Ils entrèrent mais Sebastian n'était pas dans son élément.
-Tu as beaucoup de choix, prends ton temps.
-Tu peux le prendre ?
-Non, c'est toi qui t'en occupes.
-Le temps de choisir, je te le rendrais ce soir, tout ce que tu veux, dit Sebastian.
-Ok.
Ciel prit le porte bébé mais ne semblait pas plus paternel que cela.
Une vendeuse alla vers eux.
-En voilà un charmant couple. Un bébé, si adorable. Vous avez pris une mère porteuse ou adopté ?
-Ce n'est pas le nôtre, on dépanne des gens en manque de baise.
-Ciel, ton langage, on est dehors !
-Ben c'est vrai. Monsieur joue le prude dans un magasin. C'est le fils de nos amis. Nous avons adopté une fille qui est bien plus grande que ce bébé.
-Je vois, mais vous êtes si mignon ensemble. Vous et votre mari.
-Ce n'est pas encore mon mari, dit Ciel.
-Dans un an, on pourra. Je viens choisir la bague de fiançailles, que me conseillez-vous ? Je ne m'y connais pas trop.
-Eh bien, êtes-vous argent ou or ?
-Je ne sais pas. Ciel, que préfères-tu ? demanda Sebastian.
-C'est la tienne, ne me demandes pas mon avis.
Puis le petit Thomas se mit à pleurer.
-Pourquoi il pleure ?
-Donnes-lui un biberon. Dans le sac.
-Je ne saurai pas faire.
-Tu y arriveras. Fais juste en sorte qu'il y ait toujours du lait dans la tétine, sinon il avale de l'air.
-Je vais essayer, dit Ciel.
Ciel peu confiant, se posa dans un coin de la bijouterie et donna le biberon au petit Thomas.
-Je ne veux pas de bébé, Sebastian. Si on en trouve un, on le mettra à l'orphelinat.
-On ne peut pas en avoir, chaton, répondit Sebastian.
-Heureusement.
La vendeuse présenta beaucoup de modèles à Sebastian mais celui-ci n'en voyait pas une à son goût.
-Je ne sais pas laquelle choisir, vraiment.
-Je vais vous en présenter d'autres bagues.
Elle présenta trois bagues différentes.
Une en argent et diamant noir.
Une en or et diamant rouge.
Une bague en argent simple.
-Je crois que j'ai fait mon choix.
Ciel se leva et alla voir la bague choisie.
-Elle est simple non, une simple en argent, tu es sûr ?
-Oui, je veux celle-là.
Puis il l'essaya.
-Madame, on peut la graver ?
-Oui bien sûr mais il y a un délai. Que voulez-vous gravez ?
-Mon amour.
-Ce n'est pas indispensable, Ciel, dit Sebastian.
-Si tu perds la mémoire, en voyant la bague, tu te souviendras de moi.
-Pourquoi je perdrais la mémoire ? demanda Sebastian.
-Je ne sais pas.
-Bien cela va prendre une semaine. Revenez nous voir à ce moment-là, dit la vendeuse.
Puis ils s'en allèrent.
Une fois chez eux, le bébé fut confié à May Linn.
Ciel ne voulait pas attendre le soir pour rattraper leur étreinte interrompue de ce matin.
Ils allèrent donc dans son bureau.
-On l'a déjà fait dans le bureau non ? dit Ciel.
-Oui il n'y a pas longtemps mais j'ai bien aimé alors on peut le refaire dans le fauteuil ?
-Tant qu'on baise, répondit Ciel.
Sebastian assit sur le fauteuil pantalon baissé prit Ciel assit sur lui et accrochant se bras autour de son cou.
-Tu me sens en toi ?
-Oui t'es dur et c'est bon. Tu sais, je plaisantais pour Alois.
-Je sais mais j n'ai aucun intérêt à ce que tu deviennes actif.
-Je pourrais si je le voulais.
-Je n'ai pas envie que tu le deviennes, j'ai envie de te dominer moi seulement. Seulement moi ait le droit. Essaie de coucher avec un autre et il est mort.
-Tu es un peu flippant là.
-Je sais, désolé mais je suis sincère, je le tuerai même Alois, dit Sebastian.
-Alois ne fera jamais cela, tu le sais. Ils vont se marier. D'ailleurs tu veux quel genre de mariage ? demanda Ciel.
Sebastian s'enfonca encore plus en Ciel.
-Je ne sais pas, quelque chose de simple. Pas trop de gens.
-Il n'y a pas vraiment grand monde à inviter, répondit Ciel.
-C'est vrai, tu me sens encore plus en toi ?
-Oui, continue.
Puis ils jouirent.
Juste le temps d'accueillir Claude et Alois.
Alois se baissa pour les remercier.
-Tu le fais rarement sauf pour lui faire une gâterie, dit Ciel.
-Ciel, c'est moyen.
-Tu as quoi aujourd'hui avec le cru ? Tu es devenu prude ou quoi ?
-Non tu m'en fais une de gâterie ?
-Non pas envie. Débrouille-toi tout seul.
Alois se releva et donna de l'argent à Ciel.
-Donnes lui à lui, pas à moi. Il a fait tout le travail. Ne nous dérangez plus pour cela. Assumez votre bébé.
-C'est simple pour toi, tu as des gens que tu emploies, Ciel. Moi je n'ai personne, répondit Alois.
-Engages du personnel alors, dit Ciel.
-Oui cela semble une bonne solution.
-Tu a choisis quel genre de bague, Sebastian ? demanda Claude.
-Une simple en argent sans diamant.
-Cela te ressemble tellement.
-C'est vrai, encore merci, je vous le revaudrais, dit Claude.
-On y compte bien. Sachez vous organiser pour ne plus être en manque.
-La vendeuse a cru que c'était notre bébé, dit Sebastian.
-Vraiment ? demanda Alois en reprenant son fils.
-Oui, c'est dingue. Dieu merci, je suis un homme, pas de bébé.
-On ne va pas vous déranger plus longtemps.
Alois et Claude s'en allèrent promettant d'engager une nounou.
-Je peux avoir ma fellation ?
-Non, pourquoi je le ferai ? demanda Ciel.
-Parce que tout à l'heure, tu as pris ton pied.
-Et alors ? C'est ton job d'amant. Je ne te dois rien.
-Tu es terrible Ciel.
-Je sais mais tu ne te plains pas, qui revient en levant la queue toute contente comme un chien vers moi ?
-Moi, si j'insiste tu céderas, dit Sebastian.
-Essaie toujours.
Sebastian savait qu'en insistant, Ciel le ferait ce soir même.
