Les différents clubs de l'école de Poudlard étaient des moments importants dans l'éducation des jeunes. Laissés à leurs choix, ils avaient l'obligation d'en prendre au moins un et il était conseillé d'en avoir trois. Toutefois des dérogations étaient accordées selon la motivation de l'étudiant. Le célèbre auteur Tom Jedusor était celui qui avait été inscrit dans le plus de clubs à l'époque de sa scolarité.

Les clubs n'étaient ni séparés par maison, ni par âge, ni par sexe. En fonction de leurs tailles toutefois, ils pouvaient y avoir plusieurs groupes. Certains avaient toutefois la réputation de comporter davantage de membres d'une maison.

Ainsi le club « les amis des moldus » comportait un grand nombre de poufsouffles, alors que le club de billes était envahi par les gryffondors, le club de potions de demain quant à lui comportait un grand taux de serpentards tout comme le club des papoteurs avait davantage d'élèves de la maison serdaigle.

Chaque club était supervisé par un adulte n'étant pas forcément le professeur ou le référent dans le domaine. C'était l'adulte qui faisait le choix du club qu'il souhaitait gérer et il prenait généralement une passion qui lui était propre. Madame Pince, la bibliothécaire, tenait par exemple le club Histoire et Juridiction.

Toutefois tous les clubs n'étaient pas autorisés. Ainsi le groupe de Molly, « sorcières et fières » n'était pas un club à proprement parlé. Aucune heure officielle n'était consacrée à ce projet et aucun adulte ne le gérait.

Profitant d'être interdite de sortie à pré-au-lard, Molly avait organisé une réunion. La situation était devenue intenable ! Après les provocations de Bellatrix Black pendant le bal d'halloween, voilà que la préfète-en-chef de serpentard arborait maintenant un badge de sorcière et fière qu'elle avait enchanté. Le slogan avait été remplacé par : « anti-hystéries, certaines disent non et pensent oui. » Elle et sa bande de serpentards provoquaient, cherchant à allumer la flamme.

Molly ne pouvait pas s'en plaindre. Selon Faiza Patil, c'était une question de la liberté d'expression et Bellatrix ne visait pas explicitement leur groupe. De plus le groupe n'étant pas officiel, Molly risquait de se faire entendre que pour le bien de tous, elle devrait arrêter de le faire : l'équipe pédagogique prenait de plus en plus de mesures pour éviter les conflits. Molly savait parfaitement ce que ses parents en pensaient : ça va te fermer des portes à être aussi féministe. Toutefois, ses parents n'étaient plus vraiment eux-mêmes dernièrement. Gideon et Fabian avaient modifié leurs souvenirs suite à leur aveu regretté ensuite puis les avaient manipulé pour qu'ils signent l'autorisation pour le mariage de Molly. Depuis, William et Ginny Prewett sont un peu perturbés.

─ Vous n'êtes pas obligées de partir, soupira Félicia

Dans la salle de classe où le groupe s'était réuni, un sentiment d'incompréhension se mit à flotter. Si le groupe « sorcières et fières » comportait une trentaine de personnes, il n'y avait actuellement que deux hommes : Tilden Toots et Ted Tonk ainsi que deux élèves serpentards : Petty Crabe et Andromeda Black.

Ces dernières essayaient au mieux de garder les têtes hautes mais c'était devenu insupportable. Elles avaient conscience qu'une partie de leur groupe ne voulait plus qu'elles soient là. Entre ceux du groupe qui voulaient qu'elles partent car elles étaient de la maison serpentard et ceux de serpentard qui s'en prenaient à elles car elles étaient dans ce groupe, c'était devenu une souffrance d'y appartenir.

─ Molly, c'est pas contre toi.
─ Ce n'est pas parce que ta famille sait pour mon mariage ?

Andromeda affronta le regard noir de son amie. Elles n'avaient jamais pensé qu'elles se lieraient autant l'année dernière ni qu'elles deviendraient proches. Andromeda était heureuse que son cousin au deuxième degré puisse se marier avec une femme aussi forte. Toutefois, oui, bien sûr que c'était un problème pour sa famille.

La famille Prewett sensée être neutre venait de créer des suspicions d'être des réformateurs. Les deux frères de Molly qui n'étaient toujours pas mariés n'arrangeaient rien à la problématique. On leurs prêtait des mœurs légères et douteuses.

─ Qu'elles partent, cracha une gryffondor.
─ Les serpentards devraient partir de Poudlard et aller à Dumstrang !
─ Oui, personne ne veut de vous ici !
─ Ce groupe est ouvert à tout le monde, s'agaça Molly.
─ Je pense que tu as tort.

Daisy avait hésité à parler, mais finalement elle n'eut pas le choix de le faire. Elle ne voulait pas blesser Petty et Andromeda avec qui elle avait passé un bon été avant que l'annonce des morts des Weasley et Londubat ne vienne tout gâcher. Toutefois, elle ressentait du malaise à les savoir avec eux. Elles n'étaient pas pareils.

─ Molly, on ne peut pas tout oublier. Elles ne peuvent pas être l'amie de ceux qui s'attaquent à notre groupe, nos maisons et vouloir aussi nous aider.
─ D'ailleurs, remarqua Georgina, Petty et Andromeda ont des mariages arrangés. En quoi elles se battent pour notre cause ?
─ Elles font honte à l'esprit de ce groupe !
─ On ne veut pas d'elle, cria Cynthia, une élève de Poufsouffle.
─ Elles n'ont rien fait, tempéra son amie Juliana de la même maison.
─ Vous êtes censés être solitaires, argumenta Ted.

Félicia et Faiza se regardèrent avec inquiétude ne comprenant pas comment un groupe né pour protéger les droits des femmes et vouloir l'égalité pouvait en renvoyer deux car elles étaient de la maison serpentard. Petty et Andromeda avaient l'habitude d'être étiqueté par leurs familles. Elles soupirèrent. À quoi bon rester si on ne voulait pas d'elles ?

─ T'as viré Rita car elle respectait pas les règles, remarqua une serdaigle auprès de Molly.
─ C'est vrai, s'énerva une autre jeune, elles ne les respectent pas non plus.
─ Dans ce cas, je pars aussi.

Daisy s'irrita. Est-ce-que Molly allait vraiment faire ce genre de scène pour deux serpentards ? Certes, Petty et Andromeda étaient devenues des potes au cours de l'année au final elles ne savaient rien d'elles ! Les serpentard au placard !

─ Ce n'est pas à cause de Petty et d'Andromeda, précisa Molly.
─ Alors pourquoi ?

─ Je suis mariée à Arthur. Bellatrix a informé tout le monde. Le groupe est la cible des moqueries de serpentards à cause de cela. Ça risque d'aller trop loin et je ne veux pas nuire à la cause. Si Andromeda et Petty se sacrifient, autant que ce ne soit pas en vain. Je ne veux pas que le club finisse par être interdit.

Quelques heures plus tard, Félicia posa sa tempe contre l'épaule de Faiza. Elles étaient montées sur le toit accessible à partir de la tour d'astronomie. Faiza referma ses doigts sur ceux de Félicia. Faiza était mal à l'aise quand Félicia montrait des signes d'attention en public et pourtant elle anticipait souvent pour les avoir. Il y avait chez Félicia un sentiment différent qu'elle ressentait vis-à-vis de toutes autres amies. Difficile pour elle d'assumer son attirance pour la jeune fille à la chevelure blonde et bouclée qui riait tendrement à côté d'elle. Faiza ne pouvait aborder ce sujet avec Félicia. Elle pourrait la perdre. Pour toujours.

─ J'arrive pas à croire que tout le monde se dispute. Daisy et Molly se sont à peine parlées, Petty et Andromeda sont parties, Cynthia et Juliana ne se parlent plus. Georgina et Ted refusent de s'adresser la parole. C'est l'apocalypse féministe !
─ Je comprends rien au monde magique, ça semble si complexe, soupira Félicia, toutes ces histoires de sangs-purs.
─ Mon père est comme toi, ça le terrifie et ma mère ne veut pas en entendre parler.
─ Ça ne lui manque pas la magie ?
─ Elle l'utilise tu sais, en permanence, mais elle reste entre femmes nées moldues et quelques sangs mêlés. Elles se considèrent elles-mêmes comme inférieures aux autres sorcières et sorciers. Et puis tu sais, elle est croyante et fréquente principalement les sorciers qui comme elles sont originaires d'Inde.
─ Pourquoi tes parents sont venus à Londres ?
─ Ce n'est pas eux, ce fut le choix de leurs parents. Les parents moldus de ma mère ont fui New Delhi à cause de tensions inter-communautés. Ils ont toujours des difficultés avec le fait qu'elle soit sorcière. Ils l'ont autorisé à étudier ici mais ils craignaient ce qui pourraient lui arriver.
─ Comment a-t-elle rencontré ton père ?
─ Par hasard, elle avait commencé à travailler pour une boutique de vêtements quand elle bouscula un jeune moldu qui se mit à discuter avec elle. Ma mère l'apprécia. Mon père est l'enfant d'un couple de Londres mixte, indien et anglais. Ma mère épousa mon père et ils eurent mon frère Paras puis Bilius et moi-même. Ce fut un grand moment car ce fut la première fois que la tradition du mariage imposé fut arrêtée par le choix de mes grands-parents de laisser ma mère choisir.
─ C'est pour ça Bilius, j'ai toujours trouvé ça étrange pour un indien car ta grand-mère paternelle est anglaise ?
─ Oui, c'était le prénom de son père. Les deux familles s'entendent bien. L'Inde est magnifique, tu sais ? J'aimerai un jour t'y emmener.
─ Pour avoir un mariage arrangé ?
─ Ce n'est pas que ça l'Inde, ne sois pas ….
─ J'aimerai beaucoup y aller avec toi, la coupa Félicia.

La main de Félicia sa posa sur la joue de Faiza qui perdit son regard dans le sien. Le cœur de Faiza s'emballa mais la jolie blonde se releva, usant de sa baguette pour faire chanter une pierre et mettre des tubes moldue. « Walk On The Wild Side » de Lou Reed se mit à défiler. Félicia se mit à rouler une cigarette, l'allumant, sous le regard désapprobateur de Faiza.

Félicia tournoyait en rond, « Doo, doo, doo »

─ Félicia ? dit soudainement Faiza.
─ Qu'est-ce qu'il y a ?
─ Ce n'est pas le jeune Black là-bas ? souffla-t-elle la voix blanche.

Sur les tuiles des toits pointus de Poudlard, Sirius Black les mains tendues marchait. La peur pétrifia le cœur de Faiza. S'il glissait, il n'y aurait rien à faire. Le jeune Black sautillait sur les brique au risque de s'en tordre le cou. Est-ce que c'était une plaisanterie ? Qu'est-ce que le petit adolescent était en train de faire ? Est-ce qu'il voulait mourir ?

Le garçon leva la main. En moins d'une seconde, son balai vint se placer face à lui. Il se positionna dessus, monta sur son balai et remarqua soudainement les deux jeunes filles qui le regardaient. Conduisant son balai jusqu'à elles, il en descendit pour se laisser tomber sur le sol.

─ T'étais pas à pré-au-lard ? questionna Félicia dont le cœur reprenait vie.
─ J'y étais, on est rentré plus tôt avec Remus, il était fatigué.
─ Il est souvent malade, remarqua Faiza.
─ Ouais, c'est difficile d'avoir la maladie des plaies spontanées.
─ C'est dommage, il serait mignon sans toutes ses plaies.
─ Il est mignon.
─ Qu'est-ce que tu étais en train de faire ? s'enquit Félicia.
─ T'es complétement fou ! gronda sévèrement Faiza
─ Je m'entraine juste, répondit flegmatiquement Sirius.
─ A quoi ?
─ A appeler mon balai.
─ Sur le toit et sans baguette ?
─ Je cherchai un endroit isolé, puis en quoi ça vous regarde les vélanes ?

Le regard du garçon fut attiré par la musique qui était diffusée par la pierre. « You used to say live and let live » s'époumonait le chanteur de Wings. Sirius pencha la tête sur le côté, il se rapprocha de la pierre, remarquant un objet rectangulaire posé dessus.

─ Une compile magique, on l'a fabriqué au club des inventeurs.
─ J'aime bien cette musique, remarqua Sirius.
─ T'es inscrit dans combien de clubs ? questionna Félicia, tu pourrais t'inscrire avec nous
─ Les clubs des lectures miraculeuses, du duel et d'histoire et juridiction.
─ Et celui de Quidditch, ça doit bien occuper tes journées.
─ Il y a bien qu'Evans pour demander une dérogation pour avoir davantage de clubs, confirma Sirius.

Il se mit à rire en imaginant la tête de ses parents s'il s'inscrivait au club des inventeurs.

─ De toute façon, mes parents ne voudront jamais que je m'y inscrive.
─ Pourquoi ?
─ Une vieille histoire avec les Dumbledore, les Doge, les Weasley et les Ollivander. Les sangs-purs ont la rancune tenace.
─ Sirius, tu t'y connais bien en familles de sangs-purs n'est-ce pas ?
─ Oui, répondit le garçon soudainement méfiant,
─ Explique-nous pourquoi c'est si tendu.
─ Vous écoutez pas en cours d'Histoire ?
─ Personne n'écoute, sauf peut-être Lily !
─ J'écoute, corrigea Faiza.

Ok, elle piquait aussi du nez, mais elle se rattrapait avec le club d'Histoire.

─ On a compris la guerre avec Grindelwald, les origines de Poudlard et tout le reste mais pourquoi cette obsession du sang-pur et c'est quoi le lien avec Molly, Arthur et ta cousine Bellatrix ?
─ Molly est ma cousine par alliance. Arthur est quelque chose comme mon deuxième cousin au deuxième degré.
─ C'est ta cousine ?
─ On est tous plus ou moins cousins les sangs-purs d'Europe et même ceux d'Amérique, à dire vrai. Arthur a aussi des Malfoy dans sa famille.
─ Vous êtes une tragédie grecque !
─ Pardon ?
─ En tout cas la mère d'Arthur était une Black et elle a épousé un Weasley malgré l'avertissement des Black, elle était promise au père de Lucius. Quand elle a tenu tête à ses parents, ils l'ont renié.
─ Ce devait être dur pour elle d'être en froid avec ses parents.
─ Elle n'était pas en froid, ils l'ont radié. C'est bien pire. Chez nous, quand on te renie, tu disparais de nos tapisseries, nos livres d'histoire et nos vies. Tu n'existes plus sauf pour te lancer des malédictions.
─ Et tu critiques l'Inde, dit Faiza à Félicia.
─ Toi aussi, tu dois épouser quelqu'un ? questionna Félicia soudainement inquiète, ignorant la remarque de son amie.

Sirius haussa des épaules de manière indifférente.

─ Je pense que mes parents se préparent à l'idée de se suffire que je sois seul et que mon petit-frère porte l'héritage. Je suis l'ainé, mais le second choix, je suis trop mauvais.
─ Pourquoi ?
─ Je suis à gryffondor, ma peau est trop bronzée, mes yeux étaient trop simples et puis mon petit frère savait transformer un rat en verre à quatre ans alors que je ne l'ai fait que cet été. Je crois qu'ils vont abandonné l'idée de me marier.
─ C'est quoi leur problème ? T'es très bien comme t'es !
─ Je suis peut-être trop banal, mes parents n'aiment pas ça.
─ Pourquoi ? questionna Félicia, pas certaine de vouloir la réponse.
─ Je crois, répondit Sirius hésitant quant à la réponse, que si on commence à ressembler et se mélanger à tout le monde, alors on devient comme tout le monde, que nos privilèges n'existent plus, et qu'alors on n'est plus personne.
─ Sirius, …
─ Eh ! Je suis pas prof, gronda Sirius, et j'ai mon premier cours de duel pratique. Je veux pas être en retard.
─ Une dernière question, c'est quoi un sang de bourbe ?
─ Ah !, Sirius se mordilla la lèvre, puis soupira, c'est une insulte pour les enfants de moldus. C'est comme-ci on disait enfant de la merde. Vous avez entendu ça quand ?
─ Severus Snape l'a dit à un serdaigle au club des papoteurs.
─ Venant d'un bâtard de sang, c'est gonflé !
─ Qu'est-ce que tu veux dire ?
─ Que Sev' fait juste ça pour ses petits-copains de serpentards. C'est un sang-mêlé à serpentard, il doit jouer leurs jeux pour survivre mais il est idiot. Les sangs-purs n'en feront jamais l'un des siens. Même Tom Jedusor n'arrive pas à faire oublier son nom.

xxx

Filius Flitwick avait convaincu Minerva de laisser à Sirius le droit de participer au cours de duel malgré ses prédispositions observées au mois de juin à la magie noire. Il devait voir les capacités du jeune homme pour mieux lui apprendre à les gérer. Il fut surpris de la facilité à laquelle Sirius contrôla son énergie lors des premiers duels. Il semblait évident qu'il avait été entrainé pendant les vacances. Bilius, James et Frank ne cessaient de crier son nom et Sirius brillait de joie. Flitwick du rappeler gentiment qu'on était pas dans un match de Quidditch.

Les jours qui suivirent furent chargés entre les clubs, la carte à préparer et les tentatives pour essayer d'être animagi. Les trois garçons se mirent à aller rechercher les ingrédients qui se trouvaient heureusement un peu partout dans Poudlard, toutefois malgré leurs nombreux essais, ils n'y arrivaient pas.

La douleur fut aussi cuisante que la surprise. Sirius se retrouva projeté dans une salle vide. La porte fut refermée et verrouillée. Severus le regardait avec rage. Sirius senti son cœur être soulevé autant que son corps. Il chercha sa baguette, contrant le sort de Severus. Ils se mirent à se battre. Définitivement, c'était dommage que Severus ne soit pas inscrit au club de duel car il était particulièrement doué. Sirius senti sa respiration s'accélérer, alors qu'il tentait de contenir sa magie et de ne pas s'énerver face à l'incompréhension de cette attaque. Ils étaient sensés avoir enterré la hache de guerre depuis que Severus veillait sur Regulus !

─ Qu'est-ce qui te prends serpillère ?

Se retrouvant projeté au sol, Sirius senti la main de Severus dans ses cheveux. Il tira un parchemin de sa robe sentant la potion ratée. Sirius ne pouvait lire, le papier étant trop près, il baragouina :

─ C'est quoi ?
─ Lis.

Sirius se redressa, lâché par Severus, prenant le papier entre ses mains.

─ Lis à voix-haute !
─ hmf.
─ A voix haute, Black !
─ Selon Sirius Black, Severus Snape, le bâtard de sang des serpentards ferait mieux d'apprendre à user de la potion capillaire Lissenplis des Potter. « De toute façon, » précise le jeune Black « ce n'est que le jouet de Malfoy. Quand il en aura assez, Severus retournera nettoyer les sols seul et quémander notre amitié à James et moi. »

Sirius rougit brutalement. Ce n'était pas ce qu'il avait dit ! Il avait bien dit à Félicia et Faiza des horreurs sur Severus mais pas comme ça. Seulement, Faiza et Félicia aimaient entendre les histoires mais pas les créer. Elles étaient ses amies, elles n'auraient pas rapporté, si ?

Severus se redressa, claquant sa langue sur son palais.

─ Tu me dégoutes, Black.
─ … je …

Sans attendre des excuses qui ne serviraient à rien désormais, la réaction de Sirius était un aveu de culpabilité, Severus quitta la pièce. Pas besoin de pleurer pour ce chien. Il n'en avait pas la moindre envie. Sirius n'était pas son ami, qu'est-ce qu'il s'était imaginé ?