Charles regarde Caïn d'un mauvais œil. Raven prend son frère par le bras.
« Charles, ne réagis pas. Il te provoque … »
« Alors, Charly ? Tu feras quoi ? Le même traitement que ton soi-disant ami ? J'ai entendu que c'était sans doute plus que de l'amitié au collège … »
« Mêle-toi de tes affaires, connard ! » dit Raven, énervée.
« Oh la petite sœur qui prend la défense du plus grand, amusant … »
Charles prend le contrôle de Caïn et le fait tomber au sol comme si il s'était cassé une jambe d'un coup. Il hurle de douleur.
« Ne t'avises plus jamais de me chercher. J'en ai plus qu'assez de me cacher ! »
« Charles ! » s'exclame Raven.
Charles rend à Caïn sa mobilité. Ce dernier se relève.
« Je le dirais à mon père ! Et je te promets, Xavier, tu vas le payer ! »
Il s'en va en direction de la salle de prédilection du beau-père des deux jeunes gens. Raven descend en première suivi d'un Charles encore bien remonté mais un peu anxieux de ce qui va suivre. C'est sans appel que Kurt sort de la pièce, l'air fâché, Caïn se tenant derrière lui avec un air de victoire.
« Alors, comme ça tu utilises tes dons contre mon fils, sale monstre ? »
« Ne vous plaignez pas je ne les ai pas encore utilisés contre vous … » répond Charles.
« Tu te crois supérieur parce que ton père était un génie ? Tu veux savoir comment il est mort peut-être ? »
« Je le sais déjà … Vous avez provoqué l'accident qui l'a tué … »
Kurt monte et Raven pousse un cri d'effroi se cachant derrière Charles qui semble retrouver son air imperturbable.
« Ecoute-moi bien, tu devrais t'estimer heureux d'être encore en vie … Je ne te tuerais pas sinon ta chère mère va me mettre dehors. Mais te frapper ça je le peux. Elle m'encourage même à le faire. »
Charles ne cille pas, protégeant Raven derrière lui. Kurt le prend violemment par le bras et le tire jusque dans la fameuse pièce. Caïn se réjouit du spectacle et suit son père. Raven reste immobile, choquée par la violence de la scène.
Kurt jette négligemment Charles au sol avant de lui mettre un bon coup de pied bien placé. Ce dernier se crispe sous la douleur, les larmes dévalant ses joues. Il regarde son tortionnaire s'approcher de lui alors qu'il essaie de se relever. Kurt le frappe au visage cette fois-ci, contraignant Charles à retomber au sol.
« Tu sais, Charles, j'aurais adoré qu'on ait une relation père-fils mais les choses ont voulu que l'on se considère comme des ennemis. »
« Si vous aviez voulu être mon père … Vous ne m'auriez jamais traité de monstre. Mon père le savait que j'avais un don. Il était plus fasciné que terrifié … »
« Parce que tu crois que je suis terrifié ? Ta mère l'est, certes, mais pas moi. Tes jeux de passe-passe ne me font rien. Ce qui est malheureux c'est que ton père n'ait pas vu le développement de tes pouvoirs. »
Charles se relève se tenant au rebord de la cheminée, la tête baissée.
« Caïn m'a dit que tu avais torturé quelqu'un dans ta chambre … »
« Cela ne vous regarde pas .. »
« Oh que si, cela s'est passé sous mon toit. Qui était-ce ? »
« Une connaissance … »
Kurt le frappe de nouveau.
« Mauvaise réponse. Deuxième chance … »
Charles laisse les larmes couler, regardant son beau-père.
« Un ami … Mais qui m'a déçu … Je m'excuserais demain … »
Kurt le frappe violemment plusieurs fois. Charles crie sous la violence des coups portés. Caïn observe la scène avec satisfaction.
Kurt stoppe ses coups et regarde avec dégoût Charles ramper au sol. Il lui donne des coups de pied le faisant sortir ainsi de la pièce. Raven arrive et aide Charles à se relever.
« Il … Il va payer … Je … Je vais le tuer .. »
« Chut … Viens, on va te soigner … » dit-elle.
Ils vont dans la chambre de Charles et Raven le soigne doucement, le cœur lourd se sentant mal pour lui.

Quelques jours plus tard, Charles arrive au collège, la mine fatiguée. Hank s'inquiète et Charles lui dit que tout va bien.
Raven discute avec ses copines comme tous les jours mais sourit très peu. Elles le remarquent et s'inquiètent pour elle.
« Raven, il y a un truc qui ne va pas ? »
« Mon beau-père, il a failli tuer Charles hier soir … »
En repensant à la scène, elle fond en larmes. Ses copines la consolent, sachant qu'elle tient énormément à Charles.
Erik arrive, regardant à peine Charles toujours terrorisé par ce qui s'est passé il y a plusieurs jours. Il va dans son coin, allumant une cigarette. Il la fume, tout en regardant le ciel. Il a été placé dans une famille d'accueil il y a quelques jours : ils sont gentils certes mais il ne parvient pas à les apprécier comme ses parents. Alors, il fugue, allant dormir sous un pont ou dans une ruelle déserte.
Charles en voyant Erik hésite à aller lui parler.
« Va lui parler. Sinon il va avoir peur de toi à vie … »
Charles se dirige vers l'allemand. Il fronce les sourcils en voyant qu'il fume mais ne critique pas.
« Salut Erik. » dit-il simplement.
Erik sursaute faisant tomber sa cigarette au sol. Il marmonne des jurons en allemand avant de relever la tête.
« S-Salut … »
« Je suis ravi de voir que tu as peur de moi … C'était le but recherché … »
Erik soupire : quel idiot …
« Comme ça, tu arrêteras de me prendre pour une victime … »
« Mais c'est toi qui te fait passer pour une victime ! »
« Ouais peut-être mais tu en as abusé ! »
Erik s'apprête à dire autre chose mais il se ravise se rappelant des mises en garde de Charles. Il pensait être libre de la violence de ses mots mais ce garçon cela ne sera pas le cas : le moindre mot de travers peut lui être fatal !
« Je me demandais … Erik, t'intéresses-tu toujours à moi ou as-tu trouvé mieux parmi tes conquêtes ? »