Bonjour tout le monde !

J'espère que vous allez bien. Confinement pour plusieurs jours, j'espère que ce sera dans la santé pour tout le monde.

Un immense merci pour tous vos commentaires. Ça fait énormément plaisir de voir que de nouvelles personnes se manifestent. Bien entendu, merci aux fidèles de me laisser un petit message régulièrement. Je vais répondre aux review guest juste en dessous.

Oli : coucou, merci pour ta review. C'est vraiment gentil de prendre un instant pour me laisser un message, surtout si tu le fait rarement. C'est important de connaître l'opinion des lecteurs. Je suis ravie que cette histoire te plaisent. Pour les updates, j'essaye de poster un nouveau chapitre toutes les semaines, voir les deux semaines. Tant que les personnes manifesteront l'envie de lire la suite je continuerai pour eux. Merci encore. À bientôt.

Uhoo : Anglais ? Merci beaucoup pour ton message, il est très encourageant ! Ravie que cette fiction te plaise. Je continue ! Merci, à bientôt.

Jaed : 20 lectures ! Whaou. C'est une réelle plaisir de vous emmenez dans cet UA. Merci pour tes compliments, c'est vraiment un honneur tous ces mots gentils. J'attends ta review avec impatience. Mille merci d'avoir pris un instant pour laisser un petit message. Il m'a donné le sourir.

Guest : c'est super que ce décalage dans cette histoire ne te dérange et que au contraire tu apprécie cette histoire. Merci d'avoir pris un instant pour laisser un message. En effet dans ce chapitre je voulais appuyer sur le fait que Coba se sente extrêmement seul face à ces événements. Personnes à qui se confier... il s'agit d'une étape importante pour l'évolution du personnage. C'est génial que tu es apprécié cet aspect. Merci encore et à bientôt !

Q : Coucou, merci pour ta review. C'est réconfortant de savoir que les personnes continuent de lire cette fiction même après cette grande pause ! Génial, mon but premier était vraiment d'apporter quelque chose d'original. Merci pour tes encouragements. C'est très gentil d'avoir pris un instant pour me laisser un message. Merci encore, à bientôt.

Moi-mme : Merci pour ton encouragements ! Même quelque petits mots simple me réconfortent. À bientôt.

Sur ce, bonne lecture !

Les semaines suivantes s'étaient écoulées de façon monotone. Suite aux recommandations de Harry Potter, j'avais décidé de me montrer plus raisonnable. Non pas que ses menaces m'inquiétaient, mais après avoir longuement réfléchit, je ne souhaitais pas contrarier Grace. Après tout, la jeune fille ne méritait pas d'être manipuler pour mon profit. Elle ne m'avait jamais causé du tort intentionnellement. Certes, l'utiliser m'apportait satisfaction, néanmoins Black me causait trop d'ennuis. Aussi, je continuais de parler avec la jeune fille sans arrière pensées. Et pourtant, malgré cette innocence sincère, nos échanges continuaient d'enrager mon ennemi. Comme quoi, je n'avais pas besoin de faire semblant pour l'enquiquiner.

« Je t'avais pourtant dit que je ne voulais pas participer. » Je râle contre Jack.

« Allez, on va bien s'amuser. Puis, tu es inscrit, tu dois être présent. » Plaisante mon ami.

« La faute à qui !? » Je m'énerve.

Jack s'esclaffe et je lui darde un regard noir. Contre mon grès cet idiot avait inscrit mon nom sur la liste des participants au club de duel du professeur Bequir. C'est donc d'un air maussade que je me dirige vers la grande salle en compagnie de plusieurs Serpentards. Si mes camarades sont excités, cette obligation me révolte. À cause de lui, ma présence devenait obligatoire. En effet, comme le professeur Bequir m'adorait, il ne se gênerait pas pour signaler mon absence auprès de mon directeur de maison.

« Tu crois qu'il va nous apprendre à nous défendre contre les impardonnables, Coco ? » Me demande le petit Bran.

« Non et arrête de m'appeler comme ça. » Je souffle entre mes dents.

J'avais vite appris que Suliman n'enseignait pas uniquement les principes des impardonnables à notre classe. La plupart des étudiants avaient participé à ces expériences grotesques !

« Mais Bruce m'avait dit qu'on s'entraînerait à lancer des Doloris ! » S'offusque Bran.

Cet imbécile venait de confier son mécontentement à voix haute. Aussi lorsque nous pénétrons dans la grande salle plusieurs têtes nous dévisagent avec des mines choquées. Le professeur McGonagall nous envoie un regard sévère très expressif. Pour faire bonne figure, j'adresse un sourire confus. Puis, avec autorité, j'entoure les épaules de Bran pour le diriger vers les gradins qui venaient d'être installés pour l'occasion.

« Ferme-la. Tu n'as pas fini d'écouter les conneries de ton frère ?! » Je le sermonne dans un murmure.

La grande salle était complètement réorganisée pour le club de duel. Une estrade en forme de rectangle dominait la pièce. Certainement l'endroit où se déroulerait les combats. Le professeur Bequir dirige les étudiants pour qu'ils s'installent dans les gradins. Ces dômes encerclent la salle de manière imposante. Je ne m'attendais pas à un résultat de cette ampleur. Il n'y avait pas une vingtaine d'élèves comme supposait Jack. Non, une véritable assemblée assistait à ce club. Des étudiants de toutes les maisons et de toutes les années. La question était plutôt qui ne participait pas à cet événement ? Même les professeurs rejoignaient la grande salle au fur et à mesure.

Je repère rapidement Jack et Bruce installés dans un des plus hauts niveau. Je les rejoins en compagnie de Bran.

« C'est quoi tout ce monde ?! » Je m'exclame outré.

« Je croyais que c'était un club de duel ? » Renchéri Bruce avec une moue dégoûté.

Sans prévenir, Bran envoie un coup de poing dans l'épaule de son grand frère.

« Aïe. Mais qu'est-ce qui te prend ! » S'offusque Lestrange.

« Tu m'as menti ! On va pas apprendre le doloris ! » Se révolte Bran.

Lorsque son petit frère recommence à le taper, Bruce attrape vivement ses poignets. D'un habile coup de pied il fauche les jambes du môme afin de l'obliger à s'asseoir. Puis d'un geste dominateur il resserre la nuque de Bran dans sa main.

« Ne recommence plus jamais ça ! Frappe moi encore une fois et je te coupe les doigts ! »

Jack et moi échangeons un regard. Aucun de nous deux n'appréciaient le comportement de Bruce envers son frère. Mais les Lestrange étaient élevés à la rude, peu importe leur âge. Le gosse ne pipe plus un mot et regarde ses pieds. Bruce était capable d'être cruel, cependant il s'acharnait souvent sur les plus faibles. Ces moments familiaux me rappelaient que j'avais de la chance d'être fils unique.

« Finalement, je pense que mon absence restera inaperçu au milieu de cette foule. » Je constate.

Parfait, pas besoin de faire semblant. Personne ne relevait le nom des participants. Je disposais d'assez de temps pour m'éclipser. Je vérifie l'entrée, les portes de la grande salle sont encore ouvertes. Entre les allés et venus je pouvais me glisser discrètement par l'ouverture.

« À tout à l'heure. » J'annonce de bonne humeur.

« Coba, tu avais dit que tu viendrais ! » S'offusque Jack dans mon dos.

Plus que quelques pas et à moi les heures de liberté dans la bibliothèque. Les dernières révélations sur le sujet Grindelwald m'avaient données plusieurs idées. Je voulais faire des recherches plus approfondies sur les reliques de la mort. Aussi, je me demandais ce que pouvait être les prochains projets du mage. S'attaquer aux Aurors… Mais de quelle façon ? Ces questions m'obsédaient.

Au moment de franchir les portes, une femme trébuche devant moi. Son équilibre perdu, elle finit sa course à plat ventre. La sorcière se fait remarquer et ce n'est pas uniquement à cause de sa maladresse. En effet, ses cheveux roses contrastent fortement avec les couleurs de la grande salle. Je reconnais immédiatement ce physique si particulier.

« Tonks ! Vigilance constante ! Ne relâche jamais ta garde ! » Grogne Fol'œil.

De son pas claudiquant, le sorcier rejoint sa recrue. Son œil électrique tourne à une vitesse hallucinante. L'homme pointe son bâton devant lui prêt à répliquer à une attaque.

« Elle s'est juste prise les pieds dans le tapis, Alastor. » S'exaspère Kingsley Shacklebolt.

L'homme aide alors Tonks à se relever. Maugrey, non convaincu, préférant son hypothèse d'attaque dissimulée, continue de vérifier les alentours. Je reste perplexe. Qu'est-ce que les hommes de mon père faisaient, ici ?

« Je suis tellement maladroite. » Rumine Nymphadora en empoussiérant sa tenue.

Un sorcier de grande taille apparaît alors derrière eux. Sa robe de sorcier est verte bouteille, plutôt élégante. Elle épouse parfaitement les formes de sa taille élancée. Une capuche recouvre sa tête. Le nouvel arrivant prend la parole.

« Je m'étonne encore que vous ayez réussi vos examens d'Auror. Vraisemblablement la discrétion ne fait plus partie des critères indispensables. » Il se moque d'une voix grave.

Remarquant ma présence, le sorcier à la robe verte se tourne dans ma direction. Même sous ce capuchon, je reconnais immédiatement mon père. On se dévisage plusieurs secondes, sans un mot. Ses yeux onyx me scrutent avec profondeur. J'ouvre la bouche avant de la refermer subitement. Nous n'avions pas partagé une conversation digne de ce nom depuis notre accrochage dans l'allée des embrumes. Aussi l'absence de remarque de mon géniteur me confirme une chose importante. L'homme n'a rien à me reprocher. Un bonjour aurait été polis, mais mon malaise m'empêche de prononcer le moindre mot. Je décide donc de tourner les talons en silence. Je peste intérieurement. Impossible de quitter la salle devant mon géniteur. Mais au-delà de cet imprévu, je suis terriblement inquiet. Bequir et Tom Jedusor dans un club de duel… J'avais raison de paniquer ? À grandes enjambées, je remonte les gradins à la recherche d'une place discrète. Soudain, un bras s'agrippe au mien afin de m'obliger à m'asseoir. Je m'exécute sans protester.

« Pourquoi les Aurors sont ici ? » Me demande Ron Weasley.

C'était le Gryffondor qui venait de m'inciter à m'installer. J'étais entouré de leur petit groupe habituel. Un étage en dessous, Grace et Black se retournent pour écouter notre conversation. Je commençais à me retrouver beaucoup trop souvent en leur compagnie dernièrement. Les Serpentard allaient commencés à jaser.

« J'en sais rien. Je viens de voir mon père… » Je chuchote rapidement.

« Ton père ? Qu'est ce qu'ils viennent faire dans un club de duel !? » S'étonne Harry Potter.

« C'est lequel ton père ? Le black ou bien celui qui me donne envie de vomir avec son œil !? » Demande Gauïs avec une grimace.

« Tu es bête ? Où tu le fais exprès ?! » S'exaspère Grace.

« Quoi ? Jedusor pourrait très bien être un albinos. » Appuie Gauïs sur la défensive.

« C'est celui avec la robe verte. » Rumine Grace en levant les yeux au ciel.

« Comment j'aurais pu le deviner ? Je ne vois même pas son visage sous son capuchon. » Réplique le jeune homme.

Je fais abstraction du sous-entendu insultant de Black. J'étais bien trop attentif pour faire une remarque.

« Leur présence est pourtant logique… » Déclare Hermione.

« Quoi ? Qu'est-ce qui est logique ? » Insiste Harry.

« Le ministère de la magie s'immisce dans les affaires de l'école. » Annonce Granger.

À la déclaration tous les regards se dirigent vers le même endroit. La silhouette de mon père est tranquillement adossée contre un mur. En retrait derrière ses trois Aurors, il observe la foule. Par moment, il donne des instructions, puis Maugrey ou Shacklebolt confirme d'un signe de tête. Sous cette capuche, personne ne se doute que le Directeur des Aurors venait de faire le déplacement en personne.

Les portes de la grande salle se ferment, puis Albus Dumbeldore rejoint le groupe des professeurs. Je comprends alors la raison de sa présence. Le directeur de Poudlard n'allait pas laisser le ministère s'infiltrer sans rien faire. Lupin et Bequir s'échangent des mots avec engouement. Les professeurs de défense contre les forces du mal seront les animateurs de ce club, cela ne fait aucun doute. Malgré l'objectif de ce rassemblement, la plupart des élèves envoient des regards inquisiteurs vers le petit groupe d'Aurors. Il faut dire qu'il ne s'agissait pas des recrues les plus discrètes. Parmi les quatre sorciers, seul Tonks semble être ravie d'être là. Un sourire exagéré retrousse ses lèvres. Face au malaise, le professeur Bequir décide de prendre parole. Il rejoint l'estrade afin de gagner de la hauteur.

« Mesdames et Messieurs, merci d'être venu aussi nombreux. Comme vous avez pu le constater la plupart des professeurs sont venus nous tenir compagnie pour cette première séance. »

Suliman aurait pu aussi bien dire tous les professeurs. À part Sibylle Trelawney, personne ne manquait à l'appel. Même ce géant de Hagrid était présent. Pourtant, tout le monde savait que la magie n'était pas son point fort. D'instinct je surveille mon père. Je remarque tout de suite que son attention est focalisée sur Suliman. Il rêve de lui sauter à la gorge, j'en mettrai ma baguette au feu. Je prie intérieurement pour qu'il continue à garder son calme.

« Aussi vous aurez remarqué, que des Aurors se sont joints à notre rassemblement. Ils sont là en observation… Quoique, ce serait avec plaisir de vous conviez à une démonstration ? » Provoque le professeur Bequir.

La proposition ne devait pas être prévue dans son discours de bienvenue, car je repère le mécontentement de Dumbeldore. Hermione avait raison. Le ministère de la magie surveillait les affaires de Poudlard. Or avec cette provocation, Suliman affrontait ouvertement l'autorité. Ce duel se présentait comme une démonstration de pouvoir.

« Nous sommes des observateurs, professeur. Loin de nous l'idée de vous importuner. » Annonce sagement Shacklebolt.

Des petits râles de déceptions se distinguent dans la foule d'élèves. Visiblement la majorité ne rejoignait pas les paroles de l'Auror. Les étudiants voulaient précisément assister à ce type de duel.

« Un duel ! » Réclame un étudiant de septième année.

« Professeur contre Auror ! » Insiste un Gryffondor en criant.

Les esprits s'échauffent. Des protestations éclatent dans les gradins. Certains battent des poings pour réclamer un affrontement. Les Aurors se font hués. Tout commence à dégénérer, des étudiants se permettent de diriger des gestes assassins vers la petite troupe. Confuse par le revirement de situation, Tonks avait vite perdu son sourire. Les élèves mélangeaient les rôles. Les Aurors représentaient Fudge, seulement ce cher premier ministre ne possédait la meilleure des réputations dernièrement.

« SILENCE ! » S'écrie le professeur Dumbeldore.

Il darde les élèves protestataires d'un regard sévère. Un mot avait suffi à calmer les perturbateurs. Personne ne se risquait à protester contre le grand Albus Dumbeldore. Ce château lui appartenait.

« Je ne tolérais pas un tel comportement dans cette école. Professeur Bequir, ces jeunes gens ont gentiment déclinés votre proposition. Je vous prie de continuer votre discours dans le respect de chacun. »

J'ai un mauvais pressentiment. La mine revêche de Suliman indique clairement qu'il n'a pas envie d'en rester là. D'ailleurs, il n'est pas le seul. Plusieurs élèves envoient des regards suppliant à leur professeur. Ils venaient sûrement de louper le meilleur duel de leur vie.

« Bien. Le professeur Dumbeldore à raison. Ce n'est pas une arène ici. Nous sommes rassemblés pour apprendre. Je vous saurais gré de vous comporter avec plus de distinction. Aussi, je ne force personne à disputer un duel, tout doit se dérouler sous la forme du volontariat. Bien que vous soyez tous présents de votre propre initiative. Aussi, il me semble judicieux de commencer par une démonstration. Un professeur peut-être ? »

Encore une fois, sans y être invité, les élèves se manifestent pour choisir leur professeur. Dans la petite troupe professorale, aucun ne semble émettre un quelconque intérêt à se donner en spectacle.

« Dans le silence, s'il vous plait. Nous allons procéder par un vote. Indiquer le nom de votre recrue ! » Demande Bequir.

Les jeunes sorciers s'activent à afficher le nom de leur combattant du bout de leur baguette magique. Des lettres scintillent dans les airs. Je ne participe pas. De plus mon vote n'aurait strictement rien changé. Le même nom s'affiche dans tous les gradins.

« Albus Dumbeldore. Désolé monsieur, vos élèves ont parlé ! » S'amuse Bequir.

À l'inverse, cette nomination n'amuse pas du tout Dumbeldore. Mais il continue tout de même de rester humble. Étonnement, il rejoint l'estrade dans l'attente de son adversaire. Le vieux citronné devait commencé à regretter son discours de rentrée. À défier l'autorité, Dumbeldore venait de se frotter aux esprits échauffés. Tels des victimes de la hiérarchie, les étudiants réclamaient réparation. Évidemment aucun volontaire ne se manifeste pour affronter le sorcier aux lunettes demi-lune.

« Qui souhaite affronter notre directeur ? Personne ? Pas très étonnant…. Bon, je prends le coche si personne ne se manifeste. » Propose Suliman.

Finalement, ce duel serait parfait. Voir cet idiot se faire casser la figure me remplit de joie. Dumbeldore était connu comme un des sorciers le plus puissant d'Angleterre. Je ne l'avais jamais vu à l'œuvre. Néanmoins, je ne doutais pas que ce spectacle m'impressionnerait.

Une personne se présente alors. Je me ratatine dans mon siège. D'un mouvement fluide, la silhouette de mon père s'avance sur l'estrade. Au moment où il enlève sa capuche, j'abats la mienne sur ma tête. Néanmoins… Inutile de me cacher.

« C'est le directeur des Aurors. »

« Tom Jedusor. »

« Jedusor ? »

« Je crois que son fils est en cinquième année à Serpentard. »

« Un Cobra ou quelque un prénom comme ça. »

« Ah oui, celui qui a été nommé au Mangenmagot. »

« Tu as vraiment la même tronche que ton vieux. » Reconnaît Gauïs Black.

Les murmures ne s'arrêtent pas. Certains essayent même de me trouver dans la foule. Je serais désormais le fils du fou qui a osé affronter Dumbeldore en duel. Mon malaise est palpable. Je n'arrive pas à stopper mes gigotements sur mon siège. Il pouvait critiquer mes actions irréfléchies… Trop fier, il n'avait pas pu s'abstenir d'assouvir sa vengeance. Car au-delà de sa haine envers Bequir, Tom Jedusor détestait Dumbeldore. Et d'avantage depuis que l'homme m'avait engrener dans sa cour suprême.

« Et bien, Suliman. Vous vouliez votre duel Auror contre professeur. Allons-y. » Susurre dangereusement mon père.

Bien entendu mon nouveau professeur de défense contre les forces du mal ne s'attendait pas à découvrir mon père sous ce capuchon. Se doutait-il seulement qu'il était hautement placé au ministère ? Je l'ignorais, mais sa surprise ne passe pas inaperçu lorsqu'il le reconnaît. Mon père sort sa baguette d'ébène, avide de commencer. Après avoir grandi plusieurs années à ses côtés, je sais que ce duel sera un défouloir pour lui. D'ailleurs, je ne suis pas le seul à remarquer cet engouement.

« Tom. C'est une démonstration. » Insiste Dumbeldore.

« Pas aux yeux de Fudge, professeur. » Termine Tom Jedusor.

Puis sans laisser le temps au Directeur de Poudlard de répliquer, Tom Jedusor envoie un maléfice en informulé. Un jet de lumière rouge s'abat sur Dumbeldore. D'un geste habile, ce dernier déploie un bouclier, la lumière se transforme vite en poussière rouge autour de lui.

Le duel ne se déroulerait pas à la manière d'un combat singulier. Les derniers mots de mon père n'étaient pas anodins. Le ministère de la magie interviendrait bel et bien dans les affaires de Poudlard. La dernière provocation orchestré par le professeur Bequir avait fini par sortir les Aurors de leurs retranchements.

« Whaou. C'était quoi ce sort ? » S'exclame le petit Collin quelques rangs devant nous.

Le gryffondor n'était pas le seul élève à s'extasier devant le spectacle. Certains s'hissent debout sur les gradins afin d'obtenir un meilleur visuel.

Tom Jedusor ne laisse aucun répit à son adversaire. Une fumée noire englobe sa silhouette et l'homme apparaît dans le dos de Dumbeldore. Ce dernier ne lui laisse pas le temps d'attaquer, d'un claquement de main il disparaît à son tour. Au même moment un cri d'aigle se fait entendre. Le Directeur de Poudlard transfigure alors près des portes d'entrée de la grande salle. Une masse rouge voltige entre les bougies suspendues du plafond magique. Je reconnais immédiatement Fumseck le phénix de Dumbeldore. Comment avait-il fait ça !? Je savais qu'il existait plusieurs moyens de se déplacer sur des courtes distances. Mon père venait d'user de la magie noire, mais je reste ébahi par le procédé de Dumbeldore ! Les phénix faisaient partie des animaux les plus fascinants. Ils possédaient une multitude de compétences cachées.

Furieux, Tom Jedusor s'élance de l'estrade. Je pense d'abord qu'il descend afin de rejoindre son adversaire, mais à mi-hauteur sa silhouette se met à planer.

« IL VOLE ! »

« Regardez ! Il n'a même pas de balai ! »

Abasourdi je rejoins le mouvement général. Je me redresse debout afin de vérifier que je ne suis pas en train d'halluciner. Des vapeurs sombres englobent son corps, ses déplacements sont fluides et précis. Les étudiants ne sont pas les seuls à rester admiratifs devant ce numéro de voltige. La plupart des professeurs abordent les mêmes expressions. Le petit Flitwitch sautille sur place en couinant. Je ne comprends pas tout de suite l'intérêt d'utiliser ce procédé, puis je remarque alors que Tom Jedusor prends le phénix en filature. Devinant les intentions de son ancien élève, Dumbeldore envoie un sort pour le stopper.

« Tom ! » Tonne le Directeur en colère.

Soudain, la petite masse rouge du volatile s'enflamme. Un tas de cendre tombe sur le sol. Tom arrête alors sa course poursuite. À son air satisfait je comprends qu'il venait de réduire en cendre le phénix de Dumbeldore. Suite à cette exécution, des cris scandalisés résonnent dans la grande salle. Personne n'appréciait de voir un animal se faire calciner.

« Pas d'aide extérieur, professeur. Un combat loyale. » Susurre froidement Tom.

Le petit tas de cendre remue doucement, une petite tête munie d'un bec fin refait surface. Les personnes scandalisées avaient temporairement oublié que l'on ne pouvait pas tuer un phénix. Bien entendu, Tom Jedusor n'agissait jamais sans réfléchir. Cette élimination était purement stratégique. Dumbeldore devra user de ses pouvoirs et non pas de son familier pour gagner ce combat. La stratégie du vieil homme est tout autre, à l'inverse de mon père, il entreprend ce duel sur la défensive.

« Waddivasi ! » Attaque le directeur des Aurors.

Le sablier des Gryffondors permettant de comptabiliser nos points de maison, est propulsé vers Dumbeldore. Son ascension est tellement rapide, qu'il est impossible de le suivre des yeux. La vitesse est équivalente à celle d'une balle d'une arme moldu.

« Piertotum locomotor. » S'écrie Albus Dumbeldore au même moment.

Une statue de la grande salle s'anime et s'interpose immédiatement devant le directeur de Poudlard. Le sablier décapite la tête du chevalier de pierre. Le choc est tellement violent que les rubis du sablier valdinguent dans toute la grande salle. Une des pierres précieuses arrive même jusqu'à mes pieds. Seamus Finnigan, un Gryffondor de sixième année se presse de l'attraper.

« Et un point de plus pour Gryffondor ! » Il s'exclame en brandissant le rubis.

Plusieurs personnes s'esclaffent à la plaisanterie. Les réactions sont mitigées. Des sourires et des grimaces recouvrent les visages des étudiants.

« Ton père est barge. » Murmure Gauïs Black à mon oreille.

J'arque un sourcil dans sa direction. Le jeune homme avait décidé lui aussi de prendre de la hauteur afin d'assister au spectacle dans les meilleures conditions. Il se tient à côté de moi et son regard envieux ne quitte pas le duel des deux hommes. Étrangement, il ne s'agissait pas d'une insulte. Mon ennemi était clairement admiratif.

« Comment allons-nous comptabiliser nos points maintenant !? » S'horrifie Granger.

Le choix du sablier des Gryffondor n'était pas anodin pour mon père. Je savais qu'il détestait la maison des rouge et or. Petite vengeance personnelle ? Cette pensée m'amuse et je ricane malgré moi. Un bras amical encercle mes épaules. Jack vient de me rejoindre accompagné de Bruce et Bran. Une excitation dessinent les traits de son visage. Il n'est pas le seul, je remarque qu'une fierté habitent plusieurs de mes camarades. Tout le monde savait que Dumbeldore représentait la maison de Gryffondor. Aussi un serpent appréciait toujours de voir un de leur représentant détrôner un lion.

« VIVE SERPENTARD ! » Rugit Lestrange.

Si les étudiants ignoraient encore de quelle maison venait le directeur des Aurors, c'était chose faite. L'intervention de Bruce déclenche une hystérie collective. À l'unisson, tous les Serpentard se lèvent pour acclamer leur représentant. Les encouragements de Lestrange sont repris en cœur par les vert et argent.

« A BAS GRYFF… ! » Couine Bran.

« Tais-toi. » Je m'esclaffe en couvrant sa bouche de ma main.

Les paroles venaient d'inspirer son petit frère, seulement cet idiot oubliait que nous étions entourés de Gryffondor.

« Tu as un problème, demie portion ? » S'agace Thomas.

« Relaxe, c'est un gamin, Dean. » S'oppose Black.

Cette défense me surprend dans un premier lieu, puis je me rappelle que les Black et le Lestrange font partie d'une même famille. Un vrai casse tête tous ces cousins éloignés. Pour répondre à l'attaque, les Gryffondor décident d'engager des encouragements de la même manière. Bientôt les noms de nos deux maisons sont scandées dans toute la grande salle.

De nouveau, Tom Jedusor attaque, il envoie un sortilège d'expulsion vers son adversaire.

« Elasticus. » Riposte le vieil homme.

Le sorcier bondit dans les airs à une hauteur vertigineuse. Le sortilège de son adversaire s'écrase contre les portes d'entrée. Ces dernières se dégondent avant de se fracasser au sol. Profitant de la diversion, Dumbeldore en profite pour expulser Tom Jedusor en arrière. Sa silhouette glisse jusqu'au mur opposé. Puis d'un mouvement de poignet l'homme aux lunettes demie-lune lance un sortilège en informulée. Le bras droit de mon père se retrouve vite collé contre le mur. Il tente de se dégager sans y parvenir. Dumbledore venait d'utiliser un maléfice de glue perpétuelle. Alors bien entendu, selon la puissance il était impossible de s'en débarrasser.

Dumbeldore se rapproche dangereusement. La baguette d'If de mon géniteur est dans sa main emprisonnée. Tom n'a pas le temps d'attraper son arme pour riposter, il tend sa main libre devant lui afin de se défendre.

« Expelliarmus. » Énonce Albus.

Le sortilège de désarmement atteint sa cible, mais un phénomène étrange se produit alors. Une boule luminescente se matérialise dans la paume de Tom. Sa baguette magique est toujours présente dans son autre main. L'Aura grandit de plus en plus, des flammes s'embrasent dans son centre. Les yeux de mon géniteur sont d'un rouge vif. Il s'apprête à tuer. Dumbeldore semble comprendre, car d'un geste défensif il présente ses mains devant lui.

« Tom, c'est terminé. Arrêtons nous, ici. »

Mon père fait abstraction des recommandations du vieil homme. La sphère luminescente éclate, un basilic de feu s'en échappe. Le reptile glisse de manière menaçante vers sa cible. Son envergure est impressionnante, celle d'une taille réelle. Lorsque le roi des Serpents arrive à hauteur de Dumbeldore, il se redresse... Sa mâchoire claque, avide d'avaler sa proie. Puis sans prévenir le Basilic ingurgite le sorcier.

Une lutte incompréhensible s'engage. Nous observons une sphère de flamme englober notre directeur de Poudlard. Par moment il est possible de distinguer la tête du serpent repartir à la charge. Tom Jedusor profite de cette diversion pour arracher son bras du mur. Un morceau de sa robe reste accroché. Lorsque j'aperçois un filet de sang dégouliner le long de son avant bras, je devine qu'un bout de peau est également resté collé.

La douleur est invisible sur son visage haineux. Il secoue négligemment son bras afin d'enlever le sang qui le gêne. Un bout de chair de la taille d'un vif d'or se distingue sur son membre. Tom avait dû y laisser sa peau afin de se libérer de la glue perpétuelle. L'absence de douleur ne m'étonnait plus chez mon père. En revanche, sa dernière réalisation sans baguette magique me laisse perplexe. Dumbeldore avait raison, Tom Jedusor était bel et bien un homme très puissant.

Bientôt, Dumbeldore termine sa lutte contre les flammes. Le basilic est évincé et le vieil homme réapparaît. Sa robe de sorcier est trempé, des gouttes d'eau dégoulinent sur le sol. Le bleu de sa robe est désormais noircie à plusieurs endroits. De la fumée apparaît sur l'étoffe. L'homme tousse et une petite brise de feu s'échappe de sa bouche. Est-ce que Dumbeldore venait d'avaler le basilic de feu ?!

« Je vais mettre un certain temps à le digérer… » Plaisante Dumbeldore en massant son ventre.

Euphorique, les étudiants en redemandent. Nous venions d'assister à un duel digne de ce nom. Deux grands sorciers venaient de s'affronter. Mais connaissant mon père, ce n'était pas fini. Au moment où le directeur des Aurors pointe de nouveau sa baguette sur Dumbeldore, le professeur Lupin s'interpose.

« Bravo, messieurs. Démonstration incroyable… Nous en avons assez vu pour aujourd'hui. Inutile de poursuivre, le pouvoir de nos deux combattants est équivalent. Pas de gagnant, ni de perdant. Par le décret magique des duels je déclare celui-ci terminé. »

Pendant un instant, je pense que le loup-garou venait d'inventer cette règle. Cependant, lorsque les deux adversaires abaissent leurs baguettes magiques à l'unisson, je ne doute plus.

« La séance est terminée. Rendez-vous la semaine prochaine. » Conclut le professeur Bequir.

La mine dépitée de mon professeur me rempli de joie. L'expression des adultes présents est grave. Leur air jovial du début avait été vite remplacé par de l'inquiétude. Les étudiants de Poudlard ne voyaient pas l'enjeu politique qui venait de se dérouler. La foule commence alors à quitter les lieux, les bavardages explosent. Les élèves se pressent de décrire les prouesses auxquelles ils venaient d'assister.

« Je vous rejoins à la salle commune. » Je préviens Jack.

Puis, je dévale les gradins derrière mes camarades. Mon père venait de franchir les portes, ses Hommes sur ses talons. Je joue des coudes pour me frayer un chemin entre les autres. C'est difficile d'avancer. Mon cœur est rempli de fierté. Je voulais échanger quelques mots avec mon père avant qu'il parte. L'homme descend les escaliers, bientôt il franchirait les portes de sorties.

« PAPA ! » Je crie à travers la foule.

Le sorcier reconnaît ma voix à travers le brouhaha. Il stoppe ses pas et se tourne dans ma direction. J'avance lentement. Ça y est, je suis sur les marches de l'escalier.

« Avancez. Je vous rejoins. » Annonce mon père.

Tonks, Maugrey et Kingsley approuvent l'ordre d'un signe de tête et continuent leur chemin. On se retrouve alors face à face. Je prends de la hauteur sur une marche. Le regard sévère de mon père se déplace sur ma silhouette. Puis, après son inspection il me fixe avec insistance.

« Oui ? » Il s'impatiente.

J'avale ma salive. C'était difficile de lui parler publiquement après cet exploit. Plusieurs têtes curieuses nous dévisagent sur leur passage.

« C'est que… Tu sais… On n'a pas trop eu le temps de discuter. » Je marmonne.

Machinalement je frotte ma nuque. Le sujet me rend mal à l'aise.

« Coba, tu penses vraiment que l'on est au bon endroit pour discuter de ça ? » Remarque Tom.

Niveau discrétion, il avait raison. Mais une nouvelle culpabilité me rongeait. Je devais expliquer la vraie raison de mon implication dans le Mangenmagot. Je ne l'avais pas trahi comme il le pensait. Non cette nomination était bien stratégique. Bien entendu, mon père avait raison. Impossible de lui confier mes plans devant des élèves de Poudlard.

« Oui… Enfin… Je voulais te dire merci. »

Je présente maladroitement ma main devant lui. Au geste, mon père plisse les yeux. Ce n'était pas dans mes habitudes de venir remercier les gens. Néanmoins, malgré sa méthode rude, mon géniteur avait réussi à me faire prendre conscience de choses importantes. Grace à lui, je venais de grandir. Je le remerciais de m'avoir réveillé.

« Tu viens réellement de me tendre ta main ? » Se moque Tom.

« Oui…? Quel est le problème ? » Je m'étonne.

Ma main continue d'être tendue dans le vide.

« Je suis ton père. » Rappelle le sorcier.

Contrarié, je rassemble mes mains dans mes poches. Était-ce une façon de ne pas accepter mes remerciements ? Je commence à rebrousser chemin, mais mon père me donne une accolade rapide. Il chuchote alors des mots à mon oreille.

« Prends soin de toi, Coba. »

Je tapote maladroitement son dos. Cette fraction de tendresse me laisse dubitatif. Mon père me manifestait rarement de l'affection, encore moins en public. Aussitôt l'étreinte rompu je sens mes joues s'empourprer. Il n'avait pas repoussé mon geste premier, non il estimait simplement qu'il méritait mieux qu'une simple poignée de main. Le regard de mon géniteur est fuyant, ce genre de démonstrations le rendait inconfortable lui aussi. Je décide de rompre ce moment dérangeant.

« N'oublie pas de soigner ton bras, sinon c'est ma mère qui va te consigner à domicile. »

On connaissait tous les deux l'aspect protectrice de Glass. À la moindre égratignure elle s'inquiétait, alors mon père n'avait pas fini de répondre aux questions hystériques de sa femme. Aussi avec son métier, Tom Jedusor rentrait souvent avec des blessures. À ma remarque, l'homme ricane, puis sans un mot de plus il s'éloigne vers la sortie. Sans bouger, je l'observe partir.

« On devrait ouvrir un club pour apprendre à se battre. » Annonce une voix sur ma gauche.

Je dévisage mon interlocuteur, Harry Potter. Ce dernier est très sérieux, son air est grave.

« Ce n'est pas le principe du club de duel ? » Je rappelle.

« A ce rythme-là, il ne va pas rester longtemps ouvert. » Confis le Gryffondor.

« Comment ça ? » J'interviens.

« Fudge ne va pas apprécier ce qui vient de se passer. » Explique Granger.

Les regards des Gryffondors sont insistants. Ils attendent une réponse de ma part. J'avais tendance à oublier les enjeux politiques. Granger avait raison, ce club de duel se présenterait comme une menace. Dumbeldore s'opposait publiquement contre l'opinion de Fudge. Il verra bientôt ce petit club comme une armée. Ce n'était plus qu'une question de temps avant que le club de duel du professeur Bequir ferme ses portes. Pourtant, la menace extérieure était bien réelle. Je suis conscient des événements futurs, néanmoins je ne souhaite pas être mêlé à leur club secret. Je m'éloigne rapidement.

« On a besoin de toi, Jedusor. » Insiste Harry.

J'entends leurs pas dans mon dos. Les deux Gryffondors ne me lâchent pas d'une semelle.

« Ça serait bien la première fois. » Je rumine en continuant mon chemin.

Ils allaient devoir perdre leurs habitudes à me suivre. Généralement, un lion ne demandait pas l'aide d'un serpent.

« On a besoin d'en connaître d'avantage sur la magie noire. » Signale Hermione.

Mes pas se stoppent immédiatement. Je ne m'attendais pas du tout à une demande de ce genre. Avais-je bien compris ?

« Pardon ? » Je demande.

« Grindelwald est un expert dans cette branche. On doit être capable de se défendre contre ses attaques. » Explique Harry dans un murmure.

« Et ? Quel rapport avec moi ? » Je m'agace.

« Tu possèdes ta réputation, Jedusor. En matière de magie noire, on sait à qui s'adresser. » Poursuit Granger.

Je ne m'étais jamais caché auprès de mes camarades sur le sujet. Je répondais volontiers à quiconque me posait une question sur cette branche obscure. Pas étonnant que mon père me sermonnait à ce propos. Si tout Poudlard était au courant…

« On ne te demande pas de nous apprendre à l'utiliser. On veut juste être capable de s'en défendre. » Ajoute précipitamment Harry.

La magie noire avait toujours été incomprise. Sa pratique dangereuse impliquait des conséquences. Cependant elle permettait d'accomplir des choses inimaginables. L'inconnu terrifiait la plupart des gens. Pourtant, la magie noire demeurait une arme redoutable contre les attaques. Ces Gryffondors étaient bien trop sages pour admettre son utilité.

« Pourquoi je vous aiderais ? » Je veux comprendre.

Aucun de leurs arguments parvenaient à me convaincre de rejoindre leur cause. Je me fichais de les aider, qu'est-ce que cela m'apporterait ? Ce ne sont pas mes amis, je ne leur fais même pas confiance.

« Parce qu'on se bat contre le même ennemi, Jedusor. Tu en as pas marre d'être mis à l'écart ? Cette bataille nous concerne tous. Toi et moi encore plus que n'importe qui. Le but premier de ce club est qu'aucun d'entre nous ne soit plus jamais seul face à Grindelwald. Alors, oui, ça me coute de venir te demander de l'aide. Mais il est temps de mettre notre fierté de côté. Un combat nous attend et peu importe notre ascendance, on se bat tous contre la même personne. Voilà les nombreuses raisons qui te pousseraient à venir nous aider. »