Ailra : Je suis contente que ce chapitre t'aie plus :) Alors moi aussi j'ai hâte qu'ils retournent à Poudlard, parce que du coup, je me balade aussi à Poudlard. Ah oui, Andromeda et Sirius… Je ne sais pas encore la conclusion de cette rencontre, mais je sais qu'elle doit avoir lieu. En ce qui concerne les nouvelles lois, Dumby fera tout ce qu'il peut (tu lis dans mes pensées ?).

« Sinon, j'avais une 'tite question : est-ce que l'histoire respectera scrupuleusement l'avenir des persos, enfin ceux qui existent dans le canon ? *n'a pas DU TOUT envie que Sirius aille en prison* Non, parce que j'ai un peu l'impression que oui, mais l'espoir est toujours ce qui meure en dernier, pas vrai ? » Alors… La réponse est… oui et non. Si j'avais voulu suivre exactement la même trame, il n'y aurait ni Laura, ni Amanda, McGonagall n'aurait pas dix ans de plus (j'arrive pas à me retirer de la tête qu'elle est née en 1925, alors que d'après la chronologie, elle serait née en 1935), alors ces petites modifications, ne changent pas grand choses pour l'instant, mais elles ont leurs importances sur le long terme (ce qui m'a fait comprendre un peu mieux pourquoi on déconseille aux sorciers de remonter le temps de plus de quelques heures, quand on les y autorise.)

Bonne lecture!


Dimanche 25 décembre :

Le grand-père de James, Erik Ollivander, mit tout de suite Lily à l'aise. Grand, les cheveux et la barbe aussi blanc que la neige, des yeux bleus perçant, il ressemblait indéniablement à son petit neveu, Garrick.

-Du bois de Saule, n'est-ce pas ? Demanda-t-il a Lily en examinant sa baguette.

-C'est exact, répondit-elle, sa tasse de chocolat chaud entre ses mains.

-Ça correspond assez bien à la description que James m'a fait de toi. Douée pour les sorts de soin et pour les potions, la finesse de ta baguette démontre une habileté pour les enchantements également et une facilité pour les informulés. Tu as fait partie des premières de ta classe à réussir je crois ?

-En effet.

-Avec cette baguette tu iras loin, je le sens.

Au même instant, des coups secs furent frappés à la porte et la mère de James alla ouvrir la porte pour laisser entrer le professeur Dumbledore. James sauta de sa chaise et se précipita presque le vieil homme

-Alors professeur ?

-Allez-vous asseoir James, dit le professeur.

-Vous avez pu faire quelque chose ? Demanda Euphemia en apportant le thé, sur le plateau.

Lily regarda avec anxiété le professeur Dumbledore s'asseoir, le visage grave.

-Lily, Sirius. Mon cher Erik. J'ai passé l'après-midi avec le Ministre…

-… Et ? Demanda Lily.

-… Et j'ai réussi à obtenir un sursis pour les nés-moldus de Poudlard. Vous serez tous sous ma tutelle, jusqu'à ce que vous quittiez Poudlard, votre diplôme en poche. Et avant d'entrer à Poudlard, les enfants restent sous la tutelle de leurs parents.

-Et ensuite ?

-Ensuite, le Ministère vous placera sous la tutelle d'un autre sorciers.

-Donc Lily est tranquille jusqu'à juin ? Voulu être sûr Fleamont.

-En effet. C'est tout ce que j'ai pu faire, hélas. Un communiqué apparaîtra demain dans la Gazette.

Lily soupira de soulagement.

-Nous aurons amplement le temps de trouver un truc d'ici là, dit Euphemia. En attendant, profitez de vos vacances les jeunes.


Lily, s'était allongé sur son lit, plongé dans le dernier livre reçu à Noël, quand James frappa à la porte entrouverte.

-Tout va bien ? Tu étais bien silencieuse au dîner.

-Maintenant que Dumbledore nous as donné les dernières infos, ça va beaucoup mieux.

-Tant mieux. On trouvera quelque chose d'ici là. Qu'est-ce que tu lis ?

-Rage, de Richard Bachman.

-Connaît pas. C'est bien ?

-Ça ressemble au style de Stephen King, donc, ouais, le début est pas mal.

Lily posa le livre sur la table de nuit et tapota la place libre pour lui faire comprendre de venir la rejoindre. Après avoir fermé la porte, il s'installa donc à ses côtés, puis, elle posa sa tête sur son torse, afin de pouvoir, comme elle n'avait pas encore fermé les rideaux, contempler les étoiles. Distraitement, il caressa son bras, déclenchant une série de petit frisson à Lily, qui se serra encore plus contre lui.

-Tu me chatouilles, dit-elle.

-Oh, mademoiselle est chatouilleuse !

Cette fois-ci, il lui souffla dans le cou, qu'elle contracta.

-James… grogna-t-elle.

-Voyons voir, à quel point vous êtes chatouilleuse, Miss Evans.

Il s'attaqua à ses côtes sans qu'elle puisse riposter, gesticulant dans tous les sens, le suppliant d'arrêter, riant aux larmes. Elle fit alors la seule chose qui l'arrêterait à coup sûr. Elle l'embrassa, avec difficulté, et comme elle s'en doutait, il s'arrêta de la chatouiller, avant de lui rendre son baiser, plus passionnément. Instinctivement, elle passa une main sous son t-shirt, lui caressant le dos, où elle enfonça ses ongles en gémissant, quand il l'embrassa dans le cou, de manière appuyée.

-Non, recommence, dit-elle en le retenant par le col, alors qu'il s'éloignait.

-Tu es sûr ? Tu ne semblais pas prête l'autre jour.

-Et je ne le suis toujours pas. Mais ça, on peut continuer, dit-elle en faisant sourire James.

-À vos ordres, mademoiselle, dit-il en français.

S'appuyant sur son bras droit, l'autre main posé sur sa taille, il recommença à l'embrasser dans le cou, puis sur l'épaule. Lily ressenti comme une brève décharge électrique dans le bas-ventre, la faisant trembler. Elle repoussa James un peu plus violemment que prévu.

-Tout va bien ? J'ai fait quelque chose qu'il ne fallait pas ?

-Je… Je ne sais pas à vrai dire, dit-elle en ramenant ses jambes sous elle. J'ai… j'ai juste ressenti quelque chose de bizarre.

-Quelques choses d'agréable ou de désagréable ?

-Je ne sais pas trop… je crois que c'était agréable.

-Tant mieux. C'était le but.


Vendredi 30 décembre :

Lily, James et Sirius passèrent les jours qui suivirent à faire leurs devoirs, rendre visite à Bathilda Tourdesac, qui, Lily le découvrit rapidement, était une femme remplie d'humour. Pendant que les garçons se détendaient avec des mini-partie de Quidditch, Lily aidait la mère de James en cuisine, ou lisait les livres de la bibliothèque des Potter, comme en ce moment.

« Seinia serait la terre de nos ancêtres mais nul ne sait aujourd'hui où elle se trouve. Parmi les rares sources parlant d'elle, elle est décrite comme un grand continent où vivent Elfes, Lutin, Dragon, Sorcier, Gobelins, Vampires, Loup-Garou, Manticore et tout un tas d'autre être-vivant connu et inconnu de nous, et où chacun vivrait sur son territoire, selon ses propres règles. Les sorciers de là-bas, vénérerait les dieux de la nature dont une déesse appelée Ira, dont ils semblaient craindre la colère. Nul ne sait à ce jour pourquoi les sorciers quittèrent Seinia et cela restera certainement un mystère pour de nombreuse année. »

-Mythes et Légende du monde des sorciers, par Marcellus Fleamont. Quel passage lis-tu ? Demanda Fleamont.

-La légende de Seinia, dit Lily. Marcellus Fleamont ? Un parent à vous ?

-Le frère de mon arrière-grand-père. Seinia, où l'eldorado des sorciers. Un endroit où nous n'aurions pas caché nos pouvoirs.

-Vous croyez qu'un tel endroit existe ?

-Toutes les légendes ont un fond de vérité, Lily.

-Et des gens recherchent cette terre ?

-Non. Pas à ma connaissance en tout cas. Peut-être les Langues-de-Plomb, mais comme ce qu'ils font est ultra secret… Bref, je venais t'apporter ton certificat de tutelle. Il prouve que tu es sous la responsabilité du directeur de Poudlard. Tu peux donc sortir à ta guise maintenant.

-Tant mieux, fit James qui passait à ce moment-là. Parce que ça fait des jours que j'attends de pouvoir t'inviter au restaurant. Que dirais-tu du Bois aux amoureux ? Ce soir ?

-Euh… je… oui… pourquoi pas.

-Cool !

James l'embrassa avant de partir rejoindre Sirius pour une partie de Quidditch.

-Tout va bien entre vous visiblement.

-Je crois que oui.

-Tu le rends vraiment meilleur, tu le sais ? James est notre unique enfant alors Euphemia et moi l'avons gâté. Un peu trop peut-être. Il a toujours pensé que tout lui tomberait tout cuit dans le bec.

-Notamment les filles, dit Lily. Il n'avait qu'à claquer des doigts pour avoir une fille qui l'accompagnerait à Pré-au-Lard. Trelawney, Vincent, Duncan, Stevens…

-Je le reconnais bien là, pouffa Fleamont avant de rajouter sérieusement, mais s'il te te trompe avec l'une de ces dindes sans cervelle, n'hésite pas à le pourrir.

-Vous pouvez comptez sur moi.


Il lui flanqua une gifle tellement forte, qu'elle s'écroula par terre. Avant qu'elle n'ai le temps de se relever, elle reçut un coup de pied dans les côtes, puis un deuxième à la tête, lui faisant voir trente-six chandelles. Il l'attrapa par les cheveux, la traîna jusqu'à la table et lui mit un verre si près de ces yeux, qu'elle en loucha.

-Tu trouves que c'est propre ça, sale sang de bourbe ? Tu crois que c'est avec ça que je vais accueillir mes invités ?

Il la leva par les cheveux, la faisant gémir de douleur et lui donna un coup de pied dans les fesses la faisant retomber à terre.

-Recommence espèce d'incapable, ajouta-t-il en jetant le verre par terre. Si je ne vois ne serait-ce qu'une trace, ni eaux, ni nourritures pendant une semaine ! Tu m'entends sang-de-bourbe ?

Il s'approcha d'elle, attrapa ses cheveux et lui murmura dans le creux de son oreille :

-Et je ne te parle même pas de ce que je te ferais subir.

Il lui lécha la joue, puis la lâcha et quitta la pièce.

C'est à ce moment-là que Lily se réveilla, en sueur, le cœur battant à tout rompre et les joues mouillés de larmes. Elle sentait encore l'odeur d'alcool et de fumée que dégageait l'homme de son cauchemar. Elle chercha à tâtons sa baguette et éclaira la pièce d'un Lumos. Elle était seule dans la pièce, mais cela ne la rassura pas pour autant. N'écoutant que son instinct, elle chaussa ses chaussons et quitta sa chambre, toujours éclairé de sa baguette, mais se retrouva bloquer devant celle de James. Pouvait-elle vraiment le déranger en plein milieu de la nuit pour un cauchemar ? Il la trouverait ridicule, serait peut-être énervé d'être réveillé ainsi.

-Calme-toi Evans, ce n'est qu'un reste de ton cauchemar. James ne ferait jamais ça.

Elle frappa à la porte mais personne ne lui répondit. Sachant qu'elle ne parviendrait pas se rendormir seule, elle ouvrit tout de même la porte. James était coucher en travers de son lit, la couette jusqu'au menton et sa bouche ouverte laissait sortir un léger ronflement. Lily éteignit sa baguette pour ne pas le réveiller, chercha le lit dans le noir et se glissa sous la couette, se collant à James, chaud comme un radiateur. Peut-être que ce fut la différence de température entre leurs deux corps qu'il le réveilla. Quoi qu'il en soit, il se tendit comme un arc en sentant une présence inhabituelle dans son lit, mais se détendit en reconnaissant l'odeur de Lily.

-Lily ? Qu'est-ce que tu fais là ?

-Excuse-moi, je ne voulais pas te déranger… J'ai fait un cauchemar.

Elle s'apprêtait à s'expliquer davantage, mais cela semblait lui suffire puisqu'il ouvrit ses bras. Elle n'attendit pas plus et s'y réfugia.

-Tu ne me déranges jamais, chuchota-t-il. Tu veux en parler ?

Elle secoua la tête, nichant sa tête dans le creux de son épaule et collant son nez froid contre lui.

-D'accord.

Il passa sa jambe par-dessus les siennes et la recouvrit de son corps, comme pour la protéger de futur cauchemar. Avant de sombrer à nouveau dans les bras de Morphée. Lily se fit la réflexion qu'elle ne s'était jamais senti aussi bien, ni aussi en sécurité.


Quand James se réveilla le lendemain, il lui fallut quelques minutes pour se souvenir de la raison de la présence de Lily dans son lit. Elle lui faisait face, profondément endormie. Il aurait pu rester ainsi des heurs à l'observer, si une certaine partie de son anatomie ne s'était pas réveillé en même temps que lui. D'ordinaire, il ne se gênait pas pour se soulager, mais la présence de Lily rendait la chose impossible. Jetant un regard noir à la source de son mal l'aise, il s'efforça de trouver une image pouvant faire redescendre la pression, si possible avant le réveil de Lily. Pourquoi pensa-t-il à ça ? Aucune idée. Quoi qu'il en soit le souvenir de sa dispute avec Sirius en cinquième année à propos de sa mauvaise blague à Rogue fit son effet.

-Pourquoi cet air grognon ? Demanda la douce voix de Lily.

-Excuse-moi si je t'ai réveillé.

-Ce n'est rien. Tu es réveillé depuis longtemps toi ?

-Assez pour savoir que tu souris dans ton sommeil.

Tout en disant cela, il la rapprocha de lui en fermant les yeux.

-Je pourrais me réveiller tous les matins ainsi.

-Avec cet air grognon ?

-Non. Avec toi dans mes bras.

-Idiot, pouffa Lily.

-Tu veux me parler de ton cauchemar ? Demanda James au bout d'un moment.

-Pas vraiment. À vrai dire, je ne m'en souviens presque plus. C'est ce qu'on a vu hier soir qui a dû me troubler.

-Tu sais que je ne laisserai personne te traiter ainsi, hein ?

-Tu ne seras pas toujours là pour me protéger. Après Poudlard…

-Nous aurons trouvé une solution d'ici là. Je te le promets. Et si je dois te séquestrer dans ma chambre pour être sûr que tu es en sécurité, alors soit. Moi vivant, personne ne lèvera la main sur toi.


Lundi 2 janvier 1978 :

-Je n'arrive pas à croire que tu es réussi à t'exempter de ronde jusqu'au 23 janvier, s'exclama James.

-C'est de la simple chance James.

-Je maintiens que tu as triché.

-Ce n'est pas comme si j'allais en profiter pour me reposer de toute manière. J'ai encore des potions à préparer pour le concours.

Lily ouvrit la porte du compartiment où leurs amis les attendaient et s'exclama :

-Bonne année !

-Bonne année les amoureux, répondit Amanda, elle-même dans les bras de Remus.

-Alors quoi de neuf ? Demanda James.

-Tu veux dire à part la fermeture annoncée de la Compagnie des Balais Universels pour mars, un Opaloeil des antipodes semant la terreur en Australie et la régression du statut de la femme ? Demanda Alice. Rien. Tout va très bien dans le meilleur des mondes.

-Fortescue et sa fameuse capacité à instaurer la joie et la bonne humeur, fit remarquer Sirius.

-Presque aussi célèbre que ta réputation de coureur de jupons, répliqua Alice.

-Oh ça me fait penser, que je dois retrouver Vance.

-Vance ? Emmeline Vance ? Demanda Peter.

-Elle-même.

-Elle est au courant au moins ? Demanda James en souriant.

Pour toute réponse, Sirius attrapa une boulette de papier et le lui jeta à la tête.

-Alors ? C'est quoi cette histoire d'Opa-machin ? Demanda Lily en s'installant contre James.

-Opaloeil, corrigea Alice. C'est la plus belle espèce de dragon qui existe. En temps normal, ils vivent en Nouvelle-Zélande, mais migrent parfois en Australie quand leur territoire deviennent trop petit. Ils ont retrouvé une centaine de carcasses de Kangourous.


Samedi 7 janvier 1978 :

-Bon, résuma James, nous sommes deuxièmes derrière Poufsouffle au classement. Si on veu garder notre place, il faut que le match se finisse avec un maximum de 290 point pour Serpentard, et 180 pour Serdaigle. Ce qui veut dire que si Serpentard attrape le Vif, c'est avant d'atteindre 140 points, sans que Serdaigle dépassent les 180. Si c'est Serdaigle qui l'emporte, ils doivent attraper le Vif avant d'atteindre les 30 points, sans que Serpentard ne dépassent les 180. Sinon, il va falloir bosser très dur pour rattraper notre retard. Malheureusement pour James et l'équipe, au bout d'une heure, Serpentard menait déjà de 150 points alors que Serdaigle n'avait pas encore mis un seul but. Le match promettait d'être long et il fallait absolument que Serdaigle attrape le Vif d'Or.

-McKinnon vole le Souaffle à Avery et fonce vers les buts adverses ! s'écria alors le commentateur du jour. Zabini vient d'envoyer un cognard dans sa direction mais Sharp s'interpose et l'envoi sur Croupton qui se le prend en pleine tête ! Pendant ce temps McKinnon se rapproche dangereusement des buts et… MARQUE ! Serdaigle marque ses premiers point ! 150 à 10 !

À côté de Lily, James et le reste de l'équipe avait hurlé de joie, eux qui depuis le cinquième but de serpentard n'avait plus desserré les dents. Malheureusement leur joie fut de courte durée. Après un deuxième but, Serpentard marqua à nouveau.

-Putain, ta copine a intérêt à attraper le Vif, Lily. Et pas dans trente ans. On peut encore rester en tête, mais pas longtemps.

-Tu sais que son but n'est de te faire gagner ? demanda Lily.

-Je sais. Mais si elle n'attrape pas le Vif, ils finissent dernier. C'est dans son intérêt de l'attraper au plus vite.

Serdaigle marqua à nouveau, puis ce fut la fin. Serpentard marqua trois nouveaux but.


Samedi 14 janvier 1978 :

-Non je suis désolé, Sirius, mais c'est l'Argentine qui arrivera en finale, dit Laura en reposant son verre.

-Mais tu rigoles ? Verpey à fait une saison de dingue ! Sans parler de Queen et Roberts ! On va y arriver en finale.

-On ne passera pas les huitièmes Patmol, intervint James. Sois réaliste.

-Je suis optimiste. Il n'y a rien de mal à ça.

Installés au Trois Balais, Lily assistait au débat pour savoir quel pays gagnerait la prochaine coupe de Quidditch, qui se déroulerait cet été.

-Moi je vais plus loin, dit Mary. Non seulement, l'Argentine va en finale, mais elle gagne.

-Tu rêves McDonald, dit SIrius.

-Et si on lançait des paris ? proposa Peter alors que Remus sortait un carnet des plis de sa cape.

-Ok. Cinquante Gallions que l'Angleterre se retrouve en finale, dit Sirius.

-Dix, que l'Argentine gagne la finale, rajouta Mary. Et si j'ai raison, Sirius me devra un gage.

-Marché, conclut McDonald. Si tu as raison, je t'achète l'objet de ton choix.

-Je te préviens, se sera la robe la plus chère de chez Céleste et Artémis.

-James ? demanda Remus.

-Vingt Gallions sur le fait que l'Argentine va en finale.

-C'est noté. Laura ?

-Cinq Gallions que L'Argentine et l'Angleterre se retrouve en finale.

-Lily ?

-Sans moi, répondit-elle. Je ne m'y connais pas assez.

-Pete ?

-1 Gallions que l'Argentine va en finale.

-Franck ? Alice ?

-Sans nous, répondit Franck en posant sa main sur le genou d'Alice.

-Do ?

-Moi je dis que c'est la France qui sera en finale, face à l'Argentine. Cinq Gallions.

-Amy ?

-Je passe mon tour.

-Bien, maintenant que c'est réglé, je dois vous laissez, fit Sirius en jetant sa part de l'addition sur la table. J'ai une retenue avec notre cher concierge.

-Et moi, je vais me promener avec Lily, dit James en sortant sa monnaie de sa poche.

-Pas assez rapide, dit-elle en posant la sienne pour eux deux avant de l'attraper par son écharpe. À plus tard !


Lily frotta ses mains l'une contre l'autre pour les réchauffer.

-Alors ? Où tu voulais m'emmener ?

-Dans un endroit où je n'ai jamais emmené une fille.

-Vraiment ? demanda Lily septique.

-Tu verras, dit-il en lui prenant la main.

Ils marchèrent en silence pendant plusieurs minutes, s'enfonçant dans les bois recouverts de neige qui longeait le village.

-Oh regarde ! s'écria Lily. Une rose blanche !

Elle avait déjà lâché sa main pour cueillir la fleur.

-Normalement, elles ne devraient pas pousser avant avril. Ça veut dire que l'hiver est bientôt terminé. Ou, comme dirait ma grand-mère, que le ciel va nous tomber sur la tête.

-Pourquoi le ciel nous tomberait sur la tête ?

-Pas littéralement, mais plus comme "Une grosse catastrophe va bientôt se produire".

-Pas trop près de moi alors, dit James en enfouissant son nez dans son écharpe.

Soudain, quelque chose de glacé atterrit sur son visage et dégoulinant dans son cou. Il leva la tête et vit Lily, morte de rire.

-Ah oui? Tu veux jouer à ça Evans ?

Il se baissa à son tour et fit une boule de neige à la va-vite, qu'elle évita juste à temps. Il en profita pour se jeter sur elle, la plaquant au sol et essaya, avec succès, de lui mettre de la neige dans le col de sa cape, la faisant hurler.

-C'est froid !

-C'est le but de la neige ! rit-il.

-C'est de la triche ! Tu as plus de force que moi !

-C'est toi qui as commencé à chercher la bagarre.

-Je me rends ! Je me rends !

James s'écarta à regret et l'aida à se relever, et à se débarrasser de la neige.

-Allez viens, On y est presque.

Quelques minutes plus loin, Lily reconnu la Cabane Hurlante. Elle jeta un regard chargé de question à James.

-Je sais que tu t'inquiètes les nuits de pleine lune, maintenant que tu sais. On ne peut pas y entrer par là, il faut passer sous le saule cogneur. Quand on a vu, avec Sirius et Peter l'état de la cabane, on a décidé que nous ne pouvions pas laisser Remus tout seul ici. Il est plus dangereux enfermé, tout seul, que dans la Forêt Interdite avec nous.

-Je sais, James. Mais tu sais, rien de ce que tu me diras, ne me fera m'inquiéter moins. C'est ainsi. L'important, c'est que tu continues de prendre soin de lui. Et de tes autres amis.

Il posa son front contre le sien, et sourit en silence.

-Qu'ai-je fait pour mériter une petite amie aussi compréhensive que toi ?

-Je n'en ai aucune idée, dit-elle en retour.

Ils restèrent ainsi quelques secondes avec que James ne relève la tête, intrigué.

-Tu ne sens rien ? demanda-t-il.

-Je devrais ?

Sans attendre, James prit sa forme d'animagus, laissant apparaître un grand cerf majestueux. C'était la première fois que Lily le revoyait ainsi depuis le soir de la révélation du secret des maraudeurs. Mais elle n'eut pas le temps de l'admirer. Il reprit sa forme humaine rapidement.

-La fumée, dit-il. Reste ici, je vais voir.

Et il reprit sa forme d'animagi, sans attendre sa réponse, comme s'il était sûr qu'elle lui obéirait. Il disparut rapidement de sa vue.

-Si tu crois vraiment que je vais rester là, c'est mal me connaître, Potter.

Elle mit aussitôt à courir en direction de Pré-au-Lard alors qu'un épais nuage de fumée commençait à l'élever dans les airs. Plus elle se rapprochait et plus les voix se faisait entendre. Mais ce n'était pas les voix habituelles. Pas celle des élèves étant heureux de sortir de l'école pour la journée, où des adultes se saluant. Non. C'était des cris de terreurs, de désespoir, accompagné d'explosions.


Voilà, voilà... Je vous annonce maintenant que le prochain chapitre est quasiment fini et qu'il s'appellera "Première fois"? Que vous risquez d'être triste? En tout cas, moi je le suis. J'espère que ce chapitre vous as plus au moins et à bientôt pour le prochain :)