Bonsoir!
Avec du retard voilà le chapitre, j'ai pensé que ce n'était pas utile de poster une note pour mon silence... Mais la vie étant ce qu'elle est et nous réservant des surprises, je n'ai pas pu le faire avant!
Je tiens à m'excuser par avance si il y a encore des fautes, j'ai un sommeil assez inexistant et je crois que ça me porte sur le système mdr! Comme d'habitude j'espère que le chapitre vous plaira et sera à la hauteur de... euuh enfin non sera pas trop mal !
Je pense mettre les bouchées doubles et essayer de poster en temps et en heure la semaine prochaine... mais cela n'est pas garanti aloors ça sera une fourchette entre jeudi et le week-end!
Merci de continuer à me lire, merci à GwenWho pour sa publicité, son soutien et tout et tout!
Avant de vous laissez lire, passons aux réponses!
Lil: Merci pour ta review, ça me fait plaisir de savoir que mon intrigue t'intéresse et puis rassures toi Alfred sera de la partie, après sa convalescence bien entendu!
Une inconnue: Merci pour ta double review! Malheureusement je vais encore te décevoir parce que j'écris mon histoire au fur et à mesure et elle n'est pas finie! Maiis je vais faire en sorte que ta curiosité soit assouvie ! Haha, merci pour ton message en tout cas, je mets beaucoup de temps pour mes recherches alors c'est pour ça que j'écris un peu rapidement après pour mettre en ordre mes idées et les recherches! A très vite.
Voilà, je crois que je n'ai oublié personnes, en tout cas encore merci pour les reviews et n'hésitez pas à continuer! *va se cacher*
Prenez toujours soin de vous, soin des gens que vous aimez et s'il vous reste du temps soin des autres. Merci à ceux qui font en sorte que notre vie puisse continuer et à ceux qui s'occupent de nos morts, pour qu'ils puissent avoir un semblant de dignité malgré la situation. Restez chez vous, bouquinez, jouez, aimez, riez, et autres verbes, puis surtout souriez.
Alfred vous salue, il n'est pour le moment pas en mesure de dialoguer avec vous, mais vous pouvez lui envoyer des messages de soutien!
Les personnages sont toujours la propriété de S. Meyer!
Chapitre 11:
Je faisais signe à l'agent Swan en lui désignant une table libre en souriant, sous le regard ahuri d'Emmett.
— Posez Alfred sur la table, je m'en occuperais plus tard ! Alors si je vous ai fait venir c'est pour vous parler de Campbell.
Je me déplaçais autour de la table d'autopsie où se trouvait la victime. Je montrais sur le cou des marques.
— Vous voyez les petits trous là ? - Mon frère et l'agent Swan s'étaient rapprochés pour regarder, ils hochèrent la tête affirmativement - Le tueur s'est servi d'une technique de chasse des peuples amérindiens de Colombie. Vous vous souvenez, je vous ai donné le nom Phyllobates terribilis mais on peut aussi les appeler les Kokoï de Colombie.
— Donc les marques que l'on peut voir, se sont des traces de piqûres… de flèches empoisonnées ? Intervint-elle l'air pensif.
— C'est tout à fait ça, les peuples Chocó trempent le dard des flèches sur le dos de la grenouille pour les enduire de poison sans la tuer. D'autres peuples,eux, font « torréfier » les grenouilles sur le feu pour récolter le poison qui en découle.
Je reconnais que j'avais l'air légèrement fasciné, je continuais mon récit d'un ton enjoué.
— La batrachotoxine laisse une sensation de brûlure très vive qui dure plusieurs heures, on peut remarquer les traces d'irritation sur les mains, il a dû vouloir en attraper pour les remettre dans le terrarium. D'après les études, les grenouilles mis en captivité perdent la moitié de leur toxicité en un an et celles nées et élevées en captivité ne sont pas toxique. Donc soit elles ont été directement importées, soit elles ont été nourries comme à l'état sauvage. Rajoutais-je
— C'est à dire ? Demanda Emmett
— En fait, des scientifiques ont démontré que la nourriture de ces grenouilles à l'état sauvage serait un mélange d'insectes dont un coléoptère particulièrement toxique. C'est pourquoi, on peut rendre une grenouille Kokoï toxique en intégrant la toxine à son alimentation.
— Est-ce que l'on a retrouvé la sarbacane ?
— C'est là où la touche moderne arrive, je pense que le tueur a utilisé un fusil à gaz. C'est ceux utilisés par les vétérinaires, les services de capture ou les pompiers pour anesthésier à distance les animaux. Il en existe plusieurs modèles mais généralement le tir doit s'effectuer entre 50 et 70 m. Les flèches, qui ressemblent plus à des seringues hypodermique peuvent être équipées de canule à aiguillon pour être certain que le liquide ne s'échappe pas avant l'impact et que la seringue puisse tenir sans se décrocher.
— Pourtant ils peuvent utiliser la sarbacane, c'est aussi bien plus rapide non ?
— Et bien Em, je pense que le tueur a voulu être prévoyant, parce que la sarbacane comme la flèche est libérée dans un souffle, il y a le risque de projeter des particules de salives…
— D'accord, donc le tueur ouvre les terrariums pour libérer les grenouilles pour faire diversion ? Puis tire avec le fusil hypodermique pour être sûr que le poison soit directement injecté… ?
— C'est ça, la victime se retrouve donc paralysée, prise de convulsions comme si elle était traversée par des décharges électriques, en ayant la sensation de brûler, puis vient l'arrêt cardiaque.
— Et les moustiques ?
— Ça agent Swan… je n'ai pas de réponse.
— Peut être pour appâter les grenouilles ? Conclut Em.
— Et qui pourrait se procurer ces grenouilles ?
— Ces grenouilles sont très recherchées pour leur poison bien entendu… Les peuples améridiens mais aussi la recherche pharmaceutique pour développer des analgésiques. Et les braconniers revendent les spécimens capturés sur le marché noir des animaux domestiques. Mais on manque de données…
— Entendu, c'est tout ce que l'on a à savoir ?
— Mmmh oui… Rien d'autre à ajouter.
— On va aller voir la veuve alors pour en savoir plus, merci Docteur !
— Ah Em, tu sais si Rosalie a passé sa formation pour devenir agent de terrain ?
— Pas encore, elle attend, pour le moment, elle va rester analyste ! Puis si elle ressent le besoin, elle passera la formation. Elle est tellement efficace au JOG que je ne suis pas pressé. Avoua gentiment Em.
L'agent Swan s'approcha de moi et me tendit sa carte.
— Vous avez mon numéro dessus pour me joindre… pour Alfred! Ajouta-t-elle.
Elle partit en me faisant un petit sourire entendu. Je ne sais pas pourquoi, mais à ce moment mon cœur eu un raté. J'étais encore dans mes pensées quand Rachel, Rebecca et Ron débarquèrent avec des nouvelles victimes.
— Hey boss ! Y'a un nouveau lot qui arrive ! Clama Rebecca.
Je tournais la tête pour voir Ron lever les yeux au ciel et Rachel pousser un soupir dépité.
— Qu'est ce que l'on a ?
Je poussais Alfred qui gênait maintenant, Rebecca me vit faire.
— Wow ! Qu'est ce que vous avez fait à Alfred ?
Elle avait écarquillé les yeux en disant ça. Et oui je dois dire qu'Alfred est notre mascotte !
— Il a eu un accident, mais passons, on a combien de victimes ?
J'enfilais des gants pour regarder de plus près.
— Alors on a quatre jeunes, deux seraient des Norteños et d'autres des Sureños.
— Mmmmh, je connais de nom mais vous avez l'air de vous y connaître un peu sur les gangs.
— Boss on va t'expliquer, t'es nouveau donc tu connais pas tout ici. Donc on a deux grandes familles la Nuestra Familia et la Mexican Mafia. Comme tu l'auras compris les deux sont des gangs rivaux. La Nuestra Familia que l'on appelle aussi Benzo, alors eux, ils ont un sous groupe, c'est les Norteños. Ils portent un bandana rouge, le nombre 14 ou XIV comme le N est la 14 ème lettre de l'alphabet, leur symbole est un sombrero traversé par une machette et de l'autre côté on a la Mexican Mafia ou la Eme qui ont pour sous groupe les Sureños. Ils ont comme symbole une main noire, ils utilisent aussi comme symboles principaux, l'aigle et le serpent, qui sont sur le drapeau mexicain, au sommet d'un cercle enflammé sur des couteaux croisés. Les gangs affiliés se tatouent le chiffre 13 ou XIII, pour la place du M dans l'alphabet. Expliqua Rebecca tout naturellement.
— Les « Nordistes et les Sudistes », le nordistes ont leur territoire entre la 2ème Avenue et High Street tandis que les sudistes dominent de la 53à la 58 ème. Rajouta sa sœur.
— Sans compter les quartiers d'Acorn et West Oakland qui sont aussi mal famés. Continua Ron.
— Je vois… Donc les quatre jeunes là étaient membres rivaux ?
— C'est ça, tu peux déjà reconnaître ceux de Norteños avec le bandana rouge et les autres ils ont des tatouages d'affiliation. Répondit Ron.
— Vous procédez aux autopsies, n'oubliez pas d'enlever les sacs en papier des mains ! Y'aura peut-être des résidus de poudre.
— Ouiii Boss ! La routine quoi ! S'exclama Rebecca.
J'étais content d'en apprendre d'avantage sur les gangs, je connaissais les grandes lignes mais en savoir toujours plus était une avance à ne pas négliger. Je me doutais que mes assistants devaient en savoir bien plus puisqu'ils habitaient et travaillaient à Oakland depuis plus longtemps que moi et qu'il fallait bien connaître les quartiers à éviter.
Je savais aussi qu'il fallait éviter l'est de Oakland qui était surnommé à juste titre le « champ de la mort » et que la nuit il fallait grandement contourner cette zone.
Je prenais le journal, qui était posé sur mon bureau, une double page était consacrée à notre gouverneur qui était aussi en course pour devenir sénateur. Il démentait son implication dans l'affaire Fanning et je cite « qu'il ferait tout pour que la lumière soit faite. »
Je regardais la photo qui accompagnait l'article, on y voyait un grand homme brun souriant, enfin le sourire charismatique d'un politicien… Je n'étais pas un grand admirateur de sa politique. C'est vrai qu'il avait un « je ne sais quoi » qui inspirait confiance et je comprenais qu'il soit apprécié.
Rosalie m'avait envoyé un message pour me demander si j'avais des informations sur les gangs, je pourrais toujours lui expliquer ce que je savais pour le moment. Je décidais d'aller au bureau du shérif, peut-être que lui pourrait me parler des trafics en cours.
Je prenais mon téléphone et mes clefs avant de prévenir mes assistants de mon absence.
Je sortais de l'institut, il se trouvait à côté du zoo d'Oakland, il me fallut seulement un quart d'heure pour rejoindre les bureaux du shérif.
— Salut Maureen ! Souriais-je
— Tiens, comme ça me fait plaisir de te voir Edward! Tu viens voir le shérif ?
— Ouaip m'dame ! J'avais pris un accent texan comme m'avait appris à le faire Jasper, ce qui la fit rire.
Maureen Gardiner est la secrétaire du shérif, elle était très gentille et douce, je savais que sa famille était d'origine Irlandaise.
Elle prit le combiné pour prévenir le shérif de ma venue.
— Voilà tu peux entrer, il t'attend !
Je lui souriais en retour avant d'entrer.
— Hey Cullen ! Comment se porte mon légiste préféré ? S'esclaffa-t-il
— Je ne suis pas ton préféré Lee, seulement le plus efficace ! Je sais, on n'en fait plus des comme moi… Dis-je faussement modeste.
— Tu ferais un parfait acteur tu le sais ça Cullen ? Ria-t-il
— Que veux-tu j'ai raté ma vocation…
— Assieds-toi, tu veux un café ?
— Vous avez eu des dons pour le bureau ou tu as gagné au loto ? Le taquinais-je.
Il me regardait mauvais.
— Ah les jeunes… Vous n'avez plus de respect pour vos pauvres aînés. J'ai Maureen alors oui on peut dire que j'ai gagné le gros lot !
Il ouvrit la porte.
— Ma douce Maureen, voudrais-tu nous apporter deux cafés ? Fit-il d'un ton mielleux.
— Si c'est pour Edward, j'ai tout mon temps, si c'est pour toi tu peux aller te le chercher vieux singe !
Je riais, les deux me faisaient penser à un vieux couple, d'après mes assistants, c'était tout comme.
— Gneugneugneu, tu vois comme je suis respecté ici ? Il secoua la tête dépité.
Une fois que Maureen fut revenu avec nos cafés, il me demanda.
— Alors Cullen, crache le morceau, je sais bien que tu n'es pas venu pour les beaux yeux de Maureen !
L'intéressée gloussa en fermant la porte.
— Et bien en effet, je me suis demandé si tu avais des informations sur des éventuels deal dans le coin ?
— Bha tu oses me demander si tu peux t'acheter de la drogue, mon garçon tu files un mauvais coton ! Il fronça les sourcils en prenant un air sévère.
Je secouais la tête.
— Haha… Si je devais m'acheter de la drogue, je ne te demanderais certainement pas !
— Parole de Lee Stevens, je t'ai à l'œil dorénavant !
On ria de concert.
— Plus sérieusement, on a des policiers qui patrouillent et d'autres qui sont sous couverture mais avec la nouvelle méth mexicaine, on a du mal à voir le bout…
— J'en ai entendu parler… puis à la morgue, on en a des victimes de ces merdes.
— Tu m'étonnes… En même temps, ici quand tu deal, le seul moyen de s'en sortir c'est de vendre des produits plus puissant et moins cher que la concurrence. On connaît les gangs et les quartiers où ils sévissent mais avec leur guetteurs, c'est difficile de patrouiller.
— Depuis l'arrivée des Mexicains ?
— Ouais, la violence a augmenté, les mexicains, ils sont bien plus armés et puis ils tirent à vue. Y'a les gros gangs qui importent la drogue puis qui la redistribue à des dealers. Y'en a partout.
— Et vous avez remonté jusqu'au réseau ?
— Bin c'est le hic, on sait que ce sont des cartels mexicains qui arrosent la ville mais on a jamais trouvé le sommet de la hiérarchie.
— Je vois, et un certain Marcus ?
— Tu connais ce nom ? Demanda-t-il étonné.
— Vaguement… Rosalie m'a demandé de me renseigner pour l'aider avec Em et l'agent Swan sur une enquête…
— Ahh ce brave Emmett comment va-t-il ?
— Tu le connais, il est toujours aussi enjoué !
— Haha oui, ça fait plaisir à voir et oh et la p'tite Swan tu travailles avec elle ?
— Tu connais tout le monde chez les Feds ? Demandais-je suspicieux
— Noon ! Mais la p'tite, je l'ai connu enfant quand son père, Charlie, était encore shérif dans un trou paumé « Forks ».
J'avais compris quand on en avait parlé que l'agent Swan aussi avait employé le passé quand elle avait parlé de son père.
— Quand tu dis qu'il était c'est qu'il a pris sa retraite ?
— Nah, il a été tué pendant une patrouille, il venait pour arrêter un type qui tapait sur sa femme et sa gosse puis patatra le type a tiré sur Charlie et ensuite il s'est explosé la cervelle. Du coup la p'tite Swan, elle a intégré Quantico… Je l'avais vu petite mais avec le divorce de ces parents, je ne l'ai plus revu quand elle a emménagé avec son père. Renée, sa mère, était d'ici et Charlie de Forks.
J'étais intrigué depuis le début par l'agent Swan, plus que de raison, mais je dois dire qu'en connaissait une petite partie de son histoire, ma curiosité avait d'autant plus évoluée.
— Pas drôle de vivre ça…
— Ouaip surtout que c'était une ado quoi. Enfin bref, la p'tite a toute ma confiance, elle est gentille, même si c'est une fed – il souriait en disant ça -, puis y'en a la dedans. Il accompagna son discours en se tapotant la tempe.
Je finissais mon café en restant un instant pensif. Il y a des moments comme ça, où parler n'était pas nécessaire. Lee était aussi silencieux.
— Tu me préviens si jamais tu organises quelque chose ? Comme ça je pourrais le dire à Rosalie et peut-être qu'on pourra remonter vers ce « fameux Marcus ».
— Oui, de toute façon, si on ne se sert pas les coudes, on arrivera pas à remonter le réseau.
Je lui fis un sourire entendu avant de me lever. J'étais d'accord avec ce qu'il avait dit.
— Dis moi, j'ai autre chose à te demander…
— Tu peux toujours demander, je verrais si je peux te répondre ! Il me fit un clin d'œil.
— Est-ce qu'il y a eu des incendies ou quelque chose du genre dans le coin ?
Lee se gratta le menton, il réfléchissait.
— Comme ça, je ne vois pas mais je vais chercher dans les dossiers. Pourquoi ?
— Une intuition… et par hasard tu aurais des meurtres étranges ?
— Étranges comment ?
— Mmmh, qui sortent de l'ordinaire, qui sont mis en scène…
— Bin écoute, je crois peut-être avoir un cas… étrange. Je te donnerais le dossier dans l'après-midi.
— On fait comme ça alors, on se tient au courant et puis n'embête pas trop Maureen ! Bye Lee.
Je partais en rigolant pendant que lui bredouillait des choses inintelligibles.
J'étais content d'avoir pu légèrement avancer sur le trafic de drogues, déjà une grosse partie était faite, on a tendance à sous estimer la collecte et le partage d'informations mais c'est primordial. J'envoyais ce que je venais d'apprendre à Rosalie. Elle me répondit avec un bref « Merci Ed du coup de main ».
Je voyais sourire brièvement Rosalie.
— C'est McCarty qui te fait sourire comme ça Rosalie ?
Nous étions revenus de l'interrogatoire avec la veuve Campbell, elle ne nous avait rien appris et comme on l'entend souvent, « elle n'était au courant de rien à propos du trafic d'animaux exotiques ». Je revenais à Rosalie.
— Non c'est Ed, il vient de tirer les vers du nez du shérif, ils vont bientôt préparer un échange pour pouvoir suivre le dealer et peut-être remonter le réseau.
Je la regardais, je pouvais bien voir qu'elle avait du respect et une pointe d'admiration dans le regard.
— Je sais que tu te poses plein de questions Bella, mais je t'y répondrais, sache qu'Edward est quelqu'un qui m'est très cher et que sans lui, je n'en serais pas là où j'en suis aujourd'hui.
Je restais muette, je me demandais ce qu'elle voulait dire par là… Peut-être qu'il l'avait conseillé sur cette voie… et qu'elle avait trouvé sa vocation grâce à lui.
Elle me poussa légèrement en riant doucement.
— Je te vois réfléchir, enlève cette petite ride de ton front, tu cogites bien trop ! Je te dirais tout tout tout promis.
Je lui fis une moue boudeuse qui était censé l'attendrir mais ça a seulement eu pour effet de la faire éclater de rire, je n'avais pas le talent de mon amie Alice pour ça !
— Très bien Hale mais je ne te lâcherais pas !
Je regardais l'un des écrans de télévision, depuis la déclaration du gouverneur, cela circulait sur les chaînes locales. McCarty poussa un soupir.
— Monsieur parfait est encore à la télé !
Je riais, c'était rare de voir McCarty critiquer quelqu'un, enfin quand il ne s'agissait ni de Baseball ni de football.
— C'est vrai que je ne l'aime pas trop moi non plus !
— Aaaah merci ma chérie, je savais qu'on se comprenait ! Il fit une tête attendrie.
— Enfin, physiquement… il est pas désagréable ! Ajouta-t-elle
McCarty s'étouffa et moi je regardais plus en détail.
— Mmmmh… Nah, je ne suis pas d'accord avec toi… je trouve qu'il fait faux.
— Belly Bean a du goût, ELLE ! Cet asticot ne fait pas le poids face à moi. Renchérissait-il boudeur.
Elle rigola et embrassa McCarty rapidement.
— Je n'aime que toi, et Bella je sais très bien que tu préfères les roux !
C'était à mon tour de m'étouffer, ils n'allaient jamais me lâcher ! Je tournais ma chaise face à mon bureau boudeuse, trouvant soudainement un grand intêret à mes papiers. J'entendais McCarty et Rosalie parler, « et voilà que tu l'as vexée. », « pas ma faute si elle accepte pas qu'elle a un béguin pour Ed… ».
— Je vous entends vous savez ! Je m'étais retournée prestement, ils rirent tout en me regardant avec… un mélange de pitié et de moquerie.
— Alalala qu'est ce que l'on va faire de toi. Conclut Rosalie en me tapotant l'épaule.
Je regardais mon téléphone, j'avais un message d'Angela.
Coucou Bella !
J'espère que tu vas bien, tu as vu les infos ? Stanley a encore eu l'avantage en faisant la déclaration avant nous. En tout cas, j'ai cherché de mon côté, il y a eu énormément de transactions vers le Mexique… Je voyais pas ce pays comme paradis fiscal… peut-être que je me trompe, je ne suis pas une experte ! L'affaire a été étouffée et pour le site, il n'existe plus… Est-ce que tu peux en savoir plus de ton côté ? On se fera une soirée filles bientôt ! Je t'embrasse. Angie.
Je remettais mon badge dans le lecteur électronique de mon ordinateur pour le déverrouiller et accéder à ma session. Je voulais vérifier quelque chose.
— Tu as trouvé une occupation Belly Bean ?
— Pas vraiment, j'aimerais voir un truc.
— Un quarter pour tes pensées (initialement c'est un penny… mais comme on est aux Etats-Unis, j'ai transposé). Il accompagna ses paroles en posant un quarter sur mon bureau.
— J'ai fait des recherches sur le directeur de Find Your Candy, je pensais que cela serait bien plus difficile et il s'avère que c'est un Volturi. Il ne s'en cache pas d'ailleurs.
— Mmmh et la chance qu'il ne soit pas de la même famille que le gouverneur est de combien ?
— Tu en connais beaucoup des Volturi ?
— Et bien… la probabilité est infime…
Je rentrais le nom et le prénom du directeur du site, il n'avait pas de dossier, en clair, il avait un profil de dirigeant d'entreprise qui a réussit.
— Je n'aime pas ces gens qui se croient au dessus de tout, ne me dit pas qu'on peut rien y faire ? Je tapais du pieds nerveusement par terre.
— Qu'est ce qu'on peut faire ? Je sentais que McCarty était aussi agacé que moi par la situation.
— Mmh on sait pour le moment qu'ils ont fermé le site, donc c'est quand même suspect comme comportement non ?
— Je te l'accorde, mais bon on va pas lancer une guérilla contre lui en ayant aucune preuve.
— Cela m'énerve, on sait qu'il y a quelque chose qui ne va pas mais on peut rien faire, être impuissant c'est ce qui me fout le plus les nerfs !
— Je comprends Belly Bean… je suis comme toi mais on va se serrer les coudes et on finira par arriver à quelque chose.
Il me fit une petite pression réconfortante sur l'épaule. Eleazar sortit de son bureau et nous demanda de venir. McCarty et moi nous nous regardions, ne sachant ni l'un ni l'autre ce que nous voulait le chef.
— Entrez, je voulais que vous me fassiez un topo sur votre boulot.
— Vous n'avez pas lu nos rapports chef ? Se risqua à demander McCarty.
— Si bien entendu, seulement, une mise à jour des informations ne fait pas de mal. Répondit le chef abruptement.
— Très bien. Je soupirais avant de commencer. Donc on a trois victimes les « tatoués » à priori rien ne les reliaient, puis on a découvert que la première victime, Irina Grace connaissait la troisième victime, Jane Fanning. La seconde victime, Mike Newton peut-être une victime collatérale… vu qu'à priori il serait seulement consommateur de drogues.
— Je vois, ensuite, on a des indices, des théories… ?
— Mmh, on a retrouvé une capsule contenant un mot, je lui fis passer les photos du dit mot.
— Vous pouvez dire que c'est un homme, une femme ?
— Mmh, on ne sait pas mais, si je me base sur nos connaissances, on sait que les hommes et les femmes qui tuent n'opèrent pas de la même façon. Les hommes sont plus enclins à tuer des personnes étrangères alors que les femmes tuent plutôt dans leur entourage, dans un cercle restreint de connaissances. Je fis une courte pause pour essayer de me remémorer mes cours de psychologie évolutionnaire. (psychologie qui a pour but d'expliquer les pensées humaines et ses comportements à partir de la théorie de l'évolution). On sait aussi par les statistiques que plus de 90 % des tueurs en série sont des hommes dont la moitié sont caucasien.
Je jouais avec mon gobelet vide de café, rassemblant mes pensées. McCarty était accoudé à la fenêtre et Eleazar était assis en face de moi.
— Les hommes aiment épier, traquer leur victime, comme ils le feraient avec une proie au temps de la préhistoire. Si on reprend cette logique, les femmes étaient des cueilleuses et les hommes de chasseurs, ils étaient les prédateurs. Les femmes ont tendances à préférer la violence psychologique, les hommes, plutôt la violence physique en général. Je ne dis pas que l'homme ou la femme sont déterminés à faire certaines choses ou à agir d'une telle façon d'un point de vue de l'évolution seulement, le mode opératoire, peut aussi découler d'un héritage évolutionnaire, ce qui nous aide grandement à définir le profil masculin ou féminin.
— Je vois, tu as bien bossé Swan, McCarty quelque chose à ajouter ?
— Comme il n'y a pas eu agression sexuelle, le tueur recherche sa « jouissance » ailleurs, peut-être que la simple idée de tuer lui suffit. Comme vous savez, on classe les tueurs en série en trois catégories, le tueur organisé, le désorganisé et le mixte. Ainsi d'après leur comportement, on les identifie dans quatre autres catégories, les visionnaires, les missionnaires, les hédonistes et le dominateur.
— Swan, rappelle nous les grandes lignes sur les différences. Coupa Eleazar.
Je roulais des yeux, on n'était plus à l'école mais bon ça ne nous faisait pas de mal de revoir les basiques.
— Le tueur organisé, a une vie sociale normale, il a un emploi stable, peut être marié. Il choisit ses victimes et ne tue pas par hasard. Il laisse peu d'indices et tue avec soin. On peut citer Ted Bundy comme exemple.
Je poursuivais d'un ton un peu blasé.
— Ensuite il y a le tueur désorganisé, qui lui au contraire est isolé socialement,il est instable professionnellement, il présente un quotient intellectuel moyen, une enfance chaotique et souvent il souffre d'une addiction. Généralement il tue rapidement, au hasard, laissant l'arme du crime et ne prenant pas le temps de « personnaliser » la scène. Herbert Mullin est un exemple de ce cas là. Et enfin le tueur mixte, comme on peut en déduire, il présente des caractéristiques des deux autres. Jeffrey Dahmer pour exemple.
— Très bien Swan. McCarty les quatre autres catégories, tu m'en dis deux, Swan tu prends la relève pour les deux derniers.
— Tout d'abord le visionnaire, il entend des voix qui lui demande de tuer, il agit sur une impulsion, sans préméditation. Le missionnaire quant à lui, à des victimes spécifiques, il les choisit et décide de les tuer car pour lui, ils constituent une menace, une honte pour la société. En somme, il les juge indigne de vivre. Il est très organisé et planifie ses attaques. La grande différence entre les deux, c'est le profil psychologique, le visionnaire est jugé comme étant psychotique tandis que le missionnaire est pleinement conscient de ses actes.
Eleazar me fit signe de poursuivre d'un hochement de tête.
— L'hédoniste prend plaisir à tuer, il ne ressent aucun remords à le faire. On a identifié parmi les hédoniste deux sentiments, d'un côté, il a ceux pour qui l'homicide n'est qu'une façon d'augmenter sa satisfaction, un peu comme la dernière pièce du puzzle. Et de l'autre côté, il y a ceux qui ressentent du plaisir sexuel lors du meurtre. Et pour finir il y a le dominateur, il a besoin de contrôler sa victime, pour lui, c'est une façon de se sentir supérieur, il éprouve de la satisfaction car il sait qu'il a le pouvoir de vie ou de mort sur sa victime. Ces meurtres ont une constante sexuelle, il ne recherche pas le plaisir sexuel mais le viol, la sodomie, la destruction… de l'anatomie sexuelle de la victime ne sert qu'à prouver sa domination.
Eleazar nous fit un petit sourire satisfait, à priori il semblait content de voir qu'on n'avait pas oublié nos cours théoriques.
— Je pense qu'il est encore trop tôt pour définir un profil mais on peut déjà procéder par élimination, déjà on enlève le dominateur, comme on a pas retrouvé de sévice sexuel, donc il nous reste les 3 autres catégories, on peut dire qu'il est organisé. Très bien, poursuivons sur les deux derniers corps. Conclut Eleazar.
— Et bien le premier était un homme de foi que l'on a retrouvé décapité avec une mise en scène très présente.
— Parlez moi de la décapitation qu'est ce que cela vous évoque ?
Je ne pouvais pas dire que j'étais calée en décapitation, mais je tentais de rassembler tout ce que je savais.
— Et bien, depuis l'antiquité, la décapitation est la peine de mort utilisée, bien plus tard l'armée de Tamerland en fera usage (XIV ème. La décapitation reste un trophée, une ultime humiliation pour l'ennemi vaincu. Les tribus barbares exhibaient les têtes des ennemis sur des lances pour montrer leur domination. Louis XVI a lui même proclamé à la face du monde la portée politique de la décapitation, pour lui, on coupait une tête comme on coupe symboliquement les ponts derrière soit. Il ne faut pas oublier que sous l'Ancien Régime, les individus qui, en raison de leurs origines nobles, de leur rang, doivent échapper à l'infamie que représente le corps à corps avec le bourreau. De l'Antiquité à nos jours, une même symbolique ressort, cela sert à déshumaniser une personne, comme on tue la bête en l'égorgeant. Récitais-je
— De nos jours, en péninsule arabique, la peine de mort par décapitation est encore utilisée. Les exécutions publiques et l'exposition des cadavres à têtes tranchées servent comme message politique et le peuple se sent démuni face à cette cruauté. Le tueur est surement quelqu'un de cultivé, qui connaît la valeur historique de la décapitation, son geste peut ne pas être seulement criminel mais avoir une symbolique plus poussée. Ajouta McCarty.
— Donc est-ce que l'on pourrait en déduire que le tueur des « tatoués » et le même que celui qui a décapité l'évêque ?
— Il est trop tôt pour le dire, mais cela reste une piste à envisager, sachant que l'individu ayant commis la série des « tatoués » et celui de l'évêque sont à priori des tueurs organisés et cultivés.
— N'oubliez pas que si l'on a affaire à un tueur en série, il y a six phases dans le cycle et qu'après chaque meurtre, il y a la phase dépression, donc le tueur va repartir en chasse juste après. Le temps nous est donc compté. Et votre affaire de grenouilles ?
— A part du trafic d'animaux exotiques, on en sait pas plus.
— Bien, j'ai fini avec vous, tenez moi au courant si vous avez du nouveau.
On sortit de la salle de conférence, je m'étirais, ce brainstorming m'avait épuisé. Je m'asseyais à mon bureau, sortant mon portable par automatisme. Je remarquais que le Docteur Cullen avait essayé de me joindre. Je pressais la touche correspondante pour écouter le message :
« Ici le Docteur Cullen… J'ai entendu le Bip ? Je ne sais plus c'est enclenché ? Bon je continue – Je riais doucement face à son monologue, il s'était éclaircit la voix - Ahem, donc ici le Docteur Cullen, vous m'avez laissé votre numéro… je voulais vous voir avec Emmett, je suis allé parler au shérif du Comté d'Alameda, il semblerait qu'il y ait une affaire qui pourrait vous intéresser. J'ai découvert quelque chose qui serait relié avec vos « tatoués ». Je vous attends à l'institut dès que vous avez le temps. Bonne journée. Au revoir. »
Je me retournais vers McCarty pour lui annoncer.
— Ton frère m'a appelé, il dit qu'il a peut-être une victime qui pourrait être reliée à nos tatoués.
McCarty ne releva pas en ce qui concerne la question de savoir pourquoi son frère m'avait appelé et pas lui, ce qui m'arrangeait bien car je n'avais pas la réponse.
McCarty conduisait, il aimait bien conduire et je dois dire que j'aimais regarder par la fenêtre en écoutant de la musique, Maggie Rogers- Light On passait, j'avais mis Spotify en aléatoire et ce titre était dans ma playlist. J'avais eu la chance de voir cette artiste en concert avec Tanya et Vicky.
On arrivait doucement à l'institut, cette fois-ci pas d'accident sur la route jusqu'au bureau du Docteur. Plein de papier étaient étalés sur son bureau et sa table basse près du canapé, ainsi que des clichés montrant différents points de vue de la scène de crime visiblement. Le Docteur était occupé à manipuler le cadavre, je suppose pour vérifier des choses du dossier.
— Salut frangin, comment tu vas ? McCarty fit la bise à son frère qui lui hocha la tête pour me saluer.
— Salut Em, bin écoute ça va, des corps et la chambre froide, la routine quoi ! Et vous ?
— La routine aussi. Répondit McCarty.
— Vous m'avez appelé… qu'est ce que vous avez pour nous ? Dis-je curieuse.
— Et bien agent Swan, le SFPD a une affaire. Comme vous pouvez le voir ici, leur médecin légiste m'a remis le corps de la victime.
A priori, tout cela semblait normal, donc je ne voyais pas pourquoi le Docteur avait jugé que cette affaire pourrait nous intéresser. Je m'approchais de la victime et là je compris tout de suite où il voulait en venir. Un éclair de malice traversa les yeux du Docteur, il avait remarqué que j'étais dubitative et que là, je ne pouvais que constater qu'il avait raison.
— Et bin encore une victime. Commenta McCarty.
— En effet, je vois que vous avez tous les deux remarqués, bravo à vous !
— Oui enfin Ed, c'est difficile de passer à côté là.
— Donc voilà Sam Uley, il est d'origine amérindienne. Notre victime est connue dans le milieu des combats illégaux de boxe. On peut constater de multiples blessures résultant de ces combats… il avait pas mal de contusions, hématomes et de fractures costales, en soit son corps reflétait bien les coups qu'il avait prit. Mais voyez-vous, quelque chose me turlupine, déjà les brûlures, elles présentent plusieurs degrés de gravité, donc cela ne serait pas un simple incident domestique. Il a des brûlures sur le torse, les mains, les bras, la partie basse du visage est quant à elle bien plus dense. En plus la présence du tatouage allumette au milieu du front. Il haussa un sourcil dans notre direction marquant une pause.
— Et que dit le dossier du SFPD ?
McCarty lisait de son côté et me résuma le dossier.
— Ils ont fermé le dossier, ils ont conclu que c'était un incident domestique et que la victime, serait morte de suffocation suite à l'inhalation de la fumée.
J'écarquillais les yeux en bredouillant.
— Attends, ils ne se sont pas posés de question ? Alors que ça pourrait aussi être un crime racial ?
— Bin d'après eux, comme les pompiers ont réussi à contenir l'incendie et que tout n'était pas brûlé, ils ont conclu ça.
— Je me permets de vous couper, ce n'est pas tout, ils ont retrouvé une capsule à côté du corps…
Je tiquais au mot capsule.
— Une capsule comme celle que l'on a retrouvé sur Fanning ?
— C'est ça, comme la mort n'a pas été jugé suspecte, il n'y a eu qu'un examen externe de la victime, le corps était en attente de récupération par la famille. Cela fait moins de 6 jours, donc légalement, la morgue ou l'institut peuvent garder un corps durant ce laps de temps.
Je fronçais les sourcils, retenant malgré moi mon souffle en attendant la déclaration du Docteur, qui je pense n'allait pas me plaire.
— J'ai retrouvé son corps une capsule, elle a été disposé dans l'espace intercostal, il arrive souvent que les combats illégaux ne finissent pas très bien à cause des nombreux paris et cela se finit en règlement de compte. Les boxeurs peuvent avoir des blessures par armes blanches et aller à l'hôpital pourrait être risqué, donc ils font appel à des médecins… pas très regardant. C'est pour cela que les points de suture sont passés inaperçus, il aurait très bien pu se faire ça après les matchs.
Il nous tendit le papier qu'il avait mis sous scellé.
— Enfin voilà le mot.
Qui apaise la colère éteint le feu,
Qui attise la colère, sera le premier
à périr dans les flammes.
— Notre tueur a de l'humour. Commenta McCarty
— On sait d'où provient cette citation ?
— J'ai fait des recherches, elle proviendrait d'Abū al-Hassan'Ali ibn Abi Talib, communément appelé Hazrat Ali ou juste Ali. C'est le cousin du prophète islamique Mahomet. Hazrat en perse est l'équivalent d'Hadrat qui est un titre honorifique arabe utilisé pour honorer une personne. Initialement, ce titre était utilisé pour les prophètes de la foi islamique, les vingt-cing grands hadrats sont signalés dans le Coran.
Je réfléchissais, on était face à la signature de notre tueur, le tatouage allumette et la capsule.
— Ces deux indices sont trop importants pour que l'on passe à côté, on va aller voir le proc et notre chef pour récupérer le dossier. Vous avez fini l'autopsie ?
— Oui, j'ai noté mes conclusions dans mon rapport.
— Merci Ed, on te tient au courant !
Nous repartions en direction des bureaux, Eleazar voulait une mise à jour, je ne pensais pas lui en apporter une aussi rapidement. J'informais Tanya qu'il fallait qu'elle fasse sa « petite magie » habituelle pour que l'on puisse prendre le dossier. Mon téléphone sonna mais comme il était relié par le bluetooth, on pouvait aisément parler dans l'habitacle.
— Rosalie, qu'est ce qu'il y a ? On t'écoute.
— Vous irez en direction de l'Olympique Club à Lakeshore. C'est un club de golf privé, une des employées a été retrouvé sur les rives du lac Merced. J'appelle Ed pour qu'il vous rejoigne.
— Pas la peine chérie, on vient de sortir de l'institut, on fait demi tour pour prendre Ed.
McCarty fit un demi tour pas très conventionnel sur la route, je profitais de cette manœuvre pour prévenir le Docteur Cullen.
il nous attendait à côté du camion des légistes, ses assistants partaient en camion et nous, on l'emmenait avec nous.
— Je vous manquais trop et vous avez trouvé un petit corps à me mettre sous la dent ? Plaisanta-t-il.
Nous nous sourions à travers le rétroviseur, je pouvais voir son regard amusé. La reprise de Stand by me de Florence + the Machine nous faisait un petit fond sonore. J'aimais beaucoup la voix de la chanteuse Florence Welch, elle était puissante et avait un côté hypnotisant.
Nous arrivions aux abords du lac, l'équipe était déjà là pour les prélèvements. Nous descendions du SUV pendant que le Docteur Cullen se changeait.
— Officier Jefferson. Il nous tendit la main en même temps.
— Agent Swan et McCarty, je montrais le SUV, le Docteur Cullen ne va pas tarder à arriver.
— Désolé de vous appeler, le SFPD est débordé, donc comme c'est aussi votre juridiction…
— Très bien, qu'est ce que l'on a ? McCarty avait pris les devants.
— Une employée du club a été retrouvée, les joueurs nous ont prévenu dès qu'ils l'ont trouvé, on a rien touché, on vous attendait.
Le Docteur Cullen approchait avec sa mallette, il tendit la main.
— Docteur Cullen, je suis le légiste.
— Enchanté Docteur, Officier Jefferson.
Il tournait autour du corps, il prenait des photos et regardait la scène avant de toucher au corps.
— Bien, c'est une femme, cheveux châtain clair, d'origine caucasienne, je dirais qu'elle a une trentaine d'années. Multiples gonflements, des œdèmes à la suite de piqûres. La victime a subit une réaction allergique qui a provoqué des difficultés respiratoires, elle est morte d'un choc anaphylactique. Si elle avait eu une ampoule d'adrénaline et une solution de corticoïde à s'injecter, elle aurait pu être sauvée. Les femelles taons sont très friandes de la peau mouillée… Vous savez ce qu'elle faisait ici ?
— Euh oui, Julia Hammond, elle a 34 ans. Elle était employée ici en extra mais son emploi fixe était infirmière à la Croix Rouge. Ici elle s'occupait de nettoyer les bordures du lac, qu'il n'y ait pas d'objets ou de déchets gênant les joueurs.
— Elle était infirmière et n'avait pas de trousse de premier secours avec elle ? Elle devait savoir qu'elle était allergique aux piqûres d'insectes… Intervint-je
Il haussa les épaules, disant qu'il n'en savait pas plus.
— Qu'a donné vos entretiens avec les témoins ? McCarty avait sorti son carnet pour noter d'éventuels éléments.
— Euh… Ils n'ont rien vu, le parcours du Lake est un 18 trous, ce club est très réputé pour avoir été l'hébergeur du championnat américain de golf et l'on peut aussi pratiquer pas moins de 16 autres sports en amateur. Le club a une réputation à tenir donc les membres font partis du sommet de la société…
— Je vois. Merci Officier, si vous avez d'autres détails qui vous reviendraient, n'hésitez pas à m'appeler. Fit McCarty en donnant sa carte.
Après un détour à l'institut pour déposer Cullen et un passage au bureau pour informer Eleazar, c'est pas fâchée que je reprenais ma Mini en direction de ma maison. J'avais appelé Tanya du bureau pour lui demander de reprendre le dossier Uley au SFPD. Elle me tiendrait au courant dès qu'elle en saurait plus.
Je me préparais un dîner léger, j'avais pas envie de commander une énième fois à emporter alors je mangeais des côtes de porc avec des haricots verts. J'appréciais la nourriture mais comme je n'étais pas une grande cuisinière, il ne fallait pas trop m'en demander. Je connaissais un peu plus la pâtisserie mais je n'avais pas le temps de m'atteler à la tâche. Je pris mon ordinateur et une tisane en montant dans ma chambre.
Je regardais encore les sites d'élevage de chatons… Je pense que je me déciderais en fin de mois. Je commençais à somnoler alors je fis un brin de toilettes et m'endormit paisiblement.
Je fus réveillée en sursaut par la sonnerie de mon téléphone, je regardais l'heure en biais, il était 2.00, peut importe celui ou celle qui me dérangeait, il ou elle allait voir de quel bois je me chauffe quand on me réveille en plein milieu de la nuit. C'est furibonde que je décrochais.
Hey voilà pour le chapitre, désolée pour l'heure tardive de publication mais peut-être il y aura des lectrices ou lecteurs nocturnes, sinon cela vous fera une occupation pour demain!
Il fait beau, les oiseaux chantent, le pollen voltige mais ne faites pas les foufous, des printemps et des moments de vie on en aura plein d'autres, même si le confinement ça n'a rien de drôle, on peut toujours rester en contact les uns et les autres pour échapper à la routine et s'évader au moins intellectuellement et rencontrer des nouvelles personnes, on a les nouvelles technologies pour ça.
Restez bien en sécurité et à la semaine prochaine!
