Point de vue de Nathan :
Après avoir suivi Roxane quelques heures auparavant pour aller dans la Salle des Maraudeurs, je suivais maintenant ma sœur vers le bureau de McGonagall. Mais, cette fois, je savais très bien ce qu'il se passait. Ou plutôt, je ne savais pas exactement ce qu'il se passait mais je voulais savoir et c'était pour cela que nous courrions vers le bureau de la directrice.
Rose était restée avec Scorpius. Il avait aussi des problèmes à régler et, si nous savions maintenant que nous étions de la même famille, nous n'étions pas assez proche pour l'aider.
Et nous voulions avoir des réponses. Je n'avais jamais entendu parler de la famille Greengrass, je ne connaissais absolument rien sur eux, mais le fait que la dernière fille ait été mariée à un Malefoy me faisait un peu peur. Mais j'avais envie de savoir, envie de comprendre d'où je venais, qui j'étais.
« -Entrez, entrez ! Nous accueillit la directrice. »
La vieille femme se leva et accueillit les quatre élèves essoufflés.
« -On veut voir notre père ! déclara Laureen sans prendre de pincettes. »
McGonagall sourit et nous invita à nous assoir.
« -Qu'y a-t-il de si urgent Miss Wilson ?
-C'est au sujet de notre mère. On sait qui c'est ! »
La pauvre directrice était perdue, et les propos que déblatérait ma sœur n'aidaient pas.
« -Enfin on se sait pas qui sait exactement, mais on connait sa famille, c'est sans doute une cousine, plus ou moins éloignée de la maman de Scorpius, ou de quelqu'un d'autre dans la famille Greengrass. Enfin c'est pas, mais c'était parce que, comme vous le savez, notre mère est décédée, mais elle était à Poudlard, seulement elle n'apparaissait pas dans les registres de l'école donc on a enquêté et on a vu Scorpius Malefoy et il se trouve qu'on a du sang Greengrass on en est sûr, on a la preuve. Enfin, on peut l'avoir, c'est Scorpius qui a la preuve, mais il n'est pas là, il est avec Rose et ils écrivent une lettre à la maman de Scorpius parce qu'on voudrait savoir qui est exactement notre mère et, aussi…
-Ouh, Miss Wilson, je vous en conjure, calmez-vous. »
Elle se déplaça lentement vers la chaise de Laureen et lui tendit un verre de jus de citrouille. James avait posé une main sur son épaule, je le remerciai silencieusement d'être clément avec ma sœur, pour une fois.
« -Bon, reprenons… Souffla la directrice. Commencez par le début, s'il vous plait, qu'est-ce qui vous amène à penser tout cela ?
-Alors, expliquai-je. On s'est toujours demandé pourquoi on avait déménagé en plein milieu de notre scolarité… Ça n'arrive jamais chez les sorciers normalement. »
Je repris pas à pas la démarche de ma sœur, Roxane m'aidait en apportant des précisions sur certaines étapes où elle avait accompagné Laureen à ma place. McGonagall posait quelques questions, pour être certaine d'avoir bien compris. Laureen bouillonnait, mais nous savions que c'était la seule solution pour faire venir notre père le plus rapidement possible. Les explications prirent au moins une demi-heure mais notre directrice semblait nous écouter et nous comprendre. C'était le plus important.
« -Bien, je vois, conclut Minerva McGonagall à la fin de mon récit. »
Elle se leva tendit sa baguette et un jet bleu en sortit avant de disparaître.
« -J'ai envoyé un patronus à votre père. Il devrait bientôt arriver. »
Laureen soupira, soulagée. Elle allait enfin avoir le fin mot de cette histoire.
« -En attendant, vous devriez tous boire un peu de jus de citrouille, nous proposa-t-elle avec un regard bienveillant. »
Elle n'avait servi que le verre de Roxane que des bruits lourds se firent entendre contre la porte.
« -Encore des élèves qui tambourinent, s'étonna la directrice. Il y a de l'action à Poudlard ce soir. »
Elle agita sa baguette et la porte s'ouvrit sur Scorpius et Rose tout aussi essoufflés que nous à notre arrivée.
Deux chaises apparurent à côté des nôtres mais les deux amants ne prirent pas le temps de s'y assoir.
« -Elle avait une sœur ! Annonca Scorpius. Ma mère avait une sœur ! »
Nous le regardions tous avec effarement. Sa mère avait une sœur. Il y avait une autre femme chez les Greengrass. Nous étions tous sous le choc, sauf la directrice qui s'exclama :
« -Bah oui ! Une sœur du nom de Daphné. Une élève de Serpentard, plutôt discrète, je ne sais pas ce qu'elle est devenue… »
Je n'écoutais plus et je savais très bien que Laureen était dans le même était que moi. Elle ne bougeait pas, figée, tout comme moi. Elle répétait en boucle « Daphné Queenie Greengrass ».
Roxane et James s'aperçurent rapidement de nos états de transe. Ils s'approchèrent de nous et posèrent des mains sur nos épaules pour nous soutenir. Tous nos souvenirs revenaient, les moments de complicité où mon père rigolait avec ma mère, l'appelant « Daph' », les longues discussions face aux roses où elle nous racontait son enfance avec sa sœur et ses grands-parents.
J'avais alors cinq ans, je m'amusai déjà sur mon balais pour enfant, tandis que Laureen tenait un livre. Elle était assise sur les genoux de Maman. Je me souvins de cette image, de ce sentiment de jalousie qui m'avait poussé à interpeler ma mère :
« -Maman, pourquoi tu joues avec Laureen et pas avec moi ?
-Je ne joue pas, je lis, moi ! S'était énervé ma sœur.
-N'importe quoi, tu ne sais même pas lire ! »
Nous avions cinq ans, alors, tout naturellement, ma sœur s'était défendue en tirant la langue. Évidemment, elle avait accompagné ce geste enfantin par un haussement d'épaules qu'elle maîtrisait déjà à cinq ans.
Maman nous avait souris. D'un sourire radieux qui dévoilait des dents blanches et une mine heureuse.
« -Les enfants, ça ne sert à rien de vous énerver l'un contre l'autre. Essayez plutôt de jouer ensemble.
-Mais je ne veux pas monter sur un balais ! S'écriait presque. Tu te souviens de ce qu'il s'est passé la dernière fois. »
Ma mère acquiesça.
« -Tu sais, un jour, tu devras dépasser tes peurs, tu n'auras plus tes parents sur le dos et tu devras avancer par toi-même. Toi aussi, Nathan.
-Mais j'ai peur des balais, et puis, ce n'est pas pour moi ! Je suis bien trop intelligente pour faire du sport. »
Maman avait explosé de rire, et j'avais été vexée par cette remarque, mais j'avais essayé de le cacher.
« -C'était une image, soufflait Maman. Je voulais juste vous dire que la vie ne sera pas toujours facile, et qu'il faudra que vous vous souteniez que vous avanciez ensemble. Votre différence c'est votre force… Et ensemble vous pouvez tout surpasser.
-Surtout avec vous ! M'étais-je exclamé. »
Je me souvins du regard de Maman à cet instant. Il était touché, mais je perçus cette pointe de tristesse qu'un enfant de cinq ans ne pouvait pas percevoir. Maman savait sûrement ce qui allait lui arriver.
« -Quand on rentrera en Angleterre, vous serez avec nous et on retrouvera nos origines tous ensemble.
-Comment sais-tu que nous sommes anglais ? S'était inquiétée Maman.
-Hier, j'ai accompagné Papa acheter une veste et le vendeur lui a parlé de son accent anglais.
-Mais nous ne sommes pas anglais, nous sommes américain, nous habitons à San Francisco, pas vrai Maman ? »
Laureen me défiait déjà beaucoup trop souvent à 5 ans. Maman avait eu un regard triste, elle avait agité sa baguette et créé une sorte de bulle autour de nous.
« -C'est vrai, Nathan a raison, avait-elle admis. Ton père et moi sommes anglais, nous avons grandi en Angleterre et fait nos études à Poudlard.
-Oh ! c'est l'école des Anglais ! Nous irons aussi là-bas ? Pourquoi sommes-nous ici alors ?
-Je ne peux pas te dire, ma chérie… Enfin, je ne sais pas s'il ça sera assez sûr pour nous de retourner en Angleterre.
-Nous sommes partis parce que c'était dangereux. Mais tu m'as toujours dit que la guerre était finie ? »
Laureen avait posé de nombreuses questions, elle connaissait déjà toutes les histoires de la guerre et allait continuer à s'y intéresser pendant de nombreuses années.
« -Oui, l'Angleterre est en sécurité, mais j'ai fait quelque chose de dangereux pendant cette guerre, et des gens m'en veulent, alors nous ne pouvons pas aller en Angleterre tant que ces gens ne sont pas en prison… ou… en prison »
Maman avait abrégé sa phrase. Elle n'avait pas voulu en dire trop.
« -Ah, je comprends ! Avait alors repris Laureen. Il y a des gens qui te veulent du mal, et nous on reste là pour ne pas être en danger. »
Maman avait acquiescé, puis s'était tourné vers moi. J'avais un air sérieux sur le visage. J'étais inquiet mais responsable. Elle m'avait souri et je m'étais senti fort.
« -Et, Maman, j'ai une dernière question, c'est quoi ce voile autour de nous…
-C'est parce que vous allez oublier ce que je vais vous dire. Pour votre sécurité, vous ne pouvez pas savoir tout ça. Je vous connais, ça vous attirerait des ennuis.
-Mais Maman, non ! Nous étions nous écriés. »
Mais c'était trop tard, l'instant d'après, je ne me souvenais plus de rien.
Je repris mes esprits quelques secondes avant Laureen. C'était comme si la mention du nom de notre mère avait levé le voile sur tous ces souvenirs flous, tous ces détails de vie que j'avais oublié et qui étaient importants.
Avec la curiosité de Laureen, cette conversation était revenue de nombreuses fois sur le tapis, mais à chaque fois, Maman avait pris la précaution de nous faire oublier tout cela.
Roxane se leva et resserra un peu son étreinte autour de moi.
« - Ella avait effacé nous souvenirs ! Expliquai-je. »
Tandis que Roxane me laissait un peu d'air pour respirer, Laureen releva la tête à son tour.
« -Oh, Nathan ! Fit-elle, les larmes aux yeux. »
Elle se leva et je la pris dans mes bras. A cet instant, je comprenais exactement ce qu'il se passait dans sa tête. Tout comme moi elle était perdue, nous n'en voulions pas à notre mère, elle avait toujours voulu nous préserver, et nous étions jeunes. Mais retrouver des images de son sourire, de son regard et de ses paroles nous attristait forcément.
Tous les autres étaient silencieux. Ils s'écartaient même pour nous donner de l'espace. Lorsque le feu dans la cheminée se teinta de vert, ils se réfugièrent tous les quatre dans un coin du bureau.
Papa apparut devant nous, il avait un air interrogateur. Une chaise apparut derrière lui pour qu'il y tombe au moment où il aurait le choc des propos de Laureen.
« -Maman, c'est Daphné Queenie Greengrass. »
Aussitôt, il entra dans un état de transe à son tour. Il tremblait sur sa chaise en revivant tous les souvenirs que Maman lui avait enlevé. Au bout de quelques interminables minutes. Il rouvrit les yeux.
« -J'ai compris ! »
McGonagall lui tendit un verre à son tour. Il semblait épuisé, il n'avait même plus la force de parler. Il plaqua sa baguette contre sa tempe et en sortit un souvenir qu'il me tendit. Je suivis la directrice vers la pensine. Je pris la main de ma sœur et, après un regard de soutien, nous plongeâmes dans les souvenirs de notre père.
Nous étions dans l'hôpital sorcier de San Francisco. Je frémis en reconnaissant ses murs froids qui avaient accueilli Maman quand elle était tombée malade.
Papa nous regardait à travers la vitre de la chambre de Maman. Il s'approcha de la porte pour la fermer. J'attrapai le bras de Laureen pour que nous rentrions également dans la chambre de Maman.
Elle dormait paisiblement, les médicomages avaient du lui administrer quelques potions. Le regard que posait Papa sur le lit me serra le cœur. C'était un regard rempli d'amour et de bienveillance mais qui ne savais cacher la souffrance de voir sa femme s'éteindre malgré elle.
Maman se retourna dans son lit et Papa accourut à son chevet.
« -Je suis là, Daphné. Je suis avec toi.
-Matthew… Chuchota ma mère. »
Je continuais à tenir la main de Laureen. Ces images étaient difficiles. Nous étions jeunes lors du décès de Maman et nous n'avions pas réalisé exactement l'état dans lequel elle était pour ces derniers jours.
« -Je suis désolée de te laisser seul… Mais je sais que tu t'occuperas bien de Nathan et Laureen.
-Ne parle pas trop vite… Tu es encore avec moi pour longtemps, ils vont te soigner. »
Ils avaient tous les deux les larmes aux yeux. Laureen pleurait également.
« -Matthew, je suis malade, et je sais pourquoi…
-Si tu sais pourquoi, il faut le dire aux médicomages.
-Ça ne servirait à rien. C'est incurable… Assieds-toi s'il te plait. »
Il la regarda un peu étonné, rapprocha la chaise et s'y assit, tout en gardant la main de Maman dans la sienne. De sa baguette, elle créa le même voile qu'elle a
« -Alors, comme tu le sais, j'ai quitté Poudlard à la fin de ma sixième année.
-oui, mais tu n'avais pas le choix, tu m'as toujours dit que tu ta cachais pour ne pas avoir à prendre le parti de tes amis de Serpentard.
-En fait, j'étais chez moi. Je voulais agir, avoua ma mère. Mais j'étais jeune, et je ne connaissais pas grand-chose aux Mangemorts. Mes parents n'étaient pas Mangemorts, mais ils les connaissaient tous. Ils n'étaient pas partisans de Voldemort, et tentaient toujours de ne pas avoir affaire à lui. Alors, ils se cachaient, ils accueillaient leurs anciens amis Mangemorts de temps en temps, parce qu'ils ne voulaient pas être considérés comme des adversaires de Voldemort. Je sais c'était un peu lâche, mais c'était la seule solution pour survivre, et pour eux de nous préserver Astoria et moi. Mais, je voulais agir, quand je voyais certains Mangemorts chez moi, je devais me contenir pour ne pas m'énerver. J'étais particulièrement énervée contre Bellatrix Lestrange. Je la trouvais odieuse et, plus elle venait à la maison, plus elle ridiculisait mes parents, plus elle nous ridiculisait. Nous devions la servir, la considérer comme notre maîtresse et mes parents courbaient l'échine sans rien dire. Alors je faisais comme eux. Parallèlement, je recevais tes lettres qui me donnaient le courage et la force de tenir, pour mes parents, pour ma sœur, pour toi. Alors je suis devenue courageuse, j'ai pris ta force de Gryffondor et je me suis enfermée dans ma chambre. J'étais douée en Potions, c'était inné chez moi, et j'ai commencé à réaliser plusieurs potions que je versais dans les boissons de ma famille, dans un premier temps. Pour leur remonter le moral, pour oublier les humiliations des Lestrange. Puis, je réalisai, en écoutant les nouvelles sur la radio illégale des amis de Potter, que je compris que Bellatrix ne faisait pas du mal qu'à nos parents. Je confectionnai un breuvage à base de champignons mortels. »
Je regardai Laureen, stupéfait. Mais ma sœur connaissait tous les détails de la guerre, et la fin des principaux Mangemorts. Elle fit non de la tête. Bellatrix ne pouvait être morte empoisonnée.
« -Le problème, c'est que cette potion libère des vapeurs. Expliqua-t-elle, alors que les sanglots de Laureen redoublaient d'intensité. »
Ma sœur avait dû comprendre un peu plus vite que moi. Ses connaissances en potion l'aidaient à imaginer la suite.
« -Ce sont ces vapeurs que j'ai aspirées, il y a des années qui attaquent mon système immunitaire et qui auront bientôt raison de moi. »
Je pris Laureen dans mes bras, alors que, devant nous, Papa se mettait à genoux pour se rapprocher de sa femme.
« -Mais j'ai échoué, j'ai versé ma potion dans la tasse de son mari, Rodolphus Lestrange… reprit-elle. Il lui a fallu quelques jours pour mourir. Je l'ai appris parce que son frère, Rabastian Lestrange, a débarqué en furie à la maison. En criant que son frère avait été empoisonné, qu'il savait que c'était notre faute… Mais il était seul, et il n'était pas très proche du Seigneur des Ténèbres, alors mon père lui fit face. Quand il partit, il jura de faire payer l'assassin de son frère. Je voulais épargner ma famille, alors j'ai fui la maison dès la fin de la guerre. Je voulais partir loin, mais je ne pouvais me résoudre à m'éloigner de toi, alors j'ai été égoïste. Je me suis cachée pour attendre que tu finisses ta scolarité. J'aurais dû te laisser vivre, mais je t'aimais trop. Rabastian avait compris que j'étais responsable de la mort de son frère, il me pourchassait, mais il était assez prévisible, et personne ne connaissait ma relation avec toi puisque nous nous étions cachés à Poudlard. Alors, je t'ai demandé de partir aux Etats-Unis. Comme je n'étais pas recensée des suites de la guerre, personne ne risquait plus d'attendre de mes nouvelles.
-Tu n'es pas égoïste, tu es tellement généreuse, tu t'es sacrifiée pour aider le bien… Si je pouvais le retrouver ce Lestrange qui te menace depuis toujours, je…
-Non, Matthew, la guerre est finie, et il n'est plus recherché, ou presque plus, alors il ne faut pas le provoquer, il faut rester ici, tant qu'il sera en vie…»
Le souvenir disparut tandis qu'un autre prenait place.
Je regardai Laureen, soulagé et ému. Voir ma mère dans cet état était douloureux mais nécessaire. Nous comprenions enfin qui nous étions et pourquoi nous avions grandi loin de nos racines.
Nous étions à présent à San Francisco, je reconnus immédiatement cette marche silencieuse de retour de l'enterrement de Maman. Je pris directement Laureen dans mes bras. C'était douloureux de se souvenir de ce moment si triste.
J'incitai ma sœur à suivre Papa dans sa chambre alors que nos nous de l'époque se réfugiaient dans la leur. Au moment où Papa entra dans sa chambre, une lettre apparut sur le bureau.
Quand Papa l'ouvrit, nous étions à côté de lui.
Mon amour,
Je suis désolée de te laisser seul subir ça, j'aurais espéré tenir…
Tu vas peu à peu oublier quelques détails de notre histoire, des raisons qui nous ont poussées à quitter l'Angleterre… Il est nécessaire que tu oublies tout cela pour ne pas essayer de me venger, les enfants ont besoin de toi.
Tu retrouveras tous tes souvenirs quand il sera temps…
Je t'aime de tout mon cœur et je ne te demande qu'une chose : ne rentre pas en Angleterre avant la disparition de Rabastian Lestrange.
Je serai avec vous tous les jours,
Au revoir,
Je t'aime
