Et me voici, me voilà !
Avec un nouveau chapitre ohlala !
Malgré mes galères, je suis là !
Rien que pour vous qui n'attendez que ça !
Usopp, de la suite qui l'attend, ne se doute pas !
Pour notre plus grand bonheur, il risque le trépas !
Malheureusement, pas de ce pas !
Ou pas !
Car pour savoir cela !
Lire ce chapitre, il vous faudra !
Et pour tous nouveaux lecteurs, merci de lire la préquel qui s'intitule Une explosion mène au désastre !
Ett voici les tailles et âges de tout ce beau monde :
Usopp : 1 m 76 cm, 21 ans
Nobuo : 2 m 18 cm, 20 ans
Nirvane : 1 m 97 cm, 52 ans
Lokias : 1 m 58 cm, 28 ans
Perline : 1 m 60 cm, 24 ans
Sengoku : 2 m 78 cm, 79 ans
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Malgré une nuit longue et calme, Usopp s'éveilla difficilement ce matin-là. Le soleil s'était levé depuis quelques heures déjà mais même lui n'avait su réveillé l'endormi. Le bruit de la porte qu'on ouvre ne le fit même pas tressaillir. Et encore moins le couinement caractéristique des roues d'un chariot qu'on poussait lentement à l'intérieur de la chambre.
En réalité, la seule chose qui réussit à stimuler la conscience du jeune frisé fut le bruit de son estomac. Une odeur alléchante avait réveillé son appétit. Toutefois, le sommeil avait du mal à desseller ses paupière et à animer ses sens. On ne pouvait pas dire qu'il avait mal dormi mais il n'avait pas dormi du sommeil du juste non plus.
Pourtant, il ne put ignorer très longtemps l'appel du ventre et finit par ouvrir les yeux ne serait-ce que pour connaître d'où venait cette bonne odeur. Il tourna un peu la tête dans toutes les directions avant de s'arrêter en direction du doux arôme, sa conscience fut un sursaut et la fatigue le quitta complètement. Il souhaita même retourner en vitesse sous les draps. Mais c'était déjà trop tard.
« As-tu bien dormi mon petit loup ? »
Le ton était amusé et rieur et rien de plus normal pour le marine qui prenait plaisir à observer son louveteau s'éveiller. Il était si mignon avec ce petit air léthargique et ses yeux embués. Néanmoins, bien que souriant, il s'était retenu de rire face aux grands yeux effarées que le sniper eut lorsqu'il le vit. Mais il ne put se retenir un gloussement en entendant un bruit d'affamé provenant de la petite bête effrayé qui le fixait toujours.
« Que dirais-tu de sortir de ce lit et de venir profiter de ce petit déjeuner avec moi ? Il y a du café et des viennoiseries. »
Usopp était rouge de honte, son estomac l'avait trahi. Mais la proposition était alléchante et malgré une méfiance toujours présente, il consentit à sortir du lit et rejoignit son public à la petite table où, en effet, un panier de croissant, de petit pains, de pains au chocolat et autres petites choses délicieuses. Il y avait également une cafetière fumante diffusant un merveilleux arôme de café. Voilà donc d'où venait l'odeur.
« Oh, j'oubliais ! Merci Mary, vous pouvez disposer. J'appellerai quelqu'un pour nettoyer tout ça. »
Usopp se demanda une seconde à qui il s'adressait lorsqu'il aperçut, dans l'embrasure de la porte, la servante. Il l'a reconnaissait et s'étonna de ne pas l'avoir remarqué plus tôt. Ainsi donc la domestique à l'allure de fantôme s'appelait Mary. Il n'avait réellement pas cherché à lui demander de peur qu'elle ne disparaisse à tout jamais. Et comme un écho à ses craintes, la femme le regarda une seconde et disparut derrière la porte.
« Eh bien, mon personnel réussit à capter ton attention ! Mais, j'imagine que c'est normal. Après tout, je t'ai fais changé de vie à l'opposé de celle que tu avais avant. Que tu veuille repérer ton entourage et l'identifier pour de donner de nouveaux repères, c'est tout à fait compréhensif. »
« Euh... C'est à dire... Je ... »
Le long nez avait voulu répondre à son interlocuteur, ses mots avaient piqué son orgueil sans qu'il ne sache pourquoi. Mais dès qu'il ouvrit la bouche, les mots ne voulurent pas sortir. Du moins, ils ne voulurent pas se former dans son esprit.
« Ah ah ! Désolé mon petit loup. Il semblerait que je recommence à interpréter un peu trop tes gestes ! C'est tout moi, je cherche tellement à te connaître que je ne peux m'empêcher de te détailler sous toutes les coutures. »
La dernière phrase mit très mal à l'aise le frisé qui pour cacher sa gène, se servit une grande tasse fumante de café. Il ne put boire plus d'une gorgé sans se brûler mais cela lui laissa le temps de fermer les yeux et d'oublier où et avec qui il était afin de savourer le liquide chaud et salvateur s'écoulant dans sa gorge.
« Et si tu me disais un peu ce que tu en penses ? »
La phrase le prit totalement au dépourvu mais forte heureusement, il avait déjà avaler la gorgé du divin nectar et ne s'étrangla qu'avec sa salive. Cela le fit tousser un peu mais lui permit de réfléchir très vite à ce qu'il allait dire après ces quelques secondes.
« Euh... eh bien … je... euh ... » réussit-il à articuler intelligemment. Ça commençait bien, pensa-t-il avec sarcasme.
En réalité, le fait qu'on lui demande son avis le rendait très nerveux. En dehors de Perline, personne ne lui avait réellement demander son avis et cette seule confidente n'était toujours pas réapparue. Et puis, depuis son arrivé, l'ex-pirate se demandait bien si son avis était réellement prit en compte pour cette nouvelle aventure. Cette pensée le déprima un instant, l'obligeant à fermer les yeux, il ne voulait pas pleurer maintenant. Il repensa donc à la jeune fille aux yeux verts qui avait été gentille avec lui et retrouva un peu de courage pour dire ceci :
« Je suis perdu ! Je ne sais pas exactement ce que je dois faire. Je suis là depuis quelques jours déjà et je ne sais pas exactement pourquoi je suis là ! Enfin si, je sais ! Mais je ne sais pas exactement ce que vous attendez de moi. Je suis reconnaissant de la gentillesse et de la douceur que vous avez apporté à mon installation et ma familiarisation avec cette chambre. Mais je dois avoué ne pas savoir ce que je peux faire où ne pas faire, ce que je peux dire ou ne pas dire, ce que je peux demander ou ne pas demander. »
Usopp se sentait très bête de dire tout ça. Surtout qu'il le remercia de bien le traiter d'une certaine manière alors qu'il était prisonnier et à la merci du bon vouloir de son geôlier. Mais il voulait savoir un minimum de choses sur comment il pouvait survivre dans cette prison doré sans revers de bâton à la moindre incartade. Surtout qu'il se doutait que sa petite exploration d'hier reviendrait un moment ou l'autre sur le tapis. Sa nouvelle amie avait bien disparu lorsqu'il lui avait demander simplement de rester avec lui. Quelle serai sa sanction pour son escapade …
« Eh bien, eh bien. Je voulais te laisser le temps de t'habituer à ton nouveau chez toi et te sentir en sécurité mais il semblerait que j'ai provoqué l'inverse. J'ai malheureusement rencontré plusieurs urgences qui ne m'ont laissé que peu de temps pour t'accueillir correctement. Et avec Perline que j'ai dût rappeler en catastrophe, j'imagine l'image peu flatteuse que tu as de moi. Je suis désolé. »
Le marine avait dit tout un ton coupable et légèrement triste. Même son visage semblait désolé et honteux. Pourtant, intérieurement, il jubilait. Son petit loup était perdu et il comptait bien le ramener sur le droit chemin, son chemin.
« J'avais bien pensé que te laisser seul te déprimerait. Et c'est pour ça que je voulais te remonter le moral aujourd'hui. J'ai même profité de la présence de mon père pour pouvoir t'effacer cet air inquiet de ton visage. Je voulais t'en faire la surprise après le déjeuner mais je pense que te le dire maintenant ne sera pas plus mal. »
Le gradé fut une petite pause, histoire de boire une gorgé de son café et de flairer la curiosité de sa proie. Et au vu de son regard plein de question, il l'avait déjà capturé.
« Je sais que tes amis te manquent et que tu dois te sentir coupable de ne pas leur avoir fait tes adieux correctement. Surtout que tu n'était pas avec tous tes camarades lorsque mes hommes t'ont cueilli. J'y ai donc beaucoup réfléchi et j'ai fini par me dire qu'écrire une lettre à tes amis te ferai le plus grand bien à toi ainsi qu'à tes amis ! »
Usopp n'en croyait pas ses oreilles. Il avait eu une frousse monstre lorsqu'il avait laissé sa lettre d'adieu. Il ne savait pas encore sur quel genre de personne il allait tomber. D'ailleurs, il n'en avait pas fait mention de peur de représailles. Mais, il n'avait pas pu s'en empêcher, il ne voulait pas laisser ses amis aussi brutalement. Chopper et Franky avaient été là et ils avaient fait de leur mieux pour le soutenir. Sans oublier, leur soutien si précieux sur le Sunny. Il avait voulu maintes et maintes fois leur écrire un indice où une indication sur la réalité de son départ mais, encore une fois, la terreur d'être découvert et les représailles qui allaient avec, lui avait interdit d'écrire ce qu'il voulait réellement. Alors, il avait écrit ce qui pourrait faire le moins mal à ses amis et les empêcher de partir à sa poursuite. Il espérait sincèrement que ses camarades ne chercheraient pas à le retrouver. Mais le brun s'était senti si misérable et coupable de ne pas pouvoir faire ses adieux au reste de ses amis, il n'avait pas pu s'empêcher d'en faire la demande égoïste. Et voilà que maintenant, le grand méchant marine qui avait manipuler ses amis, l 'avait menacé puis l'avait isolé pour le séquestrer pour son corps, lui proposait gentiment de contacter ses amis pour les rassurer et lui faire plaisir. Il ne savait pas si il y avait une volonté cachée mais il était près à tomber dedans si il pouvait écrire à ses amis. C'est pour cela qu'il répondit avec une voix tremblante d'émotion et les yeux remplit de larmes de joie :
« Je... je ne sais pas quoi dire ! C'est effectivement une surprise et ça me fait plaisir. »
« Et si tu commençais par ravaler ses larmes. » ria gentiment le marine qui adorait voir sa proie tomber dans son piège. Il fallait avoué qu'il ne se lassait pas de voir de l'espoir ainsi qu'un peu de gratitude dans les prunelles de son adoré. Et ce petit air joyeux lui plaisait énormément.
Le brun posa immédiatement son bras sur ses yeux pour effacer les perles salées qui menaçaient de couler.
« Ensuite, que dirais-tu de savourer une de ces viennoiseries ? Elles sont délicieuses et répondront positivement à ton estomac. »
Le sniper rosit légèrement à cette petite pique mais ne se priva pas de suivre le conseil. Il se sentait plus léger et son homologue lui faisait un peu moins peur.
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La matinée avait passé assez vite après ça. Le petit déjeuner s'était très bien passé, le marine avait conseillé quelques livres de sa bibliothèque au frisé qui l'en avait remercié. Et puis, Mary était revenue, emportant les délices matinaux et déclencher le départ du marine pour ces affaires. Cependant, celui-ci ne s'était pas gêner pour déposer un baiser, sur la joue cette fois-ci, sur le canonnier qui avait rosit.
Celui- ci n'avait pas vraiment protesté. Après tout, le marine lui avait demandé la permission pour une fois et il n'avait fait qu'effleurer sa joue. Toutefois, il n'avait pas pu s'empêcher la gêne de rosir ses joues.
Il avait longuement fixer la porte après le départ du gradé et ne put s'empêcher d'adoucir son jugement sur celui-ci. D'ailleurs, il suivit son conseil et entreprit de survoler un des dit livres. Évidement, il n'avait pas pu retenir ses pensées de vagabonder vers sa future lettre et les mots qu'il voulait faire parvenir à ses camarades.
Puis on avait frappé à sa porte et il fut surprit de voir son gardien d'un soir venir le chercher pour le déjeuner. Celui-ci semblait toujours aussi fatigué de simplement respirer mais il prit la peine de sourire au frisé qui l'accueillit chaleureusement.
Ils descendirent les escaliers et cette fois-ci le brun put franchir chaque marche sereinement contrairement à la première fois. D'ailleurs, cette fois, il croisa des silhouettes, à chaque étage, s'activant à ranger, nettoyer. Personne ne fit attention à eux bien qu'aucun ne vint s'activer dans leur zone de déplacement. il ne put détailler toutes les silhouettes mais il fut légèrement déçu de ne pas y reconnaître Perline. Elle lui manquait beaucoup malgré le peu de temps qu'il avait passé avec elle.
Arrivé dans la salle à manger, Usopp fut surpris de voir une pièce vide. Toutefois, il continua à suivre Nirvane qui le conduisit au siège qu'il avait occupé le soir d'avant. A peine assis, la porte qu'il avait franchi s'ouvrit de nouveau, laissant passer le plus âgé de la maison qui salua simplement les deux hommes déjà présents et alla s'asseoir à la même place que la veille, faisant face à Usopp qui sourit doucement en retour.
Il était toujours impressionné par l'homme en face de lui mais beaucoup moins effrayé que la veille. Après tout, voir l'ancien supérieur des marines en tenue civil et avec des chaussons en forme de chèvres avait le don de le rendre plus amical. D'ailleurs, sa chèvre était rentré à sa suite et était venu saluer le frisé d'une léchouille qui chatouilla le destinataire et alla rejoindre son maître bien sagement, volant au passage, une serviette sur la table qu'il commença à mâchouiller.
L'homme d'âge mûr avait peu dormi, retournant la demande de son fils dans tous les sens, cherchant le piège et le vrai but de celui-ci. Après son départ, il s'était avachi dans son siège, posant l'arrière de sa tête sur le dos de sa chaise, fermant les yeux pour mieux réfléchir à la situation. Il avait longuement réfléchi, se rendant compte que sa progéniture avait un projet caché derrière cette demande et que cela lui était aussi bien destiné à lui qu'au jeune pirate qu'il avait ramené. Il n'avait pas pu continuer son travail et avait plutôt mit un vieux vinyle d'opéra, offrant une douce voix pour accompagner sa réflexion. Il y avait réfléchi même lorsqu'il était allé se coucher, fatigué de trop penser et agacer de la musique qui ne l'aidait pas. Au final, il avait abandonné au petit matin, il n'avait pas trouvé la réponse et si réellement son fils comptait lui jouer un mauvais tour, il devait juste attendre que ça lui tombe dessus, plus vite il y parviendrait, plus vite il pourrait l'oublier. Il espérait juste que le jeune pirate ne souffrirai pas trop.
Il avait essayé de continuer d'examiner les dossiers qu'il avait délaissé la veille mais il fut peu productif, appréhendant légèrement le déjeuner. Il ne voulait pas assister à la même scène qu'hier. À l'heure de déjeuner, il se dirigea donc vers la salle et il ne fut pas surprit de voir le rookie, déjà installé, et Nirvane en retrait derrière lui. Celui-ci s'inclina légèrement en voyant son supérieur et employeur. L'aîné fut rassuré de voir le subordonné de son fils. Celui-ci était responsable, mature et surtout une assurance. Son fils ne tenterait rien pendant ce repas, il se contrôlait beaucoup plus quand son aîné était présent. Sans doute dut au fait qu'il le connaissait depuis son enfance et qu'il avait été là pour son fils lorsque sa mère était morte. Lui, n'avait pas pu tenir son rôle de père à ce moment-là, la douleur avait été trop cuisante lui rappelant qu'il avait perdu Rossinante deux ans plus tôt ravivant la brûlure dans son cœur.
Quelques minutes plus tard, après un silence agréable et léger entre ce petit monde, ce fut au tour de Nobuo de faire son entrée dans la pièce, souriant et enchanté de retrouver son petit monde. Il s'assit également à la même place que le soir d'avant et salua chaleureusement les personnes présentes.
Et étrangement, à la seconde où il se tut, la porte des cuisines s'ouvrit laissant passer plusieurs personnes, avec des plateaux, qui disposèrent des cloches devant chacun d'entre eux, et repartirent aussi tôt le dépôt fait.
Une nouvelle fois, lorsque le long nez découvrit ce qu'il y avait sous les cloches, il saliva devant son plat. Un morceau de saumon de première qualité agrémenté d'une sauce béarnaise ainsi que de petites pommes de terre sauté accompagné de morceaux de tomates cuites et de fines herbes. Rien de mieux pour remplir son estomac à l'heure actuelle. Toutefois, le jeune prisonnier ne plongea pas comme un affamé sur son assiette et attendit que ses compagnons de repas commencent.
Le déjeuner se passa tranquillement, Usopp mangea doucement cette fois-ci, ne souhaitant pas recevoir de commentaire. Nobuo mangea également doucement, il savait ce qui l'attendait juste après et il voulait satisfaire ses papilles avant de satisfaire son esprit tordu. Sengoku prit le temps de manger, toujours méfiant pour la suite mais reprenant des forces au cas-où.
Toutefois, Usopp fut légèrement mal à l'aise de manger alors que son gardien était derrière lui et le regardait manger. Enfin, il regardait plutôt dans le vide. Mais le brun ne le savait pas et lui jeta un coup d'œil, inquiet.
Il ne vit pas qu'au même moment le colonel le regardait et avait observé son petit manège. Il devina rapidement la gêne de son petit loup et dit dans un sourire :
« Ne t 'inquiète pas, Usopp. Nirvane ne mange pas pour l'instant mais dès que nous aurons finis et qu'on sera dans la bibliothèque, il ira dans les cuisines et mangera à son tour. »
Usopp rougit fortement de s'être fait prendre à observer l'homme en question, celui-ci sembla, d'ailleurs, se reconnecter avec la réalité à son évocation et sourit face à cette attention. Le brun en rougit encore plus.
Sengoku avait levé un sourcil face aux mots de son fils mais sourit face à la rougeur du frisé. Il est vrai que cela devait être déroutant de manger près de personne qui ne mangeait pas et qui devait le regarder de surcroît.
Lorsque les assiettes furent vides, les mêmes domestiques revinrent débarrasser et ramener les desserts. Cette fois, le dessert était de la compote de pomme fait maison installés dans des petits ramequins surmontés de quartiers de pommes épluchés en partie de telle sorte à ressembler à des insectes dont la peau restante faisait penser à des ailes près à se déployer. Le dessert était certes simple mais si raffiné par sa mise en place. Usopp et les autres convives dégustèrent le dessert avec gourmandise.
Puis, vint l'heure du thé pour Nobuo et du café pour le patriarche et Usopp. Il ne voulait pas réellement de café mais l'homme aux cheveux blancs lui avait proposé et le brun n'avait pu refuser. Il ne regretta pas, l'ancien chef de la marine lui avait offert un sourire resplendissant et s'était légèrement moqué de son fils qui ne supportait pas le goût amer de la caféine. Celui-ci avait tout simplement tiré la langue à son père. Songoku était parti dans un rire qui avait étonné et fait sourire le sniper. La scène était si irréaliste.
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Au milieu d'une forêt, cinq personnes discutaient au milieu d'un tas de cendre qui abritait au par-avant un feu de bois éteint depuis longtemps. Enfin cinq personnes, il serait plus juste de dire deux femmes, un immense homme en partie de métal, un squelette et un petit tanuki.
Après la fameuse découverte de leur non-anonymat, Franky et Chopper avaient décidés de partir à la recherche de leurs autres compagnons et le médecin avait avoué avoir revu l'archéologue. Le cyborg ne s'en formalisa pas. Au contraire, les recherches s'en étaient trouvées plus faciles.
Et c'est donc comme ça que les deux compagnons avaient retrouvé les deux femmes et le musicien qui avaient déniché une petite maison, légèrement délabré, au milieu d'une grande clairière entouré de forêt.
Robin avait eut du mal à convaincre la rousse de s'isoler un peu de la ville mais il n'y avait pas mieux pour se ressourcer et avoir du silence. Elle avait également convaincu la jeune femme du bien fondé du calme pour leur anonymat et la tranquillité pour la navigatrice de dessiner ses cartes. D'ailleurs, la maison n'étant pas de première fraîcheur, le loueur leur avait fait une bonne ristourne, suffisamment pour convaincre la récalcitrante. Quant à Brook, du moment qu'il pouvait jouer de la musique, il était le plus heureux des hommes, enfin, des squelettes.
La première semaine fut compliqué pour le trio, Nami était très lunatique, s'énervant quand elle devait faire quelque chose, sur son aînée, le musicien pervers et sur le calme qui était trop calme malgré le violon de Brook. Mais, il lui arrivait de se mettre à pleurer d'un seule coup, se sentant coupable de son ignorance et de son caractère, s'excusant maintes et maintes fois à Robin qui attendait sagement la fin, apaisant la jeune fille en lui caressant les cheveux et suivant le rythme mélancolique que le musicien jouait. Mais, le plus perturbant était quand la rousse sortait pour se s'asseoir dans d'herbe et fixer le ciel pendant des heures.
Puis une routine s'était installé, les filles décidèrent d'aller une fois par semaine, Brook ne pouvant pas, il risquait de faire peur aux habitants et aux marchants, dans la ville voisine pour le ravitaillement et la recharge de livres de Robin qui dévorait au moins un livre par jour. Les deux jeunes femmes s'étaient toutes les deux beaucoup rapprocher, surtout avec les discussions du soir. Elles dormaient toutes deux dans la même chambre dans deux lits séparés bien que Nami rejoignait souvent son amie pour être réconforté. La navigatrice en laissait peu paraître mais l'histoire d'Usopp l'avait énormément ébranlé et sa confiance en elle, en ce qu'elle croyait ainsi que sa vision des choses s'en était retrouvé mis en question. Brook dormait dans une autre chambre plus petite mais cela ne l'avait pas dérangé, n'ayant que la peau sur les os, il ne prenait pas trop de place.
Robin avait été là et avait répondu à chacune des questions de la rousse, la rassurant et la réconfortant quand il le fallait. Robin était patiente et comprenait très bien la jeune fille. Elle-même n'était pas aussi indemne qu'elle le laissait paraître. C'est pour cela qu'elle faisait le plein d'air au court d'une longue promenade en forêt en fin de journée, laissant un peu la rousse à ses cartes et le musicien à ces notes.
C'est d'ailleurs au cours de l'une de ses promenades qu'elle avait croisé Chopper et cette rencontre fit du bien aux deux amis. Chacun raconta un peu leur quotidien depuis leur séparation. Robin s'inquiéta pour le sniper qui semblait avoir du mal à remonter la pente malgré un rétablissement physique en bonne voie mais son ami au nez bleu la rassura. Chopper s'alarma un peu en comprenant que la navigatrice souffrait de sautes d'humeur mais à son tour, la jeune femme calma les craintes du plus jeune.
Après cela, les deux compagnons décidèrent de se rejoindre régulièrement, le soir, pour discuter. Robin n'avait rien dit à Nami et Chopper non plus, ils voulaient attendre un peu que le temps cicatrise leurs plaies.
Robin fut donc très surprise de voir débarquer Chopper et Franky, leurs affaires à la main, en pleine matinée. Nami leur sauta immédiatement au cou sans remarquer leur air fatigué et inquiet. Ce fut Robin qui repéra la première le mal-être des deux hommes et surtout l'absence d'Usopp.
Il fallut un long moment, très long moment aux deux hommes, pour expliquer la situation aux filles et au squelette, qui furent choqués d'apprendre que tout le monde en ville savait qui ils étaient. Robin avait insisté pour lire la lettre et ce qu'elle y lut lui brisa le cœur mais elle ne put douter de sa véracité, c'était l'écriture du long nez. Nami, voyant dans quel état son aînée se mettait à la lecture de la lettre refusa de la lire et préféra demanda les grandes lignes aux garçons. Ceux-ci avaient eut du mal à lui dire sans que leur voix ne tremblent mais Nami avait comprit très vite la détresse de sa camarade et enserra immédiatement le corps de Robin dans ses bras, espérant lui transmettre tout le réconfort qu'elle pouvait lui apporter.
Brook n'avait pas non plus lu la lettre, il se doutait du contenu. Il n'avait déjà plus d'yeux pour lire alors encore moins pour pleurer. Il était plutôt rentré dans la maison pour y chercher son violon et joué un air à ses compagnons démoralisés. Il avait toujours sa guitare mais cette nouvelle séparation lui avait rappeler la douleur du changement, il avait perdu son équipage et avait dérivé un moment, seul l'idée de rester le même et fidèle à son violon l'avait été à ne pas devenir fou. Et ce nouveau changement lui avait involontairement ramener sur son navire où il avait dut enlever les corps sans vies de ses amis dans le seul bruit de ses pensées et de sa musique. Il était retourné à son violon, plus doux et plus chaleureux à sa solitude.
Ils étaient restés un moment dehors à calmer leur détresse personnelle, respectant le silence qui s'était installé et les larmes de la jeune femme aux yeux bleus. Nami eut la délicatesse de ramener du thé et des gâteaux pour donner un peu de force à leur tristesse et une distraction à leurs pensées.
Quand le soleil commença à baisser en intensité, les filles partirent se coucher dans la chambre tandis que les garçons avaient dormi dehors, dans leurs sacs de couchage. Ils auraient très pu dormir à l'intérieur, la petite chambre de Brook les aurait accueilli. Mais leurs pensées étaient prisonniers de leurs corps, pas besoin de rajouter une autre barrière à leur torture.
Lorsque le quintette se réunit le lendemain pour petit-déjeuner, l'ambiance était morose mais moins chargée que la veille. L'homme de fer en profita donc pour lâcher la bombe qu'il savait sur le possible retour du capitaine. Les réactions ne se firent pas attendre, Chopper faillit s'étouffer avec sa salive, Robin fronçait sévèrement les sourcils et se mordillait les lèvres, signe d'une profonde réflexion, Brook s'affola dans tous les sens, une mine complètement affolé sur son visage squelettique et Nami hurla sur Franky et son inconscience de garder un tel secret pour lui, s'en suivit une violent dispute entre les deux colorés.
Toutefois, elle ne dura pas plus de dix minutes et les deux colériques se calmèrent, vidés du trop plein d'émotions et de peur qu'ils avaient. Chopper avait eu peur lorsque ces compagnons s'étaient mis à crier mais il avait vite comprit qu'ils en avaient besoin. Franky avait gardé beaucoup de choses depuis un moment et la tension devait sortir. Il n'avait pas pu le faire sur le Sunny, il s'occupait d'Usopp et arrivé sur l'île, encore une fois, il s'était occupé de l'organisation de tout et de tout le monde. Il fallait qu'il éclate. Quant à Nami, elle avait prit l'affaire en pleine figure et s'était fait manipuler par Sanji sur le Sunny. Et encore une fois, elle se prenait l'affaire en pleine figure, n'ayant pas pu agir comme il le fallait ni même être dans la confidence.
« Nous devons retrouver Usopp. » dit soudainement Robin. La dispute ne l'avait pas réellement perturbé, elle avait senti son importance. Pourtant, elle était très inquiète. Son inquiétude était principalement dirigé vers Usopp et les deux hommes qui l'accompagnaient selon le témoignage de la petite fille que ses compagnons avaient interrogé. Si Usopp était réellement parti de son plein gré, que faisaient ces hommes avec lui ? Est-ce qu'Usopp les connaissait ? Et qui étaient-ils ? La jeune femme était certaine que les sentiments que le sniper avait mit sur papier étaient véridiques mais est-ce qu'ils ne cachaient pas la vraie raison de son départ.
Et cette simple phrase remit du baume au cœur de chacun et ils commencèrent à discuter et mettre un plan en place. La première chose qu'ils devaient faire, et qui risquait d'être compliqué vu le sens de l'orientation d'un certain marimo, était de retrouver le duo de brailleurs. Il fut décidé également que les garçons devaient retourner en ville. Si, effectivement, tout le monde savait qui ils étaient, la disparition du duo et le regroupement de la petite bande risquait d'attirer l'attention. De plus, l'aubergiste leur avait assuré que leur chambre serait toujours libre si ils revenaient, ce que les deux amis avaient trouvé bizarre mais qui les arrangeait finalement. C'était donc aux filles et Brook de retrouver le cuistot et le bretteur.
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Et voilà !
Un chapitre plutôt long et qui je l'espère aura rassasié votre appétit !
Bon, je dois avoué m'être trompé dans mes prédictions et que je vous fais languir encore un peu avant de savoir l'horrible punition que va subir notre sniper ! Je vous préviens, il va pleurer !
Mais je pense que revoir un peu de nos mugiwaras vous aura fait plaisir, surtout en sachant qu'ils ne sont pas laissé duper et qu'ils vont se m'être en marche pour récupérer leur nakamana!Je dois avouer que j'ai adoré remettre Brook au violon et jouer avec des skull joke !
D'ailleurs, vous avez senti ? Un petit vent sifflant à accompagner la fin de ce chapitre, laissant présager le retour de personnages pas forcement amicaux...
Oh, et Sengoku n'est-il pas adorable ? Bah, croyez-moi, il va s'en mordre les doigts de s'être maqué de son rejeton, mouahahahahahah !
Je rappelle que le rating R n'est pas là pour faire joli.
Je suis désolée si des fautes d'orthographes se sont glissées dans le texte et je vous donne rendez-vous jeudi dans un mois pour la suite ou peut-être trois semaines selon mon rythme d'écritures !
nda : Merci à Mayako ! Tes reviews me font toujours plaisir et savoir que je te fais rire à chacune de mes intros me ravit! Et merci à tous les autres lecteurs anonymes, j'espère que vous aimez ce que vous lisez dans l'obscurité et le silence !
