Merci aux trois personnes qui me suivent et aux deux en favori. Hésitez pas à me faire des retours. Je recherche un ALPHA lecteur. Why not you ? Attention, également, pas mal d'éléments ont été corrigé/modifié/autre dans les précédents chapitres. J'avais fait des GROSSES BOURDES. Gros Sirius Black sur vos joues.


Divaguant dans sa promenade matinale quotidienne, le professeur Wood admirait l'incroyable beauté du parc d'Hogward. Les immenses cyprès, les grandes allées chatoyantes, le labyrinthe mystérieux et l'orée de la forêt interdite n'offraient qu'un vague aperçu de l'immensité d'un lieu unique. Ce dernier était protégé des intrusions par des sortilèges anciens jetés par les différents directeurs de l'établissement qui s'étaient succédés et par les quatre fondateurs de l'école.

Ancien membre de la maison de serpentard, le professeur Wood se souvenait de ses sept années à Poudlard. Ni populaire, ni isolé, il gardait le souvenir des chthoniens cousins Black, de la timide Prince, de l'effronté Greengrass, de l'impétuosité du fils Malfoy et de l'aura du préfet Tom Jedusor.

Il était en première année quand l'adolescent colosse Rebeus Hagrid avait tué par le biais des monstres qu'il élevait sous son lit. Le professeur Wood ne se souvenait guère de la jeune Myrtie Warren. La jeune fille était revenue sous un aspect fantomatique hantant les toilettes de l'école, une ancienne camarade de classe qu'elle venait encore pourchasser et les maisons de quelques moldus inconscients. Elle rodait dans les canalisations et surgissait soudainement.

Le professeur Wood n'appréciait guère Rubeus Hagrid. A son époque, à Hogward quelques étudiants non-scolarisés trainaient dans le parc. Hagrid avait été placé dans une cabane à l'isolement, un enfant effrayé qui semblait être un moldu surgissait parfois au travers des couloirs. Longtemps Wood avait pensé que Rusard était un spectre.

S'arrêtant à l'ombre de patchoulis rosés, le professeur Wood songea à la conversation qu'il avait entretenu avec Lucius Malfoy et le jeune Severus Snape. Les inquiétudes qui étaient les leurs étaient explicables avec la crise actuelle. Il était normal de vouloir apprendre à se défendre avec davantage de cas pratiques. Le directeur lui en avait donné l'autorisation. La proposition d'étudier les épouvantards par le jeune Snape était brillante. L'enfant l'avait étonné et apprendre qu'il était le fils d'un Prince aussi.

Le professeur Wood se souvenait de la mort tragique de Ménélas et des conséquence sur Eileen. Il pensait, sincèrement, qu'elle s'était suicidée après leurs années d'étude. Son aspect corbeau fragile avait longtemps hanté le professeur Wood qui savait que nombreuses personnes lui avaient tourné le dos et ne voulaient pas être rattaché au Prince après la guerre Grindelwald. Severus lui ressemblait tellement. L'homme était soulagé d'apprendre que malgré cette fin de guerre douloureuse, Eileen avait su survivre et trouver le bonheur.

L'attitude des gryffondors et en particulier des quatre cancrelas en troisième année le sidérait. Ils auraient besoin d'une bonne leçon. Il ne fut pas étonné de voir le professeur de Soin et Psychologie se rapprocher de lui. Observant le ciel d'un gris immaculé, le professeur Wood observa son cadet l'air agacé se diriger vers lui sans la moindre déambulation. Ils se saluèrent avant de débuter les hostilités.

─ Professeur Wood.
─ Professeur Lestrange.
─ Je vous le répète : faire affronter leurs peurs à des élèves qui viennent d'apprendre le massacre de nobles sangs-purs et de jeunes enfants moldus n'est pas une idée acceptable et ; d'autant plus dans le niveau du jeune Londubat.
─ Je n'interviens pas dans votre cours, n'intervenez pas dans le mien.

Désappointé, Minos Lestrange afficha un visage rigoureusement fermé. Il sentait toute l'arrogance de Wood et son aspect caudataire qui usait des mots pour flatter à son avantage ceux dont il espérait des faveurs. Ce patelin de Malfoy accompagné de l'aveuglé Snape avait obtenu des points pour une proposition que Minos soupçonnait être contre Frank Londubat.

Il était agacé que Wood ne réalise pas que son projet était dangereux. Agacé que le Directeur soit occupé dans son petit groupuscule chassant le mage noir. Evidemment que Lestrange soutenait l'Ordre mais Poudlard avait besoin de son Directeur. Le plus frustrant c'est qu'il ne pouvait pas en aviser Minerva, vivement occupée ni Picott à nouveau évaporé.

─ Attendez le retour de Dumbledore, je vous en conjure. Il n'a sans doute pas acté pour que les troisièmes années soient confrontés à leurs cauchemars.
─ Vous craigniez que les élèves ne terminent comme Rodolphus ? Que lui est-il arrivé pour qu'il soit interné à Sainte-Mangouste cet été ?
─ Professeur Wood, mon cousin va bien. Mêlez-vous de vos affaires.
─ Et vous des vôtres.

L'obscur Minos usa d'un sourire courtois pour mettre fin à la conversation, tournant sauvagement des talons. Que tous les Dragons d'Islande foudroient le professeur Wood si le jeune Frank en était blessé. Il marmonna dans sa jeune barbe, rien n'était pire que l'arrogance de l'âge et de ceux aimant être flattés.

Dans l'après-midi, les élèves de troisième année de gryffondor et serpentard regardaient intrigués le coffre devant eux qui gigottait d'impatience. Le professeur Wood répéta à nouveau le danger des épouvantards et la formule à donner. D'ordinaire à moitié endormi, Sirius avait les yeux rivés sur le coffre et se décomposait au fur et à mesure des mots soufflés par le professeur. Severus s'en réjouissait. Il exultait de joie et devait se contenir pour ne pas le montrer. Il tenait sa vengeance.

La main de Remus se posa doucement sur celle de Sirius, son pouce caressant sa hauteur. Il passa ses doigts dans les espaces interdigitaux de son ami qui referma solidement sa main dessus. Severus se réjouit bien moins. Sirius tourna un regard angoissé vers le lycanthrope. Levant le bras, James n'attendit pas d'être interrogé pour questionné le professeur :

─ On est contraint de passer ?
─ Oui, Monsieur Potter, les épouvantards sont accessibles facilement pour les troisièmes années.
─ Oui, monsieur Potter ? gronda le professeur en le voyant à nouveau lever la main.
─ Et si on ne veut pas passer ?
─ Vous aurez une perte de points et une retenue avec Rusard ?

Tous les étudiants avaient désormais les yeux fixés sur James qui leva une troisième fois la main. James avait toujours participé en classe mais pas au point d'en devenir agaçant. Le professeur Wood avait un visage de plus en plus crispé.

─ Oui, Monsieur Potter ?
─ Est-ce qu'on peut passer à plusieurs ?
─ Non, Monsieur Potter. [….] Oui, Monsieur Potter ?
─ Est-ce que vous pouvez répéter comment on dit la formule, j'ai pas tout compris.
─ Bien entendu.

Quelques minutes plus tard, James leva à nouveau la main.

─ Oui, Monsieur Potter.
─ Est-ce qu'il existe plusieurs espèces d'épouvantards ?
─ Oui, Monsieur Potter, répondit le professeur Wood se mettant à expliquer les différents types d'épouvantard. A la fin de son discours, James leva à nouveau la main.
─ Oui, monsieur Potter ?
─ Est-ce qu'il y a des épouvantards célèbres, Monsieur Wood ?
─ Et bien, commença embêté le professeur Wood.
─ J'ai lu dans la gazette du sorcier, que le père de Remus avait encore vaincu l'un d'eux particulièrement dangereux.

Remus avait expliqué la raison qui le rendait aussi fort en défense contre les forces du mal. En effet, son père avait l'habitude de s'occuper des créatures aux travers le monde. Il avait d'ailleurs été très fier d'apprendre que Remus avait su combattre un épouvantard. C'est ainsi, d'ailleurs, que son père avait rencontré sa mère.

─ Tout à fait, le professeur Lupin est un imminent … …. Oui, Monsieur Snape ?
─ Les questions de Potter vont nous empêchées de pratiquer !
─ C'est exact, c'est exact. Monsieur Potter, puisque vous désirez à ce point poser des questions, venez essayer le premier. Ne vous en faites pas, je n'attends pas à ce que vous réussissiez du premier essai.

Joyeusement, James se redressa et se rapprocha du coffre. Remuant les doigts sur sa baguette, se préparant à affronter le zombie de l'Empire III. Le lourd et épais couverte du coffre s'ouvrit. Le Professeur de Math et Logique, Madame Luzon s'extirpa de la boîte. Ses grands talons jaunes brillants alors qu'elle beuglait :

─ Monsieur Potter, voulez-vous PASSER votre entrainement de Quidditch à revoir les tables de multip ….
─ RIDIKULUS !

Le professeur Luzon ouvrit des yeux de biche, des cornes se mettant à mettant le long de ses cheveux, se retrouvant au sol en un cerf hennissant. James planta son regard satisfait dans ceux du professeur Wood. Ca lui apprendrait à braire pour rien. Il devrait s'entrainer à apprendre le sort également pour les vrais professeurs.

Le professeur Wood appela d'autres élèves, principalement des volontaires.

─ Monsieur Pettigrow, à votre tour.

Du coffre un homme avec un fort embonpoint et une moustache blonde apparu. Il souffla, cracha, s'agaça en regardant une lettre, répétant en boucle : « Sorcier, sorcier, sorcier. Qu'est-ce-que c'est que ces sornettes ! Mon propre fils, un monstre ! C'est une farce. MARYLIN ! MARYLIN ! Explique-moi cette histoire de … »

─ RIDIKULUS !

L'homme se rabougrit et devint un petit rat couinant. Soupirant soulagé, Peter regarda en direction de Sirius. Il lui sourit alors que Sirius levait le pouce en l'air. C'était son nouveau jeu : les gestuels moldus avec les mains. Il trouvait ça fascinant au grand désespoir Remus qui connaissait bien le sens de certains et de Lily qui en rougissait parfois tant Sirius exagérait.

─ Monsieur Black, au lieu d'apprendre le langage des signes moldus, optionnel qu'en cinquième année, pourriez-vous venir nous faire une démonstration ?
─ Je veux passer !

Remus s'était redressé brutalement. James et Peter sourirent tendrement. Ils s'étaient entrainés tous les trois cet été. Depuis que Sirius leur avait avoué à la rentrée qu'il n'avait jamais voulu les confronter à un épouvantard, en avoir été effrayé et avoir juré sur tout ce qu'il pouvait juré qu'il n'était pas responsable de la farce en juin, ils le croyaient et voulaient le protéger.

Remus se rapprocha de la créature, encore sous la forme d'un rat couinant. L'épouvantard se métamorphosa en Dumbledore. Le vieil homme regarda tristement l'enfant devant lui. Remus fut presque soulagé que le loup-garou de son imagination ne se soit pas métamorphosé devant tout le monde même s'il y avait déjà deux élèves de la classe qui avaient eu des loups-garous en épouvantard.

Le directeur, le regard triste commença à parler : « Monsieur Lupin, vous ne pouvez plus rester à Poudlard. Votre condition … »

Criant la formule avec rapidité, Dumbledore devint soudainement rougissant, pointant une lettre d'amour écrite pour Minerva McGonagall qui fit rire tous les élèves y compris ceux de serpentards. Balbutiant, il se mit à chanter amoureusement une ode à l'amour digne d'une télénovelas.

Le professeur Wood appela un nouvel élève qui n'était pas passé quand il tourna brutalement la tête en direction des gryffondors.

─ Monsieur Black ! MONSIEUR BLACK revenez-ici !

Lançant brutalement un sort sur l'étudiant pour l'empêcher de fuir la classe, le professeur Wood senti une douleur fulgurante entre ses doigts lui faire lâcher sa baguette. Furieux, il regarda Sirius Black la baguette à la main, le regard mauvais. Il s'enfuit rapidement, James, Peter et Remus s'étaient précipités après lui.

─ Ce n'est pas autorisé, siffla Severus
─ C'est exact, 80 points en moins pour Gryffondor. Monsieur Snape ? Monsieur Snape, revenez ici !
─ Il n'avait pas le droit de partir non plus, signala Frank Londubat.
─ Je n'ai pas à me justifier.
─ Il a raison ! protesta brutalement Lily Evans honteuse de s'en prendre à son meilleur ami mais voulant être juste, Severus n'avait pas non plus à quitter la classe !
─ C'est vrai ! rajouta Elizabeth.
─ Oui ! confirma Sarah.
─ Vous êtes pas juste ! s'écria Jordan.
─ AI-je dit que je n'enlèverais pas de points ? 20 points en moins pour serpentard. Londubat, c'est à vous de passer.

Le jeune homme la tête haute vint se placer devant l'épouvantard. Un homme habillé de noir apparu, impossible à reconnaître, usant de sa baguette pour lancer le sortilège de morts autour de lui. Les flashs verts venaient frapper les élèves. Si la mort ne les touchaient pas, ils ressentirent tous d'importantes douleurs. Les élèves savaient parfaitement ce qui effrayaient Frank : le tueur de ses parents. Heureusement, ça ne dura pas longtemps. La créature se changea en une épaisse fumée sous le sort lancé par Frank.

Le garçon redressa le regard vers le professeur.

─ Terrae tuber.
─ Comment osez-vous ? 50 points en moins pour Gryffondors !
─ Vous êtes trop nul !

Lily Evans s'était courageusement écriée. Elle se leva pour sortir avec Frank. Les autres gryffondors se regardèrent et quittèrent brutalement la salle de classe laissant le professeur Wood seul avec les serpentards de deuxième année.

─ Monsieur, vous allez leurs enlever 20 points par personnes ? questionna Greengrass.

Si les maraudeurs ne savaient pas où trouver Sirius, Severus avait pleinement conscience où il fallait le chercher à force de les observer. Dès que Sirius paniquait, une porte apparaissait dans les couloirs. Severus ne savait pas pourquoi cette porte venait et correspondait toujours à ce que Sirius voulait, mais dès que lui-même la franchissait il se retrouvait toujours face à Sirius. Cela avait conduit depuis trois mois à des situations parfois cocasses. Enfin, jusqu'à ce que Severus découvre l'article dans le journal de l'école.

Après avoir identifié la porte intrue aux autres, Severus la passa. A l'intérieur une forêt qui semblait n'avoir aucune limite. Pourtant Severus n'avait guère besoin de trouver Sirius puisqu'à nouveau il tomba face à lui directement.

Severus n'avait soudainement plus envie d'être méchant avec Sirius. Ce dernier semblait à nouveau totalement désemparé. Malheureusement la curiosité était trop grande et les désirs dangereux dans cette salle.

─ Tu vas rester pleurer pour un petit épouvantard ?
─ Je ne pleure pas.

Effectivement. Sirius semblait perdu mais aucune larme n'était visible dans ces yeux gris. Il se laissa tomber en arrière. Severus pouvait sentir la terreur le frôler. Il devait développer son talent en legilimancie car il ne pouvait pour l'instant que survoler l'esprit de Sirius. Toutefois, ce simple effleurement suffit à faire fermer complétement l'esprit de Sirius.

─ Ne fais pas ça, Snape.
─ Qu'est-ce que t'as ?
─ Tu veux le savoir maintenant ?

Sirius redressa le regard, ses coudes s'appuyant dans la terre, un sourire mauvais sur les lèvres. Severus leva sa baguette pour entrer dans l'esprit de son homologue. Tant pis ! Il l'avait cherché ! Sirius se crispa, repoussant brutalement le sort. Severus ne se laissa pas faire. Les entrainements avec Lucius, Slughorn et Regulus portaient leurs fruits. Usant d'un sort de détournement, il leurra Sirius et pénétra son esprit.

Lascivement allongé seul sur un lit se trouvant dans une chambre spacieuse et meublée à l'anglaise, Sirius remuait ses doigts sur son corps. Sa main vint lentement toucher son torse. Il se mordit les lèvres, descendit sur son ventre, remonta à nouveau. Il gémissait, plaintivement, le plaisir colorant ses joues. Son index gauche humide glissa jusqu'à cette entrée interdite et chercha à le remuer à l'intérieur.

Projeté contre un arbre, Severus fut légèrement sonné. D'un geste furieux, Sirius fit exploser un rocher se trouvant juste à coté de lui. Il se rapprocha dangereusement de Severus, faisant déflagrer les arbres à ses cotés. Il semblait davantage léviter que marcher, sa respiration était saccadée.

─ Qu'est-ce que tu faisais à l'intérieur de ma tête ? beugla-t-il.
─ Toi, qu'est-ce que tu étais en train de faire ?

Bafouillant des propos incompréhensibles, Sirius se recula gêné. Severus sauta sur ce moment de jouissance de contrôle pour se rapprocher curieux de Sirius et de ce qu'il venait de voir. Sa joue s'ouvrit sous le sort de Sirius venant de lui ouvrir. Il le repoussa vivement et s'enfuit au travers de la forêt pour retrouver la porte du placard et la franchir laissant Severus perturbé.

James, Peter et Remus lui sautèrent dessus en le voyant. Cela fit rire Sirius qui demanda taquinement à James s'ils ne devaient pas « arrêter les contacts et les câlins trop pour les petits ! » Trop heureux de le retrouver James ne souleva pas.

─ Dommage que tu es pas disparu, dit-il toutefois taquinement, ça éviterait que tu sois mon rival pour le poste d'attrapeur.
─ Arrête avec ça, Daisy plaisantait quand elle disait que …
─ Je crois pas, elle a dit qu'on aurait des sélections.
─ Mais ! Je veux être batteur, grogna Sirius.

Décidément, personne ne voulait le laisser être là où il voulait être. Ils avaient perdu beaucoup de points à cause de cet imbécile de Wood, mais heureusement tous les gryffondors firent front ensemble, les soutenant.

─ Si McGonagall était là, elle lui ferait avaler ses dents !
─ Elle est où, McGo ? questionna Sarah.

Personne ne le savait. Au repas, le directeur Dumbledore était toujours absent, ainsi que quelques professeurs dont Minerva McGonagall. Molly remarqua tristement que monsieur Picott n'était pas là non plus. Une tristesse qui étonna encore ses camarades.

La neige tombait sur la maison close là où Charles Weasley avait lié son destin à celui de l'ordre. Ce mois de février 1974 était particulièrement froid. Un notable anglais à l'apparence plutôt séduisante mais oubliable attendait devant le discret bâtiment jusqu'à l'arrive d'un sorcier à la célébrité plus connue. Il se rapproche de Commode l'accompagnant à l'intérieur de la demeure à l'ambiance feutrée.

N'étant pas étonné de le voir, Greengrass était un habitué, on lui ouvrit immédiatement l'habituel bureau à la grosse cheminée. Greengrass fit entrer le notable et referma la porte après eux.

─ J'étais en mission, se plaignit le notable à la voix de Charlie Weasley.
─ Weasley, n°2 t'a dit d'apprendre à moduler ta voix.
─ Vous me dites pourquoi je suis là ?
─ On doit rentrer.

Charlie plissa les yeux. Est-ce que c'était CE Prewett qu'il avait vu en train d'avoir des rapports avec Appolon en 1970 alors qu'il était en formation pour l'ordre. A chaque fois il se demandait lequel des deux jumeaux avec rendu le visage d'Appolon aussi ouvert, allant jusqu'à avoir des supplices et créant un fantasme inoubliable à son esprit.

─ J'ai pas terminé ma mission, je rentre …
─ On rentre, Weasley.

Prewett fixa Charlie. Appolon était d'une obédience totale envers Dumbledore. Jamais il n'aurait protesté comme le faisait Charles Weasley. Lui et son frère étaient particulièrement amusés que Dumbledore ait chargé Appolon d'éduquer et enseigner au garçon. Leurs caractères très différents semblaient explosifs même si finalement le caractère à tout vouloir retenir et à préférer la fuite d'Appolon avait tempéré l'explosion volcanique qu'ils pensaient voir arriver.

Le Prewett qui était sous l'apparence de Commode alluma la cheminée qu'ils avaient depuis longtemps raccordée aux réseaux de cheminette. A peine arrivé, Prewett se servi un verre en attendant de reprendre son apparence. Son frère arriva rapidement, faisant un signe négatif de la tête.

─ C'était notre dernière intervention en Greengrass, indiqua n°1.
─ Depuis cinq ans, sa femme ne va pas vous manquer ? questionna taquin Charles.
─ Ils faisaient déjà chambre à part quand on a volé son apparence, heureusement.

Charles rit, imaginant mal les Prewett avec la femme psychorigide de Greengrass qui ne faisait qu'écrire des lettres à Poudlard pour citer l'incompétence de tous les professeurs et se plaindre que son fils soit avec un non-sang-certifié dans les chambres. Il balaya la salle du regard, et se pétrifia.

─ Pourquoi il y a la veste d'Appolon ?
─ T'as la truffe d'un chien, putain, quand il s'agit de lui.

Effectivement la dite veste était rangée dans un sac, posée dans un coin, elle semblait avoir été enfoncée de force mais trop grande pour le sac, des petits morceaux apparaissaient.

─ Pourquoi la veste d'Appolon est ici ?
─ Vous vous prénommés depuis longtemps ?
─ Il ne veut pas.
─ Alors ne le fais pas ?
─ Vous le faîtes bien.
─ On n'est pas des enfants.
─ Je ne suis pas un enfant. Où est Appolon ? Me dites pas que pendant qu'on était en train de bosser lui et n°2 et lui étaient en train de …

La porte d'entrée s'ouvrit sur un homme âgée et reniflant. Il avait à la main un chat en pitoyable état. Qu'est-ce-que Rusard foutait-là ?

─ Weasley, cracha le concierge, tous les garnements et les fous sont dans ce club. Vos amis ont raison, ne surnommez pas Picott.
─ C'est pas votre problème ! N'écoutez pas au porte, c'est tordu ! Alors, il est où Appolon ?
─ Il dort, dit joyeusement Rusard.
─ Cruel, souffla l'un des Prewett.
─ Je vais le voir ! s'écria joyeusement Charles.
─ Attends, Charlie ….
─ Je vais pas le réveiller, juré ! Rajouta-t-il, je veux juste le prendre en photo quand il dort. Et …
─ Psychopathe pervers. Écoute-nous.
─ Quoi ?
─ Appolon ne dort pas, Charlie, corrigea l'autre jumeau, il est dans le coma.
─ Je suis désolé. Il a été blessé en mission et son état est … ça ira, on pense … il s'en remettra. Charl ….

Dumbledore et Minerva levèrent les yeux en direction de Charles Weasley qui était entré dans la chambre. Minerva jeta un regard noir à Dumbledore. Il avait embauché un enfant dans sa folie ? C'était une plaisanterie ? Ignorant le regard réprobateur de la professeur de métamorphose, Charlie se rapprocha du lit, regardant le feu tournoyant autour du corps endormi d'Appolon. Sur un lit en métal sans la moindre couverture organique, Rusard avait raison, il semblait dormir.

─ Ne vous approchez pas, monsieur Weasley.
─ Qu'est-ce qu'il a ?
─ C'est un rejet suite à afflux de sorts impardonnables.
─ Albus, il a été capturé et torturé, c'est un avertissement de nous l'avoir envoyé. Appolon est tombé dans un piège par votre faute.
─ Minerva, je ne crois pas que ce soit ça. Si les mages noirs avaient …

Les Prewett rentrèrent dans la chambre, posant leur main sur l'épaule de Charles, l'attirant contre eux.

─ On doit repartir, on a une autre mission.
─ Tu vas tenir le coup ?

Quelques heures plus tard, les Prewett regardèrent Charles qui refusait de s'arrêter. Ils durent le contraindre de force, alors qu'ils recevaient un appel de deux sorcières de l'Ordre pour leur dire où l'animal s'était rendu. Il fut convenu d'attendre le lendemain et ils se mirent à préparer un feu un feu.

─ …. Ok, tu vas rester silencieux en permanence Charles ?

─ Très bien. Eh ! N°1, tu te souviens de l'épouvantard d'Appolon ?
─ Celui qui lui était tombé dessus au début de notre rencontre ? Comment oublier, n°2 ! Il a changé notre vision de lui !
─ Hm.
─ C'est vrai que c'était tellement adorable, continua n°1 ignorant Charlie.
─ Qui aurait pensé qu'Appolon avait ce genre de point faible, hein ?
─ C'était quoi ?
─ Ah ! Tu veux parler maintenant ?
─ Il a retrouvé sa langue.
─ C'était quoi ?
─ A l'époque, c'était lui ….
─ …. en train de rougir.
─ Vous mentez, Appolon ne rougit jamais !
─ Oh que si, et il hait ça. Il a appris à le contrôler.
─ Mais l'un d'entre nous deux l'a déjà vu bien rouge ….
─ Ah bon ?
─ Et l'autre était à deux doigts de le voir bien plus rouge …
─ A ça, Appolon musagète, …
─ Ah ?
─ Si son traitre de frère n'était pas intervenu pile au moment …
─ Où je le les ai surpris.

Ils essayèrent de se reposer. Il le fallait. Il fallait continuer.

─ … Jumeaux …
─ Charles, ne pose pas la question.
─ Est-ce qu'Appolon va mourir ?
─ C'est trop tôt pour ça. Dumbledore ne le permettra pas.