Quelques temps avant le bal d'Halloween, Albus Dumbledore profita du repas du soir pour annoncer des changements dans le règlement de l'école. « Il y a donc bien un règlement ? » fut distinctement entendu à la table des gryffondors. Minerva McGonagall jeta un regard noir en direction du jeune Sirius Black. Quelques professeurs sourirent amusés. Dumbledore ignora l'élève, continuant sur sa foulée :
« Suite aux évènements de dépravations des derniers bals, ainsi que des nombreux élèves trouvés en-dehors des heures dans les couloirs …
─ Dans les zones interdites, souffla Picott
─ Dans les zones strictement interdites, la décision a été prise d'imposer un couvre-feu au bal d'Halloween par âge. Les premières années pourront assister au repas et devront ensuite aller se coucher. Ensuite viendra le tour des secondes et troisièmes années. Puis des quatrièmes et cinquièmes années. Enfin les sixièmes et septièmes années pourront profiter de la salle sous la stricte surveillance de leurs directeurs de maisons et de monsieur Picott.
─ hmfmmre, toussa Argus.
─ Et de Rusard. »
Bilius Patil ainsi que d'autres jeunes s'étaient levés de leurs places :
─ C'est pas juste ! On veut rester avec nos amis !
─ Monsieur Patil, vous auriez du y penser avant de vous battre en duel avec madame Nott, ce midi, intervint promptement Minerva McGonagall.
─ Si les gryffondors savent pas se tenir, on a qu'à les sanctionner eux ! protesta Tibère Greengrass, un serpentard.
─ Car ce n'est pas vous qui avez provoqué mademoiselle Bones en duel ? questionna d'une voix chaude Slughorn.
Le garçon jeta un regard noir à la serdaigle qui avait eu l'audace d'avoir un meilleur résultat que lui au club d'histoire et juridiction. Elle avait mérité d'être puni ! Les Bones n'étaient même pas référencés en tant que sangs-purs ! Elle devait garder sa place.
─ Et bien qu'on punisse les serpentards et les gryffondors, s'agacèrent les frères Verpey.
─ Car vous n'êtes pas responsable du conflit avec monsieur Diggory ? incendia vivement le professeur Flitwick.
─ C'est lui ….
D'un geste de la main, Albus les fit se taire et imposa par son simple regard aux élèves de se rassoir.
─ Ce ne sont que des blasons sous un même étendard. Cessez vos querelles, ou nous devrions plus sévères !
Plus aucun élève ne désirait du dessert préparé par les elfes de mains. Ils se rendirent tous calmement dans leurs maisons maudissant les blasons des autres. C'était forcément leurs fautes puisque ce n'était pas la leur.
A la maison Serpentard, l'arrivée de Regulus Black, le petit frère de Sirius Black, avait fait grands bruits. L'enfant, de la même taille que Sirius, ne lui ressemblait guère. Certes comme Sirius, il avait des cheveux noirs. Toutefois contrairement à ce dernier, les siens étaient sombres. Plus émincé que son grand frère, Regulus avec un visage maigre qui exprimait l'assurance et le dédain.
James l'avait immédiatement reconnu à la cérémonie du château. Sirius n'avait pas réagit en entendant son nom de famille. Les deux frères ne s'étaient pas adressés la parole tout du long du trajet en train ou de la cérémonie, ils ne furent pas un instant l'un à coté de l'autre. Comme pour James, le chapeau n'avait pas hésité pour crier la maison définie à Regulus. « Serpentard » ne touchant qu'à une mèche de ses cheveux.
Regulus était l'antithèse de James. Sa chambre était placardée aux couleurs vertes, il était né dans une famille froide mais aimante. Il était le précieux trésor de ses parents. Sa peau très blanche et son air sombre apportaient de la fierté à ses parents. Regulus avait grandi dans un manoir sans chaleur et sans distraction. Ses parents ne lui offraient que la compagnie d'autres enfants sangs-purs lors des cousinades et celle de ses propres cousins. Comme son frère, on lorgnait déjà sur les filles nées autour de son année de naissance pour le marier rapidement.
Regulus était si brillant comme élève que le professeur de potion lui avait déjà demandé de rejoindre le club de slug au bout d'un mois seulement de cours. Il était le meilleur élève des premières années et connaissait déjà parfaitement le programme.
Il était fasciné aussi par le précepteur de son enfance, Tom Jedusor, qui avait cessé de l'être à cause de Sirius qui voulait le garder rien que pour lui. Tom Jedusor avait commencé à l'initier à bien des principes quand du jour au lendemain, il fut remplacé par d'autres. De nombreux principes furent alors abandonnées. Sirius ne voulait pas le laisser grandir ! Il ne voulait pas le voir devenir plus fort que lui ! Mais il l'était déjà. A chacun de leur duel, Regulus gagnait toujours. Il était plus fort, en tout, il le savait. Ca le rendait d'autant plus furieux de savoir que son précepteur lui avait été arraché. Le sempiternel des Black et ses parents lui dirent que c'était mieux : « Tom Jedusor est un sang mêlé, il est préférable d'apprendre avec les nôtres. » Seulement Regulus n'était pas un imbécile de Potter, il n'était pas facile à duper.
La seule personne qui le comprenait était Kreattur le plus vieux de leur elfe de maison. La créature à l'apparence effrayante qui avait un jour porté un autre nom, lui racontait des histoires sur les Black et lui enseignait des sorts que Tom Jedusor transmettait à Sirius et que l'elfe apprenait en cachette.
Regulus Black était toujours accompagné de Goyle, Avery et Podmore. Ils avaient commencé à populariser l'insulte de « sangs de bourbe. » Regulus était également passionné par Merlin, de la maison Serpentard et par son histoire avec Morgane. Ce fut donc dans une tenue aux couleurs violines de Merlin qu'il entra dans la grande salle décoré pour l'occasion en un parc immense. Le club des festivités ne manquait jamais d'idée !
Venir à ce bal d'halloween le répugnait. L'impudence des enfants nés de parents moldus venant danser et flirter avec des enfants de sangs purs avec l'encouragement des professeurs : c'était d'une obscénité sans nom. Sa mère avait été clair sur ce sujet.
Regulus observait son frère. Il connaissait certaines personnes autour de lui.
Chez les garçons, il y avait James Potter le sang-pur qui n'aimait pas la magie noire mais dont le fort héritage intéressait de nombreuses familles à l'avis modéré sur le sang, les deux autres garçons lui étaient inconnus. L'un avait d'énormes cicatrices sur le visage et l'autre était grassouillet et affichait un air débile. Le dernier garçon présent était Franck Londubat qui avait perdu sa famille pendant l'été assassiné par un mage « fou », selon les journaux qui n'avait pas encore été retrouvé et créait une atmosphère anxiogène.
Les filles lui étaient également inconnues. Une fille blonde parlait fort avec son amie brune davantage timide qui se tenait à coté du garçon à cicatrice. Une très belle jeune fille à la peau bronzée chuchotait à l'oreille de son amie aux cheveux bouclés. Une fille rousse riait, en posant sa main sur le bras de James Potter. Une petite fille blonde aux yeux bleus tournoyaient dans sa robe pour en montrer les éclats rougissant sous les compliments visibles des autres.
Toute petite, toute menue avec des petites couettes, Regulus la connaissait. Elle s'appelait Alice et était une sang-pur. Elle avait un an de plus que lui. Elle était adorée par ses enfants et avait des capacités pour se métamorphoser depuis toute petite. Sa famille était particulièrement courtisée par les familles de sang-pur ayant un fils. Alice était la candidate parfaite malgré qu'elle soit à gryffondor.
Regulus n'aimait pas Alice. Il n'aimait pas qu'elle soit idiote ! Elle était inconstante et quand elle se mettait à pleurer, tous les parents étaient touchés et venaient la consoler. Elle avait toujours l'air d'une petite fille sage et surtout : depuis toujours, on lui mettait dans les pattes. Sois gentil, Regulus, avec Alice. Viens dire bonjour à Alice. Regulus, il y a Alice qui est arrivée.
Passant à coté du groupe, Regulus jeta un sortilège de jambes en coton sur l'enfant qui s'écroula au sol. Il l'entendit se mettre à pleurer. Goyle, Avery et Podmore se mirent à rire et il sourit satisfait.
Le geste de Regulus avait étonné tout le monde. Frank du retenir James qui comptait aller mettre une branlée à ce petit voyou et qui se retrouva face à Lucius Malfoy et Bellatrix Black.
─ Un problème, Potter ? questionnèrent la préfète-en-chef et le préfet des serpentards.
Lily, Sarah et Remus tentèrent de calmer les larmes d'Alice. Sa jolie robe était totalement tachée et elle avait mal. Elle était toutefois habitué à la méchanceté de Regulus. Elle l'haïssait ! Depuis toute petite on lui en parlait : « Alice, il y a Regulus. Regulus est arrivé. Ton petit Regulus est là ! »
Projeté contre le mur du couloir menant au cachot, Regulus regarda étourdit son frère. Ses amis voulurent intervenir mais Sirius fut plus rapide, désarmant Avery, avant de pointer sa baguette sur le visage de Goyle. Les trois comparses dont le courage n'était pas la plus grande qualité s'enfuirent dans les cachots.
Regulus voulu passer à son tour étonné de la force soudaine de Sirius qu'il parait d'ordinaire facilement mais il fut à nouveau projeté contre le mur par Sirius qui n'avait jamais combattu sérieusement contre Regulus. Le grand frère se rapprocha de son petit frère avec un agacement des plus certains. Ses yeux gris plongèrent dans yeux sombres de son cadet.
─ Pourquoi tu as fait ça ? beugla-t-il.
─ C'était amusant.
─ C'était méchant et …
─ Tu penses être le seul à avoir le droit de plaisanter sur des élèves ?
─ Qu'est-ce-que tu baragouines, tête de sphinx ? J'ai jamais blessé personne.
─ Ne me touche pas ! T'es grossier et raté !
La mâchoire de Regulus se crispa. La main dans ses cheveux fut rapidement rejetée. Il était furieux. Furieux contre Sirius, contre ce qu'il faisait, contre le fait qu'il puisse avoir ruiner toute leur amitié et leur lien de fraternité juste pour énerver leurs parents. L'été avait été un calvaire et Sirius en était particulièrement responsable ! S'il y avait pas eu Kreattur, il aurait été seul au monde.
─ Je t'en prie, Reg …
─ T'as fait ton choix.
─ Reg …
─ Sept's'mtra !
Sous la surprise, Sirius se recula. La baguette dans la main de Regulus brillait encore du sort jeté alors que sur le sol s'écoulait le sang provoqué par le sort jeté par son frère qui serait un jour amélioré par l'observateur dans l'ombre du couloir. La plaie ouverte à son bras ne provoqua rien de plus qu'un regard triste de la part de Sirius. Il murmura doucement :
─ Je t'en prie, Reg …
─ T'as fait ton choix.
Passant sa main dans ses cheveux tirés en arrière, Regulus le poussa à l'aide de sa baguette magique. Il refusait que Sirius le touche et il savait à quel point ce dernier était tactile. Alors qu'il passait à coté de lui, il cracha hargneusement :
─ Ne nous fais pas honte, Sirius. Peut-être que je pourrai alors te supporter.
Regulus avait répété mot pour mot ce que sa mère avait dit. La main ensanglantée, Sirius fixa Regulus avec incompréhension et le regarda partir le ventre serré, observant ce dos dans cette cape sombre et violette disparaître. Sirius ne voulait pas avoir à faire un choix entre son frère et ses amis, entre la vie et la mort, entre ce qu'il voulait être et ce qu'il était destiné à devenir.
─ Pousse-toi, Black.
Severus attendait derrière lui. Il regarda la main ensanglantée de Sirius, grogna et usa du sort pour faire disparaître la plaie. Il était particulièrement bon pour se sortilège, remarqua Sirius. La plaie disparue plus rapidement que l'année d'avant et Sirius n'en ressenti plus aucune douleur.
A force de l'observer, Severus savait quand le garçon à l'air indifférent allait mal. Il sentait toute la détresse de Sirius malgré que l'esprit de ce dernier était davantage fermé. Sirius avait visiblement appris l'occlumancie pendant les vacances. Severus avait commencé à recevoir des cours du professeur Slughorn à ce sujet. Toutefois, Sirius ne semblait pas avoir tenté l'inverse, la legilimancie pour apprendre à lire les pensées comme Severus tentait de le développer.
Le garçon n'avait pas grandit pendant l'été, mais Severus avait remarqué que depuis deux mois, il avait gagné quelques centimètres. Sirius s'épanouissait à Poudlard et régressait l'été.
─ Cet été, c'était bien …, dit Severus, la voix hésitante.
─ Pourquoi serpentard ? s'enquit Sirius changeant de sujet, T'es un sang-mêlé, non ?
─ Pourquoi gryffondor. Tu es un sang-pur, non ? renvoya Severus.
─ James, répondit en souriant tendrement Sirius, l'amitié, Sev'
─ C'est ce qui te rend faible, tu le sais.
─ A quoi bon être fort, si on est seul ?
─ Je prendrai soin de lui.
─ hm ?
─ Me fais-tu confiance Sirius ? Tu sais que je peux veiller sur lui, dit Severus gagnant de l'assurance dans la voix.
L'étrange jeune adolescent au nez tordu et à l'allure corbeau se rapprocha de Sirius. Ses doigts passèrent sur ses cheveux. Il souffla chaudement à son oreille. « Tu n'as pas beaucoup grandi …
─ Eh serpillère, protesta Sirius relevant le visage, je grandirai un jour !
Attrapant sa main dans la sienne, Severus la lui embrassa, sous l'indifférence de réaction de Sirius.
─ Ta famille a raison, tu es grossier pour un petit noble. Tu ne devrais laisser personne te blesser, pas même ton frère.
─ Hm.
─ Sirius, tu penses vraiment n'avoir jamais fait de mal à personne par tes plaisanteries ?
─ A qui j'aurais fait du mal ?
─ T'es vraiment un microbe sans-cœur.
Effectivement, Sirius n'avait guère gagné en taille contrairement à ses camarades mais il n'apprécia guère d'être appelé microbe. Il se renfrogna, le repoussant, ne comprenant le vrai sens des propos de Severus.
Severus avait cessé de parler, comptant le nombre de pas et anticipant l'habituel :
─ Snape, Black !
─ …. Bonsoir, monsieur Picott.
Severus l'avait entendu arrivée et n'en était pas peu fier. Offrant un regard présomptueux au concierge, il fit un signe de la main dédaigneux et s'en alla en direction des cachots. Sirius releva des yeux gris en direction du concierge qui se pencha vers lui.
─ Vous jouez un jeu dangereux, monsieur Black, très dangereux.
─ Et vous ? N'est-il pas pire encore votre jeu ?
Appolon se garda de répondre. Il avait bien senti la force du jeune Regulus Black à son arrivée. Il puait la magie noire à plusieurs mètres. Encore une tête brûlée envers qui s'attacherait Dumbledore et un futur mage noir en devenir. On peut aimer autant qu'on veut une personne attachée à la magie noire, le plaisir qu'elle procure gagnera toujours sur l'amour que cette personne nous porte. La magie noire, c'était une drogue. Rien, pas même l'overdose, ne pouvait l'en empêcher. Pourquoi le vieux mage ne s'en rendait-il pas compte. Et si ce vieux mage ne pouvait pas s'en rendre compte, comme un gamin pourrait-il le voir ?
Nonchalamment, Sirius retourna en direction de la grande salle. Les secondes et troisièmes années se préparaient à retourner dans leurs chambres. Sirius avait refusé les invitations des filles pour le bal et il était donc venu seul. Il ne comprenait pas pourquoi tout le monde voulait tant être accompagné puisqu'au final, ils passaient la soirée tous ensemble !
La plupart de jeunes de son âge n'étaient plus là. Seul James l'attendait en discutant avec Lily Evans sur l'usage des objets moldus. Quand ils le virent, ils allèrent directement à lui.
─ On était inquiet, dit Lily, on a pensé que tu préparais une nouvelle farce !
─ Eh ! J'en ai préparé une, évidemment ! dit Sirius, avant de se mettre à rire
─ C'est quoi ?
─ Vous verrez, mais où sont les autres ?
─ Cette peste de Rita ! Elle est venue poser des questions à Frank sur ses parents et ses petites sœurs. James et Remus sont partis avec lui dans la salle commune pour le consoler.
─ Et les filles ?
─ Sarah et Elizabeth ont conduit Alice à l'infirmerie. Faiza a jeté un sort de langue de vipère à Rita et Félicia un sort d'ongles de sorcière. Elles sont dans le bureau de McGonagall.
─ Et bien Lily, dit Sirius, tes copines nous font perdre des points et tu ne dis rien ?
─ Nous, les filles, on a forcément de bonnes raisons de faire perdre des points !
James se mit à rire et Lily ne pu s'empêcher de rire avec lui, chassant une mèche de cheveux rousse de sa nuque. C'était communicatif. Elle en avait tellement besoin. Ils se pressèrent de partir, limité par le couvre-feu.
─ Où est Andromeda ?
Narcissa qui regardait son cousin partir avec Potter et la sang de bourbe ignora Lucius d'un revers de la main. Elle ne dénoncerait pas sa grande sœur. Difficile pourtant de ne pas le faire tant elle était contre ce qu'était en train de faire Andromeda. La cadette des Black était en train de ruiner son avenir et elle passait tout son temps avec d'autres membres de maisons à conspirer sur d'inepties changements. Elle arborait désormais fièrement un badge « sorcière et fière. » Sa meilleure amie Petty disait que les morts des Londubat et Weasley avaient bouleversé Andromeda et qu'il fallait lui laisser du temps. Narcissa n'était pas dupe : Petty soutenait Andromeda.
Lucius n'avait aucune patience à ce sujet. Les traitres aux sangs, on ne les pleurait pas, on se riait d'eux ! C'était la règle.
─ Si tu veux savoir, dit Rita une serdaigle avisée, elle est en train de flirter avec Bilius Patil.
─ Tu mens, coupa Narcissa.
─ Ah oui ? Pourtant on les a vu toute l'après-midi ensemble à la bibliothèque.
Lucius allait répondre, mais son regard s'était dirigé vers le concierge Appolon Picott qui était rentré dans la salle. Il l'observa en biais davantage. Avant Lucius ne lui accordait aucun crédit ni intérêt mais depuis que son maître lui avait dit de le surveiller, il commençait à être obsédé par cette surveillance. Et puis, il y avait cette rumeur sur le mariage d'Arthur et Molly, sur Charles Weasley et sur leurs embrassades. Rita avait raconté que monsieur Picott était arrivé au milieu du mariage, avait arraché Charles de son siège et l'avait embrassé plus amoureusement que le baiser d'Arthur et Molly. Charles en aurait pleuré de honte car l'homme le déshabillait déjà quand il transplanta dans un hôtel où, toujours selon Rita, ils étaient passés à l'acte Charles se faisant abusé par le pervers concierge.
Lucius se doutait qu'une part – une grosse part – était fausse. Andromeda rougit toutefois en lisant les propos. Si elle rougissait, c'est qu'il s'était évidemment passé quelque chose que le petit groupe voulait garder secret. Andromeda aurait bien aimé savoir qui était le traitre qui avait balancé les informations, Rita n'étant pas présente le jour du mariage.
Narcissa remarqua cet intérêt soudain de Lucius pour le concierge. Plus loin, elle reconnu le bruit de sa sœur Bellatrix qui criait comme une démente sur Molly Prewett mariée Weasley.
D'un puissant sort d'attaque, Daisy envoya une nuée de sauterelles dans les cheveux d'Alberta Ombrage. Tilden Toots arrêta le sort de Michael Baddock, lui renvoyant un sort de balbutiement. Les baguettes de Molly Prewett et de Bellatrix Black brillaient et provoquaient des étincelles.
Les voix d'Otto et Ludo Verpey s'élevaient pour proposer des paris sur la maison gagnante. Verdeus Flint, un cinquième année, jeta un sort dans le dos de Molly mais qui fut stoppé par Bilius Patil sautant sur une table, il fit apparaître un énorme chat enragé. Son frère Paras voyant Courage Goyle vouloir prêter main forte à Verdeus, se précipita pour les aider, des éclairs sortaient de sa baguette. Xenophilius Lovegood jeta un sort d'ours, ce dernier apparaissant sous une forme fantomatique et commençant à tout retourner sur son passage. Bellatrix usa d'un sort de craquement d'os, Molly plia un pied à terre mais fit apparaître une corde venant entourer le cou de Black dont le visage passa au rouge.
D'un seul coup, toutes les baguettes se retrouvèrent par terre.
Dumbledore, Flitwick, Wood, Sinistra, Slughorn et les autres professeurs gardèrent leurs baguettes levées. Dumbledore d'une voix imperturbable dit calmement :
─ Messieurs Slughorn et Flitwick, mesdames Chourave et Bibine, veuillez raccompagner les élèves dans les dortoirs. Monsieur Wood et madame Pomfrey, prenez en charge les blessés.
Les grandes bougies sur les plafonniers de la grandes salles s'éteignirent toutes à la fin des paroles.
