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FUIR
Dans le hall bondé, Megan, Ron, Hermione et Potter attendaient avec les élèves de quatrième année les diligences qui devaient les emmener à la gare de Pré-au-lard. Cette fois encore, c'était une belle journée d'été. Cal avait indiqué à Megan dans sa dernière lettre qu'il lui préparerait un barbecue sur le balcon de l'appartement pour fêter son retour – ses affaires avaient livrées la veille en provenance du Wiltshire, entassées à la hâte alors qu'Emily et Roger quittaient le pays en catastrophe.
– Arry !
Megan se retourna et vit Fleur Delacour qui montait en courant les marches de pierre du château. Derrière elle, au fond du parc, Hagrid aidait Madame Maxime à atteler deux des chevaux géants. Le carrosse de Beauxbâtons s'apprêtait à repartir par la voie des airs.
– J'espère que nous nous reverrons, dit Fleur en lui tendant la main. Je voudrais trouver un travail ici pour améliorer mon anglais.
– Il est déjà très bon, assura Ron d'une voix un peu étranglée.
– J'ai encore du mal avec les h aspirés... dit Fleur en lui adressant un grand sourire.
Hermione fronça les sourcils tandis que la jeune Française traversait la pelouse pour rejoindre Madame Maxime, ses cheveux blond-argent ondulant au soleil.
– Je me demande comment les élèves de Durmstrang vont faire pour rentrer, dit Ron. Tu crois qu'ils arriveront à manœuvrer ce bateau sans Karkaroff ?
– Ce n'est pas Karrrkarrroff qui tenait la barrrre, dit derrière eux une voix au ton abrupt. Il rrrestait dans sa cabine et nous laissait fairrre tout le trrravail.
Krum était venu dire au revoir à Hermione.
– Est-ce que je pourrrais te parrrler ? Lui demanda-t-il.
– Oh... Oui... d'accord, répondit Hermione.
Un peu gênée, elle suivit Krum parmi la foule des élèves. Megan était trop encore trop bouleversée pour penser à esquisser un sourire narquois.
– Tu ferais bien de te dépêcher ! lui cria Ron. On va bientôt partir !
Laissant Megan et Potter surveiller l'arrivée des diligences, il tendit le cou au-dessus des têtes pour essayer de voir ce que faisaient Krum et Hermione. Ils revinrent très vite et Ron regarda Hermione avec insistance, mais elle garda un visage impassible.
- Ça m'a fait plaisirrr de jouer au Quidditch avec toi, Megan, dit Krum. Je suis désolé pourrr ce qui t'est arrrrivé.
La jeune fille lui adressa son meilleur sourire poli et secoua la tête pour lui signifier que ce n'était rien.
– J'aimais bien Diggorrry, ajouta brusquement le Bulgare. Il était toujourrrs trrrès poli avec moi. Toujourrrs. Bien que je sois à Durrrmstrrrang... avec Karrrkarrroff, ajouta-t-il, les sourcils froncés.
– Vous avez déjà un nouveau directeur ? demanda Potter.
Krum haussa les épaules. Il tendit la main, comme l'avait fait Fleur, serra celle de Harry, celle de Ron et adressa à Megan un sourire amical. Ron semblait en proie à une lutte intérieure particulièrement douloureuse. Krum s'était déjà éloigné de quelques pas lorsque, n'y tenant plus, le garçon s'écria :
– Est-ce que je pourrais avoir un autographe ?
Hermione détourna la tête en souriant et leva les yeux vers Megan dont le coin de la bouche s'étira en un sourire forcé. Krum, surpris mais flatté, signa à Ron un morceau de parchemin tandis que les diligences sans chevaux cahotaient dans l'allée en direction du château.
Au cours du voyage de retour à la gare de King's Cross, le temps n'aurait pas pu être plus différent qu'à l'aller, lorsqu'ils étaient partis pour Poudlard au mois de septembre précédent. On ne voyait pas le moindre nuage dans le ciel. Megan, Ron, Hermione et Potter avaient réussi à trouver un compartiment libre pour eux tout seuls. Cette fois encore, Ron avait enveloppé la cage de Pigwidgeon dans sa tenue de soirée pour empêcher le hibou de ululer continuellement. Hedwig et Eleyna somnolaient et Crookshanks était pelotonné sur la banquette, comme un gros coussin de fourrure orange. Pendant que le train filait vers le sud, les trois amis se mirent à parler plus longuement et plus librement qu'ils ne l'avaient fait au cours de la semaine écoulée. Megan ne participait pas à la conversation, murée dans un silence douloureux. Seule l'arrivée du chariot à friandises interrompit leur conversation sur les mesures que Dumbledore pourrait prendre pour essayer d'arrêter Voldemort Megan s'interrogeait encore quant au rôle que jouerait Potter.
Lorsque Hermione revint du couloir en rangeant son argent, elle tira de son sac un exemplaire de La Gazette du sorcier.
– Il n'y a rien là-dedans, affirma Hermione en voyant Megan et Potter y jeter des coups d'œil inquiets. Rien du tout, vous pouvez regarder vous-même. Je l'ai lu tous les jours et je n'ai trouvé qu'un tout petit article le lendemain de la troisième tâche pour annoncer que c'était toi qui avais remporté le tournoi. Ils n'ont même pas cité Cedric. Pas la moindre information sur ce qui s'est passé. A mon avis, Fudge les oblige à garder le silence.
– Il n'arrivera jamais à faire taire Rita, fît remarquer Potter. Encore moins sur une histoire comme ça.
– Oh, Rita n'a plus rien écrit depuis la troisième tâche, dit Hermione d'un ton étrangement retenu. D'ailleurs, ajouta-t-elle d'une voix qui, à présent, tremblait légèrement, Rita Skeeter n'écrira plus rien du tout pendant un bon moment. Si elle ne veut pas que je raconte tout sur elle.
– De quoi tu parles ? s'étonna Ron.
Megan, qui avait une aversion devenue personnelle envers la reporter depuis l'article qu'elle lui avait consacré, fixa Hermione avec intérêt.
- J'ai découvert comment elle s'y prenait pour écouter les conversations privées alors qu'elle n'avait pas le droit de remettre les pieds à l'école, répondit la jeune fille.
Megan eut l'impression que, depuis des jours, Hermione avait hâte de leur raconter ce qu'elle savait mais qu'elle s'en était abstenue en raison des événements.
– Alors, comment elle faisait ? demanda Ron en la regardant avec curiosité.
– C'est toi, Harry, qui m'as donné l'idée, répondit Hermione.
– Moi ? s'exclama Potter. Comment ?
– Tu te souviens quand tu as parlé de micros pas plus gros qu'un insecte ? Et quand tu t'es demandé comment elle s'y prenait pour cafarder dans son journal ? dit Hermione d'un ton joyeux.
– Mais tu m'as dit que les micros ne marchaient pas à...
– Ce ne sont pas les micros qui sont importants, ce sont les insectes. Figurez-vous que Rita Skeeter – la voix d'Hermione avait un accent triomphal – est un Animagus non déclaré. Elle est capable de se transformer...
Hermione retira de son sac un petit bocal fermé par un couvercle.
– ... en scarabée.
– Tu plaisantes ! dit Ron. Ce n'est quand même pas...
– Mais si, c'est bien elle, répondit Hermione d'un ton allègre en brandissant le bocal.
Un gros scarabée y était enfermé au milieu de feuilles et de brindilles. Megan écarquilla les yeux. L'idée que l'horrible journaliste était prisonnière d'un bocal dans le sac de sa meilleure amie accomplit la difficile tâche de la réjouir.
– Tu ne vas pas me faire croire... murmura Ron en examinant le bocal.
– C'est la vérité, répondit Hermione, le visage rayonnant. Je l'ai attrapée sur le rebord de la fenêtre de l'infirmerie. Regarde bien et tu verras que les marques autour de ses antennes sont exactement semblables à ses horribles lunettes.
Megan examina à son tour le scarabée et put vérifier qu'elle avait raison.
– Il y avait un scarabée sur la statue, le soir où Hagrid a parlé de sa mère à Madame Maxime ! s'exclama Potter.
– Exactement, dit Hermione, et Krum a trouvé un scarabée dans mes cheveux lorsque nous avons eu notre conversation au bord du lac. Et, à moins que je ne me trompe, Rita devait se trouver sur le rebord de la fenêtre le jour où ta cicatrice t'a fait mal pendant le cours de divination. C'est comme ça qu'elle arrivait à récolter toutes ses informations.
– Et quand on a vu Malfoy sous l'arbre... dit lentement Ron.
– Elle était dans sa main et il lui parlait, dit Hermione. Il était au courant, bien sûr. C'est de cette façon qu'elle a recueilli ces charmantes petites interviews des Serpentard. Ils s'en fichaient qu'elle fasse quelque chose d'illégal du moment qu'ils pouvaient lui raconter des horreurs sur Hagrid et sur nous.
Megan se remémora elle aussi soudain l'attitude étrange de Pansy Parkinson lorsqu'elle l'avait aperçue dans le parc, hors de la présence de Draco. L'abominable bouledogue était certainement responsable des révélations au sujet de ses absences répétées, qui avaient inspiré à Rita Skeeter son savoureux article. Hermione reprit son bocal et sourit au scarabée qui s'agitait d'un air furieux contre le verre.
– Je lui ai dit que je la laisserai sortir quand nous serions arrivés à Londres, expliqua Hermione. J'ai utilisé un sortilège pour rendre le verre incassable et donc elle ne peut plus se métamorphoser. Je l'ai prévenue qu'elle devrait arrêter d'écrire pendant un an. On va voir si elle arrivera à perdre l'habitude de raconter d'horribles mensonges sur les gens.
Avec un sourire serein, Hermione remit le bocal dans son sac. Megan était fière d'elle. A ce moment, la porte du compartiment s'ouvrit.
– Très intelligent, Granger, dit Draco Malfoy.
Megan se raidit. Crabbe et Goyle se tenaient derrière lui. Tous trois avaient l'air plus arrogants, plus suffisants, plus menaçants que jamais. Malfoy fit un pas dans le compartiment et les regarda avec un sourire narquois.
– Alors, dit-il de sa voix traînante, tu as réussi à attraper une minable petite journaliste et Potter est de nouveau le chouchou de Dumbledore ? Pas de quoi en faire toute une histoire.
Son sourire s'élargit. Crabbe et Goyle lançaient des regards goguenards.
– On essaye de ne pas trop y penser ? dit Malfoy à voix basse. On fait comme si rien ne s'était passé ?
– Sors d'ici, dit Potter.
Megan le vit plonger la main dans sa poche et le soupçonna d'envisager d'en sortir sa baguette magique.
– Tu as choisi le camp des perdants, Potter !
La jeune fille aperçut le regard qu'il lui lança également : son message lui était aussi destiné.
- Je t'avais prévenu ! poursuivit-il. Je t'avais dit que tu devrais faire attention aux gens que tu fréquentes, tu te souviens ? Dans le train, la première fois qu'on est allés à Poudlard ? Je t'avais dit de ne pas traîner avec ce genre de racaille !
Il désigna Ron et Hermione d'un signe de tête.
– Trop tard, Potter ! Ils seront les premiers à partir, maintenant que le Seigneur des Ténèbres est de retour ! Les Sang de bourbes et les amoureux des Moldus en premier ! Enfin, en deuxième, c'est Diggory qui a été le prem...
On aurait dit que quelqu'un avait fait exploser une boîte de feux d'artifice dans le compartiment : des sortilèges fusèrent de partout dans une série de détonations. Malfoy, Crabbe et Goyle étaient désormais étendus, inconscients, à la porte du compartiment. Megan, Ron, Hermione et Potter s'étaient levés. Chacun d'eux avait jeté un sort différent. Mais ils n'étaient pas les seuls à avoir réagi.
– On s'est dit qu'on ferait bien de venir voir ce que mijotaient ces trois-là, lança Fred d'un ton dégagé.
Il jeta un coup d'œil surpris à Megan qui se rassit en détournant le regard : elle avait beau aimer Draco, elle ne pouvait lui pardonner qu'il parle ainsi de baguette magique à la main, Fred entra dans le compartiment en marchant sur Goyle. George, lui aussi, avait sorti sa baguette. Il suivit Fred et prit bien soin de piétiner Draco au passage.
– Intéressant, comme résultat, dit-il en regardant Crabbe. Qui est-ce qui a lancé le sortilège de Furonculose ?
– Moi, dit Potter.
– Étrange, dit George d'un ton léger, moi, j'ai utilisé un maléfice de Jambencoton. Apparemment, il vaut mieux ne pas les mélanger. On dirait qu'il lui est poussé des petits tentacules sur tout le visage. Il vaudrait mieux ne pas les laisser ici, ils n'arrangent pas le décor.
Ron, George et Potter firent rouler à coups de pied les corps inertes de Draco, Crabbe et Goyle dans le couloir – le mélange des sortilèges qu'ils avaient reçus leur donnait un aspect particulièrement repoussant – puis revinrent dans le compartiment et refermèrent la porte derrière eux.
– Quelqu'un veut jouer à la bataille explosive ? demanda Fred en sortant un jeu de cartes.
Megan n'en avait aucune envie, aussi elle se contenta de regarder ses amis et Potter enchaîner les parties, sans parler. Fred et George lui jetaient de temps en temps des regards en coin, soucieux, mais eurent la délicatesse de ne rien dire.
– Vous allez nous dire, maintenant, à qui vous vouliez faire du chantage ? demanda Potter après cinq parties.
– Oh, ça..., répondit George d'un air sombre.
– Aucune importance, dit Fred en hochant la tête avec impatience. Ce n'est pas très grave. Plus maintenant, en tout cas.
– On a laissé tomber, dit George avec un haussement d'épaules.
- Vous n'auriez pas dû, marmonna Megan, qui n'avait pas ouvert la bouche depuis le début du trajet.
Mais Ron, Hermione et Potter insistèrent et Fred finit par répondre :
– D'accord, d'accord, si vous voulez vraiment savoir... c'était Ludo Bagman.
– Bagman ? s'exclama Potter. Tu veux dire qu'il était impliqué dans...
– Non, répondit George, d'un air sinistre. Ça n'a rien à voir. C'est un imbécile. Il n'est pas assez intelligent pour ça.
– Alors, c'est quoi ? demanda Ron.
Fred hésita.
– Tu te souviens de ce pari qu'on avait fait à la Coupe du Monde de Quidditch ? répondit-il enfin. Que l'Irlande gagnerait mais que ce serait Krum qui aurait le Vif d'or ?
– Oui, répondirent les garçons d'une même voix.
– Cet idiot nous a payés en or de farfadet ; il l'avait attrapé quand les mascottes d'Irlande en ont jeté sur les spectateurs.
– Et alors ?
– Et alors, dit Fred avec impatience, l'or a disparu, bien sûr. Le lendemain matin, il n'y en avait plus !
– C'était sûrement une erreur, non ? dit Hermione.
George eut un rire amer.
– Oui, au début, c'est ce qu'on a pensé. On a cru que, si on lui écrivait pour lui dire qu'il s'était trompé, il nous payerait. Mais rien à faire. Il n'a pas répondu à notre lettre. Avec Megan, on a essayé de lui en parler chaque fois qu'on l'a vu à Poudlard mais il trouvait toujours une excuse pour nous fuir.
– Il a fini par devenir très désagréable, dit Fred, il a prétendu que nous étions trop jeunes pour parier et il ne voulait rien nous donner du tout.
– Alors, on lui a demandé de nous rembourser au moins notre mise, dit George, le regard furieux.
– Il n'a quand même pas refusé ? s'exclama Hermione.
– Si, justement, dit Megan d'un ton hargneux.
– Mais c'étaient toutes vos économies ! dit Ron.
– Ne m'en parle pas, se désola George. A la fin, on a compris ce qui se passait. Le père de Lee Jordan a eu du mal à obtenir de l'argent de Bagman, lui aussi. Il paraît qu'il a de gros ennuis avec les gobelins. Il leur a emprunté des quantités d'or. Alors, ils l'ont coincé dans le bois, après la Coupe du Monde, et ils lui ont pris tout ce qu'il avait sur lui, mais ce n'était pas suffisant pour couvrir ses dettes. Après, ils l'ont suivi jusqu'à Poudlard pour le tenir à l'œil. Il a tout perdu au jeu. Il n'a même pas deux Gallions en poche. Et vous savez comment cet idiot a essayé de rembourser les gobelins ?
– Comment ? demanda Potter.
Megan elle-même n'avait pas cette information : compte tenu des récents événements, elle avait complètement oublié de demander aux jumeaux ce qu'il en était.
– Il a parié sur toi, dit Fred. Il a parié très gros avec les gobelins que ce serait toi qui gagnerais le tournoi.
– C'est pour ça qu'il essayait tout le temps de m'aider ! s'exclama Potter. Eh bien, j'ai gagné, non ? Comme ça, il va pouvoir vous rembourser votre or !
– Non, dit George en hochant la tête. Les gobelins ont été aussi retors que lui. Ils ont dit que tu étais ex æquo avec Diggory alors que Bagman avait parié que tu gagnerais tout seul. Bagman a été obligé de prendre la fuite. Il a disparu juste après la troisième tâche.
George poussa un profond soupir et redistribua les cartes, poursuivant leur jeu jusqu'à l'arrêt du train.
La cohue habituelle régna dans les couloirs lorsque les élèves commencèrent à descendre des wagons. Megan, Ron,Hermione, chargés de leurs bagages, eurent du mal à passer par-dessus Draco, Crabbe et Goyle, toujours étendus sur le sol à l'extérieur du compartiment. Potter, lui, ne bougea pas.
– Fred... George..., dit-il. Attendez un peu.
Les jumeaux se tournèrent vers lui. Megan se fichait de ce qu'il pouvait bien avoir à leur dire – elle avait un long trajet en Magicobus qui l'attendait, ne pouvant transplaner tant qu'elle n'aurait pas obtenu son permis. Elle entreprit donc de décharger ses bagages et de commencer à faire ses adieux à Hermione et aux Weasley.
- Megan chérie.
Molly Weasley, qui attendaient ses enfants sur le quai, s'empressa de la prendre dans ses bras lorsqu'elle la vit.
- Tout va s'arranger, ma chérie, je te le promets. Si j'avais su, oh si j'avais su…
- Vous n'y êtes pour rien, Molly, lui assura Megan du ton le plus rassurant qu'elle put.
- Tu étais sous notre toit juste après que – oh, Megan, je suis tellement désolée !
Elle la prit de nouveau dans ses bras, et la jeune fille ne put que lui tapoter le dos.
- On se revoit très bientôt, d'accord ? dit Fred lorsque sa mère l'eut libérée. Et si tu as besoin de parler…
- Tu connais notre adresse, compléta George. Tu peux venir à la maison quand tu veux, d'accord ?
Megan acquiesça et étreignit ses amis avec reconnaissance. Elle n'était cependant pas pressée de retourner au Terrier : pour le moment, tout ce qu'elle souhaitait, c'était fuir. Il était temps pour elle de mettre les épreuves de l'année écoulée derrière elle, en se réfugiant dans l'univers rassurant de Stourbridge, où Cal n'aurait pas eu vent de ce qu'il s'était passé et où elle pourrait redevenir Demi, la sorcière étrange qui sortait des cheminées pour offrir des librairies magiques aux Moldus, et où elle se satisferait de l'entendre se réjouir de ses découvertes sur les Niffleurs et les Licornes.
L'Héritière des Ténèbres revient bientôt dans un tome 5 ;)
