Bonjour bonsoir shinigamis en perdition entre le hueco mundo et la soul society

Je vous ais laissé la semaine dernière sur une situation complexe, au grand désarroi de ma beta pandora. Que je remercie encore chaleureusement pour sa grande aide et son travail incroyable.

Nous sommes partis dans le vif du sujet.


Chapitre 49

"L'amour n'a pas d'âge puisque je suis mort et je t'aime encore "

Mariko se réveilla dans une chambre personnelle de la division médicale. Son sommeil avait été lourd et elle comprit pourquoi quand elle découvrit les poches de calmants et de somnifères qui lui étaient perfusées. Une fois bien réveillée, elle les retira rapidement. Le calme de cette belle pièce était total jusqu'à ce qu'un petit mouvement lui fasse tourner la tête dans la direction opposée. Mariko parvint à sourire alors que son monde était devenu bien vide. Sa fille, sa petite Hinata, les yeux grands ouverts d'un bleu bien plus sombre que les siens sûrement issus de Max la regardait. Doucement, elle attrapa sa fille et vint la blottir contre son giron. La berçant doucement.

-Là, je suis là, maman est là. Tout va bien.

Le nourrisson la fixait toujours avec fascination.

-Eh oui je suis ta maman, et tout va bien se passer tu vas voir.

Une petite main se tendit vers son visage et vint se poser sur sa joue.

-Oui, tout va bien aller. Sa voix venait de se casser en fin de phrase et des larmes se mirent à couler. Ton papa reviendra ne t'en fait pas. Elle n'était pas du tout sûre de cela. Mariko resta ainsi un bon moment à soulager sa peine tout en berçant la seule personne qui lui restait de sa propre famille.

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Quand l'infirmière fit son entrée, elle fut plus que surprise de trouver la vice-capitaine de la 8e division, debout, habillée et penchée sur le berceau de sa toute jeune fille alors qu'elle passait son arme à la ceinture.

-Vice capitaine, vous ne pouvez pas vous lever, c'est trop tôt.

-Je n'ai pas de temps à perdre au contraire. Je connais assez les capitaines pour savoir qu'une réunion doit se préparer.

-Il est possible que j'ai entendu la capitaine Kotetsu en parler… mais cela ne vous regarde pas, vous devez prendre du repos.

-Hors de question. Mariko fit un pas sur sa cheville bandée. Un pic de douleur remonta sa jambe.

-Restez au moins une petite minute que je vous traite pour votre douleur, la jeune femme semblait vraiment tenir à ce qu'elle puisse se mouvoir.

-Bon très bien, mais fait vite.

10 minutes après, ayant confié sa fille endormie aux infirmières puéricultrices, elle se dirigeait d'un pas décidé vers la tour à demi construite de la 1ere division. Elle ne trouva dans la salle du conseil des capitaines que Shunsui discutant avec sa vice-capitaine.

-Commandant.

-Mariko ? Comment vas-tu ?

Son expression due être assez équivoque.

-Il faut absolument que tu nous dises ce qui s'est passé là-bas. Nous avons tous eu la version du capitaine Hitsugaya, mais des zones d'ombres restent à éclaircir avant qu'une décision soit prise.

Durant le temps qui suivit, Mariko retraça tout ce qu'elle avait vécu depuis le départ de Max. Le rose et Nanao n'avaient pas esquissé un mouvement.

-Nous allons devoir intervenir vite, dit la femme à lunette.

-Oui tout à fait, je veux le capitaine Kuchiki, Abarai, Zaraki et Hitsugaya devant moi dans l'heure.

-Bien reçu.

Elle s'en fut rapidement.

-Pourquoi faire ? Interrogea Mariko brusquement.

-Ils partiront dans le hueco mundo demain afin de ramener Max pour qu'il soit soigné.

-Je veux en être !

-Hors de question !

Ils se fixèrent dans les yeux pendant un certain temps, puis le commandant souffla.

-Je ne peux rien refuser à une épouse et une jeune mère…

Mariko se détendit.

-Mais je peux y poser des conditions. Je ne veux qu'à aucun moment tu prennes part au combat. Le ton employé ne laissait pas place au débat et la vice-capitaine dû acquiescer.

-Tu seras placée sous la protection des capitaines en temps qu'observatrice.

-Oui commandant.

-Bien te fallait-il autre chose ?

-Je souhaiterais un Senkaimon pour Karakura le plus rapidement possible.

-Et pourquoi donc ?

-J'ai besoin d'informations. Sur ce, elle lui tourna le dos.

Kyoraku se frotta l'arrière du crâne et gémit : Mais pourquoi j'ai posé cette question moi.

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C'est ainsi que 2 heures plus tard, Mariko posait le pied pour la première fois depuis sa mort, dans le monde des vivants. N'ayant pas emporté de gigai, la vice-capitaine courut jusqu'à l'entrepôt figurant dans les archives des 13 divisions. Le bâtiment, sale et miteux à l'extérieur s'ouvrait sur un intérieur lui aussi vétuste. Sur ses gardes, la shinigamie Zanpakuto légèrement sorti de son fourreau pénétra dans ce lieu. Elle ne devrait pas être anxieuse, les Vizards, bien que longtemps considérés comme des traîtres par le gotei avaient été réhabilités suite à leurs actions durant la guerre contre Aizen. Avec les morts des leurs durant la guerre contre les quincys, ils avaient fait le choix de retourner dans le monde des humains, coupant tous liens avec les organes de la Soul Society. Plus personne depuis la guerre n'avait eu de contact avec eux. N'ayant pas trouvé de signe de vie dans le bâtiment et sachant son temps était compté, la femme commença à se ronger les ongles.

« Ils devraient être là »

« Je n'en sais pas plus maîtresse, les archives ne sont pas très loquaces sur ce sujet. »

Alors qu'elle dialoguait avec son arme, une trappe s'ouvrit doucement à quelques pas de sa position. Un homme grand, une coupe afro ébouriffée apparue. S'immobilisant doucement, il s'était tourné vers Mariko.

-Tiens donc une shinigamie, qu'est-ce que tu veux ?

Le ton était sec.

-Je…

-Tu ne devrais pas être ici.

-J'ai besoin de vous parler.

Elle ne rajouta rien de plus, se contentant de fixer intensément son interlocuteur.

-Tsch, ce n'est pas pour quelques minutes. Il lui fit un signe de la tête en direction de la trappe où s'échappait une lumière naturelle des plus étranges.

Le suivant dans l'escalier, une voix bourrue se fit entendre.

-Bah dis donc Love, t'a fait bien plus vite que d'hab, j'espère que t'a ramené ce que je t'avais demandé sinon ça va barder !

Une petite blonde avec 2 couettes se finissant en pétard venait de tenir ce langage peu distingué dans la bouche d'une dame. Le dénommé Love semblait blasé.

-Non, je suis tombé sur une invitée qui souhaiterait nous parler.

-Je sais pas qui c'est cette greluche, mais je sens que je vais me la faire !

Alors que son hôte venait de se décaler pour la réveiller, un sifflement désapprobateur se fit entendre.

-Eh bah, une shinigamie, rien que ça… Qu'est ce qu'elle fait là ? T'es venue voir les monstres de foires que nous sommes c'est ça ?

Les propos de son interlocutrice laissaient Mariko particulièrement perplexe.

-Bonjour, mes respects. Si vous le permettez, je voudrais solliciter…

-Tu veux solliciter quoi de nous petite fille ? T'a besoin de soldat comme nous ?

Pour faire bonne mesure, elle avait revêtu son masque de hollow en amplifiant sa pression spirituelle tout en se jetant dans sa direction. La vision aurait fait sursauter n'importe quel soldat à la vue de ce masque hideux, mais elle resta droite sans ne serait-ce que faire mine de dégainer son arme. La jeune adolescente de physique s'arrêta à quelques centimètres de son visage. Mariko soutint son regard plus orangé que celui de son mari.

-C'est bon Hiyori ? T'a fini ton cirque, demanda son collègue en survêtement turquoise.

Il reçut un coup de tong retentissant sur le haut du crâne qui lui tira un « aïe » de consternation. Hiyori quitta enfin sa position. Dans le même temps, attirée par le bruit, d'autres personnes s'étaient approchées. Au nombre de 5, elle remarqua des mines émaciées et des sourires factices.

-Excuse notre petite camarade, dit une femme les cheveux bruns à lunette en lui tendant la main. Je m'appelle Lisa.

-Mariko.

-Que pouvons-nous faire pour toi ?

-J'ai un grand service à vous demander, au moins une vie est en jeu.

Son ton était si sérieux que les Vizards l'a conduisirent proche d'une table ou tous prirent place pour écouter.

-Nous t'écoutons.

Mariko expliqua brièvement la situation. Le fait que son mari capitaine était sujet à un hollow et qu'il avait fuit dans le hueco mundo pour protéger la Soul Society. Elle expliqua aussi qu'un groupe de capitaines du gotei serait envoyé d'ici quelques heures pour l'appréhender et essayer de le soigner.

-C'est pour cela que je demande humblement votre aide, pour apporter vos connaissances dans ce phénomène. Vous ne serez même pas obligé de vous battre, juste guider.

Elle se tut, attendant que l'un d'eux reprenne la parole.

-Bon euh… Love claqua des doigts à la recherche de son prénom.

-Mariko Risekime, vice-capitaine de la 8e division.

L'ambiance venait de changer, de studieuse, elle était passée à froide, voire carrément hostile, pour la petite blonde.

-Quel est ton nom ? Demanda pour vérification un homme imposant qu'elle avait entendu nommer Hachi.

-Risekime.

-Comme Max ? Intervient la vizard aux cheveux verts à sa gauche.

-Oui pourquoi vous le connaissez ? Sa surprise était palpable.

-Eh bien… commença Love.

-Un peu qu'on le connaît ! C'est l'enfoiré qui a buté nos potes ! Hiyori venait d'exploser.

Le mot surprise était un doux euphémisme pour Mariko.

-Ne le prend pas personnellement d'accord, commença Lisa, mais je ne l'aiderais pas.

Sur ces mots, elle quitta la table, sitôt suivie par Love.

-Je t'aiderais bien, commença Hachi, mais mon niveau en kido suite aux deux guerres et les blessures que j'ai emmagasiné ne me permettent plus de tenir ce genre d'épreuve. Je me dois de refuser.

Il les quitta.

-Sache que même si ton mari était le dernier shinigami sur terre en train de se faire dévorer par un hollow, je ne bougerais pas mis à part pour le tuer une fois mille morts endurées.

C'est ainsi que Mariko se prit la tête dans les mains. Elle aurait aimé avoir l'aide d'un des vizards qui était passé par cette épreuve. Doucement, une fine main venait de passer dans ses cheveux.

-Moi je t'aiderais.

Son regard se releva dans celui de la jeune femme qui s'appelait Mashiro.

-Merci beaucoup, mais pourquoi ? Tes amis semblent tous contre cette idée pourtant.

-Je le fais par respect pour son acte. Ton mari est venu il y a de cela presque 4 années. Nous avions reçu la version officielle du rapport retraçant les actes de la guerre sanglante millénaire comme elle fut appelée.

Dans le même temps, elle avait guidé Mariko vers la sortie.

-Un beau jour, comme tu viens de le faire, il est venu nous voir. Il n'était pas capitaine à l'époque, mais il était venu, et nous avait remis son zanpakuto. A l'époque nous n'avions pas compris pourquoi. Nous nous sommes réunis comme nous venons de le faire, et nous l'avons l'écouté raconter ce qu'il avait dû faire à Rose et Kensei. Comment il avait dû leur donner la mort dans cet échange fratricide. Il nous a exprimé tout son remord, sa peine et son dégoût de ce qu'il avait dû faire. Comme tu peux le deviner, Hiyori n'a pas bien pris la nouvelle et lui a « refait » le portait tout en pleurant tout son saoul. Et sais-tu ce qui m'a choquée le plus à cet instant ?

Elle fit non de la tête alors qu'elles courraient dans le Koryu.

-Ton mari n'a jamais fait un geste pour se défendre ou répliquer. Il s'est contenté de recevoir les coups. Une fois fatiguée, Hiyori l'avait lâché. Il s'était alors agenouillé en nous présentant ses plus plates excuses et qu'il se soumettrait a tous les châtiments que nous jugerons nécessaires pour expier sa faute envers nous.

-Mais alors pourquoi ?

-Je lui ai pardonné ? Tous simplement, car il m'avait apporté la réponse de pourquoi mon ami de toujours était mort. Max lui a permis de retrouver la paix dont on l'avait injustement privé. Alors certes ça fait mal, mais sa démarche m'a profondément touchée, et je ne peux laisser seul un homme qui a expié ses fautes et a dû commettre des actes qui l'ont profondément affectés dans le cadre d'une guerre qui nous a tous détruits.

-Merci pour tous.

-Je n'ai encore rien fait, et rien ne dit que nous pourrons faire quelques choses pour l'aider. La hollowfication prend de nombreuses formes et toutes ne se traitent pas par la force.

Sur cette dernière phrase, elles venaient de retrouver le commando devant la porte se trouvant dans les soubassements de la 12e division.

-Bien, nous sommes partis, lança le capitaine Kuchiki pas étonné outre mesure de voir une Vizard aux côtés de la vice-capitaine de la 8e division.

L'expédition posa le pied sur le sable blanc du hueco mundo, tout de suite l'ambiance lugubre de ce lieu ressaisie Mariko aux tripes d'autant plus qu'elle savait ce qui l'attendait.

-Vice capitaine, dit d'une voix neutre le noble.

-Par ici. Elle pointa du doigt la direction qu'elle avait suivie la première fois.

-À partir d'ici vous ne pouvez plus intervenir. La moindre désobéissance sera sévèrement réprimandée par le commandant.

-Capitaine Kuchiki, je suis sûr que la vice-capitaine Risekime sait exactement à quoi s'en tenir, intervint Hitsugaya.

Tous se regardèrent, sauf Kenpachi qui venait de partir en courant, le sabre dégainé dans la direction indiquée.

-Et merde, grommela Renji.

-On le suit, renchérit le 10e capitaine.

Le groupe se retrouva en entier alors que Kenpachi allait enfoncer sa lame dans la gorge de son mari immobile les yeux fermés sur le rocher.

-Ça suffit Zaraki, trancha Byakuya.

-Je ne fais que le tenir en respect…

-Mashiro, s'il te plaît ? Demanda Mariko.

-Compris.

Doucement, la vizard s'approcha de l'homme toujours immobile.

-Bonjour, Max, ça fait longtemps.

-Cette voix, le ton était calme, Mashiro ?

-Oui.

-Mais qu'est ce que tu fais ici. Et vous tous aussi ?

-Nous sommes venus pour t'aider. Mais le temps presse, où en es-tu dans ton contrôle ?

-Je… Je ne tiendrais plus très longtemps.

Sur ces paroles, il ouvrit les yeux, permettant à tous de remarquer les prunelles jaunes caractéristiques des hollows.

Mashiro fit la moue.

-Il faut que tu retournes dans ton monde intérieur.

-J'ai déjà essayé, mais à chaque fois je m'en sors de peu.

-Un hollow de type envahissant, depuis quand as-tu perdu le lien avec ton arme ?

-Depuis trop longtemps.

Un souffle venait de sortir de la bouche de Renji. Il était inconcevable pour un shinigami de vivre sans son zanpakuto. Le poids que cela faisait porter sur leurs épaules était trop lourd et les tirait irrémédiablement vers la folie.

-Je veux que tu essayes de…

D'un mouvement leste elle venait d'esquiver un coup de Jokuro qui avait jailli tel l'éclair en direction de sa joue. Tous les capitaines venaient de dégainer et Kenpachi était intervenu en appuyant sa lame contre son torse tout en le faisant basculer. Si bien que personne ne pouvait voir ce qui se passait. Seul l'appui suspendu du 11e capitaine dépassait.

-Mais bon sang Kenpachi ! Cria Toshiro.

-Il a attaqué tout de même, argumenta Renji.

Mariko aidait Mashiro à se relever, la femme aux cheveux verts semblait choquer ce qui n'était pas normal. Elle saisit la vice-capitaine par les bras en les serrant fort, le regard paniqué.

-Je ne peux plus rien faire, murmura-t-elle. Je n'ai jamais vu un tel niveau de malveillance dans un Vizard, et pourtant celui d'Ichigo Kurosaki était un costaud, mais là , on dirait qu'il a déjà fusionné avec l'homme que tu connaissais.

Avant qu'elle ne finisse. Kenpachi fut soulevé du sol comme s'il ne pesait que le poids d'une plume. Se réceptionnant lamentablement, celui-ci se redressa furieux. Une immense pression spirituelle les entoura bientôt. Celle-ci allait crescendo à mesure que Max se redressait. Une main venait d'agripper la pierre. Celle-ci n'était plus humaine. Elle avait été recouverte d'une peau blanche et ses doigts se finissaient en de dangereuses griffes sombres. De profil par rapport à l'assemblé, il leur fit face dans une explosion de reiatsu. Tous purent ainsi voir le masque totalement formé qui recouvrait ses traits. Un liquide blanc s'était aggloméré en plaque sur sa blessure.

-On passe au plan B ! Hurla Kenpachi en fonçant à l'assaut.

Le démon du combat enchaîna plusieurs coups à un rythme soutenu qui ne trouvèrent pas la cible. Après une estoc manqué, le shinigami à clochettes eu le désagréable spectacle de voir sa lame buter contre l'avant-bras de son frère d'arme, s'y enfonçant jusqu'à l'os, mais bloquant son Zanpakuto dans le même temps. Mariko vit le bras droit de son mari s'armer en une pointe de griffes acérées et plonger vers le cœur du 11e capitaine. Rapidement, Hyorinmaru bloqua son bras libre alors que Senbonzakura et Zabimaru s'entrecroisaient sur sa gorge l'immobilisant pour de bon. Entouré de la sorte, Max ne bougea plus.

-Risekime ressaisit toi, dit d'un ton froid Toshiro, ce comportement est indigne de toi.

-Ce n'est pas digne d'un chef de clan.

-Bouge d'un pouce et on réglera l'ardoise qu'on a tous les deux, rigola Kenpachi.

-Max, revient mon pote ne fait pas le con, commença Renji. Pense à tout ce qui t'attends à la maison. Ton clan, ta division, ta femme et ton enfant ! Tu veux vraiment les abandonnés en laissant le contrôle à un vulgaire hollow de bas étage ?

Une bourrasque de vent fit jouer les uniformes alors que tous attendaient un mot de sa part. Avec une infinie précaution, le masque se leva en direction de Mariko en retrait de la scène, les mains croisées sur le torse. La jeune mère était mortifiée. Une fine craquelure apparue sur celui-ci, sitôt suivie par une autre, puis une autre. Il vola en éclat, révélant le visage de Max, l'apparence qu'elle avait toujours connue la regardait avec une émotion indescriptible sur ses traits.

-Je suis désolé, commença-t-il de sa voix. Je ne voulais pas vous déranger chers collègues, chers amis, il avait regardé Renji et Toshiro dans les yeux.

Mariko s'approcha doucement, une main tendue en direction du visage de son époux. Tous étaient sous tension, les muscles bandés en cas de soucis. La main droite de la femme toucha enfin la joue de son Max qui s'y frotta doucement.

-Est-ce que tu pourras me pardonner un jour ?

Mariko n'avait plus de voix.

-Est-ce que tu pourras faire abstraction de ton idiot de mari qui a loupé la naissance de son enfant à cause d'un stupide hollow ?

Elle pleurait alors qu'une mince goutte courait sur la joue de son opposé.

-Dis-moi qu'il ou elle va bien ?

-Hinata se porte comme un charme. Elle n'attend que son papa. Sa voix était tremblante. Elle a hâte de te rencontrer.

-Elle doit être magnifique.

-Une pure merveille. Mais tu l'as verras bientôt.

-Tu sais que j'adorerais ça, la voir grandir, rire, lui apprendre à lire, écrire, compter, être la pour elle, mais je ne suis pas sûr que ce soit possible…

Mariko recula un peu de surprise.

-Je suis un danger pour toi, pour Hinata , pour mes amis, le gotei, mon mentor qui m'a sauvé dans le monde des humains à Karakura et pour toute la Soul Society.

-Ne dis pas ça !

-Il le faut.

-Je ne veux pas !

-Reculez vice-capitaine, lança un Kuchiki plus froid que jamais.

Le choc la fit reculer.

-Je suis sûr que vous avez reçu un ordre en deux partis, commença Max. Ramener vivant…

-Ou éliminer, finit Renji les yeux rougis.

-Je suis désolé de vous contraindre à cela. Mais il va falloir que vous appliquiez la seconde option. Je ne pourrais plus le retenir.

-NON ! Mariko allait s'élancer pour le sauver, mais Mashiro la retint de toutes ses forces alors que les larmes lui brouillaient la vue.

-Mariko mon cœur, entendit-elle, soit forte pour nous deux et pour notre petit ange. Je t'aime plus que tout.

Son amour ferma les yeux et releva le menton.

-Le Sereitei, te remercie de tes années de services, murmura Toshiro.

Comme au ralenti, les lames convergèrent en direction de sa trachée. Au moment ou elles allaient percer l'épiderme, le masque réapparu et un cri inhumain sortit de la mâchoire pleine de dents suivit par une explosion de pression spirituelle qui fit décoller tous le sable alentour. Les 4 capitaines furent éjectés du nuage en suspension sans blessure. Un murmure énigmatique et glaçant se fit entendre.

-Ne revenez jamais. Fut sifflé dans le nuage de sable.

D'une attaque de Senbonzakura, les particules furent dispersées pour laisser le champ libre à l'absence de corps ou de hollow là où il y aurait dû en avoir un.

Mariko était effondrée, ses jambes cessèrent de la porter et elle s'écroula à genoux, le regard cherchant l'amour de sa vie.

« Alors ça y est, il est parti ? »

Sa lame eut du mal à cacher la vérité qui se lisait dans son aura.

« Ça ne se peut pas, il a toujours dit qu'il serait là pour me protéger, il ne m'a jamais menti… »

« Maîtresse, je crains fort que l'homme que tu as aimé, soit mort pour de bon devant toi, j'en suis navrée »

« Non, il reviendra, il a juste besoin de temps »

« Puisse le futur te donner raison »

Elle fut brusquement ramenée à la réalité quand Renji de manière brutale la secoua.

-Vient Mariko, on doit partir et vite ils arrivent.

Sans poser de question, sa formation martiale prit le pas sur ses émotions et elle suivit le mouvement en direction du portail alors que plusieurs groupes importants d'arrancars convergeaient sur leur position.

XXX

La vice-capitaine Risekime avait passé le reste de cette horrible journée en compagnie de sa fille. Elle savait que le lendemain se tiendrait une pénible réunion qui déciderait de beaucoup de choses pour leur avenir à tous. Ayant pour la dernière nuit, dit au revoir à sa fille dans le local dédié à son confort dans la 4e division, elle s'était dirigée vers les locaux de la 8e division. Le sommeil ne la trouverait pas de toute façon et elle avait ordre de ne pas parler de ce qu'elle venait de vivre à qui que ce soit. Alors que la nuit était bien avancée, elle défit les sceaux qui empêchaient l'accès au bureau de son mari. En refermant doucement celle-ci et se posant le dos contre, Mariko eu l'impression qu'une silhouette familière lui tournait le dos. Son cœur se serra quand le jeu d'ombre disparu, la laissant seule dans ce grand bureau vide et en désordre. Elle ne savait pas pourquoi elle était venue. Un impérieux besoin lui avait dicté de s'y rendre. Approchant des étagères, la vice-capitaine se perdit dans la contemplation des cadres qui la garnissaient. Sur la première, elle nota avec un sourire triste le visage souriant de son mari, Nanao et le non encore commandant dans les anciens locaux de la 8e.
-On aurait dit que rien n'aurait pu nous arriver tant qu'ils étaient ensemble. La rigueur, le bout-en-train et le conciliateur.
Sur la suivante, une photo de son mari attablé avec Renji, Shuhei et un Kira sous la table levant leurs verres dans un tripot qu'ils côtoyaient à une époque.
-La guerre est passée par là encore une fois.

Sur la 3e, qui dominait de par son importance était encadrée la photo de groupe qu'ils avaient dans la cour de la demeure Risekime le jour de leur mariage. Toute la division ainsi que les invités avaient pris la pose pour ce moment solennel.

Sur la dernière, la bouche de Mariko se tordit de chagrin. Dans leurs plus beaux atours, son jeune mari et elle prenaient la pose, elle assit alors que lui avait posé une main réconfortante sur son épaule durant la photo de face. Chose étonnante sa préférée qui se trouvait sur le bureau avait survécu au carnage. On les y retrouvaient, enlacés, leurs visages proches en gros plan. Cet instant de bonheur et de complicité avait été saisi à la perfection. Le cœur lourd, Mariko s'assit dans le fauteuil de son capitaine. C'est alors qu'un fin rayon de lune vint faire briller la chevalière du clan qui bloquait une lettre intacte. Intriguée, elle prit la bague et se saisie de la lettre. Sa respiration s'accéléra quand elle vit écrit son nom de la main de Max. Dans la précipitation, elle faillit la déchirer, tremblante, la femme commença à lire.

« Ma chère épouse, si tu lis ces quelques mots, c'est que j'ai perdu le seul combat que je ne devais pas perdre. Te connaissant, je sais que tu dois t'en vouloir, voire partir à ma recherche. Sache que ce n'est en rien ta faute. J'ai longtemps lutté contre un insidieux ennemi qui nous a tous les 2 pris par surprise. J'ai de nombreux regrets, mais uniquement sur ce que je n'aurais pas la chance de vivre avec vous deux. C'est pour cela que tu dois demeurer aux côtés de notre enfant.

Ne sachant pas qui pourra lire cette lettre, voire si elle te parviendra un jour, tu trouveras 2 éléments importants. La chevalière du chef du clan. Elle est à toi, prends ma place à la tête de la famille afin que ton nom survive aux millénaires à venir. Tu pourras, je le sais, toujours compter sur Papi, Ben et Azu pour t'aider. Dans le tiroir inférieur de mon bureau, tu trouveras un document reposant seul… »

Mariko se saisit du document cacheté. Elle reprit sa lecture.

« …ce qui se trouve à l'intérieur te revient de droit. Fais en ce que tu veux en ton âme et conscience, je sais que tu feras le bon choix. »

La vice-capitaine ouvrit la cire et lut l'un des documents les plus précieux du gotei. Sur un certificat d'autorisation au bankai, son nom avait été inscrit.

Elle conclut la lecture

« Je vous aime tous les 2 et je vous aimerais pour l'éternité. Ton bien-aimé, Max »

Doucement, Mariko inséra la chevalière bien trop grande pour son auriculaire. Elle due se résoudre à la positionner sur son pouce gauche.

Ce serait elle dorénavant la cheffe du clan, mais aussi une mère et avec le bankai, la capitaine de la 8e division comme son mari avant elle. Son héritage ne mourait pas tant qu'elle vivrait.


Et voila qui clos un arc important de notre histoire.

N hésitez pas a me faire un retour par review et FAV FOLLOW.

Et moi je vous dit a la semaine prochaine pour l'arc final de votre histoire. A+