Moi : Salut les gens ! Toujours dans mon confinement, et toujours là pour publier ! n_n
Chris : J'en ai marre de ce confinement ! Je peux plus voir Dynamis ! TT_TT
Ryuga : *ricane* Eh bah alors blondinet ? On commence à craquer ?
Chris : C'est ça, rigole ! C'est sûr que toi tu peux pas me comprendre, t'es en confinement avec ton mec !
Kyoya : JE SUIS PAS SON MEC BORDEL DE MERDE !
Moi : Sur cette note de poésie, bienvenue dans un nouveau chapitre plein d'amour et de sexyness ! *wink wink*
Ryuga : J'ai lu le chapitre. Va mourir Wonder, va mourir.
Moi : Non merci ! X)
Kyoya : Je veux pas lire les reviews, ça va partir en crises de fangirlisme et de fanboyisme…
Moi : Sûrement ! Disclaimer ?
Chris : Wonderinn ne possède pas MFB !
Moi : Merci Chris ! Bon chapitre très chers lecteurs ! n_n
Kyoya : Je vais me noyer dans l'alcool moi, j'en ai vraiment marre…
Moi : On se tait la drama-queen ! X)
Réponse aux reviews :
Marius : Tsubasa, ce gars sûr ! Il a vraiment une gueule de conseiller, j'ai trop bien choisi son rôle XD
Tsubasa il est rentré dans la chambre, il s'est dit « Nani ? » XD
Les érables rouges sont très beaux oui, j'adore le rouge de leurs feuilles ! n_n
Oui, on est qu'au tout début ! Héhé ! XD
P.S : J'ai toutes les couleurs, sauf le orange parce que c'est pas facile à trouver ! Et oui, j'ai un pantalon jaune ! Enfin, un pantacourt, mais ça compte quand même ! XD
Re P.S : (Moi : Kiddou, Maldeka elle dit que t'es alcoolo ! Kidd : Parce qu'elle est conne et qu'elle ferait pas une bonne pirate ! Law : Tant de finesse, Eustass-ya. Kidd : J't'emmerde ! Moi : Euh…c'est moi ou j'ai entendu du bruit dehors ? Law et Kidd : Euh… Moi : *regarde dehors* MAIS… ! MARIMO ?! O_o Zoro : …Merde, qu'est-ce que je fous là ? Moi : Oh putain…)
NekoGardenFox : Julian il fait les jeux olympiques de la filsdeputerie ! XD
Eh bah non, Ryuga et Tsubasa ont grandi ensemble ! Et je tiens à préciser que j'ai improvisé ça, c'était pas du tout prévu à la base XD
Bah…il y a déjà de la magie dans ma fic en fait ! Les lampadaires et toutes les lampes de la capitale fonctionnent à la magie, pas à l'électricité X)
Dans la fraicheur de la nuit, à l'extérieur du gymnase, le temps est comme suspendu. Un silence pesant s'est installé entre Ryuga et moi, enfin je ne sais pas vraiment si on peut parler de silence puisque la musique à l'intérieur du gymnase résonne aussi à l'extérieur. Ce que je veux dire, c'est que nous on est silencieux. Le surveillant ne m'a toujours pas lâché, il tient mes épaules et je suis encore plaqué contre le mur du gymnase. Son regard est planté dans le mien, en apparence il a l'air calme mais il prend de très grandes inspirations qui soulèvent ses épaules. De grandes inspirations caractéristiques de quelqu'un qui stress. Après ce qu'il vient de dire, en même temps…
Je n'arrive pas à croire…qu'il vient de dire qu'il m'aime. Il ne peut tout simplement pas avoir dit ça, c'est…c'est impossible ! Ryuga ne peut pas m'aimer, pas comme...pas comme ça. Non, il doit y avoir une autre explication. Il ne peut pas penser ce qu'il vient de dire… C'est juste…ça ne peut pas être vrai. Dans quel univers ça pourrait être vrai ? Il est surveillant dans une grande école, je suis étudiant dans cette même grande école. Je suis juste un gamin de 19 piges à moitié dépressif, lui un mec de 25 ans, presque 26, qui a tout pour lui. Dans quel putain d'univers il pourrait m'aimer ? Il doit y avoir une raison pour laquelle il m'a dit ça… Est-ce que…est-ce que c'est l'alcool qui lui monte à la tête ? C'est possible ouais, il a quand même bu six bières et il a une sacrée descente. Ça ne peut être que ça…
-Ryuga, tu commences à être ivre, murmuré-je pratiquement, détournant les yeux à cause du malaise que je ressens. Tu ne sais plus ce que tu dis… Lâche-moi s'il te plait, le mur est froid et je ne suis pas beaucoup couvert.
Ryuga soupire légèrement, mais il s'exécute et me lâche. Je décolle sans attendre mon dos du mur du gymnase, il est vraiment froid et ma chemise et mon t-shirt ne sont pas très épais. Je suis prêt à repartir dans le gymnase, à rejoindre nos amis et faire comme si Ryuga ne m'avait rien dit, mais ce dernier attrape mes poignets en voyant me faire un mouvement pour partir.
-Kyoya, je suis loin d'être ivre, dit-il avec sérieux. Je sais ce que je dis. Kyoya, je le pense du plus profond de mon cœur, je t'aime. Je sais que c'est…mal, que je ne devrais pas, mais je peux pas me contrôler. Dès le moment où j'ai appris à te connaître, j'ai su que tu étais vraiment quelqu'un de spécial. Il m'a pas fallu beaucoup plus longtemps pour développer des sentiments à ton égard. En une seule semaine…j'étais déjà raide dingue de toi. Et putain, si tu savais à quel point ça a été dur à cacher. Mais il fallait… Si ça se venait à se savoir, ce serait vraiment mauvais.
-Arrête, grogné-je, ayant la sensation de me faire broyer le cœur, persuadé que ce qu'il dit n'est pas vrai. C'est vraiment pas drôle comme blague…
-Mais c'est pas une blague ! Rétorque Ryuga, remontant ses mains jusqu'à mes épaules pour me rapprocher de lui. Je t'aime vraiment ! Je sais…je sais que c'est dur à croire, mais j'y peux rien. J'ai essayé de refouler mes sentiments, de les ignorer, mais j'ai pas réussi… Alors j'ai décidé de vivre avec et de me comporter comme si de rien n'était, quitte à souffrir.
-Si tu penses vraiment ce que tu dis, pourquoi tu as décidé de me le dire ? Lui demandé-je, commençant à croire en ses paroles complètement folles.
-Tu m'as un peu coincé, et tu remarquais à chaque fois que je mentais, répond le surveillant avec un rire un peu gêné. Et je te connais, buté comme tu es, tu m'aurais pas lâché tant que j'aurais pas craché le morceau. De toute façon, je me sentais plus la force de te mentir…
-Alors…tu le penses vraiment ? Tu m'aimes ?
-Oui… Je suis désolé, je sais que maintenant, ça ne sera plus jamais pareil entre nous… Juste…s'il te plait, fais comme si je n'avais rien dit. Je ne veux pas perdre cette complicité qu'on a, simplement parce que…parce que j'ai des sentiments pour toi.
Je sursaute légèrement tout en sentant les mains de Ryuga se resserrer autour de mes poignets. Il m'a balancé ses sentiments…tout en étant persuadé que je ne l'aime pas ? Haha, c'est bizarre comme situation… On a vécu les mêmes choses, chacun de notre côté, et on était tous les deux persuadés que nos sentiments étaient à sens unique parce que…parce que notre histoire a tout d'impossible. Elle est putain d'impossible, on le sait tous les deux, mais…mais je ne peux pas laisser Ryuga croire que je ne le vois que comme un ami. Il a eu le cran de me dire ce qu'il ressent vraiment, j'en suis capable aussi.
-Ryuga… Je ne peux pas faire comme si tu n'avais rien dit, dis-je en plantant mes yeux dans les siens. Je ne peux pas pour la simple et bonne raison que…que je t'aime aussi. Je t'aime depuis pratiquement notre première rencontre, mais j'ai fait comme toi… J'ai refoulé mes sentiments en me disant que c'était mal, que tu ne pourrais jamais m'aimer de toute façon… Bon, sur ce dernier point, visiblement je me suis un peu planté.
Cette fois, c'est le tour de Ryuga de sursauter légèrement. Je lis dans ses yeux dorés la surprise, puis tout de suite après le bonheur de savoir ses sentiments partagés. Ses mains sur mes poignets descendent jusqu'aux miennes, et il les glisse dedans avec douceur. Je baisse les yeux pour regarder nos mains, entrelacées. Les siennes sont tellement chaudes comparées aux miennes, ça fait…du bien. Ouais, c'est agréable. Je relève le regard vers lui, et je le vois se rapprocher. Il veut m'embrasser… Je recule la tête pour l'en empêcher.
-Non, Ryuga… On peut pas faire ça, soupiré-je, triste et agacé de devoir le repousser. Tu sais très bien…que notre relation est impossible.
-Je le sais, oui, me répond-il, avec le même agacement et la même tristesse. Mais…s'il te plait, laisse-moi t'embrasser. Juste une fois. Juste une fois, et ensuite on fera comme si on était simplement amis, même si on en a aucune envie.
J'hésite un peu, parce qu'en fait j'ai surtout la trouille que quelqu'un sorte du gymnase et nous voit, mais j'ai tellement envie de l'embrasser moi aussi… C'est presque encore plus frustrant de savoir que Ryuga m'aime aussi, parce qu'on est contraint de renier nos sentiments. Vraiment, quelle vie de merde. En attendant, je pense que je ne pourrai plus dormir la nuit si je laisse passer cette unique chance d'embrasser mon surveillant, ce que je rêve de faire depuis des jours et des jours. Juste…un seul et unique baiser, ça ne peut pas nous faire du tort. Ce sera juste notre secret. Ma décision prise, je relève le regard vers Ryuga et hoche légèrement la tête, pour lui faire comprendre que je suis d'accord. Même si je vois bien qu'il est heureux de pouvoir m'embrasser, je sens bien que cette situation le frustre aussi. On est tous les deux frustrés. Il secoue un peu la tête, pour oublier cette frustration j'imagine, et je sens sa main droite remonter le long de mon bras jusqu'à aller s'accrocher à ma nuque. Bonjour les frissons que ça me provoque, mon Dieu…
Euh, maintenant que j'y pense…ça va être mon premier baiser. Putain, tu parles d'un premier baiser chelou ! Un baiser qui est pratiquement un baiser d'adieu, un baiser histoire de dire « Je t'aime, tu m'aimes aussi, mais on ne peut pas être ensembles ». Si seulement je pouvais avoir une vie normale… Oh puis merde hein, c'est pas le moment de penser à ça ! Tout ce que je devrais faire, c'est profiter de cet instant autant que possible et l'imprimer dans ma mémoire. Je sens Ryuga serrer encore plus ma main qu'il tient toujours, et vois son visage se rapprocher du mien. Mon cœur est en train de partir dans tous les sens, il bat tellement fort que j'ai l'impression de l'entendre battre dans mes oreilles. C'est perturbant… J'ai l'impression que le temps se distord totalement, comme s'il était en train de ralentir et qu'il allait s'arrêter pour nous laisser dans notre moment.
Après des secondes qui m'ont paru étrangement longues, je sens les lèvres de Ryuga se poser sur les miennes. Ce n'est…rien qu'un tout petit baiser, hyper chaste et léger, mais j'ai l'impression de perdre la tête rien qu'avec ça. C'est comme si un courant électrique traversait l'ensemble de mon corps, c'est…c'est agréable, mais bizarre. Je sens alors une pensée raisonner dans mon crâne de toutes ses forces, voulant absolument se faire remarquer. Elle prend toute la place, je ne peux plus penser à autre chose : ça ne peut pas se finir comme ça. Je refuse que ça se finisse comme ça ! Alors quoi, on s'avoue nos sentiments mais on se condamne à ne pas pouvoir les exprimer ?! On ne va quand même pas passer le reste de l'année scolaire à s'aimer sans pouvoir se le dire et se le montrer ?! On ne tiendra jamais, on va devenir cinglés, on va juste se faire atrocement mal. Je ne veux pas que ça se passe comme ça… Et je suis sûr que lui non plus ne veut pas ça. On ne peut pas se faire souffrir comme ça alors qu'on s'aime. Ce n'serait pas juste.
Me laissant porter par mes pensées, je force Ryuga à lâcher ma main qu'il tenait encore pour pouvoir passer mes bras autour de son cou et appuyer un peu plus sur ses lèvres. Inutile de préciser qu'il est très surpris de ma réaction, mais il ne cherche pas à me repousser. Pas vraiment étonnant, je sais qu'il n'a aucune envie de me repousser. Malgré cela, sa raison de surveillant revient un peu à la surface et il rompt notre baiser, qui est resté quand même bien sage.
-Kyoya… Qu'est-ce que tu fais ? Me demande-t-il d'un air très étrange. Je suis incapable de mettre un mot sur l'expression qu'il arbore.
-Je te fais comprendre que je ne veux pas que ça se passe comme ça, répondé-je, toujours les bras autour de son cou. Je sais que c'est égoïste…mais je veux qu'on vive notre relation, toi et moi. On en a envie, et on n'arriverait jamais à renier nos sentiments et faire style de rien pour tout le reste de l'année. C'est égoïste, parce que dans cette histoire c'est toi qui risque le plus gros, mais je sais…je sais que tu le veux aussi.
-Tu es vraiment sûr...que tu es prêt à vivre une relation amoureuse où tu devras te cacher tout le temps, une relation dont tu ne pourras parler à personne, ni tes amis, ni ta famille ? Moi oui, mais j'ai besoin d'être sûr que tu es capable de vivre comme ça, dit Ryuga avec cette fois un air très sérieux, caressant ma joue.
-Ouais, ouais je suis prêt à vivre comme ça, affirmé-je avec assurance. J'ai trop rêvé de ça mais je pensais que tu ne m'aimerais jamais, et maintenant que j'ai l'occasion de vivre un amour que j'ai espéré sans y croire, je n'compte pas laisser passer ma chance. Et puis bon, comme dit le dicton : « Pour vivre heureux, vivons cachés ».
-Tu es vraiment sûr de toi à 100% ? Ce n'est pas une décision que tu peux prendre à la légère, ça implique qu'on mente à nos amis et qu'on soit vraiment hyper prudents. Et tu vas devoir aussi mentir à ta famille.
-Je veux vivre comme ça Ryuga, rentre-toi ça dans le crâne ! Je suis prêt à mentir autant qu'il le faut si ça nous permet de vivre notre amour comme on en a envie. Je t'aime comme un putain de fou.
-Je vois ça, tu as l'air vraiment déterminé à ne pas me laisser m'éloigner de toi. Et ça tombe bien, parce que je refuse de te perdre maintenant que je t'ai à portée de main. Bordel, tu ne peux pas t'imaginer à quel point je t'aime et je me fais du mal depuis des semaines à tout refouler à l'intérieur de moi-même. Il y a vraiment des fois où j'ai cru que t'allais me griller. Je crois qu'on peut dire que moi aussi je t'aime comme un putain de dingue.
Sa main autour de ma nuque se resserre un peu, sans pour autant que ce soit douloureux, et sa deuxième main se pose sur la peau de mon flanc droit. Dans la nuit, il fait toujours froid, et la chaleur de sa main me fait un bien fou. Je commence seulement à réaliser…que Ryuga est amoureux de moi, et j'ai l'impression de trembler sous le coup de l'émotion. Peut-être que je tremble vraiment, mais c'est sûrement parce qu'en fait j'ai froid. À le sentir autant en contact avec moi, j'ai l'impression de sentir monter en moi quelque chose d'étrange. Des décharges électriques, une espèce de chaleur bizarre mais agréable, des sensations de picotement tout le long de ma colonne vertébrale… Je sais ce que c'est. C'est du désir. Ça fait des semaines que j'en ressens pour Ryuga, mais maintenant que je l'ai près de moi, je sens que ça explose presque littéralement dans mon corps. Je pense qu'il le sent, son regard sur moi vient tout juste de changer.
-Pas ici, dit simplement le surveillant. Il faut qu'on retourne dans le dortoir.
-Tu crois sérieusement que je serais capable de te sauter dessus pour t'embrasser passionnément ici, alors que n'importe qui pourrait nous voir ? Ricané-je. Je serais vraiment débile si c'était le cas.
-Je ne doute pas de ton intelligence ou de ta jugeote, en revanche je doute sérieusement de ton self-control, répond Ryuga avec un énorme sourire en coin. C'est clair que tu vois pas la tête que tu fais.
-En même temps, qu'est-ce qu'on fait encore plantés là ? Demandé-je en laissant moi aussi un sourire en coin se dessiner sur mon visage.
-C'est-à-dire que tu veux pas me lâcher en fait.
-Tu parles, c'est toi qui veux pas me lâcher.
-Si on se lance dans un débat pareil, on va rester plantés ici encore longtemps.
Je secoue la tête, amusé, mais consens à remettre mes bras le long de mon corps. Dès que je me suis exécuté, Ryuga fait de même et remet les mains dans ses poches.
-Allez, on retourne au dortoir, dit le surveillant en commençant déjà à marcher dans la direction du dortoir Alpha. Il y fait plus chaud qu'ici.
-Hé, attends ! Lui lancé-je, attrapant une de ses épaules pour le retenir. Et les autres ? Ils vont se demander où on est passés si on se barre comme ça…
-Pas grave, on improvisera une excuse plus tard, me répond Ryuga avec légèreté. Du genre que je me sentais pas bien, que tu m'as raccompagné jusqu'au dortoir et qu'au final tu t'es couché après, un truc du style.
Je hoche la tête, lâche l'épaule de Ryuga et marche près de lui jusqu'au dortoir. Si je m'écoutais, je serais collé à lui, mais il y a des étudiants à l'extérieur, qui prennent l'air pendant la soirée ou qui sont sortis pour fumer. Pas sûr qu'ils en aient le droit, mais de toute façon personne ne viendra les réprimander à cette heure-ci. En mettant les pieds dans le dortoir, je pousse un petit soupir de soulagement. Aaaah, qu'est-ce qu'il fait bon ici ! Meilleur qu'à l'extérieur en tout cas. Le dortoir Alpha est hyper silencieux, ça fait bizarre. Je pense que personne ne traine dans les couloirs, les quelques étudiants qui ne sont pas à la soirée sont soit déjà couchés, soit en train de faire leur vie dans leur chambre. Ryuga et moi montons jusqu'au troisième étage, l'étage de nos chambres, et le couloir est vide de chez vide. Il n'y a pas un bruit. Après avoir vérifié qu'il n'y a bien personne, Ryuga saisit soudainement mon poignet et m'entraine dans ma chambre. Pas comme si elle était loin de l'escalier de toute façon. Dès qu'on y est tous les deux, il referme la porte en prenant soin de ne pas la faire claquer.
-Plus qu'à fermer à clé, et on pourra enfin profiter l'un de l'autre en paix, me glisse le surveillant à l'oreille, d'un ton joueur et suave.
-Tu m'expliques pourquoi ma chambre et pas la tienne ? Lui demandé-je avec amusement tout en sortant ma clé pour fermer la porte.
-À un moment, il faudra bien qu'on aille se coucher chacun de notre côté. Si quelqu'un te voyait sortir de ma chambre, ça serait un peu suspect. Les étudiants viennent rarement me voir dans ma chambre pour taper la discute, mais quand c'est le cas je laisse la porte un peu entrouverte, explique Ryuga en observant ma chambre. En revanche, si on me voit sortir de ta chambre, personne ne trouvera ça bizarre. Ça m'arrive assez souvent de rentrer dans les chambres des étudiants, pour diverses raisons. J'avoue, généralement c'est pas vraiment bon signe quand je fais ça, mais bon. C'est juste une précaution, de toute façon.
Maintenant qu'il le dit, c'est vrai que c'est logique. Aucune idée de quand nous nous séparerons pour la nuit, mais les étudiants vont remonter au compte-goutte pour se coucher, et on ne peut pas prendre le risque de se faire griller bêtement. Ma porte verrouillée, je balance ma clé pour qu'elle atterrisse sur mon bureau. Oh putain, un peu plus et je la balançais sur mon ordi ! Je sais pas toujours bien viser moi… Une fois la clé sur le bureau, bonjour le bruit de métal sur du bois qui résonne bien comme il faut, Ryuga attrape les pans de ma chemise ouverte sur mon t-shirt pour m'attirer vers lui. Pour une fois dans ma vie, je peux dire que j'ai de la chance. Franchement, pour être honnête, je l'ai pas volé hein.
Me retrouvant plaqué contre mon surveillant, j'ai le réflexe de mettre mes mains sur son torse tandis que lui passe ses bras dans mon dos. J'ai à peine le temps de relever la tête vers Ryuga que je sens de nouveau ses lèvres contre les miennes. Seulement, maintenant qu'on est tranquilles dans notre coin, on peut se permettre un baiser bien moins sage. Vraiment moins sage. Ryuga ne tarde pas à faire glisser sa langue contre mes lèvres pour me demander d'entrouvrir un peu la bouche. Il aura pas à me le demander deux fois. J'ai à peine entrouvert un tout petit peu les lèvres que je sens immédiatement sa langue se glisser dans ma bouche. Woah, je pensais pas que ça me ferait autant tourner la tête…ou alors c'est à cause de l'alcool dans nos haleines respectives, je sais pas. Peut-être les deux en fait. En parlant de ça, du coup j'ai un sacré goût de cassis dans la bouche. C'est pas désagréable, c'est même vachement bon.
Sans rompre le baiser, Ryuga me pousse en arrière, vers là où il y a mon lit. Je sais pas si c'est vraiment une bonne idée de se laisser tous les deux tomber dessus, je crains pour les lattes de ce pauvre lit là. Bon, de toute façon c'est trop tard, je suis déjà en train de tomber en arrière. Miraculeusement, les lattes du lit restent bien en place à l'atterrissage, et moi je commence à manquer d'air par contre. J'utilise donc mes mains, toujours sur le torse de Ryuga, pour le repousser le temps de reprendre mon souffle.
-Alors quoi, c'est trop intense pour toi Kyo ? Ricane le surveillant au-dessus de moi, encore un filet de bave au coin des lèvres.
-T'es bien gentil, mais j'ai pas des poumons de plongeur non plus, soufflé-je.
-Oooh, pauvre petite chose fragile, se moque-t-il, visiblement très amusé de me voir galérer à reprendre mon souffle.
-La ferme, sinon je te vire de ma chambre à grand coup de pied, ricané-je.
-Oh bah non, pas déjà ! Je viens d'arriver. Par contre, tu m'excuses, mais c'est qu'il commence à faire chaud ici.
Sa phrase à peine terminée, Ryuga se redresse sur les genoux et défait sa chemise sans manches en cuir. Eh bien, il n'a pas froid aux yeux. Après avoir laissé tomber sa chemise sur le sol, près de mon lit, il enlève aussi l'espèce de couronne qu'il porte sur le front et la pose sur sa chemise. Il s'apprête à m'embrasser une nouvelle fois, mais je le repousse encore. Là, vu le regard qu'il me lance, il est perdu et il ne comprend pas pourquoi je réagis comme ça. Après avoir légèrement ricané, je l'embrasse vite fait et me redresse sur les coudes pour enlever ma chemise et mon t-shirt. Il croyait sérieusement que j'allais le laisser torse nu et rester entièrement habillé de mon côté ? Faut pas déconner non plus. Quand mon surveillant comprend que je veux juste enlever un peu de tissu, il laisse un sourire…carnassier se dessiner sur son visage. J'suis assez impatient, donc je me dépêche de dégager ma chemise, mon t-shirt et aussi mon collier, que je dégage littéralement à l'autre bout de ma chambre. Et immédiatement, Ryuga me pousse avec ses mains pour que je me rallonge sous lui. Adieu santé mentale, je n'ai désormais plus besoin de toi alors je te prierai de te barrer, merci.
Ryuga et moi reprenons donc notre baiser passionné là où on l'avait laissé avant que je ne manque d'oxygène, sauf qu'évidemment, là c'est beaucoup plus chaud. Il a la peau tellement chaude, bordel c'est tellement agréable… De sentir son torse contre le mien, de l'embrasser à pleine bouche, de pouvoir laisser trainer mes mains partout sur son buste, j'en ai rêvé et je me disais que c'était un rêve totalement inaccessible. J'ai envie que ce moment ne s'arrête jamais, je veux rester comme ça jusqu'à la fin des temps, parce qu'à ce moment précis, il n'y a que nous-deux et rien d'autre. À cet instant, je suis à lui, et lui à moi, et c'est tout ce qui compte. Sans trop m'en rendre compte, je me retrouve à m'accrocher un peu littéralement à Ryuga, comme si j'avais peur qu'il puisse disparaitre, ce qui est un peu le cas en fait. Je l'ai désiré tellement fort dans mon coin, que maintenant que je l'ai enfin, je compte pas le laisser se barrer.
Au fil des minutes, je sens qu'on s'emballe de plus en plus Ryuga et moi. On n'arrête de s'embrasser que pour reprendre un peu de souffle, et on est collés au maximum. On essaie quand même de se contenir autant qu'on peut, on peut pas aller très loin ici. Enfin…c'est plus facile à dire qu'à faire. J'ai le cœur qui bat de manière tellement anarchique que je me demande s'il pourra battre à nouveau normalement un jour, et j'ai putain de méga chaud. Pareil pour Ryuga d'ailleurs. Après encore plusieurs secondes, mon surveillant rompt le baiser pour cette fois reprendre de grandes inspirations. On s'est vraiment un peu trop emporté… Cependant, il ne me laisse pas tant que ça le temps de souffler. Je respire un peu fortement, et j'essaie de me calmer un peu aussi, mais je le sens mettre sa tête dans mon cou. J'ai même pas le temps de lui demander ce qu'il fait qu'il se met à lécher la peau de mon cou. Bon bah pour se calmer, on repassera… Quand je le sens commencer à mettre les dents, ça me met un petit coup de fouet. Non, là faut que je l'arrête, on va finir par faire une connerie.
-Non, arrête s'il te plait Ryuga, lui dis-je en le repoussant doucement.
-Quoi ? T'aimes pas ? Ou…je t'ai fait mal ? Me demande Ryuga. J'suis désolé, c'est juste…j'adore mordre un peu.
-Non, c'est pas ça, répondé-je avec un léger sourire. C'est pas que j'aime pas ça ou que tu m'as fait mal, c'est juste que là…si on continue comme ça, on va finir par déraper.
-Mmh, t'as pas tort, reconnait-il. Désolé, j'avoue que je me suis un peu laissé emporter. C'est juste…je t'aime tellement, et je rêve de faire ça depuis des jours et des jours. J'ai du mal à me contrôler.
-Je te comprends tellement, mais calmos quand même. On se lâchera un peu plus…une autre fois.
-Genre…chez moi ?
-Genre chez toi.
-Ça c'est une idée qui me plait.
-J'imagine bien.
-Je peux pas te faire au moins un petit suçon ? Un tout petit ?
-Ryuga, je te rappelle que je me douche dans des douches communes. Si je me balade avec des suçons, aussi petits soient-ils, je vais avoir des emmerdes.
-Ah ouais merde, j'avais oublié… C'est vraiment de la connerie ces douches communes !
-Je te le fais pas dire.
-En tout cas, si toi tu veux m'en faire, ne te gêne pas. J'ai une douche rien qu'à moi, personne ne pourra voir tes petites marques d'affection ~
-C'est une proposition tentante, mais non merci. Je me connais, je vais repartir dans tous les sens. Une autre fois.
-C'est comme tu veux, bébé.
-Tu perds pas de temps pour les surnoms en tout cas.
-C'est ma passion les surnoms. Et puis maintenant tu es mon petit-ami et je vais pas me priver de te le rappeler toutes les deux secondes parce que, je te préviens tout de suite, je suis un gros possessif.
Je ne peux pas m'empêcher de rigoler, parce qu'il dit ça avec beaucoup de légèreté et d'humour, mais en même temps je rougis. Je rougis parce qu'il a dit que je suis son petit-ami. Bien sûr que c'est évident que je le suis, mais qu'il le dise…ça officialise les choses. Je suis tellement putain d'heureux ! Tellement heureux que je l'attire vers moi pour l'embrasser encore et encore, mais plus tendrement. Je l'aime vraiment comme un fou, et maintenant que je sais que lui aussi, je veux vivre notre histoire à fond et sans retenue. Je ne sais pas pourquoi, je suis sûr que lui aussi. Un pressentiment, sans doute.
À suivre…
Moi : Fin du chapitre ! Héhé, c'était caliente ! *wink wink*
Kyoya : *en train de boire un whisky-coca*
Moi : Kyo, tu es vraiment beaucoup trop mélodramatique !
Chris : C'est pas nouveau ça !
Ryuga : *en train de sérieusement désespérer*
Moi : Après ce chapitre très mignon et chaud, dimanche ce sera un chapitre calme et mignon ! On continue sur la lancée ! n_n
Kyoya : Wouhou…
Moi : Sinon, j'ai un petit projet en tête et j'ai besoin de votre avis, chers lecteurs ! n_n
Ryuga et Kyoya : Oh putain non…
Chris : *curieux*
Moi : J'ai un projet de fic un peu crack, un peu en mode Ask vous voyez ! Chaque chapitre, un ou plusieurs perso(s) répondrai(en)t à vos questions, et aux miennes aussi, en mode FAQ ! J'y pense de plus en plus en ce moment, et comme ce confinement me tue d'ennui quand je bosse pas…
Ryuga et Kyoya : *désespoir de la mort*
Chris : Ça a l'air cool ^^
Moi : Si ce projet vous tente, chers lecteurs, dites-le moi ! n_n
Ryuga : J'ai besoin d'un verre moi aussi…
Moi : Décidément, pas un pour rattraper l'autre ! Bref, laissez les reviews de l'amour, donnez-moi vos avis parce que ça compte beaucoup pour moi, et à dimanche ! n_n
Chris : Salut ! n_n
Ryuga et Kyoya : *en train de se noyer dans l'alcool*
Moi : Pas possibles ces deux-là, j'vous jure…
