Sebastian voulait faire une surprise à Ciel.
Ils se diraient oui à sa majorité mais il voulait lui demander officiellement sa main.
Il savait qu'il ne manquerait pas d'occasion pour lui demander.
Elisabeth ou Alois les invitait souvent dans de grandes réceptions sans sens pour Ciel, qui essayait de les éviter.
Il avait en tête de lui écrire une chanson personnelle pour se déclarer à lui et d'apprendre un peu de piano.
Mais pour cela, il avait besoin de conseil d'une femme et de quelqu'un qui ne dirait rien à Ciel.
Il s'était donc permis de la contacter sans le dire à petit-ami.
Elisabeth était ravie de pouvoir aider Sebastian. Non seulement pour l'aider à choisir une alliance et pour l'orienter vers une personne qui enseignait le piano.
Elisabeth organisait sa réception, il n'avait plus qu'à convaincre Ciel d'y aller.
Là-bas, il pourrait en discuter discrètement avec elle.
Il en avait aussi parler à Alois et Claude.
Ils avaient promis de ne rien dire et Alois proposait d'organiser la réception ou Sebastian pourrait montrer ses nouveaux talents acquis.
Sebastian n'avait donc qu'un objectif : convaincre Ciel.
Il allait devoir lui mentir mais pour la bonne cause.
Il se souvenait que Ciel lui avait dit que s'il mentait encore, il ne l'accepterait plus dans la chambre.
Il espérait que Ciel le pardonne.
La lettre de la réception tenue par Elisabeth arriva et Sebastian amena la lettre à Ciel.
Il savait que Ciel ne serait pas facile à convaincre.
Malgré son statut de noble, il ne s'intéressait guère à ce genre de chose.
Il frappa puis entra.
-Tu n'attends pas que je dise entrez ?
-Non le chat ne le fait pas lui.
-Ce n'est pas pareil, Croquette est sans gêne, dit Ciel.
-Un peu comme moi. Une soirée donnée par Elisabeth. Vous devriez y aller.
-Tout cela me lasse. Depuis quand, tu aimes ce genre de soirée ennuyeuse ? Il n'y a des gens lassants qui parlent de choses sans intérêt. Je préfère encore rester avec Croquette ou m'amuser avec toi, répondit Ciel.
-Il y aura Claude. C'est devenu une bonne connaissance pour moi, du moins.
-Tu peux aller le voir quand tu le souhaites non ? Depuis quand êtes-vous amis ?
-C'est juste une bonne connaissance. Je peux aller le voir mais il flirte avec Alois la plupart du temps. Pendant ce genre d'événement, l'ambiance est différente. Et puis votre statut vous demande de fréquenter ce genre de soirée, répondit Sebastian.
-Je me fiche de mon statut.
-Vous devriez moins vous isoler. Tu es jeune chaton, tu devrais profiter.
-Je ne veux pas profiter. Si tu veux y aller, vas-y tout seul. Tu n'as pas besoin de moi, répondit Ciel.
-Je n'aime pas quand tu es loin de moi.
-C'est juste le temps de quelques heures. Tu devrais emmener Kitty, cela lui ferait voir des gens intéressants. Elle qui ne vient pas d'un milieu noble.
-Très bien, je reviendrais vite, dit Sebastian.
-Je ne vais pas te manquer au bout de quelques heures ?
-Si rien qu'une minute sans toi me tue.
-Beau parleur que tu es, dit Ciel.
-Tu ne me crois pas ? demanda Sebastian.
-Si si. Mais cela perd de la valeur si tu le dis souvent. Les mots qui ont le plus de sens ne se disent que peu.
-Vous devenez poète.
-Ne te moque pas de moi, répondit Ciel.
-Je n'oserai jamais de me moquer de vous chaton.
-N'essaies même pas sinon.
-Sinon quoi ? demanda Sebastian.
-Je pourrais être très méchant.
-Petit chaton sortirait ses griffes, je demande à voir cela.
-Laisses-moi maintenant, répondit Ciel.
Sebastian alla donc accompagné de Camille.
Ciel lui resta seul depuis longtemps.
Chez Elisabeth, l'ambiance était réchauffée.
Entre les hommes et les femmes, ce genre de soirée servait souvent à ceux qui voulaient séduire pour une nuit ou la vie.
Sebastian se demandait s'il avait bien fait d'emmener kitty.
-Tu n'as pas emmené Ciel ? demanda Claude.
-Non il ne voulait pas venir mais vus l'ambiance. Il ne manque rien.
Elisabeth alla à sa rencontre.
-Camille, tu es toute en beauté. Tu vas faire des émules.
-Non personne ne va courtiser ma kitty.
-Sebastian, ta fille s'en ira un jour, dit Claude.
-Tu es vraiment protecteur avec tout le monde, même avec ton chaton, dit Alois.
-Oui mais je compte sur vous. Garder le secret.
-On ne dira rien, promis, répondit Alois. Je suis impatient de te voir chanter pour Ciel, dit Claude.
-Un démon qui chante pour un humain, n'est-ce pas une première ? demanda Alois.
-C'est la première fois pour moi. Mademoiselle Elisabeth, pensez-vous que Ciel appréciera le geste et dira oui ?
-Il t'a déjà dit oui non ? demanda Elisabeth.
-S'il n'apprécie pas, bonjour la chambre des employés. Il a bien dit que ton prochain mensonge ne passerait pas, dit Claude.
-Qu'est-ce qu'il a avec le fait de ne jamais mentir ? demanda Alois.
-Je ne sais pas. C'était ce qu'il voulait quand on a pactisé.
-Ce n'est plus le cas maintenant, dit Claude.
-Mademoiselle Elisabeth, comment pensez-vous qu'il va réagir ?
-Il sera sûrement surpris. Mais il te dira oui.
-Je parie sur le fait qu'il s'énerve sur toi et te dise qu'il n'aime pas les trucs romantiques, dit Alois.
-Il est vrai que Ciel a l'air de préférer tes capacités physiques que ton talent vocal, dit Claude.
Puis tout le monde se mêla aux autres invités.
Sebastian demandait à Elisabeth des conseils.
-Est-ce une intention qu'une femme apprécierait ? Si un homme vous séduisait de cette manière, cela vous plairait-il ?
-Ciel est un homme. Pour ma part, oui. Personne ne cherche à me séduire, c'est désespérant.
-Pourquoi ne faites-vous pas le premier pas alors ? demanda Sebastian.
-C'est aux hommes selon les convenances de faire le premier pas. Une femme ne doit pas le faire.
-Brisez donc les convenances alors. Vous êtes une femme moderne, dit Sebastian.
-On m'a appris à penser de cette manière.
-Il n'est pas tard pour changer de façon de voir les choses. Avez-vous quelqu'un à me recommandez pour apprendre ce que je dois ?
-Oui, je vais te donner le numéro d'une professeure de chant et de piano. Que vas-tu donner comme excuse pour Ciel afin qu'il ne se doute de rien ? demanda Elisabeth.
-Je ne sais pas encore. Je peux prétexter des courses urgentes ou aller voir Claude. Mais le connaissant, il me demandera pourquoi je dois le faire plusieurs jours d'affilés. Ciel est un peu jaloux.
-Tu peux prétexter des histoires de démon, dit Claude qui venait de revenir vers eux.
-Ou est Alois ?
-Il parle avec un comte. Je ne le connais pas.
-Tu n'es pas jaloux ? demanda Sebastian.
-Non. Tout le monde se connait dans ce genre d'événement. Ma petite Camille, tu ne t'ennuis pas entouré de tous ces adultes ?
-Un peu, papa, je voudrais bien rentrer.
-D'accord, ma petite kitty. Ton père doit s'ennuyer.
Puis Sebastian s'éclipsa avec sa fille.
Rentré au manoir Phantomhive, Sebastian alla voir son petit-ami.
Ciel s'était endormit tout habiller dans un fauteuil près du feu.
-Je m'y attendais, chaton et que lisais-tu ?
Sebastian prit le livre qui était tombé par terre.
-Comment entretenir l'amour et combler votre moitié ? C'est intéressant.
-Papa, tu crois qu'il te dira oui ?
-Il m'a déjà dit oui. Il sera sûrement surpris.
Puis il porta Ciel, jusqu'à sa chambre et le déposa dans le lit et le couvrit.
-A toi, kitty. Il est l'heure de se coucher.
Sebastian coucha sa fille puis constata que Ciel s'était réveillé.
-Ou est le livre que je lisais ?
-Là. Tu lis ce genre de chose ? demanda Sebastian.
-Eh bien oui. Cela t'étonne sûrement. La réception était intéressante ? Personne n'a ennuyé Camille ?
-Non. Claude et Alois était en forme. Elisabeth semblait déprimé de ne pas être accompagné. Je lui ai conseillé de faire le premier pas.
-Tu sais dans mon monde, cela ne se fait pas. Ce n'est pas dans la norme.
-Fréquenter un homme non plus, il faut faire évoluer les choses, dit Sebastian.
-Pour une femme, cela doit être encore plus dur de s'imposer. Tu dirais pareil à Camille, de faire le premier pas ?
-Elle non. Pas question, dit Sebastian.
-Tu devrais arrêter de la surprotéger.
-Je sais mais elle est si jeune. Elle a le temps de voir ce genre de chose alors je préfère la protéger, répondit Sebastian.
-Tu comptais me laisser dormir habiller ?
-Oui, je ne comptais pas te réveiller. Tu dormais si bien.
-Tu pourrais me déshabiller ?
-Pour te changer ? demanda Sebastian.
-Non pas la peine. Déshabille-toi aussi.
-Tu es très direct, ce soir. Avec plaisir alors, répondit Sebastian.
