43- La Push ~
Je me souviens presque comment me rendre à La Push. C'était il n'y a pas si longtemps, la dernière fois où j'y étais venue. Après les messes pour Grand-mère. Oncle Billy nous avait tous invités sur la plage autour d'un feu de coucher du soleil. Maman n'était pas très à l'aise. Elle ne connaissait vraiment bien personne là-bas. Moi non plus, en fait. Mes visites en été avaient été trop brèves. Je ne savais même pas à l'époque que cela allait être ma dernière visite avant longtemps.
Je n'ai pas à me souvenir du chemin pour y aller, dans le cas présent : puisque aucun Cullen ne vient, nous rentrons tous dans le van de Tyler. Et c'est lui qui conduit. Cela fait bizarre de me retrouver à l'intérieur du véhicule qui m'a presque tuée. Je me sens comme Jonas avalé par la baleine.
Edward me manque.
Grand-mère me manque.
La plage avait été pleine de monde ce soir-là. Des enfants courant partout. J'étais trop âgée pour courir avec eux, trop jeune pour m'asseoir avec les adultes. Jake était vraiment le seul que je connaissais. Ses sœurs étaient avec leurs petits amis. Les anciens tenaient une cession de chant, tandis que le feu flamboyait sur la plage, et que le soleil – une vision si rare– descendait sur l'eau. Je ne me souviens pas des paroles. Peut-être que c'était du Quileute. Peut-être qu'il n'y avait pas de mots, juste une incantation qui s'élevait et retombait, triste et puissante. Et quelqu'un frappait un grand tambour.
Je suis restée sans parler si longtemps qu'Angela s'en est rendue compte. Eric et Mike et Tyler débattent à n'en plus finir sur le film qui sera le meilleur cette année – ''300'', ''Transformers'' ou ''Sweeney Todd'' – alors elle a un instant pour tendre la main et serrer la mienne.
– On peut rester là pendant que les garçons feront tous du surf – promet-elle – . Ce sera amusant.
N'empêche, Edward et Grand-mère, me manquent toujours.
Tout le monde est plutôt d'accord pour dire que ''Harry Potter et l'Ordre du phénix'' sera pour les fillettes. Notre groupe est hard-core. On va surfer sous la presque pluie, nous.
La plage est telle que dans mon souvenir. Elle est large et plate, entourée des promontoires, avec au loin des pitons rocheux brisant les vagues. Mais je ne parviens pas à retrouver le tronc de bois flotté sur lequel je m'étais assise ce soir-là. Ceux que je vois ont tous l'air différents. Quatre ans c'est long pour le bois flotté, je suppose.
Angela est aussi fidèle que ses mots. Elle passe le temps ici avec moi, dans le van pendant que les garçons et Lauren sont dans l'eau avec leurs planches. Jessica, genre, dérive en allers-retours entre eux et l'eau peu profonde, faisant de grands signes à Mike tout en souhaitant avoir possédé une combinaison de plongée. Il fait encore bien trop froid pour aller sur sa planche avec lui. Nous ne sommes que le 10 mars. Même pas encore les Ides.
Je sors un ou deux autres Twizzlers [1] pour Angela et moi. Le froid les fait paraître nourrissants.
Mike a enfin demandé à Jessica de l'accompagner au bal – dit Angela.
Ça, je le savais. Jessica l'a dit à tout le monde à peu près dans les deux heures qui avaient suivi sa demande. Puis elle l'a mis sur Facebook une fois rentrée chez elle.
Il y a un bon vieux gros éléphant blanc assis avec nous dans le van.[2]
– On a encore le temps, non ? Je veux dire, un tas de garçons n'ont encore invité personne.
– Ange.
– Je suis trop nulle, pas vrai... ?
– Peut-être qu'il est juste timide.
– Eric ? Non mais tu te fous de moi ?
– Je veux dire, timide avec les filles. Il est plus petit que toi. Les mecs ont un problème avec la taille. Peut-être qu'il pense que tu ne voudrais pas d'un gars sur qui tu devrais baisser les yeux. Particulièrement avec des talons.
– Je porterais des chaussures plates. Je porterais des chaussures complètement plates. J'ai vu cette jolie paire de ballerines...
– Alors fais-lui ta demande. Demande-lui s'il veut y aller avec toi. Qu'est-ce qui pourrait arriver de pire ?
– Oh, Bella.
Et elle serre ma main, vraiment très fort. Tout le monde dans toute l'école a vu ce qui pouvait arriver de pire.
– J'essayais d'être sympa avec lui. Personne n'est jamais sympa avec aucun d'eux. Jamais.
Aucune de nous deux ne dit quoi que ce soit. Edward n'avait pas besoin d'être aussi grossier envers moi. Peut-être qu'ils sont vraiment tous coincés du cul avec l'esprit de clan étriqué. Mais alors pourquoi m'apporterait-il le remède chinois ? Et pourquoi se mettrait-il entre moi et la mort ? Et le journal. Je n'arrive toujours pas à comprendre à quoi ça rime. Je n'arrive pas à le cerner du tout.
Je pense à l'Edward qui a écrit toutes ces choses. Je pense à son écriture manuscrite, et au stylo plume. Pourquoi fallait-il qu'il meure ? Si jeune, comme ça. Pourquoi a-t-il fallu que je donne tout à Edward ? Je n'ai plus rien, à présent, rien pour me rappeler ce garçon. Je me sens comme si ma poitrine allais s'effondrer sur elle-même. Pourquoi Edward devait-il être si méchant avec moi ?
Et je comprends soudain : c'est un 'donneur indien''[3]. D'une main, il me donne des choses et les reprend de l'autre ensuite. Mais ce n'est pas juste, non plus. Parce que c'est moi qui lui ai rendu le journal. Il ne me la jamais réclamé. Peut-être qu'il voulait que je le garde. Peut-être que j'ai heurté ses sentiments en le lui rendant. Je ne crois pas qu'il ait soufflé mot à quiconque au sujet du scrapbook. Du moins pas encore. L'a-t-il aimé, alors ?
Je nage en pleine confusion, maintenant. Et je ne sais plus que penser.
Un groupe de jeunes avance vers nous sur la plage. Je ne les ai même pas vus arriver. Peut-être qu'ils sont venus par l'une des pistes qui traversent la forêt. Sans doute. Je reconnais Jacob tandis qu'ils se rapprochent.
Il n'y a personne d'autre ici, en dehors de notre groupe, et donc Mike, Tyler et tout le monde abandonne les rouleaux pour venir dire bonjour. C'est une plage publique. Ce n'est pas comme si nous faisions intrusion ou quoi que ce soit d'autre, mais nous somme quand même sur le territoire de leur tribu. Et ceux-là sont les jeunes qui sont chez eux sur cette plage. Jacob et moi nous disons ''Hey, salut'' l'un à l'autre tandis que les présentations se font : Paul, Embry et Sam. Je me rappelle un peu Sam, vaguement. Il ressemble à un adulte, à présent, ce dont il n'avait certainement pas l'air avant. Il porte ses cheveux longs. Tous les ont longs. Ils n'en font rien, ils sont juste comme ça. Je partage les Twizzlers pour tout le monde. Je suis vraiment contente de les avoir apportés.
– Tu surfes, Bella ?, me demande Sam, non sans une bonne dose d'incrédulité.
– Définitivement non.
Il aurait pu le voir par lui-même. Je suis sûre que j'entends Jake lui adresser un grognement, et je fais de mon mieux pour ne pas rire.
– Vous devriez rester là, les gars, et tenir compagnie à Bella, dit Jessica. Son rencard l'a laissée tomber.
– Edward Cullen, le résident bizarre.
– Le mal en résidence, marmonne le jeune appelé Embry.
Merde, mais qu'est-ce qu'... ?
– Elle essayait juste d'être sympa, me défend Angela. Pas de quoi en faire un plat. De toute façon, ils font tous un truc pour leur mère, aujourd'hui.
Sur ce, Sam s'agite, et me lance en même temps un regard dur.
– Les Cullen ne viennent pas ici, dit-il, comme si c'était le dernier mot, point barre.
Avec réticence Tyler invite les Quileutes à rester avec nous pour le barbecue. Ils ne sont pas vraiment intéressés. Ils ont l'air d'avoir quelque chose d'autre à faire. Sam nous rappelle de bien enterrer notre feu avec du sable avant de nous en aller. Je suis quasiment sûre que c'est un code pour nous dire : '' Assurez-vous d'emporter tous vos déchets en partant''.
Tout le monde retourne à ce qu'il était en train de faire avant – ceux de la ville, au surf, les Quileutes à leur patrouille sur la plage. Jacob s'attarde pour rester avec moi, ce qui laisse Angela libre d'aller voir les flaques de marées avec Eric.
Jacob me taxe un autre Twizzler, et me donne un petit coup de poing sur l'épaule.
– Hé, ça va ? – demande-t-il.
– Toujours.
Il rit à ma réponse, la bouche pleine de sucrerie rouge à la cerise.
– Tu veux qu'on discute ?
En fait, oui, il se trouve que je veux discuter.
… … …
La mer sur notre gauche est toute sombre et grise, les vagues se font houle au-delà de la ligne des rouleaux. Nous marchons sur le sable rendu humide par le brouillard, évitant à l'occasion une vague qui monte plus haut que les autres sur la plage. Sur notre droite, les rochers et la forêt présentent toutes les nuances du noir.
Le simple fait de marcher avec lui fait du bien, comme si je l'avais déjà fait avant, et c'est bon : c'est bon d'être ici, bon de me rappeler ma grand-mère. Et Oncle Billy avec ses deux jambes. Avait-il un coquillage et une aile de corbeau ? Envoyait-il des nappes de fumées au-dessus de l'eau, bénissant l'esprit de Grand-mère tandis que nous lui disions au revoir ? Ce n'est pas un souvenir. Juste une image dans mon esprit. Depuis l'instant où Jacob m'a dit que son père avait bénit le pick-up. Maintenant que j'y pense, le pick-up avait probablement dû se trouver là aussi – plus jeune, plus rouge –, l'arrière plein de gamins profitant de l'aubaine parce que la plupart du temps, où qu'il aillent, ils marchaient.
Je pourrais presque être heureuse sauf que je ne peux m'ôter de l'esprit les commentaires de Embry et Sam. Et l'éclat dur dans leurs yeux.
Les Cullen ne viennent pas ici.
Est-ce donc la raison pour laquelle Edward m'a renvoyé un râteau ?
– Alors, comment se fait-il que les Cullen ne soient pas les bienvenus ici ? demandé-je comme nous dépassions le squelette blanc et tordu d'un arbre, couché le long de la marque de la plus haute marée.
Jacob me fusille du regard. Un peu alarmé, un peu inquiet.
– Tu as pigé ça, hein ?
Oh, nom d'un chien, Jacob.
Mais il ne poursuit pas, donc il me faut l'y pousser un peu.
– Y a-t-il, genre, de l'animosité entre les Cullen et les Quileutes ?
Jacob éclate d'un rire bref comme un aboiement.
– Animosité, hein ! Tu es drôle, Bella.
– Alors ?
– C'est des visages pâles. Nous n'aimons pas leur genre.
– Jacob, je suis une visage pâle.
– pas si pâle que ça.
– Alors quoi, les Quileutes deviennent tous racistes ou quoi ?
– Bella, ce n'est rien. Embry et Sam ne faisaient que chahuter.
Nos pieds nous ont amenés plutôt loin du reste du groupe. Je vois Mike et Tyler essayer de se faire remarquer sur leurs planches de surf. Lauren est là-bas avec eux, peu disposée à disputer un strapontin à quiconque. Les amis de Jacob ont continué de s'éloigner presque jusqu'à la courbe du promontoire. Je me demande s'ils reviendront par ici ou s'ils monteront simplement dans les bois. Eric et Angela sont hors de vue, quelque part, et Jessica est dans un endroit tranquille, de l'eau jusqu'aux chevilles, faisant des signes à Mike. Ils ont tous l'air distants et tout petits. Je n'entends pas d'autre bruit que celui des vagues.
– Mon père dit que ton père a refusé de laisser le Dr. Cullen le soigner , poursuis-je. Est-ce que c'est compris dans tout ... truc des Quileutes vs les Cullen ?
– C'était il y a deux ans, Bella. Ils venaient juste de débarquer en ville. Qui pouvait savoir si le gars n'était pas un charlatan ou quoi.
– Mon père dit qu'il est bon. Vraiment bon.
Aucun de nous deux ne marche plus. Jacob a les bras croisés en travers de la poitrine, et regarde la mer de travers. Je le regarde et me rends compte que, nom d'un chien, il est plus grand que moi ! Pas de beaucoup. Pour le moment. Mais un peu. Quand était-ce arrivé ? Et le garçon ne me donne pas la moindre réponse. Il est aussi difficile qu'Edward Cullen.
Nous nous tenons là, sans parler, pendant que le vent, genre, nous fouette. Il apporte des écharpes de brume depuis la forêt en surplomb, et pique un peu, à cause du sel. Tout est sombre et froid et humide, et je souhaite de tout on cœur avoir le soleil de Phoenix.
Non.
Je souhaite avoir le soleil d'ici. Comme celui que j'ai vu se coucher tandis que nous chantions pour Grand-mère. Elle me manque. J'ai rarement eu l'opportunité de la voir du tout, et puis elle est morte. Et maintenant voilà que Jacob se la joue Peau rouge tout stoïque et silencieux avec moi.
Les mots de Sam et d'Embry avaient sonné dur et définitifs. Il n'y avait pas eu la moindre trace de plaisanterie sur leur visage. Je viens juste d'interroger Jacob sur tous les tons de la gamme et il m'a laissée en plan exactement comme Edward. Et il reste debout, là, le regard de travers – pas dirigé contre moi, mais il ne lâche pas un pouce de terrain pour autant. Comme s'il y avait un sombre secret profondément enfoui que les visages pâles ne sont pas autorisés à connaître. Même si je me souviens encore des odeurs de la cuisine de sa mère.
Ma poitrine me fait mal quand je respire.
– Mon père et ton père sont allés à la guerre ensemble, Dis-je doucement. Je pensais que ça comptait pour quelque chose.
– Quoi ?
– Tu me traites comme une étrangère, Jake ! Tu me traite comme une étrangère.
Il me regarde, tout perplexe et peiné.
– Bella, c'est pas comme si tu étais née dans la réserve. Tu n'as même pas grandi en ville.
Il aurait aussi bien pu m'enfoncer un pieu dans le cœur.
– ÇA N' ETAIT PAS DE MA FAUTE ! Hurlé-je. Dans le vent, parce que je suis déjà en train de courir. Je ne sens pas mon corps je n'entends que le bruit de mes pas claquer sur le sable humide. Il y a des rochers ici aussi, mais je ne les vois pas. Il n'y a que de l'eau devant mes yeux.
La voix de Jacob me parvient de loin.
– Bella, bon sang !
Il me poursuit. Je ne savais pas que j'étais capable de courir aussi vite. Martèlement des pieds. Martèlement des vagues. Soudain il n'y a plus de sable. Je sens un caillou sous mon pied, et ma cheville se tordre. Je vais tomber. M'éclater le visage. Casser des os. Être amochée pour le reste de ma vie.
Puis on m'attrape des bras et un corps chaud. Jacob me tient.
– Seigneur, Bella ! Putain mais, quoi !
Je ne peux pas parler. Il m'assoie sur un rocher humide et encroûté.
– Putain, mais qu'est-ce qui t'a pris ?
Il répète seulement cela, en me berçant, m'enveloppant de chaleur. Je le sens à nouveau, le souvenir de la fumée de bois et de peaux de loups de quand il était bébé. Il continue à me tenir mais en me regardant aussi de temps en temps, parce qu'il est plus jeune que moi, et que je suis une fille et que c'est embarrassant.
Je me calme. Je peux de nouveau respirer. M'essuyer le visage dans ma parka. Parler.
– Tu ne vas rien me dire, n'est-ce pas ? – demandé-je finalement.
Jacob se tait pendant un moment vraiment long. Je peux presque le sentir se battre avec lui-même. Enfin, il dit :
– Je ne suis pas un ancien, Bella. Je ne peux pas raconter les histoires.
Mais il m'en a déjà raconté beaucoup, juste là. Je sens le vent s'insinuer le long de ma colonne vertébrale. Je suis de retour sur le parking avec les bras d'Edward autour de moi, et avec la porte du van de Tyler en train de s'enfoncer contre son autre main tendue.
– Quel genre d'histoires ?
Des histoires circulent à l'école, maintenant. Trois doit être le nombre magique. Depuis qu'on a trouvé le gardien du Lodge, on a tiré de l'oubli toutes les autres histoires pour les rabâcher.
– Voyons Bella, vous, les blancs, ne racontez donc pas des histoires qui font peur à vos enfants pour qu'ils se tiennent bien ? Tu sais comme le Croquemitaine ? Ou le Sasquatch [4], des trucs comme ça ?
Ou le Chupacabra [4]. C'est ce que tous les garçons disent maintenant. Comme ils décrivent tous les événements en rajoutant bien plus d'hémoglobine qu'il n'y en avait vraiment eu. Mon père dit que l'eau du lac avait tout nettoyé, mais le corps avait été mis en morceaux. '' horriblement mis en pièce et partiellement mangé'', c'est comme ça que l'a dit le reporter, avec le vert des arbres et le jaune du cordon de police derrière lui.
– Jacob, Edward Cullen m'a sauvé la vie. S'il y a quelque chose qui ne va pas chez lui... ou chez sa famille... tu ne crois pas qu'il faut que je le sache ?
Jacob me regarde de manière aiguë.
– Est-ce qu'il essaie de sortir avec toi ?
– Non.
Même pas dans un million d'années.
– Bien.
– Hé, mais... !
– Ils ne sont pas d'ici, Bella. C'est des gommeux de la ville. Les gens comme eux ne restent jamais longtemps. Il ne se préoccupent que d'eux-mêmes. Ils te suceront à sec, et te laisseront pour morte.
Je me rends compte que Jacob doit être simplement en train de dire ce que son père dit des Cullen. Comment Oncle Billy et mon père peuvent-ils avoirs des opinions si opposées à propos de la même famille ?
Mais Jacob me serre les épaules avec ses mains d'adolescent trop grandes. Il veut que je l'écoute.
– Evite-le, Bella. Tout ce qui est joli n'est pas forcément bon.
NA :
Avec ma plus profonde gratitude pour ma chère bêta, averysubtlegift, qui me rappelle qu'un chapitre à besoin de chair autant que d'ossature. À Geo3, qui ECRIT À NOUVEAU ! *Cri aigu de fan* Fortune's Gate !
Merci chers lecteurs, et juste pour information, les garçons-loups, ici, sont les originaux.
NB :
Garçons-loups de miaokuancha: Le lien proposé par miaokuancha n'est plus valide. Vous trouverez d'autres photos de sam et Embry du premier film sur le site fanpop en passant par une recherche Google '' fanpop, sam embry, the Quilieute tribe''.
[1] Twizzlers
Tuyaux de réglisse torsadée fabriqués par la compagnie Twizzler (1929). Historiquement (1845) la compagnie Y&S originelle ne confectionnait que des confiseries à l'extrait aromatique de réglisse. Plusieurs rachats plus tard, plusieurs arômes font leur apparartion, tels qu'une édition limitée goût cola à la cerise. On trouve à présent des Twizzlers Arc-en-ciel (colorés et aux multiples saveurs), mais aussi les Twizzlers Sucrée-sucette (rouge ou jaune, avec un centre empli de gélatine aromatisée), les Twists (20 cm), les Two-foot-long Twizzlers (61cm), les Bites ou les Nibs (petites bouchées) et les Super long Nibs (saveur et texture des Nibs asssociées à la longeur des Twizzlers).
[2] Un éléphant blanc dans le van.
Vient de l'expression ''there's an elephant in the room'' (il y a un éléphant dans la pièce) associée à l'autre expression ''the white éléphant'' (l'éléphant blanc) qui signifient qu'un sujet évident, gros comme une maison, pesant et encombrant comme un éléphant – encore plus visible si l'éléphant est blanc – est soigneusement évité ou ignoré dans une conversation. Dans certains cas, on peut traduire l'expression par ''refuser de voir l'éléphant dans la pièce''. Elle est ici un peu adaptée (un éléphant blanc dans le van) par miaokuancha. J'ai décidé de garder l'image telle qu'elle.
[3]Indian donnor / ''Donneur indien''
n'est pas directement traduisisble en Français. Je l'ai laissée telle qu'elle, parce que miaokuancha en paraphrase le sens dans la phrase qui suit.
– ''Qui donne d'une main pour (mieux) reprendre de l'autre', ''Ce que la main droite donne, la gauche le reprend'' sont les traductions acceptables suivant les contextes.
– Origines culturelles et historiques de l'expression anglo-saxonne ''Indian Giver'' (Donneur Indien) :
. Wiki dit que cela vient de la coutume Indienne qui conçoit le don comme un troc, un échange. L'indien donne quelque chose, et prend autre chose en retour.
. Une autre explication serait liée au fait que l'homme blanc avait ''donné'' (ou plutôt accordé) des terres aux Indiens en signant des traités, puis les leur avaient reprise et les en avaient chassés .
[4] Sasquatch et Chupacabra
Le Sasquatch est le nom Indien du légendaire Big foot nord-américain.
Le Chupacabra est une créature légendaire latino-americaine dont on dit qu'elle suce (chupar) le sang des animaux domestiques et notamment celui de la chèvre (cabra)
