Bonjour!
J'espère que tout le monde va bien?
TAADAAA voilà le nouveau chapitre, le vrai cette fois-ci !
Alors plusieurs choses à dire, tout d'abord un GRAND merci à GwenWho pour la correction du chapitre, elle a eu la gentillesse de me relire et de corriger les fautes! Donc applaudissez la s'il vous plaît ! Oui parce que je ne m'en sortais plus et je me demandais si je n'allais pas poster encore plus en retard! Vous pouvez aller lui écrire des gentilles reviews sur son histoire! - Sur le chemin de la guérison - et les autres!
Deuxième point, réponse :
EdBtjrs: Merci pour ta review et tes voeux d'anniversaire! Je prends ton bizaroïde comme compliment mdr! Je pense avoir encore pas mal d'idées sous le coude et l'intérêt est toujours là même si je hausse la voix parfois ! Il est vrai que c'est assez difficile d'écrire et peut-être pour les lectrices de savoir où je veux en venir avec mon histoire mais j'espère qu'on se reparlera à la fin et que tu pourras me donner ton avis! A bientôt.
Troisième et dernier point, le plus gros morceau.
Bon je vais peut-être manquer de tact ou vous pourrez vous dire que j'ai du toupet de vous demander ça, seulement voilà je ne suis pas un robot, je prends du temps pour écrire (oui vous n'avez rien demandé, j'ai pris la décision d'écrire toute seule) mais je pense que l'on peut dire que je ne fais pas une histoire merdique, elle est bancale, peut-être dépourvu d'intérêt à vos yeux mais pour ma défense c'est ma première histoire et pour le moment je pense être satisfaite de ce que j'en fais.
Que cela plaise ou non c'est un fait, et je comprends tout à fait qu'il en faut pour tous les goûts mais n'avoir quasiment pas de retour, c'est frustrant parce que je ne sais pas quoi faire? Même si l'envie de publier est plus forte à chaque fois, mettez vous à notre place, quand on est dans le flou et que l'on ne sait pas si cela plaît, il est normal de se poser la question de savoir si on doit poster dans le vent. (Je dis on parce que cela n'arrive pas qu' à moi et même si je suis un foetus dans l'écriture je me permets de dire mon ressenti). Ce n'est pas mon métier d'écrire, il y a derrières chaque histoires des heures de recherche, de réflexions et de questionnement pour essayer de vous pondre quelque chose de pas mal.
Donc une dernière fois, je sais que vous quémander des reviews peut vous sembler étrange, culotté et déplacé, seulement c'est la seule façon que j'ai de savoir si cela vous plaît, ce que je devrais modifier ou autres. Je ne cherche pas à faire une course de review ou ce n'est pas pour gonfler nos égos que l'on vous demande de laisser une trace, c'est seulement un partage, parce qu'on a envie d'avoir une interaction avec vous. Et pour cela, les PMs sont ouverts pour même parler du beau temps si cela vous chante. Mais s'il vous plaît, prenez cinq minutes de votre temps pour dire ce que vous en pensez.
Pour celles qui le font déjà, un énorme merci pour votre soutien, ça me fait plaisir de pouvoir partager ça avec vous !
Maintenant que j'ai fini mon pavé et que les choses sont dites. Je vous laisse lire tranquillement.
Les personnages appartiennent toujours et encore à S. Meyer.
Chapitre: 10
Je regardais par dessus mon épaule avant de monter dans le taxi, une vieille habitude que j'avais gardé.
Je triturais nerveusement un pli imaginaire sur mon jean.
— Vous rentrez au pays mon garçon ?
La voix du chauffeur de taxi me fit sortir de ma torpeur. Je souriais, il me regardait en coin dans le rétroviseur.
— Pas exactement Monsieur, je rends visite à … un vieil ami.
— C'est bien ça mon garçon. Vous êtes marié ? Vous avez une tête de gendre idéal ! Ria-t-il.
— Haha non Monsieur je ne le suis pas.
— Bientôt peut-être, qui sait ? Voilà, vous êtes arrivé !
Je lui laissais un pourboire en partant, il m'avait changé les idées pendant ce petit trajet. Je passais la sécurité. Je me retrouvais devant le bureau, je pris quelques secondes et une grande inspiration avant de rentrer.
— Je me demandais si tu allais revenir me voir, Tiger, ou si tu allais prendre tes jambes à ton cou.
— Tiger ? Plus personne ne m'appelle comme ça et tu le sais.
Même si mon ton était un peu froid, je n'avais pas d'animosité. Je m'assis dans le fauteuil, croisant mes jambes.
— Peut-être que je suis un brin nostalgique alors…
Je riais de bon coeur à sa remarque. Ce qui le fit rire aussi.
— C'était pas très convaincant hein… ?
— Ah ça non Garrett !
Quand il me regarda de nouveau, son visage se fit plus sérieux.
— Je vois que tu es rangé mais au vue de ta tronche, tu dois pas avoir raccroché totalement.
— Ne fais pas comme ci ça t'intéressais, on sait toi et moi que l'on a oublié cette vie là.
J'insistais sur le « oublié ». Il me regarda plus sévèrement cette fois-ci.
— Ne me raconte pas des craques Cullen, pas à moi. Cela fait quoi ? Cinq ans ? Que tu es revenu. Il paraît que t'as même pas tenu à OSI ! (AFOSI, Air Force Office of Special Investigations, l'équivalent du NCIS qui lui est dans la Navy). C'était trop dur pour toi de devoir enquêter sur des soldats de USAF ! (U.S. Air Force). T'as décidé seul de tirer un trait là dessus. Je t'en blâme pas mais ne vient pas me dire que tu as « oublié » cette vie là, alors que clairement un fantôme aurait une meilleure tête que toi. Vosciféra-t-il.
Je serrais les poings de colère, je savais que je n'aurais jamais dû revenir, Garrett faisait partie d'un passé que je tentais d'oublier. Je me levais prestement en soutenant son regard.
— OSI n'était pas pour moi et je te rappelle que j'ai une formation de médecine alors je suis revenu à mes premiers amours voilà tout. Lui criais-je au visage, ce qui n'était pas tout à fait vrai mais sans être pour autant faux, seulement je ne voulais pas admettre qu'il avait touché une corde sensible et lui donner raison.
— Je ne savais pas que j'avais eu sous mes ordres un lâche alors. Dit-il, il avait l'air déçu.
Je frappais du poing sur la table, à défaut de lui mettre dans le visage.
— TU ETAIS LA BORDEL ! TU es le mieux placé pour savoir que cette mission était n'importe quoi et qu'on aurait jamais dû y aller.
Je dus arrêter là, mes maux de tête revenaient quand je me concentrais trop sur des souvenirs. J'étais en sueur et rouge de colère. Je pouvais sentir mon pouls traverser ma jugulaire. Je bouillais de rage, envers Garrett, parce qu'il appuyait là où ça faisait mal et envers moi, parce que je voyais que les murs, que j'avais construit depuis mon retour, pouvaient facilement tomber si je côtoyais des gens de « cette autre vie ».
— Edward, calme toi, écoutes je suis désolé, je ne voulais pas dire ça. Bon dieu, - il rit amusé – qu'est ce que j'ai fait pour avoir deux élèves aussi indisciplinés que vous ? Swan et toi vous êtes fait du même bois.
Il reprit la parole avec un ton plus doux, que je ne lui connaissais pas. Mais après tout, la guerre ça vous change un homme parait-il.
— Je suis content de te voir, sincèrement. Mais je vois aussi que même si tu as raccroché de l'USAF, tu es resté dans un domaine où tu aides les autres alors, tout ne fait pas partie du passé et tu as quand même gardé quelques idéaux…
— Ne m'analyse pas Garrett. Je suis médecin, alors je poursuis ce pourquoi j'ai prêté serment. Dis-je catégorique.
— Oui enfin médecin, tu as choisi la médecine légale… Parce que quoi, c'est trop dur de fréquenter des vivants ? Il termina sa phrase dans un rire sans joie.
— Parce que c'est très intéressant, le sujet sur mon orientation professionnel est clos. Je le fusillais du regard.
— Elle le sait ?
Je haussais un sourcil, réellement surpris par sa question.
— Qui ça ?
— Swan, elle le sait que tu n'es pas seulement un médecin légiste ?
— Elle sait ce qu'il y a savoir et ce qu'il y a sur mon dossier, ne la regarde pas. Menteur Menteur Menteur et lâche aussi. Je fis taire cette voix.
— C'est vrai que la Défense sait s'occuper pour faire disparaître des traces. Il fit un sourire énigmatique qui en disait long sur sa pensée.
Pour la première fois depuis ma venue, je lui rendis son sourire. J'avais gardé cette admiration pour Garrett, maintenant que je n'étais plus sous ses ordres et ce passé commun n'existait plus que dans nos mémoires mais j'aimais croire qu'on était resté lié.
— Alors la Californie ça te plaît ? Fis-il d'un ton plus enjoué.
— Et bien… j'y ai retrouvé ma famille alors pour ça, la Cali me plaît. Pour le reste je dois dire que je suis fort occupé.
— Et avec Swan, la cohabitation se passe bien ?
— Ahah, elle est … intriguante, je comprends maintenant d'où elle tient… sa façon d'enquêter !
— Si tu fais référence à moi, je t'assure que je n'y suis pour rien.
Je haussais les épaules, pas très convaincu mais n'insistais pas. Je réfléchissais avant de parler.
— Tu en penses quoi de l'enquête sur les « tatoués » ?
— Cela t'intéresse d'un point de vue médical… ou ?
J'esquissais un sourire, c'est vrai que je ne pouvais pas lui cacher mes intentions.
— Disons… que je suis curieux de connaître ton avis.
— Je pense avoir tout dit, il est vraiment trop tôt pour en savoir plus sachant que le tueur prend un malin plaisir à ne pas trop en divulguer. Mais je suis relativement étonné que la presse ne se soit pas emparé de l'affaire, c'est le genre d'article que les américains adorent suivre.
— Je suppose que mon frère et l'agent Swan font ce qu'ils peuvent pour étouffer pour le moment.
— Fais attention à toi Tiger, cette histoire m'a l'air douteuse et mon instinct ne me trompe quasiment jamais.
— Que veux-tu qu'il m'arrive ? … Je ne suis qu'un simple légiste. Penses-tu que ta paye pourra combler l'appétit d'Em ?
Changer de sujet m'avait semblé un bon moyen pour ne pas rentrer dans un débat avec Garrett, on n'en aurait jamais fini nous connaissant.
Il rit en poussant l'air de sa main.
— Je crois que j'ai quelques économies que j'ai depuis l'armée, alors je suis paré !
Cela faisait du bien de se retrouver, malgré nos chemins différents maintenant, je restais persuadé que c'était un des rares avec qui je pouvais parler librement. Avec ma famille, le dialogue était compliqué, peut-être parce que j'étais peu avare en confession. Mais j'étais résolu à tourner la page. J'aurai aimé en parler avec Em, il avait servi dans l'armée, il savait ce que je traversais et la plupart du temps, il m'en voulait d'un côté de ne pas en parler avec lui. Seulement il y avait des aspects… de l'histoire que je ne pouvais pas dire parce que techniquement, il ne s'était rien passé. Tout avait été classé et même nos dossiers avaient été corrigés. On a tendance à penser que les choses sont transparentes et puis, un jour, on s'aperçoit que le Département de la Défense peut faire beaucoup de choses.
Voilà pourquoi je ne pouvais pas mener une vie normale, j'essayais tant bien que mal d'être « juste Edward » mais parfois, ça ne suffisait pas parce que j'avais, comme tout être humain besoin de me confier. Mais mise à part mes frères d'armes qui veulent comme moi oublier, à qui pourrais-je le faire ? Bien entendu, j'ai été traité pour tout ce qui était post-traumatique, mais cela ne suffit jamais. Quand on est confronté à l'horreur, quand on fait des choses atroces, comment retrouver un semblant de normalité alors que tout vous paraît… éphémère ? J'avais envie de construire une relation avec quelqu'un mais je ne pense pas trouver une personne qui pourrait porter le poids de mon passé, je n'arrivais pas à le faire moi-même.
Garrett me sortit de mes pensées en toussotant.
— Si tu veux mon avis, tu devrais retourner dans ton hôtel avant que ton frère lance un avis de recherche, à moins que Swan ne se pose trop de questions avant et ça je ne te le souhaite pas…
On se salua, un salut militaire qui ravivait des souvenirs mais qui faisait chaud au coeur, parce qu'on était liés à jamais.
Je repartais en taxi, cette fois-ci pas de discussion dans l'habitacle. Peut-être que demain, j'aurais le courage avant de repartir d'aller voir mes anciens collègues de l'OSI, les bureaux de l'AFOSI se trouvaient aussi à Quantico. J'avais passé deux ans là-bas, après mon retour, je voulais croire que ma famille de l'USAF pouvait me guérir. Finalement j'ai constaté que côtoyer des militaires, ne m'aidait en rien. Nous les « Spectres» n'existions pas après tout. Certain d'entre nous avait même changés d'identité, pour d'autres comme moi, leur dossier avait été retouché pour effacer quelques lignes classées top secret. Pour d'autres, ils n'étaient plus en vie pour témoigner.
Je repensais à ça, si j'avais choisi la Navy peut-être que j'aurais pu devenir un Seal ou un Delta force à l'US army même un bêret verts ou un Rangers, ces troupes d'élites. Mais grâce ou à cause, cela dépendra du point de vue, de mon intelligence supérieure à la moyenne, on m'avait enrôlé chez les Spectres. Techniquement, je n'avais pas menti à l'agent Swan quand je lui avais dit que j'avais été près de Philly, seulement à Dover, à la base aérienne, pour mes débuts en tant que médecin à l'OAFME (Office of the Armed Forces Medical Examiner). Mes supérieurs avaient jugé mes capacités très au dessus et un jour, on est venu me chercher. C'était le genre de personnes ou le « non » n'était pas une réponse valable.
Quand les diplomates n'arrivaient plus à négocier et quand les forces armées étaient bloquées, on nous envoyait « nettoyer » le terrain. Peut importe ce que c'était, la D.I.A. (Defense Intelligence Agency) nous donnait l'ordre et nous, on l'exécutait.
Le pays compte pas moins de 17 agences de renseignement, alors mes « employeurs » étaient différents mais la sécurité de l'Amérique restait la priorité. C'est là où j'avais rencontré Garrett, il était notre chef sur le terrain et j'ai passé cinq années en sa compagnie partout dans le monde.
Je soufflais passant une main sur mon visage, ça avait été une dure journée aujourd'hui. Beaucoup de sentiments contradictoires et de fortes émotions. Je savais bien que remuer le passé n'était jamais bon.
J'arrivais dans le hall de l'hôtel, en attendant l'ascenseur, je fus surpris de voir à son bord l'agent Swan. Elle avait les cheveux humides et son parfum remplissait la cabine. Visiblement elle avait profité des équipements de l'hôtel.
— Bonne promenade ? Me dit-elle un brin agacée.
— Oui… oui je suis allé voir les alentours de la rivière Potomac. Tentais-je.
Au vue de sa réaction, elle n'était pas dupe, je vis qu'elle mordillait sa lèvre pour se retenir de dire quelque chose. Sa main droite avait légèrement serré son bras gauche.
— Parfait.
Elle sortit dans un même temps de la cabine me laissant à mes pensées. Je m'en voulais de lui mentir mais je ne me voyais pas lui expliquer que j'avais fait la causette à son mentor, qui était aussi le mien.
Je rejoignis ma chambre, je pris mon téléphone pour envoyer un message à Em et puis je décidais que ce n'était pas une bonne idée. J'avais besoin de rester seul. Je décidais d'allumer mon ordinateur, mes assistants devaient m'avoir répondu sur les corps en cours. Effectivement, en relevant le courrier de ma boîte mail, ils me disaient qu'ils avaient eu des nouvelles victimes, overdoses et homicides. C'était le quotidien à Oakland. La ville se situait à seulement 10 km de Frisco, malgré son port qui en faisait le plus animé du Nord de la Californie, Oakland était tristement célèbre pour son trafic de drogues, elle avait même droit à son surnom de « Cokeland ». Généralement, le lundi était notre jour où il y avait le plus de morts, le week-end étant chargé.
Je me dirigeais vers la salle de bain, après avoir bu un grand verre d'eau pétillante, je me suis dit que prendre une douche ne serait pas du luxe !
En sortant de la douche, je m'habillais simplement d'un t shirt sur un chino noir. Je descendais rejoindre les autres puisqu'il était l'heure de dîner. L'agent Swan ne m'accorda aucun regard, quant à moi je pus détailler sa tenue, elle avait, elle aussi opté pour un t shirt à l'effigie du groupe de Rock Joy Division et un slim noir. Une paire de Vans noire Old Skool complétait le tout.
Em quant à lui portait une chemise en flanelle à carreaux sur un jean brut bleu ainsi qu'une paire de Timberland beige. Il me questionna du regard, à priori, l'agent Swan ne lui avait pas non plus décroché un mot. Je haussais les épaules pour lui faire comprendre que je n'en savais pas plus que lui.
On s'installa à une table au Charboil Grill, c'était un steakhouse brésilien à quinze minutes d'ici, il se trouvait dans la ville d'à côté. L'avantage que l'on avait trouvé, en plus de manger des saveurs brésiliennes, c'est que pour moins de $40 le soir, tout était à volonté donc parfait pour Emmett et son ventre sur patte.
Les mets étaient délicieux, tout était bien épicé comme il fallait, les saveurs de citron vert, de coco donnaient un goût très frais et la viande était bien marinée. Emmett ne parlait pas beaucoup, il était trop occupé à empiler toutes sortes de viande dans son assiette.
— Tu pourrais varier un peu McCarty, c'est Rose qui va être contente quand tu vas revenir et que tu ne rentreras même plus dans ton costume pour le boulot ! Railla l'agent Swan, elle souriait avec cette petite pointe de malice dans ses yeux. Je l'avais rarement vu mais j'appréciais qu'elle se soit décidée à reparler.
— Ro…cha…lie ell' m'… ai… me commme eeee uiii… ! Uiii… l'plus beau et l'plus ooort. Dit-il la bouche pleine de victuaille.
— Mais bien sûr et puis tu es une personne si délicate et bien élevée Em !
Je lui lançais une serviette pour qu'il puisse au moins s'essuyer la bouche. Il prit sa bière et en bu une grande gorgée. Garrett mangeait ses travers de porc et l'agent Swan picorait un peu de viande et un peu de salade en sirotant son verre de vin rouge.
— Vous coopérez souvent avec le Docteur Cullen ? S'informa pas si innocemment Garrett.
— Euh, depuis maintenant quelques semaines, je ne le connaissais pas avant. Répondit Bella d'une voix neutre.
— Et moi depuis toujours, si vous saviez ce que c'est de l'avoir dans sa famille… une vraiiiiie plaaaaie, mais c'est le préféré de MÔman. Pleurnicha Em, ce qui fit rire l'assemblée.
— Que veux-tu après t'avoir eu, elle a du se dire qu'il fallait réitérer l'essai et me voilààà. Dis-je en faisant un geste théâtral pour me montrer.
L'agent Swan avait sourit enfin esquissé un sourire, tandis que Garrett faisant semblant de s'intéresser.
— Cela fait longtemps que vous êtes arrivé en Californie ? Continua Garrett, je lui fis les gros yeux n'aimant pas du tout ses questions pas si anodines, je ne sais pas ce qu'il cherchait à faire mais ça ne me plaisait pas du tout.
Je me raclais la gorge en éludant.
— Pas si longtemps non.
Emmett entoura mes épaules de son bras « Mais on est contents de l'avoir près de nous mon frangin ! ». Heureusement qu'il était là pour changer la conversation. Garrett ne reposa pas de questions « indiscrètes » jusqu'à la fin du repas.
Le téléphone de mon frère sonna. Sa bouche s'élargit en un grand sourire, à coup sûre cela devait être Rose. Il s'éclipsa nous laissant tout les trois. On pouvait entendre les mouches voler et le cliquetis des couverts.
— Vous avez toujours voulu être médecin légiste ? Reprit Garrett, je vis du coin de l'oeil l'agent Swan m'observer.
— Hem, je pense que je rêvais d'autres choses, comme tous les enfants. J'aurais aimé devenir astronaute.
Déçu de ma réponse, il demandait pour la forme à l'agent Swan.
— Je ne sais pas, je ne me suis jamais posé la question, j'ai continué mon cursus à Yale puis à Harvard. J'ai toujours fait en fonction de mes envies.
J'aurai aimé être à sa place et avoir le choix, mais je me suis vite fait repérer et une fois que le système décèle un enfant qui a des facilités dans certaines matières, cela devient difficile d'avoir son mot à dire. Mais j'en étais content, je pensais quand j'étais adolescent être quelqu'un à part et qui n'a pas rêvé d'être James Bond ? Enfin je n'avais ni les gadgets, ni les costumes taillés. Mon frère revenait vers nous, grand sourire.
— Rosalie vous embrasse. Elle m'a dit qu'elle avait vu avec la DEA (Drug Enforcement Admnistration), ils ont peut-être une piste vers le cartel Mexicain.
— Lequel ? Garrett était toute ouïe.
— On avait arrêté un dealer prétendant bosser pour Los Zetas, mais à priori ça serait celui de Sinaloa. Enfin elle nous en dira plus quand on rentrera, pour le moment elle voit aussi avec le SFPD.
— Sacré merde ces cartels Mexicain. Conclut Garrett.
Je réfléchissais, je savais qu'à Oakland, les forces de police étaient dépassées, selon les statistiques il y avait moins de 1,5 policiers pour 1000 habitants. La SFPD traînait dans des histoires de corruption et à Oakland, les règlements de compte, les homicides liés à la drogue et la corruption des policiers étaient ce qui rythmait les journées.
Je pourrais me renseigner, j'avais quelques contacts au comté d'Alameda, comme j'étais leur médecin légiste, j'avais quelques ressources utiles. On finissait de dîner, Emmett avait englouti la moitié des desserts qu'il avait choisi. Garrett nous raccompagna à l'hôtel. On se donnait rendez-vous le lendemain pour avancer un peu nos théories sur les enquêtes. On se sépara à l'étage pour aller dans nos chambres respectives.
Une nouvelle journée en perspective, j'espèrais qu'elle serait meilleure que la veille. Les doutes que j'avais sur Cullen et Garrett se confirmèrent quand je l'avais croisé dans l'ascenseur. Je savais qu'il me mentait et qu'il n'était pas aller là où il prétendait. En tout cas, tout dans son langage corporel m'indiquait qu'il ne me disait pas la vérité. Après tout, je n'étais pas une personne proche de son entourage, mais j'aurais aimé pouvoir lui faire confiance.
Je ne savais jamais sur quel pied danser avec lui. Un coup je voulais lui faire confiance et on avait cette espèce d'alchimie entre nous, je pouvais le sentir. Et d'un autre côté, j'avais envie de le traiter de playboy arrogant.
Je m'étais fait du soucis, par deux fois j'avais pu être témoin de ses cauchemars et une partie de moi était réellement inquiète, j'aurais aimé savoir ce qu'il avait vécu pour en arriver à être agité quand il s'endormait, au point qu'il ait des cernes presque noires qui marquaient son visage. Je pense qu'un jour, j'interrogerais McCarty, après tout, si il devenait consultant officiel, on serait amenés à se côtoyer bien plus sur le terrain et en dehors. Et il était hors de question que je me trimballe quelqu'un en qui j'ai aucune confiance. Et si jamais je devais en arriver à farfouiller dans les dossiers du FBI je le ferais.
Je pensais que Garrett avec ses questions allait m'aider à en savoir plus sur Cullen mais il était quasi muet comme une carpe. Peut-être que je me faisais vraiment trop de films et qu'ils ne se connaissaient pas du tout. C'est la tête pleine d'interrogations que je descendais prendre le petit déjeuner. J'adorais ça dans les hôtels, il était rare les moments où je pouvais être en civil et prendre le temps de déguster un bon petit déjeuner. Surtout que dans les hôtels, il y avait un choix monstrueux.
Je riais devant le spectacle, McCarty se tenait déjà à table avec un monticule de toast, œufs brouillés, saucisses, bacon, haricots à la tomate, confitures et j'en passe. Je crois qu'il avait littéralement pris un peu de tout ce qui se trouvait sur le buffet. Je saluais Cullen qui lui était bien plus raisonnable avec son assiette remplie normalement et son café. Il avait comme à son habitude maintenant une « sale tête ». Les cernes étaient toujours là et il avait l'air d'avoir passé une nuit agitée.
McCarty parlait la bouche pleine d'un match de football américain avec son frère. Après avoir fini le petit déjeuner, on se donna rendez-vous dans le hall d'entrée pour aller rejoindre Garrett à son bureau. Visiblement, Garrett avait eu la bonne idée de nous laisser le SUV et de rentrer par ses propres moyens la veille.
Une fois arrivée dans son bureau, il parlait au téléphone avec quelqu'un, il nous fit signe de nous asseoir.
— Parfait Patrick, je te remercie pour tes informations, ça va m'être bien utile ! On se revoit lors de la prochaine conférence, tu me montreras tes nouvelles acquisitions !
Il raccrocha avant de nous saluer.
— Patrick est un collectionneur, il m'a indiqué la vente d'un lot de deux sabres Kilij Ottoman à Londres.
Garrett nous montrait la vidéo de la vente faite chez Christie's, une très célèbre société de vente aux enchères dont le siège se trouve à Londres. On pouvait y voir le lot en question, deux magnifiques Kilij Ottoman datant du XVIII ème. Sur le fourreau, on pouvait voir de l'or et les poignées étaient sculptées dans de l'ivoire.
— Haaa la vache £25,0000 ! S'écria McCarty.
— On connaît l'acquéreur ?
— C'est là le problème, l'acquéreur a souhaité rester anonyme, après la vente, un intermédiaire est venu chercher les sabres et malgré tout mon réseau, je n'ai pas pu remonter la piste. Cependant, si cette personne est une mordue de sabre, je vous ferai signe si jamais elle se manifeste pour une autre vente ? Même si l'acquéreur est anonyme, on peut toujours intercepter l'intermédiaire.
— Faisons comme ça alors, tu nous préviens si tu tiens une piste.
Nous restions encore discuter quelques heures, il était maintenant l'heure de partir. Cullen et Garrett s'échangèrent une longue poignée de main. On monta dans l'avion direction la maison. Je me détendais un petit peu dans les fauteuils, les deux frères étaient en train de parler de l'affaire des « tatoués », le téléphone de l'avion sonna. D'un mouvement, McCarty enclencha le haut-parleur.
— Rose, tu es sur haut-parleur, sauf si c'est pour dire des trucs cochons ! Beugla McCarty.
Je levais les yeux, parfois il m'exaspérait. Rosalie, se retenait probablement de lui dire une chapelet de jurons.
— Je… vais garder ce que je voulais te dire pour ce soir Emmett. Sinon, je vous transmets les coordonnées, dès que vous atterrissez, vous irez dans le sud de Frisco, on a signalé la disparition d'un gérant d'une entreprise d'import-export.
— Et le SFPD ne peut rien faire ? Ce n'est pas à nous de faire ça !
— Bella chérie, tu sais comme moi que le SFPD à d'autres choses à faire…
— Comme si nous n'avions rien à faire. Grommelais-je dans ma barbe.
— Edward, je te transmets son dossier médical, le gérant a eu une greffe du foie il y a un mois. Tu vois si tu peux en savoir plus. Puis ton avis de médecin sera pas mal si tu veux l'interroger quand vous retrouverez le gérant. Je vous laisse !
Elle raccrocha, sur ces dernières paroles. On regardait le dossier, Geoffrey Campbell, 45 ans, une femme Michelle, c'est elle qui a signalé sa disparition. Ils n'ont pas d'enfants.
Cullen lisait le dossier médical de son côté.
— Mmmh, de mon point de vue, tout semble bon, l'opération s'est bien déroulée, il prend ses médicaments et ces dernières analyses de suivies sont bonnes. A priori pas de risque de rejet immédiat, il profite de sa nouvelle vie en somme. Ajouta Cullen.
Je me demande ce qui pourrait pousser Geoffrey à disparaître. Il avait peut-être décidé de rester travailler plus, ou alors il s'était accordé un week-end tout seul. Peut-être voulait-il tout simplement « profiter de sa nouvelle vie » avec une maîtresse, peut-être qu'il était devenu addict aux jeux… Enfin avec des suppositions, on referait le monde. Pour le moment la priorité était de retrouver Campbell. Nous allons nous rendre à l'endroit le plus logique, son entrepôt. Nous étions le week-end, les employés n'y étaient pas retournés.
Je soupirais, encore quelques heures et la journée serait terminée, je ne serais pas fâchée de rentrer chez moi.
L'avion se posa en début d'après-midi, notre SUV nous attendait. McCarty prit le volant pour nous emmener à l'entrepôt.
Une fois devant l'entrepôt, les grilles extérieures étaient bien fermées, il ne semblait pas avoir de traces d'effraction. On toqua à la porte, sans réponses. McCarty ouvrit la porte, la clé se trouvait sous un gros bac à fleurs. Classique mais pas bien du point de vue sécurité, tout le monde pouvait rentrer si il connaissait la cachette.
J'allumais ma lampe de poche. McCarty partait vers la droite, Cullen et moi allions voir vers la gauche. A première vue, c'était une société d'import-export de pneus et autre matériaux pour voiture. J'entendais McCarty crier un « RAS » de loin. D'après ses pas, il revenait vers nous. On se dirigeait vers un long couloir.
— Il y a une autre pièce sur la gauche qui est reliée au bureau plus loin, d'après les plans. Commenta Cullen
— Les plans ?
— Ils se trouvaient dans le dossier, j'ai juste jeté un coup d'oeil. Se défenda-t-il l'air de rien.
— Et t'as tout mémorisé ? Son frère semblait aussi étonné que moi.
Je pouvais retenir pas mal de choses mais je devais admettre que je mettais bien plus de temps. L'intéressé haussa les épaules trouvant ça normal et que ça ne valait pas notre étonnement.
Arrivés devant la pièce de gauche en question, une chaleur anormale s'en dégageait. McCarty et moi sortions nos Glock par instinct. Il se plaça à droite et moi du côté de la porte, après un bref signe de sa part, j'enfonçais la porte, l'arme au poing. Jugeant d'un rapide coup d'oeil, je rangeais mon arme et McCarty faisait de même. Une odeur nauséabonde flottait dans l'air, il faisait vraiment chaud. Au loin, vers la droite on pouvait voir le corps d'un homme d'après ce que je voyais, il correspondait à la description. Je m'avançais d'un pas quand je sentis le bras de Cullen passer devant moi pour me retenir. Le contact avait été bref mais je fus comme électrisée.
— Vous ne devriez pas avancer. Dit-il fermement les sourcils froncés.
— Pourquoi ? Le corps se trouve à notre droite, si vous voulez faire vos constations, il faut bien que l'on approche.
— Vous voyez les vivariums et les terratiums là ?
Je regardais autour de moi, c'est vrai que j'avais vu des boîtes recouvertes de tissus et d'autres en plexiglace. Mais je n'avais pas fait attention plus que ça.
— Notre gérant ne s'occupait pas que de pneus… et à mon avis, vu la chaleur et l'humidité ici, ils devaient aussi faire un autre genre d'import-export. - Il me fit un regard qui en disait long sur sa pensée avant de reprendre. - Si je vous dis de ne pas avancer, c'est que les habitants de certains terrariums sont aux abonnés absents.
Je soufflais, il manquait plus que ça, des animaux exotiques dans la nature. Je sortais mon téléphone en sortant doucement de la pièce avec McCarty et Cullen sur mes talons.
— Ici l'agent Swan, nous sommes sur les lieux, prévenez les herpétologistes, nous avons un 10-91a (Code de la police pour animal errant).
Nous attendions dans le couloir, on avait vérifié par précaution l'entrepôt mais il semblerait que les animaux avaient été gardés bien à l'écart dans le bureau et la pièce rattachée. Je regardais le Docteur Cullen.
— Au fait, hm merci pour tout à l'heure.
— C'est rien, j'aurais été bien embêté de devoir vous uriner dessus si vous aviez été mordue par un reptile. Répondit-il dans le plus grand des sérieux, quand à moi, je grimaçais en imaginant la scène. McCarty riait, en répondant que lui l'aurait fait rien que pour voir ma tête.
L'équipe d'intervention arriva, elle s'occupait d'emmener les vivariums et terrariums habités et cherchait les animaux manquants.
Finalement quelque temps après, nous avons eu l'autorisation de rentrer, les herpétologistes avaient pu mettre la main sur les évadés. Cullen était occupé à leur parler. McCarty et moi nous nous approchions de la scène. Le gérant, était étendu face contre terre, les parties non recouvertes de son corps étaient couvertes de piqûres de moustique, il avait les yeux figés dans la terreur. Les moustiques quand a eux constellés le sol. Je pensais qu'au moins lui, il avait sa tête.
Cullen revint vers nous.
— Les herpétologistes m'ont dit que les évadés étaient des grenouilles jaunesphyllobates terribilis, de la famille des Dendrobatidae.
— Késékesé ? Bafouilla McCarty
— Les grenouilles de couleurs vives que t'as vu dans le documentaire l'autre jours, bha c'est ça, les grenouilles les plus toxiques au monde Em.
— Aaaaah ouais, elles étaient mignonnes, y'avait des petites bleues, des vertes…
— Oui… mignonne, en oubliant le fait que seulement 200µg peut tuer un homme… Soupira son frère.
Il s'accroupit, je pus constater qu'il avait de nouveau revêtu son uniforme. Il retourna le corps, souleva ces vêtements, nota ses constatations.
— Et bien, notre homme est bien Campbell, il y a plusieurs irritations sur la peau il est fort possible qu'il ait touché les grenouilles. Il serait à priori mort d'un arrêt cardiaque dû au poison… Les analyses sanguines nous diront si le poison a été injecté. On sait que les grenouilles ne sont pas toxiques en captivité mais il se peut qu'elles soient sauvages… A cause de l'humidité et de la chaleur, je ne peux pas précisément dater l'heure de la mort mais je peux vous dire que c'était ce week-end.
Il se releva avant de conclure.
— J'attends le rapport des herpétologistes qui vont étudier les grenouilles, je pars à l'institut faire l'autopsie. Donc je vous donne rendez-vous en fin de journée pour le rapport !
Il prenait le chemin du camion des légistes tandis que nous, on repartait vers le SUV pour aller au bureau.
Rosalie nous fit signe de loin, on rentrait dans la salle de conférence.
— J'ai quelques informations sur la drogue, on n'a toujours pas pu remonter vers ce « Marcus ». Un de nos indics est coursier, les gens ont parfois peur de se faire pincer par la police alors ils envoient un coursier en le payant pour qu'il aille chercher la marchandise à leur place. Donc le coursier en question, nous a dit que Oakland était envahie par la méth mexicaine.
— Je croyais que c'était le crack surtout ? Intervint McCarty
— Et bien mon chéri, il va falloir que tu revoies tes fiches, le crack était répandu mais là, leur « super meth » a des effets 12 fois plus long que la Coke, c'est moins cher que le crack et surtout que la redescente peut se durer jusqu'à 14 jours. Donc si tu calcules bien, moins cher et effet plus long… forcément ça attire les foules. Le problème, c'est qu'il y a trois types de meth qui se remarquent, la « rouge, la jaune et la bleue ».
— J'imagine que les couleurs ce n'est pas pour faire beau… Commentais-je.
— En effet, les couleurs sont pour reconnaître les différences de prises, la rouge « Devil » est plus forte et se fait en injection en gros tu ressembles à un zombie défoncé, la jaune c'est pour sniffer et la bleue c'est pour se faire des rails. La bleue est très courante, elle libère trois fois plus de dopamine que la coke.
— Et bin encore une sacré merde sur le marché… Râla McCarty.
— Ouais…
— Bon, nos indics m'ont dit que dès qu'il aurait du nouveau, ils nous le feraient savoir. Ils sont sur un coup.
— Quel genre de coup ? Ils achètent des ballons (un ballon fait environ 3.5gr, les dealers utilisent des ballons car c'est facile à transporter et à ingérer en cas de contrôle), ou c'est une plus grosse opération ?
— D'après eux, ils vont bientôt acheter de la drogue, sous couverture, en plus grosse quantité ainsi ils pourront suivre le dealer jusqu'à chez lui et savoir le réseau auquel il appartient. Ensuite, la DEA surveille aussi les livraisons provenant du Mexique. La semaine dernière, on a pu retrouver des laboratoires de transformation (cela permet de transformer la Meth pur en cristaux pour la fumer ou autre). Malheureusement, les dealers étaient déjà partis. Ils utilisent des appartements et ou des chambres de môtel.
— Em, tu pourrais demander à Edward, comme il travaille aussi pour le Comté d'Alameda, il pourrait avoir des informations.
— Compris Chef !
Il fit un salut militaire à Rosalie, elle l'embrassa furtivement.
— Aaah épargnez moi ce spectacle. Fis-je en me cachant les yeux en rigolant.
— T'as qu'à te trouver quelqu'un Bella… y'a une certaine personne que je pourrais te présenter ! Ricana Rose
— Ah bon tu en connais beaucoup des célibataires ? Répondit étonné McCarty
— Bha déjà ton frère…
Rosalie avait dit ça dans un sourire machiavélique qui m'était adressé. Je fis semblant de ne rien voir et sortie pour rejoindre mon poste.
— Non mais tu te rends compte des grenouilles ! J'avais jamais vu ça !
— Ah ouais et elles étaient comment tes grenouilles McCarty ?
— Enormes et de plein de couleurs, si on avait été Français, on les aurait mangé même !
Le pire dans cette conversation entre McCarty et Call, c'était que l'un était fier de raconter ça à l'autre, et l'autre était toute ouïe. Et ça avait réussi Quantico… Je riais doucement, heureusement qu'on avait une équipe où on s'entendait généralement bien.
— Qu'est ce qui te fait rire Belly Bean ?
McCarty était revenu à son poste, il avait tourné son fauteuil face à moi pour me parler.
— Toi, déjà elles n'étaient pas si « énormes » plutôt le contraire en fait… Riais-je
— Ouais mais si je lui avais dit qu'elles étaient toutes petites ça n'aurait pas eu le même effet. Il fit une moue boudeuse.
— Ahah c'est certain, bon tu fais le rapport sur Campbell.
— Okai mon capitaine !
Je rigolais à sa réponse.
Les heures défilèrent à toute allure, je ne m'en plaignais pas j'avais hâte de rentrer chez moi ! J'appellerais aussi ma meilleure amie pour prendre de ses nouvelles.
— Belly Bean, Ed nous attend, il a fini l'autopsie. McCarty me coupa dans mes pensées.
J'arrive, je prenais ma veste estampillée FBI et on se dirigeait vers le SUV. Cette fois ci, Someone you loved de Lewis Capaldi passait à la radio. J'aimais beaucoup cette chanson, elle me rendait un peu nostalgique, je regardais le paysage défiler silencieusement.
On passait les portes de l'institut, McCarty partit devant rejoindre le bureau de son frère. J'étais un peu trop dans mes pensées quand je bousculais quelqu'un, une décharge me traversa, là même que celle que j'avais eu avec Cullen quand il avait éffleuré mon bras, un bruit fracassant se fit entendre, ce qui me fit sortir de ma torpeur. Je levais les yeux, Cullen était dos à moi.
— Je crois qu'il est mort… Dit-il d'une voix éteinte.
Il tenait Alfred, enfin ce qu'il en restait dans ses mains, avec le choc, le pauvre avait perdu sa clavicule, ses yeux avaient roulés par terre et il lui manquait une mandibule. J'éclatais de rire devant ce spectacle.
— Je suis désolée, je ne vous avais pas vu…
— Ce pauvre Alfred… il va falloir une reconstruction massive !
— Je m'engage à payer les soins !
Je levais la main solennellement. Le Docteur Cullen avait un grand sourire qui atteignait ses yeux.
— Agent Swan, vous avez donné votre parole. Je compte sur vous pour la tenir !
On marchait vers son bureau, il tenait Alfred enfin une partie et moi je tenais ses jambes. McCarty nous regardait étonné.
— Alfred a été victime d'un homicide involontaire, fort heureusement l'agent Swan n'a pas tenté de s'enfuir.
Je me retenais de rire devant la mine déconfite de son frère qui nous prenait sûrement pour des fous.
Gwen, je pense que je n'ai pas oublié de fautes après ta relecture maiiis on ne sait jamais, je peux être encore bigleuse xD
Tied a force de poster sur ton non compte je te réponds sur IG mdr!
Merci pour celles qui ont lu, vu et les autres de passage.
A très vite pour la suite.
