Les personnages de cette histoire appartiennent à J.K. Rowling. Merci de ne pas reposter cette histoire ailleurs sans m'en informer. Tout vol ou plagia sera signalé. Merci.


Le lendemain, vers le milieu de la journée, on remarque son absence. Après quelques recherches, Al et Scorpius allèrent signaler sa disparition à la directrice. L'après-midi fut consacrée à la retrouver. Ron et Harry arrivèrent à Poudlard dans la soirée et consultèrent la Carte du Maraudeur. Elle n'était plus dans le château.

-Où est-ce qu'elle a pu aller à ton avis ? Demanda Ron

-J'en sais rien...

-Peut-être à Pré-au-lard ? Suggéra Albus.

-Ou Londres.

-Mais pourquoi elle irait à Londres ?

James et Draco s'étaient joint aux recherches. Harry la retrouva dans la cabane hurlante au milieu de la nuit. Il l'avait enveloppé dans son manteau et il l'emmena, inconsciente à l'infirmerie. Elle semblait avoir reçu plusieurs coups et s'était visiblement écorché le bras. Lorsque l'infirmière eut fini de la soigner, elle sortit de la chambre, la mine grave. Elle leur expliqua sombrement que le sang sur son bras ne venait pas d'une écorchure, en tout cas, rien d'accidentel.


Elle se réveilla le lendemain matin, Harry à son chevet. Elle se frotta les yeux et demanda où elle était parce qu'elle ne se souvenait de rien. Harry lui expliqua qu'elle avait disparu depuis hier matin, et qu'il l'avait retrouvé dans la Cabane Hurlante. Elle se rendit compte que son bras la tirait et elle remarqua le bandage. La mine d'Harry devint grave :

-Tu avais ça sur le bras quand on t'a retrouvé...

Il lui retira doucement.

-Je ne sais pas qui t'a fait ça, mais visiblement...

Il enleva complètement le pansement et Rose se figea devant la blessure.

-Ton amitié avec Malfoy le dérange.

Elle ne dit rien. Sur son bras, les coupures encore gonflées formaient la marque des ténèbres. La marque des Mangemorts.

-Je... Mais...

-Rose, si tu te souviens de quoi que ce soit...

-Non... Hier... Enfin Avant-hier, Papa est venu et a mis un poing dans la figure du professeur Malfoy, ensuite... Je suis allée le voir pour l'excuser et lui rendre son livre... On a un peu discuté et après je suis sorti... J'ai voulu rentrer, mais je ne me souviens plus de rien...

Après des analyses plus poussées, il fut établi qu'elle avait subi un sortilège d'amnésie légère.

Pendant la semaine qui suivit, les chuchotements furent encore plus nombreux mais elle n'y faisait plus attention. Elle semblait toujours dans les vapes, comme si elle n'arrivait plus à se concentrer. Lors d'un cours de botanique, quand elle se fit mordre par une des plantes de Neville, Scorpius l'emmena à l'infirmerie.

-Tu es sûr que ça va ? Demanda-t-il quand ils furent sortis.

-Je n'en sais rien. Je n'arrive pas...

-À quoi ?

-Je ne sais pas. J'ai une drôle d'impression. Comme quand tu cherches quelque chose et que tu sais que c'est juste devant ton nez mais que tu ne le vois pas. J'ai l'impression que je sais qui m'a agressé, mais je ne m'en rappelle pas... Je n'arrive pas à mettre le doigt dessus.


Finalement, les vacances de Noël lui permirent de penser à autre chose. Comme l'année précédente, Scorpius et son père furent invités à venir à manger et même à rester dormir le soir. La soirée fut tendue, d'une part parce que Ron soupçonnait Draco d'être pour quelque chose dans l'accident de Rose, et d'une autre par, parce que Harry avait copieusement engueuler James pour sa dernière bêtise en date, à savoir se faire attraper dans le dortoir des filles de sixième année de Serdaigle.

Durant le repas, Al glissa à Scorpius et Rose

-Vous avez vu, on a l'impression qu'il va fondre sous la table au premier truc.

-T'a vu le regard que lui lance ton père aussi...

Lorsque Hermione lui demanda de lui passer un plat, James hurla de peur et renversa la moitié de la table en attrapant la nappe par accident.

-Trois, dit Scorpius.

-Non, deux, répondit Al.

-JAMES ! Hurla Harry.

Le fils Potter courut dans sa chambre pendant que sa mère remettait de l'ordre sur la table.

Rose soupira.

-Vous êtes encore à parier, tous les deux ?

-En attendant, j'ai gagné, dit Al en récupérant la monnaie du blond.

Il regarda Rose un instant et se dépêcha de mettre la pièce dans sa poche en lui lançant un regard suspicieux.

-Tu peux le garder ton fric, soupira-telle. Je ramasse que quand c'est sur moi que vous pariez.

-Vous avez parié sur quoi, au juste, demanda Harry soudainement intéresser.

-Sur le temps que tu mets à lui gueuler après, expliqua Albus le plus naturellement du monde.

-Et pourquoi vous pariez sur Rose, alors ? Demanda Ron.

-Sur le temps qu'elle met pour renvoyer chier les garçons qui lui demande de sortir avec, dit Scorpius avant de se prendre un coup de pied de la part de Rose.

-Il y a des garçons qui te demande de sortir avec toi ? Demanda Ron, légèrement furieux.

Scorpius cru bon d'ajouter.

-Il y en a plein ! Elle est très demandée.

-La ferme ! Dit elle.

-J'ignorais que tu avais un petit copain, dit Ginny qui avait abandonné l'idée du repas pour amener le dessert.

-J'en ai pas. Ils me demandent mais je refuse à chaque fois.

-C'est bien ! Dit son père, fier.

-Pourquoi ? Demanda Harry. Tu es très mignonne, pour tant.

-Je refuse de sortir avec quelqu'un de moins intelligent que moi.

À la surprise générale, Ginny ricana.

-Pardon. Mais j'en connais une autre qui disait ça.

Hermione soupira.

-Arrive un moment ou on prend ce qu'il y a.

-Eh ! C'est moi le ça ? Demanda Ron.

-Chérie, dit Hermione. Tu ne peux pas éliminer d'office les gens moins doués que toi...

-Parce que tu risques de finir seule... Conclut Ron. Ce qui est une bonne chose. Personne ne touche à ma fille.

Rose soupira.

-Je ne demande pas un prix Nobel, mais un minimum de conversation, ça n'est pas trop mal. Par exemple, l'autre fois, il y a...

Elle s'arrêta, tout d'un coup figé. Hermione fronça les sourcils et l'appela. Rose ne réagit pas alors Scorpius la secoua légèrement par l'épaule. Elle hurla et s'écarta violemment. Elle renversa sa chaise et tomba au sol. Albus se dépêcha de l'aider à se relever et elle balbutia :

-Je ne... Je ne sais pas pourquoi j'ai fait ça.

Hermione regarda Draco qui semblait penser la même chose qu'elle. À la fin du repas, une fois que James fut redescendu de sa chambre et que tout le monde était dans le salon, attendant minuit, elle vint le voir.

-Tu as remarqué ?

Il hocha la tête.

-Je ne sais pas de qui elle parlait, mais ça l'a visiblement choqué.

Il se tut un instant et déclara.

-La personne dont elle parlait, c'est sûrement celle qui l'a agressé.

Hermione se rapprocha et lui murmura :

-Surveilles-là, à Poudlard.

Il acquiesça.


Après l'échange de cadeaux, tous montèrent se coucher. Au détour d'un couloir, Rose, qui était vêtu d'une serviette de la salle de bain qu'elle venait de quitter, croisa son professeur. Légèrement gêné, elle lui fit un signe de tête et avança en baissa la tête. Mais il ne la laissa pas partir.

-Dites-moi, pendant le repas, votre réaction...

-Je ne sais pas pourquoi j'ai fait ça.

Il secoua la tête.

-Moi je sais. Et je pense que vous le savez aussi.

-Je n'arrive pas à me souvenir.

Elle s'adossa au mur et soupira.

-Depuis que je me suis réveillé à l'infirmerie, je n'arrive pas à me le rappeler. Je sais que je le connais, mais...

Il réfléchit.

-Allez vous habiller.

-Quoi ? Demanda-t-elle, surprise.

-Je pense savoir qui est la personne qui vous a agressé. Et ce n'est qu'en voyant votre réaction que je le saurais. Mais pour ça, je préférerais que vous vous habilliez.

-À qui pensez-vous? Demanda-t-elle, en ignorant sa dernière phrase.

-Vous avez parlé d'un garçon qui vous a demandé de sortir avec. De ce que je sais, ça regroupe à peu près tous les garçons de l'école. Scorpius m'a déjà parlé de plusieurs garçons qui l'ont fait. Et j'ai réussi à cuisiner suffisamment Minerva pour savoir qui s'est amusé à lui dire qu'on avait passé un week-end en amoureux. Je ne pense pas me tromper en disant que Marvin est responsable.

Le regard de Rose se fit lointain.

-Non, je... Je ne sais... Il ne m'a pas...

Elle se figea et pâlit dangereusement.

-J'arrive... J'arrive pas à… Je ne sais pas si c'est lui...

Elle se mit à trembler.

-Je ne l'ai pas vue venir. J'étais dans le couloir, après être venu chez vous. Je pleurai et... Je ne me souviens plus. J'ai eu mal. On m'a frappé... Et... Il m'a attrapé le bras... Je ne sais plus ce qu'il m'a dit... Mais que... J'aurai dû le prendre lui... Plutôt que vous... J'arrive pas... C'est flou...

Elle commença à tomber en arrière, perdant connaissance quand il la retint, essayant de maintenir sa serviette en place.

-Je savais bien que vous auriez dû vous habiller.