42- La chemind'eau ~
J'étais si certaine. Si certaine.
Et je me trompais tellement. Tellement.
L'Edward de 1918 n'a absolument aucun lien avec le Edward que je connais.
Pas un arrière-grand-père. Pas même un arrière-grand-oncle. Il est né et est mort fils unique.
Pas Tuck l'éternel non plus. Pas de frêne, pas d'eau bénite.
J'ai pleuré jusqu'à ce que je m'endorme, la nuit dernière. Et toute la journée d'aujourd'hui, j'ai trimballé cette pierre dans ma poitrine.
Je n'aurais jamais dû imaginer ce garçon avec le visage d'Edward. Mais je ne pouvais pas m'en empêcher. Je voulais qu'il vive dans le Edward que je connais. Ça n'aurait pas été si farfelu. Les traits du visage peuvent être transmis de génération en génération. Des esprits peuvent trouver une nouvelle maison. J'étais si persuadée que c'était ce qu'Edward cherchait. Un passé. Un chemin menant à lui-même.
Mais rien de tout cela n'est vrai. Il n'y a eu aucun souvenir de famille troussé dans sa couverture lorsqu'on l'a donné à une famille d'accueil. Pas de trésor volé dans un grenier et caché sous sa chemise lorsqu'il sont venus l'emmener.
Rien.
Juste un garçon au hasard qui s'est trouvé avoir le même prénom que lui. Un garçon qui a vécut et est mourt il y a cents ans.
Je me demande où il a bien pu obtenir ce journal, alors. L'a-t-il ramassé à vil prix au vide-maison de quelqu'un ? Pourquoi ferait-il même cela ? Juste à cause du prénom ? Et pourquoi le garderait-il ?
Pourquoi me le prêter ?
Ça n'a aucun sens. Ça n'a pas le moindre sens.
À moins...
À moins que.
Est-il, comme moi, tombé amoureux du garçon mort ?
Est-ce cela, cette poignée de main secrète ?
Je repense à toutes les choses haineuses que les gamins ont dites sur Edward. Les mots moches.
Je n'arrive pas à croire qu'il ait pu prendre un tel risque avec moi. Mettre devant moi ce puzzle sans la bague qui sert à le décoder. Et puis prendre le risque que si j'y arrivais, je ne rende sa vie plus triste qu'elle ne l'est.
Ces pensées me font m'embraser de l'intérieur. Je suis certaine de ne pas simplement rougir mais de bel et bien m'enflammer, comme si j'avais la fièvre.
Je pense à Edward lisant le journal, comme je l'ai fait. Découvrant son cœur capturé par le garçon sur la page, juste comme mon cœur l'a été. J'ai imaginé ce garçon sous les traits d'Edward. Encore maintenant, je ne peux m'en empêcher. Je me demande quel visage Edward imagine, lui.
Et maintenant, je sais ce que je veux faire. Comment lui montrer que j'ai suivi la même chemin que lui, et ressenti les mêmes choses. Et que ce n'est rien dont il pourrait avoir honte, quoi que les gens disent.
Je vais lui donner mon scrapbook quand je lui rendrai le journal. Il reste encore une page de plus à écrire. La dernière. Pour la dernière page du journal.
Cela me prend toute la nuit, et toute la journée à l'école, pour tenter de trouver ce que je veux lui dire. Vingt-trois pages de mon cahier sont toutes couvertes d'essais longs et courts sur l'amour et l'égalité et toutes sortes de trucs A CHIER, à présent toutes en boules et prêtes à être réduites en cendres. Et si j'avais deviné de travers ? Tout ça lui ficherait la trouille.
Qu'est-ce que je veux lui dire, alors ?
Papa sera bientôt à la maison. Je devrais être en train de préparer le souper et de faire mes devoirs, mais je ne peux rien faire tant que ceci n'est pas fini.
Je sors le scrabook et l'ouvre sur la dernière page. Si j'avais un rosier, je placerai ses épines contre mon cœur, mais tout ce que j'ai c'est mon cutter de précision et mon petit doigt.
Trois gouttes de sang, comme des corolles de coquelicots sur la page.
(Je l'aimais et l'ai perdu, tout comme toi)
Fais simple, Bella. Juste simple.
(Je ne trouve pas ça moche que tu aimes un garçon.
Tu trouveras quelqu'un et quelqu'un te trouvera.)
Je cherche une façon de le dire qui ne l'effraie pas. Au final, je me contente d'écrire :
''Tu n'as pas à être seul''
J'espère qu'il comprendra.
Je devrais faire passer un mot de remerciement à Mike et au groupe. Ils m'ont fourni l'excuse parfaite. Pour être où je suis à cet instant. Debout près de la voiture d'Edward. Ce n'est pas vraiment une excuse. Je veux vraiment l'inviter à venir à La Push avec nous. Ce sera chouette. De faire quelque chose de normal. Quelque choses d'amusant. Il n'est pas obligé de surfer, si ce n'est pas son truc. Il peut traîner avec moi. Je ne l'ennuierai pas. Et peut-être qu'après qu'il aura mangé le barbecue et les s'mores [1] avec tout le monde, les autres se rendront compte que les Cullen ne sont pas vraiment si différents du reste d'entre nous.
En attendant, j'ai la couverture parfaite pour ce pourquoi je me suis précipitée ici à la dernière sonnerie.
Je n'arrive pas à croire que j'ai vraiement battu Edward de vitesse jusqu'à sa voiture. Et maintenant, excuse ou pas, mon cœur bat la chamade contre le secret que je tiens contre ma poitrine. Je l'ai caché. Le journal et le scrapbook sont reliés ensemble, dans la couverture d'un manuel du Lycée de Forks. Ils ont l'air de n'être qu'un seul et même livre. Comme n'importe quel manuel. Même Edward ne saura pas ce que c'est tant qu'il ne l'aura pas ouvert. Et j'ai mis le tout dans un sac en plastique, puisqu'il tombe effectivement juste un petit peu de crachin.
Les élèves me fixent du regard, traînassant un peu sur le chemin de leur voiture attendant de voir ce qui se passe. Personne n'adresse jamais la parole aux Cullen. Je me demande bien ce que Jessica est en train de penser.
Le voilà. Les voilà. Tous les cinq. Waou. J'ai l'impression que toute les poils de mon corps se dressent d'un coup. Je peux entendre mon cœur. Je parie que même eux peuvent l'entendre, aussi . Je ne vais pas me mettre à courir. Je ne suis pas venue jusqu'ici pour prendre la fuite à la dernière minute.
Respire, Bella, respire. Inspiration. Expiration. Ils ne vont pas te mordre.
Alice me fixe du regard. Tous me fixent du regard. Seule Alice a l'air de vraiment vouloir être mon amie. J'ai l'impression qu'elle veut me serrer contre elle du regard. Jasper a l'air d'avoir mal. Peut-être que son cœur lui fait mal. Il ferme les yeux et j'ai l'impression de pouvoir à nouveau respirer. Emmett. Seigneur, il est si impressionnant, même en se tenant à l'arrière, derrière Rose et jasper. M'a-t-il vraiment... ? Il m'a fait un... clin d'oeil ! Rosalie à tout l'air de celle à qui vous n'avez pas envie de chercher des noises au détour d'une allée sombre.
Et Edward. Vêtu de ses yeux de tempête. Avec lesquels il me transperce. Il s'est arrêté à deux pas de moi.
– Que veux-tu ?
Me suis-je encore plus trompée que je ne le pensais ? Il se montre aussi méchant et grossier que le tout premier jour.
Nous avons un public, à présent. Mike a de fait sorti son portable. Comme s'il allait appeler le 911[2], si les choses dégénéraient.
Je ne ferai pas demi-tour.
– Euh, les autres vont à la plage samedi. Vous... vous voulez venir ?
– La plage ? – bredouille Edward.
J'en rie presque. Emmett le fait pour moi.
– Ah, Ed mon gars, elle t'a eu, là.
Edward incendie Alice d'un regard véritablement venimeux. Mais qu'a-t-elle fait, là, elle ? C'est Emmett qui vient juste de l'appeler ''Ed, mon gars'' et juste devant d'autres personnes.
– Donc, ouais, il est censé y avoir de bonnes vagues ce week-end, le van est réparé et les parents de Tyler le laissent à nouveau conduire. On va faire un barbecue et tout après–
Mais c'est quoi son problème, à Emmett ? Même Jasper se fend d'un sourire. Peut-être qu'ils sont tous végétariens ou un truc dans le genre.
– Je prends le pick-up, aussi, alors il y a plein de place.
Il se tiennent tous pile devant moi il faut que je sois claire sur le fait qu'ils sont tous invités.
– J'ai une bâche à l'arrière au cas où il pleuve.
Mes yeux reviennent sur Edward celui auquel je veux vraiment m'adresser.
– Venez. Ce sera amusant. Vous n'êtes pas obligés de surfer si vous ne le voulez pas. Il y a des rochers et des flaques de marée, et du bois flotté et plein d'autres choses. Et du sable, aussi. C'est joli.
– Joli ?
– Oui. Tu y es déjà allé ?
– Où ça ?
– La Push. First Beach. [3]
– Non.
– Venez, répété-je.
Tous leurs visages sont de marbre.
– Esme a besoin de nous pour des travaux dans le jardin, ce week-end.
Même moi, je sais que c'est un mensonge pur et simple. Même si ça n'étais pas en plus écrit sur tous leurs visages. Même sur celui d'Alice qui a l'air plus triste qu'autre chose.
Bien, je peux faire avec.
La chose dans mes bras pèse un million de tonnes à cet instant. Mais il me faut encore la lui donner. Il ne m'appartient pas de garder le journal, quant au scrabook... Mon visage vire au rouge et brûle, rien que d'y penser. Toutes les choses que j'ai trouvées, découpées et collées une à une. Les mots que j'ai inscrits sur cette dernière page.
Et mon sang. Mais à quoi avais-je donc pensé ?
Je pense à lui en train d'en rire avec ses frères et sœurs. Je pense au fait qu'il va circuler dans toute l'école. Mais il est trop tard pour faire machine arrière. Je ne peux pas retirer le scrapbook sans trahir sa couverture au sujet du journal. Et je ne veux pas essayer de lui reparler. Cette fois-ci. C'est assez d'un désastre. Les deux choses doivent lui être données ensemble, même s'il ne le veut pas, même s'il rie de moi, et trouve que je suis dégueu et bizarre.
J'étais si, complètement, dans l'erreur.
Je ne le comprends pas du tout. Je ne l'ai jamais compris.
Il a les mains levées, faisant à nouveau comme une tente au-dessus de son nez et de sa bouche, et l'air totalement horrifié sur son visage. La petite fille aux larmes de vilain gros crocodile est en train de filer la trouille de sa vie au garçon aux cheveux couleur renard. Même sa famille retient son souffle, comme s'ils sentaient quelque choses d'horrible. Je le jure, je me suis lavée ! Je me lave tous les soirs.
– Peut-être une autre fois, alors. Dis-je.
Tout le monde dans tout le parking nous regarde.
– Merci de m'avoir prêté le cahier d'activités.
Et je le lui donne. Le Edward qui a lancé son appel dans le vent depuis un autre temps. Et le cœur que j'ai donnée en retour, pas seulement pour le garçon perdu, mais pour celui qui se tient devant moi aussi. Il a tout, à présent. Tout. Même la brindille de cèdre.
Pars. Garde la tête haute et pars. Ici, à Forks tu peut dire que ça n'est rien, juste la pluie sur ton visage.
Je suis seul enfin. Loin de tout le monde.
Alice a vu ce que je suis sur le point de voir, j'en suis sûr. Je déteste cela. Ceci est privé. Je préférerais être dans mon pré pour faire cela, mais la brume se forme, là-bas, et je ne veux courir aucun risque pour les pages, alors cette cabane de bûcheron abandonnée devra faire l'affaire.
J'allume la lanterne à pétrole à côté de moi, là, sur le sol graveleux. Je n'en ai pas besoin, mais je le veux ainsi.
La gamine est aussi futée qu'Alice. Envelopper mon journal et son compagnon dans la couverture d'un manuel scolaire ! Pas étonnant qu'Alice se soit tant entichée d'elle.
Il n'empêche qu'elle n'avait aucunement le droit de faire ce qu'elle a fait aujourd'hui. Nous dérouter pour que Bella ait le temps d'atteindre ma voiture la première. Me monter un guet-apens. Et en monter un à Bella aussi, ne voit-elle pas cela ? Elle veut tellement Bella qu'elle la tuerait pour l'avoir. Ou plutôt, qu'elle ferait en sorte que je la tue. Ma sœur se bat aussi déloyalement que son compagnon.
Pilotant ce trésor pour qu'il arrive entre mes mains.
Et pourtant, plutôt que de l'enterrer ici dans la forêt, invisible, me voilà en train de retirer la couverture de la chose que Bella m'a donnée.
Son projet d'arts plastiques.
Son sang.
Elle m'a offert son sang. Même séché sur la page cachée, il m'appelle.
Comment Alice est-elle parvenue à me cacher cela jusqu'à ce qu'il soit trop tard ? Jusqu'à ce que nous soyons en chemin vers ma voiture, et cette fille. Jusqu'à ce que rien ne puisse plus m'empêcher de le prendre.
Je mets mon journal de côté sur les emballages dépliés, et regarde cette chose que Bella a faite.
Il y a un dessin sur la couverture – son propre travail, naïf et adorable. Au crayon de couleur et stylo métallique.
C'est nuit très sombre : un ciel nocturne et une falaise sur la mer. Des pins sauvages au formes du vent hantent le bord droit. L'eau n'est pas à la tempête, mais une lune basse a placé dessus un large ruban blanc, qui mène de la côte à l'horizon. Un seul oiseau blanc, un cygne, vole vers le large, suivant le chemin par-dessus l'eau. Elle a intitulé ce livre ''Le chemin d'eau'', en lettres d'or.
Alice, tu ne te bats pas loyalement. Pas loyalement du tout.
J'ouvre précautionneusement les livre. Cette chose doit me durer très longtemps.
Son inscription est courte.
Qui peut suivre un chemin sur l'eau ? Elle est toujours changeante, en mouvement on ne peut jamais vraiment le voir avec certitude. J'espère que tu trouveras ton Ithaque.
Je ne peux pas bouger. Je ne peux même pas respirer. Du feu court dans mes veines.
Elle a écrit cela.
Elle a ecrit cela pour moi. Pour moi. Pas pour le garçon mort. Pour moi.
Que sait-elle ? Comment le sait-elle ?
Je suis fait comme un rat.
Et donc elle aussi.
Je tourne les pages une à une.
Chacune des entrées de mon vieux journal est commémorée ici. En images. En bribes de musique. En bouts de nouvelles et même de statistiques. Me suivant à chacun de mes pas sur mon chemin d'eau.
Oh, Bella.
Je me la remémore, nuit après nuit, à plat-ventre sur son lit étroit, croisant et décroisant les chevilles en l'air, ses pieds se frottant distraitement l'un contre l'autre, parfois même descendant le long d'un mollet, puis de l'autre, en colombes errantes.
Je me remémore son ordinateur portable et toutes sortes de papiers à côté d'elle. Utilisant mon journal pour se distraire de ses devoirs, avais-je pensé.
Je me trompais. Si complètement.
Combien d'âmes pareilles à celle-ci y a-t-il sur terre ?
Une. Une seule.
Une seule.
Je dois veiller sur son voyage dans cette vie. Ne laisser aucun mal venir à elle jusqu'à ce qu'elle atteigne le moment de son passage en sécurité et en paix. Faire quoi que ce soit d'autre irait au-delà de la monstruosité. Un crime à l'encontre de tout ce qui est bon.
Je ne veux pas avancer je ne veux pas atteindre la fin des pages; je ne veux pas qu'il n'y en ait plus.
Mais tout comme mon journal a eu une fin, ainsi le sien le doit aussi, et, que Dieu me vienne en aide, la senteur de son sang m'attire de l'avant. J'ai déjà deviné sur quelle page il se trouve, ce qu'elle a versé là pour moi.
La convergence, l'horrible symbolisme – Alice, tu est ignoble et sans cœur de t'être ainsi assurée que ceci parvienne entre mes mains !
Et pourtant, je tourne la page.
Trois gouttes parfaites. Comme des pétales de fleur.
Encore frais. Bien sûr que je sais qu'elles sont fraîches. C'était seulement il y a trois nuits que je l'ai vue s'endormir en pleurant. La couleur est toujours assez rouge. Bien que la majeure partie ait été absorbée par les fibres du papier, je suis sûr que je pourrais en gratter un peu du bout de l'ongle. Je pourrais le goûter, même furtivement.
Mais ce sont ses mots, ses mots, qui ancrent le crochet de ma damnation.
''Tu n'as pas à être seul''.
Elle ne peut pas avoir voulu dire ça. Pas comme ça. Avec son sang, juste là. M'invitant à la prendre.
Les images me submergent, sombres et violentes. Sa douceur emplissant mes bras son sang emplissant ma bouche comme le mien avait empli celle de Carlisle. Oui, je me souviens, parce que je ne peux oublier. Une goulée, deux goulées, trois.
Et puis je m'étendrai sous elle je serai sa barque dans la traversée du Fleuve de la haine mortelle [5], le fleuve sans retour.
Quoi qu'elle ait voulu dire – et je suis bien en peine de le savoir, puisque son esprit m'est un mystère – ça ne peut pas être ça.
Mais ça n'a pas d'importance, parce qu'à présent, je ne puis plus penser à rien d'autre.
La brindille de cèdre qui marquait la page glisse et tombe au sol.
N/A 1:
~~~ ''Si j'avais un rosier, je placerais ses épines contre mon cœur...''~~~
Bella se remémore l'histoire du Rossigol et de la Rose.
Il semblerait qu'elle ait lu Oscar Wilde, elle aussi ...
Alors le Rossignol vola jusqu'au Rosier qui poussait près de la fenêtre de l'Étudiant.
«Donne-moi une rose rouge» s'écria-t-il, «et je te chanterai ma chanson la plus douce.»
Mais le Rosier secoua la tête.
«Mes roses sont rouges» répondit-il, «rouges comme les pattes de la colombe, et plus rouges que les merveilleux doigts de corail qui ondoient dans les abîmes de l'océan. Mais l'hiver a gelé mes veines, le givre a mordu mes boutons, l'orage a brisé mes branches: je n'aurai pas de roses cette année.»
«Une rose rouge, c'est tout ce que je veux», s'écria le Rossignol, «une seule rose rouge! N'y a-t-il aucun moyen d'en trouver une?»
«Il existe un moyen» répondit le Rosier, «mais il est si terrible que je préfère ne pas te l'apprendre.»
«Apprends-le-moi» dit le Rossignol, «je n'ai pas peur.»
«Si tu veux une rose rouge» répondit le Rosier, «tu devras, par un clair de lune, la bâtir au son de ta voix, et la teindre avec le sang de ton propre cœur. Tu devras chanter pour moi, la poitrine contre l'une de mes épines. Toute la nuit, tu devras chanter pour moi, et l'épine devra percer ton cœur, et ton sang vital se répandre dans mes veines, et devenir mien. »
N/A 2 : Le Fleuve de la haine mortelle = Le fleuve Styx.
'Styx'' signifie ''tremblant'', du tremblement induit par l'horreur de la mort. Le terme est apparenté à ''stygos', qui signifie haine/aversion.
NB
[1] S'more = spécialité des feux de camps : un chamallow passé au feu et pressé, tout chaud et tout fondant, entre deux biscuits.
[2] 911 (''nine one one'') = numéro d'appel d'urgence de la police. Comme le 17, chez nous.
[3] First Beach = ''première plage''.
La Push : La réserve de La Push et le peuple Quileute existent vraiment. La Push est renommée pour son parc d'attraction : Ocean Park Resort, le long de James Beach. Les vagues sont appréciées des surfers même si l'eau n'excède que rarement les 16°C et que les falaise et les rochers sont dangereux.
[4] Le rossignol et la rose (d'Oscar Wilde) :
histoire complète en Français: http(deuxpointsdeuxslash)www(point)revuenomades(point)ch(slash)cariboost_files(slash)le_20rossignol_20et_20la_20rose(point)pdf
[5] Styx – fleuve de la haine mortelle.
– Wiki
http(deuxpointsdeuxslash)fr(point)wikipedia(point)org/wiki/Enfers_grecs
– Un blog qui vous dit tout sur les enfers grecs
http(deuxpointsdeuxslash)enfers-grecs(slash)skyrock(point)com/– enf_re_
(il y a une faute dans le titre de l'article mais le reste tient la route, c'est du copié-collé.)
– Carte des enfers : http(deuxpointsdeuxslash)duguesclin(point)free(point)fr(slash)Mythologie_grecque/enluminure/plan_enfers(point)jpg
