit-moi ce que tu penses au lieu de faire l'autruche sur les copies de tes cornichons adorés.
Severus releva la tête en roulant des yeux. Il avait beau ne plus être sous ses ordres, l'homme l'avait assez observé pour savoir reconnaître ses gestes.
- Déjà, ce ne sont pas mes cornichons adorés. Ensuite, Harry à votre…
- Severus… menaça l'ancien Lord Noir.
- Ton caractère. V...Tu l'as élevé et il est donc normal qu'il soit aussi caractériel. Et enfin, ce Weasley le cherche et comme toute personne qui cherche, il finit par trouver. Il me semble bien que si l'on te titille de trop tu finis par exploser aussi.
- C'est vrai que j'ai un tempérament… vif.
- Surtout quand on appuie là où ça fait mal, il est normal de réagir. Malgré tout je t'informe que Harry va devoir apprendre à se comporter un peu plus en Serpentard.
Tom hausse un sourcil curieux puis penche la tête.
- Serais-tu en train de pousser mon fils à continuer ses conneries ?
- Il n'y a pas de bêtises s'il n'est pas attrapé. Malgré tout, pas que je n'apprécie pas ta présence ici, mais j'ai vraiment des torchons à corriger. Si sa seigneurie veut bien se permettre…
- Sa seigneurie va te doloriser les fesses, Severus. Je vais voir Albus, puisqu'il semblerait que ma présence ne soit pas accepté en ta noble demeur.
Les deux échangèrent un simple sourire avant que Tom ne passe par la cheminée pour se rendre dans le bureau de son… père. Le problème fut abordé autour d'une tasse de thé avant que Tom ne rentre chez lui tranquillement et un peu plus serein.
Il ne fallut, cependant, que deux semaines pour qu'une lettre arrive de Poudlard.
