C'était la saint-valentin.
Ciel avait pris deux jours de congé.
Le soir-même il devait aller en enfer, puis à la soirée organisée par le grand maitre des enfers, Satan.
Ciel avait demandé quelque chose d'original, Sebastian avait fait fort.
Mais ce qui intéressait surtout Ciel, c'était le livreur qui allait passer la nuit avec lui après.
Ils se livraient régulièrement à ce genre de jeu de rôle.
Après avoir dit en revoir à Camille et donner les derniers ordres et conseils aux employés, Ciel et Sebastian s'en allèrent en enfer.
Ils devaient aller chez Claude, qui avaient finalement emmenés Alois.
Ciel n'était jamais allé chez Claude.
Claude possédait une maison plutôt modeste, pas un manoir comme Sebastian.
Ciel frappa à la porte et c'est Alois qu'il vu ouvrir.
-Ciel, rentres.
-Ce n'est pas censé être Claude qui ouvre ? C'est chez lui, non ?
-Non ici, on inverse les rôles, je m'occupe de lui, répondit Alois.
Ils entrèrent et trouvèrent Claude détendu dans son salon.
-Vous inversez les rôles au lit aussi ? Alois est ton majordome personnel ? demanda Sebastian.
-Ici oui. Mais au lit, je reste celui qui domine tout le temps.
-C'est beaucoup plus petit, chez toi, dit Ciel.
-Je n'ai pas la folie des grandeurs comme Sebastian. Viens Alois.
-Il te donner des ordres ? demanda Ciel.
Alois obéit à Claude et répondit à Ciel :
-Ici oui, par contre sur terre, il a la totale obligation de m'obéir et faire tout ce que je lui demande.
-C'est étrange, votre relation, dit Sebastian.
-Non tu devrais inverser les rôles avec Ciel. Il ne serait pas terrible comme majordome mais tu pourrais faire tout ce que tu veux, tout lui imposer au lit.
-Le jour il imposera ce qu'il veut entièrement n'est pas venu. Je ne suis pas sa chose, dit Ciel.
-Je ne vois pas l'intérêt de lui imposer quelque chose. Pourquoi le devrais-je ?
-Parce que tu le peux, dit Claude.
-C'est vrai, Ciel, inverser les rôles de temps en temps est très intéressant. Et excitant, dit Alois.
-Pas pour ma part, Sebastian ne les écoute pas. Sinon tu dormiras dehors quand on rentrera.
-Je ne les écoute pas.
-Tu es vraiment son chien alors ? demanda Claude.
-Ce n'est pas mon chien. Je respecte Sebastian. Il le sait. Je te déconseille de lui donner des conseils douteux. Ce n'est pas qu'Alois a des tendances douteuses que je suis pareil.
-Des tendances douteuses ? demanda Alois.
-Oui faites ce que voulez entre vous mais ne lui donnez pas d'idées louches.
-Je n'aurai jamais d'idées douteuses envers vous, chaton, tu en doutes ? demanda Sebastian.
-Non je voulais juste le dire à ces deux-là. Je veux aller chez toi maintenant. On y va.
Sebastian s'en alla avec Ciel.
-C'est raté pour aller chez eux, dit Alois.
-Tu sais, Sebastian m'a raconté. Ciel a aussi des envies particulières.
-Quoi donc ? demanda Alois.
De leur côté, Ciel voulait se détendre avant la soirée.
-Fais-moi couler un bain.
-Très bien mais tu veux être accompagné ou seul ? demanda Sebastian.
-Je ne sais pas. Si tu me rejoins tu m'aideras à me détendre ?
-Cela dépend de la manière dont je peux te détendre. Je suis libre de ma méthode ? demanda Sebastian.
-Evidemment. Tant que je suis détendu.
-Alors, je viens avec toi.
