Bonjour bonsoir futur parents de la soul society et bon retour sur votre histoire si douce et pleine de légèreté.
Plusieurs remerciements s'imposent: Le dépassement des 2400 vues sur votre histoire. Merci beaucoup
Et comme à l'accoutumé, des remerciements à ma beta pandora pour son travail si incroyable et son aide pour la création des chapitres/ brainstorming de cette histoire qui s'approche et je vous l'annonce, dépassera les 50 chapitres.
Mais place au 47 pour aujourd'hui
Chapitre 47
" Mourir sans famille c'est cesser d'exister" JP de Muylder
Le lendemain alors que sa matinée s'était passée calmement, il dut se rendre à la réunion des capitaines. Après un point rapide sur les différents fronts de conflit et le dernier développement de la recherche dans le Hueco mundo, le capitaine commandant prit la parole.
-Comme dernier sujet à débattre, nous avons une problématique dont je n'aurais jamais cru voir venir un jour sur le devant de la scène. Je vais demander à la capitaine de la 4e division de nous dépeindre la situation.
Isane avança d'un pas : Comme certain d'entre vous ont pu le remarquer, de plus en plus de nos subordonnées se trouve dans un état de fatigue empiétant sur leurs missions, que ce soit de simple soldat ou des gradés importants de notre organisation.
L'assentiment général suivit sauf pour la 11e et la 12e qui comptait peu de femme dans leurs rangs.
-Il s'avère qu'un nombre important de femmes shinigamis se trouve actuellement enceinte.
La nouvelle fit ouvrir de grands yeux. Byakuya intervint:
-Si je comprends bien capitaine, certaine femme du gotei sont tombées enceintes ?
-Je me permets de vous corriger capitaine Kuchiki, nous ne sommes pas sur quelques femmes. Le nombre de cas est en constante augmentation et sur les 1000 femmes que comptent les armées de la cour, un bon quart est dans cette situation.
D'une voix mal assurée, Toshiro pris part au débat.
-Vous êtes en train de nous dire que les armées de la cour vont avoir à faire face dans les mois qui viennent à une recrudescence de naissance ?
-C'est tout à fait cela.
-Mais c'est impossible, dit vivement Soi Fon, nous savons tous ici que les naissances dans la Soul Society sont de l'ordre de 1% par rapport à sa population totale.
-De quoi elle parle, piqua Kenpachi.
-Trop complexe pour toi, lui rétorqua durement la capitaine des forces spéciales.
-Répète un peu ?!
-Le capitaine de la 2e division disait juste que les naissances dans notre monde sont extrêmement rares, intervint posément Max.
Surpris du ton, le virulent capitaine se calma.
-Bah voilà pas trop dur de la faire en français quand même.
-Cela n'explique pas les causes de cette explosion de naissance, fit remarquer Shuhei.
Chacun se mura dans le silence à la recherche d'une possible explication.
-Directeur du bureau de développement technique vos conclusions, demanda Kyoraku d'un ton calme.
Le savant fou avança.
-Suite à votre demande, ma division a trouvé la cause. Le travail que nous avons mené, il fit un discret signe à la capitaine Kotetsu, à permis de mettre en avant que c'est notre monde lui-même qui en est la cause.
La perplexité se sentait dans l'air. Soufflant, Kurotsuchi reprit.
-Comme vous le savez tous, notre monde est relié par rapport au monde des humains. Les décès dans l'un nourrissent l'atmosphère de l'autre et en échange nous le protégeons, telle est la loi immuable édité par le roi des esprits. Il y a donc contingence. Suite aux conflits meurtriers que nous avons traversés, les effectifs de notre armée ont été fortement impactés. Hors les shinigamis régulent, mais sont aussi une partie de la Soul Society. Leurs nombres étant plus faibles maintenant, j'ai tiré la conclusion que notre monde avait volontairement fait sauter une sorte de blocage pour ce qui est de la conception entre les âmes.
On sentait les cerveaux des personnes présentent tourner à plein régime.
-Je ne comprends pas une chose, commença le capitaine Iba.
-Je m'en serais douté, dit le savant en levant les yeux au ciel.
-Pourquoi faire cela alors que les âmes du Rukongai n'ont pas été touchées par le conflit. Nous ne sommes qu'une petite partie de la Soul Society.
-Tiens je suis étonné, je ne pensais pas que votre petit cerveau puisse formuler une question si pertinente.
Le 7e capitaine tiqua, mais ne pipa mot.
-Vous avez raison cependant toutes les âmes ne se valent pas. C'est ainsi que par le calcule, nous avons mis en lumière que presque 60% de la pression spirituelle de notre monde influant sur les particules le composant émanait et était stabilisé par nous, les Shinigamis. Cela vient de notre capacité à maîtriser et développer un Reiastu bien supérieur pour certains capitaines par exemple, il s'était tourné vers Kenpachi. À plus de 50 districts.
Des hochements de tête de compréhension accompagnèrent cet exemple.
-Il est…
-Il est donc normal que notre monde cherche à se rééquilibrer en faisant croître des âmes nouvelles ayant une forte potentialité d'hériter d'un pouvoir latent, conclus Isane sous la moue de Mayuri.
-Capitaine de la 4e et de la 12e, je vous remercie de votre intervention très éclairante, dit le commandant.
Les 2 capitaines réintégrèrent leur rang
« T'a vu ça Max ? T'es pas seul… »
« La ferme, tu n'as pas le droit de m'appeler comme cela ! »
« Pardon, son hollow lui fit comprendre qu'il n'en avait rien à faire, mais tout de même c'est cocasse que ce soit à ce moment-là que je me réveille. »
Il le fit taire de force et pour se venger, le parasite envoya son pouvoir qui commença à recouvrir comme des tentacules le blanc de son œil gauche. Max le ferma précipitamment tout en scellant sa pression spirituelle qu'il avait senti trembler. Retrouvant son calme, il sentit le regard scrutateur de son collègue de droite en la personne de Toshiro. Se tournant vers lui en découvrant son œil redevenu normal, il lui fit un sourire forcé et se re-concentra sur la réunion.
-Quelle est la marche à suivre capitaine commandant, interrogea Soi Fon qui semblait perdu sur le sujet. Voulez-vous que les services secrets s'occupent de « contenir » cette évolution jusqu'à nouvel ordre ?
Max crut mal entendre. À ces mots, il pointa son regard vers Renji qui avait comme lui, resserrés les muscles et serrés les dents.
-Que voulez-vous dire ? Demanda un Kyoraku surpris de la proposition.
-Nous pourrions le temps de définir une stratégie, mettre les shinigamis souffrantes en isolement dans une des salles de la prison.
Renji intervint pendant que la colère de Max commençait à augmenter.
-Vous n'y pensez pas capitaine Soi Fon ! Ce n'est pas une maladie !
-On ne sait pas ce que c'est, critiqua vivement la femme. Nous sommes en pleine re-formation des effectifs des divisions, nous sommes vulnérables.
-Et vous pensez qu'enfermer des femmes enceintes est une solution acceptable ! Max pour la première fois depuis qu'il était capitaine et depuis aussi longtemps n'avait jamais été dans une telle fureur. Vous réfléchissez à vos paroles !
La stupeur était un mot bien trop faible pour les hommes et femmes présentent. Kyoraku avait relevé la tête. Hitsugaya, Shuhei, Tetsuzaimon, Renji, Isane le fixaient aussi surpris que s'il venait de tuer le capitaine commandant. Mayuri se curait les oreilles alors que Kenpachi se mit à rire.
Soi Fon vira au rouge à son tour.
-Surveillez vos paroles capitaine Risekime.
-Et vous allez consulter pour des lésions mentales, apparemment la guerre ne vous a pas épargnée.
La tension entre les 2 était palpable et entretenue par le fou rire du capitaine de la 11e.
-On ne me parle pas impunément comme cela.
Soi Fon avait mis une main sur le manche de son Zanpakuto. Max avait dressé une main vers sa garde, mais ils furent interrompus par une voix forte et ne laissant pas de place à la discussion.
-Je vous remercie de votre passion sur ce sujet de fond, Kyoraku n'avait pas l'air très content. Je vous demande de rester dans les clous. Capitaine Soi Fon, la femme se redressa. Votre proposition me semble bien trop extrême.
-Bien compris.
-Capitaine Risekime, veuillez rester courtois.
-Bien compris capitaine commandant. Veuillez accepter mes excuses commandant. Il venait de tirer un regard meurtrier vers le capitaine de la 2e division.
-Nous avons eu la proposition du capitaine Soi Fon, j'attends vos suggestions, il s'était adressé à tous, mais surtout à lui.
-Avec plaisir. À l'inverse de la première proposition dénuée de sens moral.
« Et paf, c'est bien mon poulain ça ! »
« La ferme ! »
-Oui ? Demanda Kyoraku.
Reprenant pied, il continua.
-Je propose que nous voyions cela comme une bénédiction pour les parents, mais aussi pour le gotei. La logique voudrait que nous agrandissions considérablement la 4e via une aile dédiée. Nous devons, via le capitaine Kotetsu, il lui sourit. Former le plus de personnel de la 4e division. Et surtout, il va nous falloir nous doter de toutes les infrastructures au bon accomplissement personnelle de ces jeunes âmes. Cela passera par un nouveau cursus au sein de l'académie etc.
Le commandant se frottait le menton en pleine réflexion.
-Sachez que le clan Risekime est tout à fait en mesure de financer et construire ces infrastructures dans le délai. Il venait d'enfoncer le clou. Et le coup de grâce arriva là où on le l'attendait pas.
-Je et mon clan par sa capacité financière, soutient la proposition du capitaine et du clan Risekime, dit d'un ton calme Byakuya Kuchiki.
Du coin de l'œil Max vit Renji souffler.
-Vous avez mon accord, conclu le commandant. Les plans vous seront transmis le plus rapidement possible par la 4e selon ses besoins. La séance est levée. Capitaine de la 8e et 2e division, veuillez rester.
Alors que les autres gradés quittaient la pièce, Max et Soi Fon immobile attendirent que les portes se referment.
-Je vais être extrêmement clair avec vous 2. Lorsque vous prenez la parole dans cette institution qu'est le conseil de capitaine, j'attends de vous de l'honneur et du savoir-vivre. La proposition que vous avez faite capitaine Soi Fon était déplacée.
-Mes excuses commandant.
-Votre réaction capitaine Risekime, n'était pas digne d'un capitaine.
-Veuillez me pardonner commandant, cela ne se reproduira pas.
-J'y compte bien.
Ils avaient vraiment l'impression de se faire gronder comme des enfants.
-Je ne veux pas avoir à faire un rappel. Maintenant, rompez.
Soi Fon le dépassa rapidement. Il allait lui emboîter le pas, mais une main sur l'épaule le retint.
-Viens avec moi, allons marcher.
Ne pipant mot après l'événement de la réunion le capitaine de la 8e attendit que son ami rompe le silence installé.
-J'ai appris la nouvelle suite au rapport d'Isane, mes félicitations à vous 2 pour votre enfant à venir.
-Merci.
-Qui l'aurait cru, Le rose venait de tourner son visage vers le ciel, que notre rôle serait bouleversé par l'arrivée de bambins. C'est un nouveau défi qui se dresse devant nous tous…
-Je dois t'avouer que c'est bien la première fois qu'un défi me terrifie autant tout en me comblant de joie.
-C'est sûr que c'est tout à fait différent des 2 guerres que nous avons traversé.
-Et du raid sur le Sokyoku.
-Oh oui c'est vrai, comment ai-je pus ne pas y penser.
-C'est ici que tout a commencé.
-Et ça se poursuivra dans les couches et les biberons pour toi, son ami était rayonnant, mais une ombre venait de passer fugacement sur ses traits.
-Qu'as-tu sur le cœur Shunsui ?
-Je me dis juste qu'il aurait adoré la période qui arrive.
Les 2 capitaines s'étaient tournés face au petit carré de pelouse ou trônait à l'abri d'un magnifique au vent, la tombe gravée dans une pierre blanche, le nom du capitaine Ukkitake. Il laissa son supérieur sortir ses sentiments.
-Il aimait par-dessus tous les enfants.
-C'est vrai ?
-Oh oui, tu l'aurais vu lorsque Byakuya était petit, il passait le plus de temps possible dans le clan afin de le voir. Au point que le premier « papa » qui était sorti de sa bouche avait été pour lui alors que son vrai père était juste à côté. Je ne te raconte pas la crise de rire du vieux Ginrei et la grimace de Sojun.
Les deux hommes rirent de bon cœur à cette histoire.
« C'est écœurant »
Max crispa rapidement la mâchoire. Se passant la main sur le visage. Kyoraku le questionna :
-Et toi ça va ?
-Oui oui sans souci, tu sais, la prise de poste de capitaine.
-Oh je vois, et avec un petit Risekime en route ça ne va pas aller en s'arrangeant, il rigola de sa propre blague. Se calmant il se pencha doucement vers la stèle. Tu aurais adoré cela, même si tu m'aurais posé des soucis.
Face à l'incompréhension de son ami, il se redressa et reprit sa marche.
-Il aurait voulu passer le plus de temps possible avec nos petites têtes blondes. A tel point qu'avec ce que tu as proposé pour la 4e et l'académie, je n'aurais pas exclus qu'il demande à être libéré de la 13e pour se charger de leur apprentissage. Réfléchissant, Max dit pensif.
-Il aurait été formidable.
-Bon ce n'est pas tout, je n'ai pas envie de m'attirer les foudres d'une future mère en te retenant trop longtemps.
« Oh oui… il ne faudrait pas…, la menace était insidieuse comme toujours »
S'ensuivirent un pic de douleur et une fluctuation qu'il jugea importante dans sa pression spirituelle qui le força à la cadenasser comme jamais auparavant. Retrouvant son moment et alors que son ami lui tournait le dos, Max se lança.
-Je sais que c'est un peu précipité, mais j'aimerais te demander une faveur Shunsui.
Revenant de face, l'homme fixa un instant son subordonné et ami. Toute trace de joie avait été aspirée de son visage au profit d'un masque de neutralité tiré des plus étranges sur son jeune Max qu'il connaissait si bien.
-Bien sûr, après tout ce que l'on a traversé tu ne devrais pas avoir à me poser ces questions.
-C'est un peu prématuré je le sais bien, cependant…
Il chercha ses mots
-Je t'écoute Max, ajouta son ami gentiment en se rapprochant.
-Nous feriez-vous l'honneur d'être le parrain de notre enfant à naître ?
Le rose recula le cou sous la surprise.
-Bien sûr que j'accepte, le commandant semblait ravi
Sur une dernière accolade, ils se quittèrent. Pour la première fois depuis que son hollow avait remplacé son zanpakuto, il était heureux du tour qu'il lui avait joué et de savoir que son enfant soit protégé s'il lui arrivait quelque chose.
.
6 mois après que l'heureuse nouvelle leur avait été annoncée, Mariko vivait dans un monde de conte de fées. Son prince charmant de mari était au petit soin pour elle. Max se dégageait de plus en plus de temps afin de le passer avec elle et ceci même au sein de la division. Il était très rare qu'elle passe plus de 3 heures seule dans son bureau sans qu'il ne trouve un prétexte pour la voir si ce n'était directement venir remplir ses documents sur un coin de sa table. Dans le même temps, leur vie personnelle était au beau fixe et Azu était aux anges ainsi que tout le clan de bientôt accueillir un nouveau membre. La seule ombre au tableau qu'avait pu trouvé la future mère avait été les minuscules perturbations qu'elle ressentait dans la pression spirituelle de son époux durant son sommeil ou lors des 2 heures qu'il passait dans son bureau privé au sein de la résidence. Étant trop accaparée d'autre part, elle n'avait pas creusé plus loin, mettant cela sur le compte du stresse de sa future paternité, du travail et des responsabilités du clan. De son temps libre qu'elle prenait selon les dires de son supérieur « Aussi souvent et aussi longtemps qu'elle le souhaitait », Mariko voyait souvent Rukia qui avait donné naissance au premier bébé du Sereitei depuis plusieurs décennies. La petite Ichika était pour elle un moyen d'apprendre et d'appréhender cette mission très spéciale qu'était l'accouchement. En cela son amitié avec la jeune maman l'aidait beaucoup.
Au final ils n'avaient jamais été aussi heureux que maintenant.
XXX
Les 8 mois et 29 jours qui s'étaient égrenés avaient été un calvaire pour le capitaine de la 8e division. Il avait dû museler le plus possible sa pression spirituelle pour dissimuler les variations de plus en plus fortes dans son Reiatsu. Cela avait tenu un temps, mais plus son hollow se développait et moins il arrivait à maintenir son contrôle. Suite à une altercation avec celui-ci, Max avait découvert qu'il parvenait lors des « crises » comme il les avait surnommés, à ouvrir un portail entre le Sereitei et le Hueco mundo. Les vastes étendues de sable blanc qui l'avaient accueilli lui servirent de défouloir. Ces voyages étaient très vite devenus une obligation s'il ne voulait pas se voir affubler d'une partie du masque de son parasite, voire pire, de perdre le contrôle. En parallèle, il avait tout fait pour que les moments passés avec sa femme bien aimée soit les plus doux et heureux possible. Il ne se faisait plus d'illusion quant à son sort. Max ne pouvait plus réduire ou stopper malgré ses nombreuses tentatives, l'avancer de ce monstre qu'il voyait avec ses traits dans son monde intérieur.
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Le jour J avait débuté pour les Risekime lors de l'admission de Mariko au sein de la 4e division. Max avait eu un mal fou à confier sa douce aux bons soins des soigneurs, et ce malgré les baisers passionnés de celle-ci et ses paroles rassurantes lui promettant qu'il serait informé lorsque le travail commencerait. Rassuré à moitié, un soldat de la 8e envoyé à sa recherche avait mis fin au débat entre le couple. Quittant sa bien-aimée avec un sourire rassurant et un regard plein d'amour, il attendait le soir afin de la retrouver.
La journée fut terrible pour le capitaine. Entre les tâches les plus pénibles, les soucis d'intendance et le contingent de shinigamis de la 8e qui était revenu de la pacification du district 95, il avait eu forte à faire le tout avec un mal de crâne et des nausées de plus en plus fortes. Lessivé et fatigué comme jamais, il soupira en tombant dans son fauteuil de capitaine, des dossiers en pile l'attendaient sur le bureau alors que les 19 heures sonnaient et qu'une nuit précoce était tombée. Son majeur et son index droit posé sur sa tempe pulsante, Max se demanda comme il allait réussir à faire tout cela.
« Je pourrais te donner un coup de main ? Susurra son hollow »
Levant les yeux au ciel suite aux paroles, le capitaine attrapa un document.
« Je suis sérieux, si tu veux j'ai un moyen de faire en sorte que tu n'ai pas à faire tout cela »
Se disant qu'il ne risquait rien à écouter, il enchaîna.
« Et donc ? »
« Si tu me donnes ton corps, je le ferais pour toi »
Cette monstruosité avait dit cela avec un ton calme très inhabituel.
« Tu ?… »
Ses pensées furent coupées quand un papillon noir arriva dans sa direction. Son cœur bondit dans sa poitrine. Se redressant d'un bond, il proposa directement son index comme perchoir à l'insecte. Aussitôt le message qu'il avait attendu toute la journée se déversa dans son esprit. Son fils ou sa fille allait arriver.
La main sur la poignée de porte, il ne put plus bouger. Le contrôle de son corps lui avait été retiré. Brusquement, il recula alors que son torse se tordait de douleur et que des particules blanches apparaissaient sur le haut de son front s'agrégeant de plus en plus rapidement. Hurlant comme un possédé, Max lutta de toutes ses forces tant physiquement que mentalement contre son hollow. Sa vision s'obscurcissait de plus en plus alors que des tentacules sombres le grignotait petit à petit. Tirant sur le début de masque, il le brisa, mais celui-ci se reforma rapidement. Dans des gestes non coordonnés, Max se retrouva à crier et à gesticuler au sol alors que son œil droit n'était plus que celui du monstre qui le rongeait. Se courbant dans un angle anormal, il revint à genoux pour vomir une substance a mi chemin entre le sang et un ichor blanchâtre de mauvais augure. Une main sur la bouche, il parvint dans des mouvements erratiques à poser un bras sur son bureau. Son corps se convulsait tout seul alors que son hollow riait à en perdre la raison dans son esprit. Finissant par se remettre debout, mais le corps secoué de frisson et ses mouvements mal assurés, le capitaine de la 8e division balaya d'un mouvement large tous les documents du bureau dans une précipitation qu'on ne lui connaissait pas. Détruisant un tiroir au passage qui passa par la fenêtre derrière lui, il attrapa un document, il le positionna en évidence sur le bureau. C'est alors qu'un bruit de coup se fit entendre contre la porte. Une voix étouffée commença :
-Mon capitaine vous êtes là ?
Fourrageant encore un peu dans les tiroirs, la voix recommença.
-Ouvrez capitaine Risekime.
Saisissant son doigt où reposait la chevalière du clan, il lutta pour la déloger.
-Capitaine je vais enfoncer la porte ! Hurla une voix qu'il reconnaissait comme étant celle du 3e siège.
-N'entrez pas c'est un ordre ! Répliqua-t-il avant de se taire. Sa voix n'était plus la sienne, elle semblait dédoublée avec une autre.
-Enfoncer la, je prends le risque, entendit-il clairement.
Il eut le temps de poser le symbole de son rang en évidence sur le document. Il pinça rapidement l'espace dans l'air. Aussitôt, une faille en direction du Hueco mundo s'ouvrit. Max la traversa et disparut au moment où ses hommes pénétraient dans son bureau.
Timing et fin adapté pour un chapitre 48 qui annonce de nombreuses nouvelles choses. J'ai hate de vous les faires découvrirent. Pensez à Review, fav et follow et je vous dit au week end prochain.
Bye
