Hello à tous! Des reviews! Des reviews! Chouette! Bon finalement, le chapitre est moins long que prévu, mais j'ai la fin du prochain de prête!
Ailra: Oui... Oui j'ai tué Mary... J'en suis triste mais depuis le début je connaissais sa fin. Pour Laura... Elle ne mérite pas tout ce que je ai fait vivre... Comment veux-tu que Regulus annonce à Sirius que Laura est mort? Je n'ai pas prévu de remontrer ces séances de DCFM, pour l'instant en tout cas. Peut-être en scène bonus... ON A DIT DE RESTER CHEZ SOI! (imagine que c'est la voix de Molly Weasley qui hurle comme ça). Blague à part, cette situation me donne une idée pour la suite de la fanfic (qui se passerai dans une vingtaine d'année).
En tout cas, merci à toi et Anulya pour vos reviews régulière :)
J'ai maintenant un petit sondage à vous proposer. Je vais vous mettre une liste de nom et vous me direz lequel vous préférez, ça marche? Voici la liste:
Charlotte, Elsa, Meghan, Mary, Allison, Brianna, Lyanna, Claire, Jenna, Rosalee, Diana, Hayley
Vous avez... jusqu'au 15 avril pour me faire part de votre choix.
Samedi 14 janvier :
Sirius agrippa les rideaux et les tira doucement. Elle était là, allongée, pâle comme la mort. Comme si elle dormait.
-Qu'est-ce qui c'est passé ? demanda Sirius, la gorge serrée par l'émotion.
-Bellatrix. Jenner à sans doute voulu venger ses parents et sa sœur. Akhtar fait des recherches sur le sort qui l'a touché.
-Des recherches ? demanda Sirius. Depuis on fait des recherches sur un Avada ?
-Un Avada ? Je n'ai jamais parlé d'Avada, s'étonna Regulus.
-Quoi ?
Sirius s'approcha de plus près de Laura et vit sa poitrine se soulever, très légèrement. Il attrapa un tabouret et s'y assit, tout en prenant la main de Laura dans la sienne, sans voir le regard que lui lançait Regulus.
-Restez en place, Potter, râla Mrs Pomfresh.
-Je vais très bien. Je dois aller voir Lily.
-J'ai mis Miss Evans sous calmant. Maintenant, si vous ne vous calmez pas, je me verrais contrainte de faire la même chose avec vous.
À contre cœur, James se laissa soigner puis il essaya de rejoindre Lily, lorsqu'il aperçut Sirius près de Laura. Lily était toujours à l'ouest, alors il se dirigea vers Sirius.
-Hey, vieux.
Sirius se retourna et serra James dans ses bras.
-Tu vas bien ? demanda-t-il. Et Remus ? Amanda ? Lily ?
-Tu devrais te rasseoir Patmol.
-Pourquoi ? dit-il, méfiant.
-Assieds-toi.
Sirius obéit avec réticence, craignant le pire.
-C'est… c'est Mary. Elle a reçu un Avada. Juste devant Lily. Pomfresh à dû la mettre sous calmant tellement elle était hystérique après l'affrontement.
-L'affrontement ?
-Ce n'était pas un simple mangemort. C'était Qui-Tu-Sais.
-Regulus m'a dit qu'il y avait Bellatrix…
-Oui. C'est lui a ramené Laura ici, tu sais ?
-…
-Elle va s'en sortir. C'est une battante, Sirius.
-J'espère que tu as raison… parce que je ne sais pas si… si je serais capable de vivre sans elle.
James leva un sourcil interrogateur vers Sirius, mais ce dernier ne sembla pas vouloir approfondir sa pensée. James posa sa main sur son épaule et se tourna pour rejoindre Lily. Quel ne fut pas sa surprise en voyant qu'elle avait disparu.
James remonta dans son dortoir, afin de pouvoir mettre la main sur la carte du maraudeur et espérer pouvoir retrouver Lily. Elle ne pouvait pas être allée bien loin en cinq minutes. Surtout sous potion calmante.
-Visiblement, je te sous-estime.
Elle venait de disparaître au septième étage. James quitta le dortoir en hâte. Il avait un besoin désespéré de la voir. Arrivé devant le mur, il l'appela, mais il resta sans réponse.
-Lily, je sais que tu es là. Je t'ai vu y entrer.
Loin d'abandonner, il passa trois fois devant le mur, pensant fortement à ce qu'il voulait. Savoir si Lily allait bien. Comme si la pièce était sensible à ses pensées, la porte apparut et il put entrer. Il reconnut sans peine la pièce, bien que la déco ait radicalement changé. Il s'agissait de la chambre de Lily, mais le décor était celui d'une petite fille. Et Lily était là, sur le lit. Assise, les genoux ramenés vers elle et les yeux rouges dans le vide. Elle ne réagit même pas à sa présence, brisant le cœur de James. Il n'avait même pas remarqué à quel point lui aussi était triste. Il avait froid et ses yeux le piquaient. Il se jeta presque sur Lily pour la serrer dans ses bras, nichant sa tête dans son cou.
-Pourquoi ? demanda Lily. Pourquoi elle, James ? Ça aurait dû être moi. Juste une demie seconde avant et c'était moi. Tous ces gens… Le petit Archie, Mary…
-Edgard…, rajouta James sans le vouloir.
-Ton parrain ?
Il hocha la tête.
-C'est Dumbledore qui l'a trouvé. Derrière son comptoir.
-Oh James.
Lily le serra à son tour, laissant ses larmes couler librement.
-J'ai eu tellement peur quand je t'ai vu, déclara James en la prenat par les épaules pour croiser son regard. Pourquoi tu n'es pas resté à la Cabane comme je te l'avais demandé, Lily ? Qu'est-ce que j'aurais fais s'il t'était arrivé quelque chose ?
-Je… je ne pouvais pas rester en arrière… Quand j'ai compris… je ne pouvais tout simplement pas tourner les yeux, tourner le dos aux élèves en danger. Plus que ma mission de Préfète-en-Chef, c'était ma mission en tant qu'être humain. James, c'est arrivé. On ne peut plus revenir en arrière. La guerre est vraiment là.
-Elle est là, confirma James.
-Et… Il était là. C'était lui n'est-ce pas ?
-Oui.
-C'est lui qui a tué Mary. J'étais déjà décidée à lutter contre lui après Poudlard, pour ma liberté et celle des autres Nés-Moldus, mais maintenant… Maintenant, c'est personnel James. C'est entre lui et moi.
-Non. C'est entre lui… et nous. Il a essayé de te tuer et ça… Je ne peux pas l'accepter.
Ce fut comme une révélation pour James. Il quitta le lit, ne lâchant pas Lily, qui fut obligée de se lever à son tour.
-Lily… Aujourd'hui, j'ai pris conscience de quelque chose. J'ai failli te perdre. Alors que je veux vivre encore des jours, des années, avec toi. Je veux te donner mon nom, ma famille, mes alliés et s'il le faut… la protection de mon corps. Je veux pouvoir dire avec fierté que tu es ma femme. Je veux pouvoir t'appeler Mrs Potter. Je veux voir ton ventre s'arrondir. Je veux vieillir avec toi. Je suis à toi depuis le jour de notre rencontre, que tu en ais conscience ou non. Alors peut-être pas aujourd'hui, mais Lily… veux-tu m'épouser ? Veux-tu devenir ma femme ? Mon alliée ? Ma famille.
Lily avait le nez penché sur le plus gros livre qu'elle avait pu trouver à la bibliothèque. Malgré ses yeux qui la piquait atrocement, elle se refusait à aller se coucher. Elle n'était pas la seule. Amanda et Alice, que l'on avait retrouvé légèrement blessées, était également là, plonger dans une partie d'échecs. Dorcas n'était pas réapparut depuis l'annonce du décès de Mary, et Laura… était dans une sorte de coma avait dit Pomfresh. Coma dont très peu personne s'était réveillé jusqu'à présent. Bref, aucune d'elles ne voulait retourner dans ce dortoir vide. Elles n'en avaient tout simplement pas la force. Ce n'est que tard le soir que Dorcas fit son apparition.
-Mais où étais-tu bon sang ? s'exclama Alice. On était inquiète et…
-C'est bon Alice. Lâche-moi, j'avais juste besoin d'être seule.
Elle était visiblement ivre. Elle ne marchait plus droit et se vautra dans le canapé le plus proche.
-Hors de question ! Et s'il t'était arrivé quelque chose ? Tu y a pensé ?
-Alors j'aurais rejoint Mary ! hurla Dorcas. Vous ne pouvez pas comprendre ! C'est comme si tu avais perdu Franck, Alice ! Putain j'ai perdu Mary !
Lily fut aussitôt sur ses pieds et serra contre elle Dorcas qui se laissa aller sur son épaule.
-Tu n'es pas seule Do, dit Lily. Tu ne le seras jamais. Nous sommes là pour toi.
Lily berça doucement Dorcas contre elle, jusqu'à ce qu'elle s'endorme. Alice apporta une couverture et la posa sur elles deux, pendant qu'Amanda s'enroulait dans la sienne, bientôt imiter par Alice.
-On ne vous en a jamais parlé, commença Dorcas, une fois calmée, parce qu'elle n'assumait pas, elle voulait attendre, mais… on s'aimait. Nous nous complétions l'une et l'autre. Elle avait peur du regard des gens, si ça venait à s'apprendre. Alors… on se retrouvait en cachette. On voulait partir après Poudlard. On voulait aller visiter les États-Unis, la France, l'Allemagne… mais maintenant… C'est fini.
Dimanche 15 janvier 1978:
-Asseyez-vous, dit Pomfresh en indiquant les chaises libres.
Lily, Amanda, James, Sirius et Remus s'assirent en silence, face à Pomfresh et McGonagall.
-D'après les témoignages que j'ai pu recueillir, je peux dire sans craindre de me tromper que Miss Jenner aurait été touché par somnum exterreri.
-somnum exterreri ? demanda James.
-Le sort plonge la victime dans le coma et l'oblige à affronter sa plus grande peur, pour qu'elle puisse se réveiller. Je vais être honnête… jusqu'à présent… très peu de personne son parvenu à se réveiller.
-Alors Laura… va rester ainsi indéfiniment ? demanda Amanda.
-C'est comme les potions du professeur Akhtar, non ? demanda James.
-C'est le même principe, en effet, Mr Potter, dit McGonagall. Mais ici, les effets sont multipliés par dix, sans compter le fait que dans le cas de la potion du professeur Akhtar, ses effets s'arrêtaient après un certain temps alors qu'ici, Laura doit vaincre ses plus grandes peurs pour se réveiller.
-C'est pour ça qu'elle sera transférée dans la semaine à Ste-Mangouste, compléta Pomfresh.
-Vous ne pouvez pas faire ça ! s'exclama Sirius en tapant du poing sur la table.
-C'est ce qu'il y a de mieux à faire, Mr Black, dit Pomfresh. Ste-Mangouste est bien mieux équipé que nous pour aider Miss Jenner. Si ça ne tenait qu'à moi, elle partirait aujourd'hui, mais avec l'attaque, Ste-Mangouste est débordé et comme l'état de Miss Jenner est stable, elle peut attendre ici.
-Par ailleurs, les cours ne reprendront pas avant la semaine prochaine, dit McGonagall. Vous pourrez venir la voir.
-Mais…
-L'infirmerie n'est pas un hôpital Mr Black. Nous ne pourrons pas aider Laura d'ici. Alors… profitez de cette semaine avec elle.
Sirius se leva d'un bond et quitta le bureau de Pomfresh en claquant la porte, faisant sursauter Lily.
-Avant de vous laisser partir, dit McGonagall, je veux que vous sachiez que si vous éprouvez le besoin de parler, Mrs Pomfresh et moi, sommes là. Des Aurors vont venir aujourd'hui pour vous poser des questions sur les évènements d'hier, alors rester dans la salle commune jusqu'à ce que votre tour soit passer.
-Lily ! Par Merlin tu vas bien?
Lily recula de trois pas en sortant sa baguette, surprise. Elle n'avait même pas vu Bradley arriver.
-Doucement, ce n'est que moi, dit-il en levant les mains en l'air. J'étais tellement inquiet.
-Inquiet ?
-L'attaque. Tu y étais n'est-ce pas ?
-Oui… oui.
-Je… je suis désolé pour McDonald. C'était une chouette fille.
-Merci.
Lily continua son chemin jusqu'à l'infirmerie, la tête basse. Elle revenait de son entrevu avec l'un des Aurors, Fabian Prewett, un grand roux, peut-être une quarantaine d'année. Elle avait commencé par lui mentir en disant qu'elle était près de la Cabane Hurlante avec James quand ils avaient senti l'odeur de la fumée et qu'il était parti en courant, en lui disant de rester là. Règle n°1, qu'elle tenait de sa mère, pour concevoir un bon mensonge, changer le moins de détails possible pour éviter de s'emmêler les pinceaux. Elle avait ensuite continué en disant la vérité cette fois-ci. Elle avait essayé de mettre le plus d'élève possible à l'abri, l'explosion de Honeydukes, la mort de Mary, l'affrontement avec le mage noir. C'est ce point-là qui avait intéressé particulièrement l'Auror. Il lui avait demandé une description précise du mage noir puis l'avait laissé partir. Elle arriva devant les portes de l'infirmerie avec l'intention de rester près de Laura, mais la chaise était déjà prise, par Sirius. Lui aussi semblait malheureux. Il tenait la main de Laura dans les siennes, près de son front, ses coudes reposant sur ses genoux. Si Lily avait su dessiner, elle n'aurait pas pu s'empêcher d'immortalisé ce moment. Au lieu de quoi, elle fit demi-tour. Mais pour aller où ? Elle voulait être seule, ce qui serait impossible dans la salle commune. Elle ne pouvait pas non plus retourner dans la salle sur demande, au risque d'inquiéter tout le monde. Elle revint finalement sur ses pas, attrapa une chaise vide et la posa de l'autre côté du lit de Laura. Sirius ne réagit même pas à sa présence. Lily prit l'autre main de Laura et sentir sa paume chaude contre la sienne la rassura un peu. Le monde continuait de tourner. La guerre approchait et si elle ne voulait pas perdre la raison, elle devait garder espoir. Pour Mary, pour le fils de Mr Flume, pour le parrain de James et pour toutes les autres victimes.
20 janvier 1978:
-Black m'inquiète vraiment beaucoup, Minerva, dit Mrs Pomfresh. Il n'a bougé de l'infirmerie que pour se rendre aux toilettes et dormir. Il part quand je ferme et revient dès la première heure. Je le suspecte même de revenir la nuit par un autre moyen. Ses amis lui amène à manger, mais il dépérit à vu d'œil.
-Quand est-ce que Ste-Mangouste doit venir chercher Miss Jenner ?
-Demain matin.
-Il le sait ?
-Je le lui ai dit mais, est-ce qu'il m'a entendu… ça c'est autre chose.
-Tous ces enfants qui sont condamnés à grandir trop vite… ça me rend malade Pompom. Poudlard devrait respirer la joie de vivre et non la peur et la tristesse. À mon époque nous étions tous inquiets de la monter en puissance de Grindelwald mais pas à ce point-là.
-Lui ne voulait pas exterminer tous les non-sang-pur.
-Non. Juste les réduire en esclavage, répliqua avec aigreur McGonagall. Une belle bande de…
McGonagall laissa sa phrase en suspens, à court de mot.
-Dumbledore est en train de parler de l'Ordre à Potter, puis il en parlera aux élèves sélectionner. Ce ne sont que des enfants par Merlin ! Des enfants que j'ai vu grandir !
Elle prit sa tête entre ses mains, posant ses coudes sur le bureau.
-Vous savez… Ils sont un peu comme mes enfants. Chacun d'eux. Je ne le montre pas, je ne pleure pas devant pour qu'il ne pense pas qu'il n'y est plus d'espoir mais… La mort de Mary McDonald… ça me fout un coup. Elle est morte de sa main en plus. Il était là ! Et…
-Juste avant l'attaque, fit la voix de Sirius derrière les deux femmes, nous avions parier avec Mary et les autres sur la Coupe du Monde de Quidditch. Elle disait que l'Argentine allait gagner la finale. Si elle avait raison, je devais lui acheter la robe la plus cher de chez Céleste et Artemis.
Sirius s'avança jusqu'au bureau de Pomfresh, s'assit à côté de McGonagall et lui prit la main.
-Il n'y a aucun autre professeur que je respecte plus que vous, professeur McGonagall. Avec les garçons, on ne le montre peut-être pas, avec tous les tours que nous vous jouons, mais on vous adore. Et on sait que c'est réciproque. Vous êtes un excellent professeur. Et une excellente mère. Pour Mary, ni vous, ni moi, n'aurions pu faire quoique ce soit.
S'en fut trop pour McGonagall qui serra Sirius contre elle, en reniflant.
-Ça me touche beaucoup, Sirius. Vraiment.
-Vous vouliez quelques choses ? demanda Promfresh, la larme à l'œil.
-Je voulais vous demander la permission de dormir ici cette nuit. Je sais que Ste-Mangouste vient chercher Laura demain alors…
-Vous avez mon autorisation, dit McGonagall.
-Merci professeur.
Sirius se leva et allait quitter le bureau, mais il s'arrêta sur le seuil de la porte, le cœur battant à toute allure.
-Laura !
-Vous vouliez me voir professeur ? demanda James en pénétrant dans le bureau.
-Ah James. Merci d'être venu, fit Dumbledore en lui montrant une chaise libre devant son bureau. Asseyez-vous. Un bonbon au citron ?
-Non merci, refusa James.
Dumbledore se cala contre le dossier de son fauteuil, croisa les mains sur son ventre et fixa James de son regard si particulier, pendant presque cinq minutes.
-Comment vous sentez-vous ? demanda-t-il enfin.
-Comment je… Je ne sais pas trop. En colère, motivé comme jamais… pour tout vous dire, je suis d'humeur à faire cinquante fois le tour du terrain de Quidditch pour me défouler.
-Je vois, oui. James, avez-vous compris que nous nous dirigeons dorénavant vers une guerre ouverte ?
-Parce qu'Il s'est montré?
-Oui. Si je vous ai demandé de venir, c'est parce que j'ai une proposition à vous faire.
-Je vous écoute.
-Le Ministère est probablement, non, c'est même sûr, qu'il est infiltré par des membres de l'armée de Voldemort. Y compris chez les Aurors. Partant de ce fait, leurs motivations pour arrêter Voldemort peuvent être remise en cause. C'est pour ça qu'il y a deux ans maintenant, alors que le Ministère considérait Voldemort comme une pâle copie de Grindelwald, j'ai fondé, ma propre organisation. L'Ordre du Phénix. Malheureusement, nous sommes trop peu nombreux, comparé à l'armée de Voldemort. J'en suis donc réduit à recruter parmi les septièmes années. Ne doutez pas d'ailleurs que Voldemort fait de même, mais sans distinctions d'âge.
-Vous voulez que je fasse partie de votre organisation ?
-Vous et plusieurs autre de vos camarades. Avant toute choses, vous devez savoir, que c'est dangereux. Il s'agit d'espionnage, parfois même de combat. Il y a déjà eu des morts dans nos rangs. Des situations où c'était tuer, ou être tué.
-Comme à Pré-au-Lard ?
-Oui.
-Vous pouvez compter sur moi.
-Il n'hésite pas à torturer, pour des informations ou juste par plaisirs, James. J'ai vu des membres de l'Ordre revenir totalement changé. Vous ête sûr de vous?
-Oui.
-Bien. Dans ce cas, je vous recontacterai plus tard pour les formalités. Une dernière chose avant que vous ne vous en allier. Ne parlez de ça à personne. Pas même à Miss Evans. Je le ferais en temps et en heure.
-Laura!
Sirius resta planter là, hallucinant. Elle était assise sur son lit, les yeux hagards. Mais elle était réveillée. Ses jambes le portèrent jusqu'à elle et fit la première chose qui lui passa par la tête. L'embrasser. Pomfresh et McGonagall venait d'arriver sur le pas de la porte. Sirius se recula, choqué par son propre geste. De son côté, Laura était perdue. Elle avait la tête dans le brouillard et ne savait pas si elle devait attraper Sirius par le col pour lui rendre son baiser, où si elle devait le repousser. Avant qu'elle ait pu prendre une décision, Pomfresh arriva et les sépara pour l'ausculter, ne cessant de murmurer : « incroyable ». McGonagall posa une main sur l'épaule de Sirius, réconfortante, un sourire aux lèvres.
-Comment vous sentez-vous ? demanda Pomfresh.
-Euphorique, répondit Sirius.
-Pas vous, Black, répondit Pomfresh. Vous, Laura.
-Je… Je ne sais pas. J'ai l'impression d'avoir la tête dans un étau.
-C'est souvent l'effet que l'on ressent après avoir dormi tout une semaine.
-Une semaine ?
-Oui. Vous avez victime d'un mauvais sort. Vous vous souvenez ?
Laura sembla réfléchir puis ses yeux s'agrandirent d'horreur.
-Pré-au-Lard. L'attaque. Bellatrix. Ce n'était pas un cauchemar alors.
-Hélas non.
-Est-ce que… est-ce qu'il y a eu des victimes ? Des morts ?
-Le parrain de James, dit Sirius. Le bébé des Flume et…
-Et Mary McDonald, acheva McGonagall, le visage grave. Je suis désolé Laura.
Laura se laissa aller à quelques larmes, puis le coeur remplit de tristesse, reprit :
-Comment ?
-Tu-Sais-Qui, dit Sirius. Il était là. Il a jeté un sort et Mary est passé à ce moment-là, doublant Lily.
-Je vais aller prévenir vos amis, dit McGonagall.
-Et moi, prévenir Ste-Mangouste que vous êtes réveillée, rajouta Pomfresh.
Sirius resta planter là, ne sachant pas quoi dire, ni quoi faire. Laura était aussi perdue que lui.
-Je devrais peut-être te laisser te reposer, proposa Sirius.
Laura hocha la tête en silence.
-Content que tu sois réveillé, Jenner. À plus tard.
D'aussi loin que Lily se souvienne, la table des Gryffondor n'avait jamais été aussi silencieuse. Pensive, elle jouait avec la nourriture, n'ayant absolument pas faim. L'état de Laura la préoccupait, la mort de Mary l'obsédait et la demande en mariage de James la chamboulait. Elle n'en avait encore parlé à personne et avait simplement demanda à James du temps pour réfléchir. Ils étaient bien trop jeunes à son goût pour parler de ça. Ils n'avaient même pas dix-huit ans ! Elle aimait James certes, et il l'aimait aussi, mais pendant combien de temps ? Cela avait été tellement compliqué entre eux les premières années. Comment être sûr que ce n'est pas juste un amour d'adolescent ? Elle devait être honnête, l'avantage de ce mariage, serait de la mettre à l'abri d'un potentiel tuteur puritain, qui ne verrait en elle qu'un déchet de la société. Et si quelques mois après leur mariage, James tombait amoureux d'une autre ? Devait-elle le priver de la chance de pouvoir se marier avec elle, juste pour se protéger ? À vrai dire, elle ne comprenait pas tout à fait encore ce qu'il lui plaisait chez elle. Elle n'avait rien à voir avec ses précédentes relations. Trelawney était plus grande qu'elle, de magnifiques cheveux blond, de grands yeux bleus, une taille fine. Pas étonnant que James l'ait choisi pour la rendre jalouse. Zoe Morgan, avec qui il était sorti trois semaines était dans le même genre, tout comme Faith Dixon, une Gryffondor de sixième année.
-Evans ?
Lily sursauta. En se retournant elle reconnut Molly Bishop, la jeune poufsouffle qu'elle avait sauvé à Pré-au-Lard, avec son frère.
-Molly, comment-tu vas ?
-Ça va.
-Et ton frère ?
-Sa jambe est guérie. Je… je voulais m'excuser. Je sais que je n'ai pas été très coopérative pendant l'attaque, alors que tu ne voulais que nous aider. J'étais tellement inquiète pour mon frère…
-Ne t'en fais pas, c'est oublié. J'aurais probablement réagi pareil à ton âge.
-Je voulais aussi te présenter, au nom de mon frère et du mien, nos condoléances pour ton amie.
-Merci, Molly.
-À plus tard.
Lily hocha la tête et regarda Molly s'en aller, alors que McGonagall entrait avec un grand sourire. Lily était déjà intriguée, mais le fut encore quand elle comprit qu'elle se dirigeait vers leur groupe.
-Surtout, pas de hurlement, dit-elle. Et pas la peine de courir, on reste calme. Miss Jenner, s'est réveillée. J'ai dit de rester calme, messieurs. Black est avec elle et Mrs Pomfresh préviens Ste-Mangouste. On vous préviendra quand vous pourrez la voir. Pour l'instant, elle doit se reposer.
Andromeda,
J'ai pris mon temps pour te répondre. Comme tu t'en doutes certainement, j'ai été surpris de recevoir ton hibou et il fallait que je réfléchisse. Et puis, comme tu as dû en entendre parler, il y a eu une attaque à Pré-au-Lard, la semaine dernière. Bellatrix a attaqué une fille qui m'est chère. Heureusement, elle s'est réveillée ce matin. Pour l'instant, les sorties à Pré-au-Lard sont annulées, alors il faudra attendre avant de se voir. En attendant, nous pourrions correspondre par lettre ? Que deviens-tu ? J'ai appris que tu avais eu une fille. Nymphadora, je crois ?
Dans l'attente de ta réponse,
Sirius.
Sirius plia la lettre et la mit dans l'enveloppe avant de prendre la direction de la volière. Avec les événements précédents, répondre à sa cousine avait été le dernier de ses soucis. Et cela avait le mérite d'éloigner ses pensées de Laura. Qu'est-ce qui lui avait pris, par les orteils de Merlin, de l'embrasser ? Sur le coup, cela lui avait parut être une bonne idée, cela avait été instinctif, mais à présent… Cela le torturait littéralement.
-Sirius !
Il se retourna et vit James arriver en courant, un grand sourire aux lèvres.
-Hey ! J'ai appris que Laura était réveillée ! McGonagall vient de nous l'annoncer. C'est génial !
-Ouais, répondit Sirius.
-Cache ta joie. Ça fait une semaine que tu la veilles matin et soir.
-Je l'ai embrassé, marmonna Sirius.
-Hein ? J'ai pas compris.
-J'ai embrassé Laura.
-Tu as…, commença James puis ses yeux s'agrandirent de surprise.
-J'étais tellement content qu'elle soit réveillée, que j'ai fait la première chose qui m'es passé par la tête.
-Et qu'est-ce qu'elle a dit ? Qu'est-ce qu'elle a fait ?
-Rien. Pomfresh a déboulée comme une furie pour l'ausculter. Après, je suis parti.
-Tu es parti ? Comme ça ? Sans rien dire ?
-Je lui ai dit que je la laissais se reposer.
James secoua la tête de gauche à droite, sidéré.
-Mais…
-Écoute James, j'ai pas vraiment envie d'en parler.
-Si tu ne veux pas m'en parler à moi, parles-en à elle. Elle doit se poser pas mal de question pour le coup.
-Et toi ? Avec Lily ?
Tout de suite le sourire de James se fana quelque peu.
-J'ai peut-être fait une bêtise à la James Potter.
-Du genre ?
-Du genre demander Lily en mariage.
Cette fois, ce fut Sirius qui fixa James, les yeux exorbités.
-Me regarde pas comme ça, Patmol. Je sais que c'était débile.
-Elle a dit quoi ?
-Qu'elle avait besoin de temps pour réfléchir.
-Vous en avez reparler depuis ?
-Non. J'espère juste que je n'ai pas tout foutu en l'air avec elle.
-Décidément, ce n'est pas notre semaine avec les filles.
-Tu l'as dit. Pour Remus, en revanche, ça à l'air d'aller plus que bien avec Amanda.
-Et Pete ? Comment il va ? J'ai été un ami affreux cette semaine.
-Tu étais inquiet pour Laura. Pete prend toujours des potions calmantes. On l'a retrouvé tremblant, caché derrière chez Mrs Pieddodu. Mais maintenant que Laura est réveillée, on va pouvoir s'occuper de toi et Pete, avec Remus.
Dimanche 21 janvier :
-Je suis tellement contente que tu sois réveillée, Laura, dit Lily en serrant Laura dans ses bras.
-Moi aussi.
-De quoi est-ce que tu te souviens ?
-Je me battais contre Bellatrix et…
-Je veux dire… Est-ce que tu as des souvenirs de ce qui c'est passé dans ton sommeil ?
-…
-Si tu ne veux pas en parler, je comprendrais parfaitement…
-C'était comme la potion d'Akhtar mais en pire. Toutes mes peurs y sont passé, une par une. De la plus ridicule, comme celle des fourmis, à la pire. Perdre un être cher. Et tant que je ne parvenais pas à les affronter, à m'en affranchir, je restais bloquée.
-Comment tu te sens maintenant, par rapport à tes peurs ?
-Dans un sens, plus forte. Bellatrix à chercher à me mettre hors course, mais elle m'a rendu plus forte. Par exemple, Mary. C'est triste. J'ai le cœur qui saigne. Quand j'ai perdu mes parents et Amélia, j'étais terrifié par l'avenir, parce que tout changeait. Tout allait changer. Mais j'ai compris que le changement n'est pas forcement mauvais. La mort de Mary va changer beaucoup de chose, mais pas forcement dans le mauvais sens.
-Laura… Quel bon changement la mort de Mary va-t-elle apporter ?
-Cela va nous rendre plus forts pour la guerre à venir. Car il y aura d'autres morts. Nous devrons enterrer d'autre amis, Lily et nous n'aurons pas le temps, pas le droit même de les pleurer. Du moins pas tout de suite. Il faudra attendre d'en avoir fini avec Voldemort pour panser nos blessures.
-Laura…
-Je sais que ça paraît dur, Lily. Mais c'est la réalité. Pour l'instant, nous sommes relativement en sécurité dans le château mais après… Tu as autant l'intention que moi de te battre.
-Je n'ai pas l'intention de perdre mon humanité pour autant.
-Je n'ai pas perdu mon humanité. Je cherche juste à me protéger. Nous ne pourrons pas nous permettre de pleurer sur le champ de bataille. Toi qui aides Pomfresh à l'infirmerie, tu sais mieux que quiconque que nos sentiments ne doivent pas interférer dans ce genre de situation.
Aucune des deux ne dis mots pendant quelques minutes jusqu'à ce que Lily reprenne.
-Tu as peut-être raison.
-Changeons de sujet, ok ? Il faut que je te raconte un truc.
-Là, tu m'intrigues.
-C'est Sirius.
-Oui ?
-Il… il m'a plus ou moins embrassé.
Lily poussa un cri suraiguë
-Plus ou moins ? Demanda Lily d'une voix surexcitée.
-Plus que moins.
-Et alors ? Comment c'était ? Tu as fait quoi ?
-Alors je ne sais pas. J'étais trop surprise pour réagir à vrai dire.
-Mais maintenant, tu en penses quoi ?
-Je ne sais pas si je veux risquer notre amitié pour quelques choses dont je ne suis pas sûr que ça dur.
-Je croyais que tu n'avais plus peur de rien ? Que le changement n'était pas forcement mauvais ?
-Ce n'est pas bien de retourner mes mots contre moi, Lily.
-Ça ne t'a jamais dérangé auparavant.
-Moi j'ai le droit, marmonna Laura.
Lily leva les yeux au ciel et se mit à machouîller sa lèvre inférieur.
-Qu'est-ce qu'il y a Lily?
-James... Il... Il m'a demandé en mariage.
-Pourquoi tu n'a pas commencé par ça!? s'exclama Laura.
-Parce que je ne sais toujours pas quoi lui répondre. Pour Franck et Alice, c'est une évidence, ils s'aiment depuis quasiment le premier jour, mais James et moi, c'est une longue histoire digne des feux de l'amour.
-Je vais faire comme si je comprenais la référence, dit Laura. Quels sont tes autres excuses?
-Nous sommes trop jeunes. Si ça ce trouve, c'est juste un coup de foudre éphémère?
-Si ça se trouve, vous êtes des âmes-sœur et vous êtes destiné à vieillir ensemble. Tu ne le sauras pas si tu n'essaye pas. Et puis... si tu l'épouse... vis-à-vis de la nouvelle loi, tu sera en sécurité.
-Mais je ne veux pas l'épouser juste pour ça.
-Tu l'aimes?
-Oui, bien sûr.
-Jusqu'où irais-tu pour lui?
-En enfer, répondit Lily sans hésitation.
-Alors tu ne l'épousera pas juste pour être protégé.
à suivre...
