Bonjour tout le monde !

Premièrement, j'espère que vous allez bien. Merci pour vos commentaires encourageants, ils me font énormément plaisir. Je poste un nouveau chapitre, pourvu qu'il soit à votre goût. Certaines choses, laisse à supposer une direction particulière ;). N'hésitez pas un laisser votre commentaire.

Jaed : Super que tu es apprécié ce chapitre. Je prends note de tous tes conseils. Je les appliquerai au prochain combat, pas de cassures dans l'action ! Pas de problèmes. Merci pour ta review. À bientôt.

Laviestbelle : Géniale, mille merci pour avoir laissé un petit message. Je suis ravie que mes personnages te plaisent, c,est pas évident avec des OC alors mille merci pour ton compliment. Merci encore et encore. À bientôt.

L : Merci pour ta review, je suis honorée de te compter parmi les lecteurs. C'est vraiment appréciable de savoir que ses OC sont crédibles. Moi aussi je trouve Coba et Grace assez chou ;). Et j'adore les prises de tête entre Coba et Tom. Un immense merci pour tous tes compliments. A bientôt.

Bonne lecture.

Les prédictions de Granger s'avérèrent exactes. Dès le lendemain un nouveau décret imposa la dissolution des tous les clubs existants à Poudlard. Dorénavant tout type de rassemblement devait être approuvé par le ministre de la magie en personne. Par conséquent, le professeur Bequir avait dû avorter son projet. Cette nouvelle décision échauffa les esprits. Malheureusement, Dumbeldore resta impuissant devant cette nouvelle décision. Fudge avait changé plusieurs lois afin de vouer son dévolu sur Poudlard.

« C'est temporaire, on trouvera bientôt une salle plus adaptée à notre activité. » Explique Granger.

Une dizaine d'élèves sont regroupés dans la salle de métamorphose du professeur McGonagall. Hermione Granger venait de finir d'énoncer plusieurs sortilèges de protections. Aux yeux du nouveau décret du Fudge, ce rassemblement était illégal.

« Parfait. Bonjour à tous. Si vous êtes ici, c'est que vous avez manifesté un intérêt à vous opposer contre Grindelwald. Euh… oui Seamus ? »

Le Gryffondor venait de lever la main afin d'interrompre le discours de Harry Potter.

« Qu'est ce qu'un Serpentard fait ici ? » Proteste Finnigan.

Je ne peux le blâmer. Quelle acromentule m'avait piqué pour que j'accepte un plan pareil ? J'ai beau être caché dans un coin de la salle, plusieurs élèves partagent l'agressivité de leur camarade.

« Seamus, tout le monde à le droit d'être, ici. Peu importe sa maison. » Intervient Hermione.

« On sait tous, qui est son père. Il est dans le camp de Fudge, alors excuse-moi, mais je ne vois vraiment pas de quel droit il est ici. » Riposte le jeune homme.

Finnigan m'envoie un regard assassin, j'en fais abstraction. Même si ses propos me révoltent. Tom Jedusor était dans le camp de personne.

« Mon père est Auror, Seamus. Il travaille pour le ministère. Tu souhaites également que je m'en aille ? » Cingle Gauïs Black.

« La plupart de nos parents travaillent pour Fudge, ça ne veut pas dire qu'ils soutiennent sa cause. » Termine Harry Potter.

Finalement, le message du Gryffondor attaquait plusieurs personnes. Les Potter, Black et Londubat suivaient le même schéma. Le maladresse du garçon avait suffi à ranger plusieurs personnes de mon côté. Je décide de ne toujours pas me manifester, j'analyse en silence.

« Si ça te pose un problème, tu peux t'en aller. » Insiste Harry.

Seamus prend conscience de son excès et décide de ne pas poursuivre. Il se rassoie discrètement sur sa chaise.

« C'est valable pour tout le monde. Il n'y a pas de Gryffondor, de Serdaigle, ni de Poufssouffle ou encore de Serpentard entre ces murs. Nous sommes un même groupe d'individus, uni dans les mêmes objectifs. » Continue Potter.

Hum… Son beau discours m'écœure. Je suis le seul Serpentard, alors bien évidemment je ferais toujours partie de la minorité. Je connais la majorité de ces élèves. Pourtant, j'ai du mal à imaginer une quelconque complicité avec eux.

« Bien. Le but premier de ce club est d'apprendre à nous défendre correctement contre la menace extérieure. Le ministre de la magie refuse d'y croire, mais nous n'allons pas attendre gentiment que Grindelwald se manifeste. » Explique Hermione.

« Fudge vient d'éloigner ce genre de menace pour une raison évidente. Il pense que Dumbeldore est en train de créer une armée. » Annonce Neville.

L'intervention du jeune homme manque cruellement de confiance. Ce dernier fixe le sol d'une manière pathétique.

« Justement, nous allons créer une armée capable de riposter. » Renchéri Gauïs.

« L'armée de Dumbeldore. » Chantonne Luna Lovegood.

« Ça en jette. » Confirme Zacharias Smith, un élève de Poufsouffle.

Euphorique, les étudiants tonnent le nouveau nom du club. Leur engouement me sidère. Ils n'allaient pas choisir un nom si grotesque !?

« Vous êtes sérieux ? Vous ne pensez tout de même pas donner le nom de notre directeur à ce club ? C'est quoi votre but ? Que Dumbeldore finisse à Azkaban ? Car c'est exactement où l'enverra Fudge s'il tombe sur l'armée de Dumbeldore. » Je saque avec moquerie.

« Il n'a pas tout à fait tord. » Reconnaît Hermione en effaçant un mot sur son parchemin.

Certains approuvent mon raisonnement, d'autres persistent à défendre leur titre.

« Tu as peut-être une meilleure idée ? » Crache Gauïs avec agressivité.

Je soupire face à cette nouvelle hostilité. Loin de moi l'idée de participer à ce club pour être dénigré.

« Je dis juste qu'un nom plus énigmatique serait plus intelligent. » Je réponds.

« Tout le monde peut proposer un nom, on votera pour celui qu'on préfère. » Annonce Granger.

Les participants se pressent de trouver des idées. Je m'attends au pire. Vu le premier nom proposé, ces idiots manquaient d'imagination.

« Les cogneurs. » Propose Dean Thomas.

« Les furies de Poudlard. » S'exclame Ginny.

« On n'est pas tous des filles. » Fait remarquer Ron Weasley.

Sans me cacher je grimace à l'entente de leurs propositions. Non, hors de question de faire partie d'un club secret qui s'appellerait les groupies enragées !

« Et pourquoi pas Les Chevaliers de la Table Ronde. » J'interviens.

À ma proposition le silence s'installe. Mon statu m'inspirait secrètement. La légende d'Arthur avait toujours fait partie de mes livres préférés. Tout le monde appréciait cette histoire, peu importe sa maison. Les chevaliers de la table ronde englobaient un grand nombre de personnalités.

« C'est une idée brillante. » Approuve Grace Potter, les yeux pétillants.

« J'aime beaucoup. » Confirme Luna.

« Pas mal. » Reconnaît Ron Weasley.

Ces revendications me confortent dans mon idée. Plusieurs éléments se superposent dans ma tête. Un club secret devait être constitué de membres secrets.

« Parfait, je crois qu'on est tous d'accord pour choisir ce nom. Personne ne s'y oppose ? » Demande Harry.

Personne ne contredit la proposition, même Black confirme d'un signe de tête.

« Je vais vous demander d'inscrire votre nom sur le parchemin. Ce club doit impérativement rester secret. De cette façon si vous parlez des Chevaliers de la Table Ronde sans aucune autorisation, nous le saurons. » Explique Hermione.

Il existait des moyens plus radicaux pour éviter qu'une information fuite. Cependant, je doutais que ces esprits saints préconisent le serment inviolable. Un détail me dérangeait dans le procédé.

« On devrait pousser l'idée de club secret plus loin. Il faut être plus discret. Qu'est ce qu'il se passera si une personne tombe sur ce morceau de parchemin ? On aura tous des ennuis. Je pense que chacun d'entre nous devrait utiliser un surnom. De cette façon, on pourrait échanger publiquement sans risquer de compromettre l'identité d'une personne. Le vrai nom des participants sera exclusivement connus par ses membres. »

Ma tirade ne passe pas inaperçu. Je constate que mes camarades s'imaginent déjà des surnoms chevaleresques. Après tous, de nombreux sorciers avaient partagé la table ronde d'Arthur.

« Tu veux dire… Des surnoms inspirés de la légende des Chevaliers de la Table Ronde ? » Demande Grace, un sourire aux lèvres.

« Par exemple. » Je confirme.

Mon cœur palpite d'excitation ! Je voyais déjà d'autres projets pour ce petit club. Des missions d'infiltrations ou même encore des combats à visage cachés.

« Laisse-moi deviner… Tu veux être Arthur ? » Râle Gauïs.

« Non, moi je serais Merlin. » Je déclare.

« Pourquoi c'est toi Merlin ? » S'oppose Seamus.

« Parce que je suis le seul Serpentard de ce club. »

Et indubitablement le plus légitime à le représenter. Merlin n'était pas un chevalier, mais il avait été le conseiller officiel du Roi Arthur, sans lui l'histoire de la table ronde ne serait jamais devenue une légende. C'était étrange de défendre ce nom sans devoir me cacher. Évidemment, les autres ne soupçonnaient pas mes intérêts premiers. Je jubile intérieurement.

« Je serais Morgane ! » Annonce immédiatement Grace Potter en levant la main.

Je m'amuse du nom choisit par la jeune fille. Un personnage maléfique ? Intéressant.

« Dans ce cas je prends Mordred. » Choisi Gauïs.

Stratégique, le chevalier Mordred s'était vite raccroché à la cause de la fée Morgane.

« J'espérai qu'on choisirait des noms de personnes honnêtes. » Signale Harry.

Effectivement, Black et sa sœur ne venaient pas de choisir les personnages les plus humbles de la légende Arthurienne.

« Ce ne sont que des surnoms, Harry. Je prends la fée Viviane. » Poursuit Hermione.

« Dans ce cas, ce sera Lancelot pour moi. » Répond Potter.

« Uther ! » Annonce Ron.

Tout le monde prend plaisir à se choisir le nom d'un personnage. Bientôt, tout le monde fini par inscrire son surnom sur le parchemin d'Hermione. Je suis surpris, personne ne s'était risqué à choisir celui du Roi. Même Harry Potter avait préféré s'abstenir. Les autres maisons manquaient d'ambition.

« Qui est le chef ? Je veux dire, notre surnom classifie notre importance dans la hiérarchie ? » Demande Cho Chang.

L'attrapeuse de Serdaigle adresse sa question aux principaux organisateurs. Harry et Hermione échangent un regard embarrassé. Visiblement aucun des deux ne souhaitaient revêtir ce rôle. Est-ce mon imagination ou bien Potter vient de m'envoyer un regard suggestif ?

« On n'a pas prévue de nommer un dirigeant. On préfère continuer d'un pied d'égalité. » Explique Granger.

C'est stupide. Chaque groupement nécessite la présence d'un chef. Sans ordres stricts, la civilisation de chacun ne durera pas longtemps. L'être humain avait besoin d'être canalisé afin de ne pas s'égarer. Je rêvais de ce titre, mais je n'en laisse rien paraître. Sans faire mes preuves, personne ne m'aurait suivi.

« Les séances se dérouleront à quelle heure ? Étant donné que les sélections de Quidditch auront lieu samedi prochain vers 14H... » Signale Chang.

« Les sélections ? » Répète Harry sans comprendre.

« Tous les clubs ont été dissous, les équipes de Quidditch ne sont pas épargnés. » Explique la Serdaigle.

A priori, Harry Potter ne s'attendait pas ce résultat. J'avoue de ne pas y avoir pensé moi-même. Peut-être qu'une chance de réintégrer mon équipe de Serpentard se présentait ? Cependant, cette intervention prouvait que tout le monde ne prenait pas les chevaliers de la table ronde au sérieux. Il faudrait un certain temps avant que ce projet se mette en place.

« J'ai également pensé à cet inconvénient. Comme ce club est tout à fait illégal, on ne peut pas se permettre de communiquer notre prochain lieu de rassemblement par le bouche à oreille. Ce ne serait pas assez discret. J'ai donc pensé à une sorte de Gallion via lequel on pourrait communiquer entre nous. On pourra choisir le destinataire et inscrire quelques mots sur la pièce. Quand un message sera communiqué la pièce chauffera dans votre poche. De cette façon on conviendra la date et le lieu de nos prochaines séances. J'en suis au prototype, mais je pense que d'ici le début des vacances ce sera au point. Vous devrez faire juste attention à ne pas dépenser votre Gallion par inadvertance. » Explique Hermione.

Impressionnant. Cette invention est d'une ingéniosité déconcertante. À l'évidence Granger préparait ce spécimen depuis un moment déjà. Cette idée de club secret devait occuper les esprits du petit groupe de Gryffondor depuis longtemps. Il me tardait de commencer.

/(I)\

Deux séances avaient suivi cette mise en place. Bien entendu comme je l'imaginais, elles furent chaotique. Harry et Hermione s'étaient focalisés sur le sortilège de désarmement. Je fus effrayé de constater que la plupart des étudiants ne le maîtrisaient pas encore. Bref, je commençais sérieusement à regretter ma participation à ce club secret. Je perdais mon temps avec ces incapables. Heureusement, que la petite troupe de Potter rattrapait les compétences désastreuses de leurs camarades. Granger s'avéra être un dictionnaire de sortilège, Ginny Weasley était capable de réaliser un maléfice de furie impressionnant. Harry n'était pas mauvais en tant que pédagogue, mais nos séances manquaient cruellement d'actions.

« Je dois m'absenter, une nouvelle piste concernant Grindelwald. » Annonce précipitamment mon père.

Premier jour des vacances de Noël et le sorcier commençait déjà à privilégier son travail. Il s'avance vers moi puis dépose ma baguette magique sur ma lecture. J'arque un sourcil dans sa direction. La veille, le sorcier avait confisqué mon bâton. Visiblement il ne me pardonnait toujours pas mon égarement dernier. Aussi, ce revirement n'est pas anodin. Si mon père jugeait utile de rendre ma baguette magique, la situation était grave. Il estimait que je pouvais en avoir prochainement besoin.

« Quoi ? Comment ça tu t'absentes !? » S'inquiète Glass.

Ma mère s'interpose vivement devant la porte d'entrée. Je récupère ma baguette puis dépose mon livre sur la table basse du salon. Du coin de l'œil, j'observe l'échange entre mes parents.

« Glass… Je n'ai pas de temps à perdre. » S'agace l'homme en enfilant une cape de voyage.

« Tu viens à peine de rentrer. » Signale ma mère.

« Si ce n'était pas aussi important je resterais, Glass. Maintenant laisse-moi passer. » Exige Tom.

Vexé, la jeune femme s'éloigne de la porte. Ses bras sont resserrés contre sa poitrine, elle envoie un regard de reproche très expressif à son mari. Mon père soupire lourdement, puis il m'adresse la parole.

« Interdiction de sortir de cet appartement, sous aucun prétexte ! C'est clair ? » Il ordonne.

J'abdique d'un signe affirmatif. Je ne laisse rien paraître de mon inquiétude. Les Gryffondors m'avaient prévenu des projets de Grindelwald. Les Aurors n'étaient pas à l'abri. Peut-être devrais-je le prévenir du danger ?

« Tom, je t'en prie. Fais attention à toi. » Supplie Glass.

Elle attrape le visage de son mari afin de glisser un tendre baiser sur ses lèvres. Tom grogne contre la bouche de Glass. Il n'aimait pas être interrompu, encore moins par des sentiments. Il détache les mains de son épouse, puis il embrasse chastement leurs paumes avant de s'éloigner.

« Je reviens, Glass. » Assure Tom.

La porte se referme et nous entendons le bruit familier du transplanage. Ça y est, l'homme venait de partir. L'inquiétude de ma mère est justifiée. Durant la dernière piste concernant Grindelwald, mon père avait fini son investigation dans un lit d'hôpital avec un trou béant dans le ventre. Glass cache ses larmes puis rejoint la table du salon afin de continuer ses recherches. Son métier premier lui manquait, alors la jeune femme s'essayait à la rédaction de ses anciennes recherches. Des bocaux d'animaux marins jonchent par-dessus ses parchemins de note.

Je profite de ce moment de distraction pour sortir mon Gallion. Les lettres CTR scintillent devant une baguette croisée d'une épée. L'emblème des Chevalier de la Table Ronde. J'hésite, mais après tout ce type d'objet servait à communiquer ce genre d'information… Je choisie de rédiger une conversation destinée à tous les membres.

Merlin : Le directeur est sorti. Nouvelle piste sur l'ennemi.

Je ne patiente pas longtemps avant d'obtenir des réactions. Visiblement, même en vacances, les membres gardaient leur Gallion à proximité.

Morgane : Cornedrue est également de sortie.

Mordred : Pareil pour Patmol.

Nous avions volontairement utilisé un langage qui ne serait pas compris par n'importe qui. Il était important d'envisager les pires scénarios. En cas d'interception, nos conversations devaient paraître incompréhensibles à l'ennemi. Aussi, je devine facilement que les noms utilisés par Grace et Gauïs désignent leurs paternels. Bien, au moins mon père ne se rendait pas seul à la poursuite de Grindelwald.

Lancelot : Quelqu'un a plus d'informations ?

Perceval : Négatif. Les 2A n'ont pas été conviés.

Donc les parents de Neville Londubat ne participaient pas à la mission. Pourquoi ? Était-ce une intervention secrète ? Car vraisemblablement tous les Aurors n'étaient pas conviés.

Viviane : Rien à signaler chez les moldus.

Granger confirmait que la communauté moldu ne subissait pas une attaque mystérieuse. Par conséquent, Grindelwald n'avait pas attaqué. Cette révélation me conforte dans mon idée première.

Merlin : Je pense que l'éventreur de Gobelin n'est pas au courant.

Un soir, lors d'une de nos séances, Luna avait rapporté un exemplaire de chicaneur. Son père, Xenophilius Lovegood, éditait cette revue de presse. J'étais tombé sur un article qui présentait Cornelius Fudge comme un assassin sanguinaire de Gobelin. J'avais trouvé cet article tellement hilarant que je m'étais presque abonné au magazine. Je range le Gallion dans la poche de mon survêtement. Ce moyen de communication s'avérait bien plus rapide que les échanges par hiboux. Je critiquais beaucoup mes camarades, mais leur présence me réconfortait secrètement. Pour la première fois de ma vie, je me sentais moins seul. C'était plaisant de pouvoir échanger sur des sujets habituellement tabous. Ils n'étaient pas mes amis, néanmoins je faisais partie de quelque chose qui nous unissait.

« Qu'est-ce que tu fais ? » Je demande à ma mère.

« Je me change les idées, poussin. »

Glass m'adresse un sourire forcé afin de ne pas m'inquiéter. L'absence précipitée de son mari la rendait nerveuse. Je m'installe à côté d'elle, je cherche à engager la conversation. Habituellement je choisissais mon père pour aborder des discutions sérieuses. Cependant, pour des raisons évidentes, je ne pouvais pas aborder tous les sujets avec l'homme.

« Tu savais que papa était de sang mêlé ? Enfin, avant d'être avec lui. » Je lui demande.

Je m'interrogeais souvent sur ce détail. Avait-il été honnête avec ma mère ? Je savais qu'elle avait appris l'existence de mes grands-parents en même temps que moi. Néanmoins, avait-il déjà précisé son ascendance moldu ?

« Non… Pourquoi tu me poses cette question, Coba ? » Insiste ma mère avec méfiance.

Son intérêt premier pour ses recherches venait de disparaître. Désormais, la jeune femme focalise son attention sur ma personne.

« Donc quoi ? Il t'a menti ? » Je cherche à savoir.

« Évidemment que non, Coba. Ton père n'a jamais abordé ses origines avant ta naissance. Et quand bien même, Coba. Tu penses vraiment que je me préoccupe du sang de chacun ? Je me fiche éperdument des ascendances. Ton père aurait très bien pu être un né-moldu, ça n'aurait rien changé. Je suis amoureuse d'un homme et non pas d'un arbre généalogique. » S'énerve Glass.

Je ne m'attendais pas à une réaction aussi virulente. Visiblement mes suppositions contrariaient la jeune femme. Aussi cet aveu me dérange. Il me demandait de mentir sur mes origines, alors qu'il ne respectait pas cet engagement. Cacher des informations sur ma vie ne m'aidait pas dans mes relations. Face à la colère de Glass, je me sens obligé de me justifier.

« Je ne voulais pas te contrarier. Simplement… Papa ne partage pas vraiment ton point de vue. » Je fais remarquer.

Je savais que le sang était très important pour Tom Jedusor. Aussi, je m'interrogeais sur les convictions de ma mère. Après tout, Glass et Tom s'opposaient en tout point.

« L'amour sincère ne s'explique pas. » Répond simplement Glass.

« J'ai du mal à te croire. Tu l'as vu puis, c'est tout ? Tu as su que ce serait lui ? » Je me moque.

Je ne croyais pas au coup de foudre. Il était indispensable de connaître une personne avant de s'en enticher.

« Oh non. La première fois que j'ai vu ton père, je l'ai détesté. » Confie Glass.

Je pince mes lèvres, cette confidence n'était pas sans me rappeler celle de mon père. L'homme m'avait confié bien des pensées obscures au sujet de sa femme. Si je comprenais bien, leur couple résultait d'un pur miracle.

« Ça n'a aucun sens. » Je signale.

« Mais si, mon chéri. Certaines personnes ont besoin de se connaître avant de comprendre leurs sentiments. »

Je médite les paroles de ma mère. J'avais du mal à m'imaginer tomber amoureux d'une personne que je détestais. Décidément mes parents étaient particulièrement étranges.

« Pourquoi toutes ces questions ? Tu as rencontré quelqu'un ? » Tente Glass.

« Oh que non. Je pense éviter la compagnie d'une fille durant un long moment encore. » Je rumine.

Je n'étais pas prêt à me dévoiler d'aussitôt. J'arrivais à discuter du sujet rupture plus facilement, mais loin de moi l'idée de débuter une nouvelle expérience.

« On a tous des déceptions amoureuses, Coba. Tu rencontreras d'autres personnes formidables. » Me rassure la jeune femme.

« Et bien je pense plutôt à attendre La bonne personne. Si tu vois ce que je veux dire. »

Mes sentiments me rendaient bien trop faible. Je ne voulais pas risquer de subir un nouvel échec. Non, la prochaine fille connaîtra le moindre de mes secrets, alors évidemment ce jour n'était pas prêt d'arriver.

« C'est admirable de se réserver pour une personne de confiance. » Approuve Glass.

« Et toi ? Suliman était-il ta première déception ? » Je tente.

Mon Gallion chauffe contre ma cuisse. Mais je préfère me focaliser sur ma mère. Était-elle au courant que son ex petit ami me menait la vie dure ? J'ignorais si mon père lui avait confié mon désarroi envers mon nouveau professeur.

« Je serais malhonnête de présenter mon ancienne relation avec Suliman comme une déception. Je suis désolé, Coba. Je voulais discuter avec lui pour clarifier les choses, mais ton père m'en a empêché. »

Donc finalement, Glass savait. Effectivement, je n'étais pas certain qu'une intervention de la jeune femme porte en ma faveur.

« Tu l'aimais ? » Je veux savoir.

La jeune femme hésite. Elle lisse machinalement ses parchemins. Son malaise est indéniable.

« J'ai eu besoin de plusieurs années et…. De rencontrer ton père pour me rendre compte que non. J'ai aimé Suliman, mais je ne suis pas tombé amoureuse de cet homme. »

« Je ne comprends pas. »

Ses paroles n'avaient aucun sens.

« Tu peux aimer, Coba. Mais l'Amour n'existe qu'une seule fois dans une vie. »

Ne trouvant rien à redire, je reste de marbre. Le Gallion recommence à chauffer dans ma poche, je le sorts discrètement sous la table afin de lire les nouvelles informations.

Mordred : Le chien est rentré.

Lancelot : Toujours pas de nouvelle de Cornedrue.

Plutôt court pour une escapade concernant une nouvelle piste ? Les Aurors commençaient à rentrer. Mon père serait vite de retour, son humeur sera exécrable. Je doutais qu'il ait obtenu de nouvelles informations.

« Pourquoi il me déteste ? » Je demande.

Mon père m'avait encouragé à questionner ma mère sur ce détail. Selon lui, Glass n'était pas innocente.

« Ce n'est pas toi qu'il déteste, Poussin. » Explique tendrement ma mère.

« Oh, je t'assure que si. »

Glass soupire, lasse de la réaction de mon professeur. Seulement je ne suis pas stupide. Suliman avait une dent contre moi.

« Il était mon premier petit ami. On devait construire quelque chose ensemble. Puis ton père a débarqué en Albanie. Voldemort s'était construit une terrible réputation, il traînait toujours dans les affaires louches. Finéas accompagnait ton père partout. Un jour, il a ramené Voldemort à la maison. Ton père a toujours été très doué pour amadouer les gens. Mais malgré son beau discours, Suliman et moi n'avons pas adhéré à ses idées sombres. Il est donc parti. À cette époque, j'étais très proche de mon cousin Finéas. Je ne voulais pas qu'il sombre avec ce Voldemort, alors je l'accompagnais régulièrement afin de le dissuader. Au bout d'un moment, mes agissements ont fini par déclencher la fureur de Voldemort. Ce n'était pas la première fois qu'on se disputait violemment. À l'époque je pensais qu'il laissait la vie sauve par respect pour Finéas. Mais maintenant que je le connais, je sais que je serais déjà morte s'il l'avait vraiment souhaité. Nous avons donc disputé notre ultime duel. Une chose étrange c'est alors produite. On ne comprenait pas notre haine, à partir de ce jour, nous ne nous sommes plus quittés. Je ne voulais pas contrarié Suliman, alors j'ai prétexté que je m'en allais pour travailler. Nous nous étions séparés en bon terme. Alors, Suliman me déteste pour lui avoir menti. Encore plus parce que j'ai choisi ton père. »

Donc quoi ? Suliman haïssait ma mère et se vengeait sur moi pour la contrarier ? C'est stupide… Quoique, connaissant la jeune femme, il visait juste. Glass se rendait malade lorsqu'il m'arrivait quelque chose.

« Et ton père ? Il t'a simplement laissé partir avec un mage noir ? » Je m'exaspère.

« Hum… On voit bien que tu n'as pas connu ton grand-père, mon chéri. Je ne lui ai pas laissé le choix. Il a toujours détesté Tom, mais je crois qu'il est devenu plus indulgent lorsque tu es né. »

Effectivement, je possédais de vague souvenirs, mais je n'avais pas connu Wiff Brojen.

« Comment as-tu réussi à le changer ? » Je m'étonne.

« Je n'ai pas changé ton père, Coba. Il est simplement redevenu l'homme qu'il était avant de s'égarer. » Explique doucement Glass.

Ma poche recommence à chauffer, toujours discrètement je sors la pièce.

Lancelot : Cornedrue est au bercail.

Morgane : Merlin, c'est bon pour toi ?

Pourquoi mon père ne rentrait pas ? Un détour au ministère probablement… Inutile de s'inquiéter. Si les autres participants étaient rentrés, l'homme n'était pas en danger. Il passait une grande partie de son temps au travail, alors inutile de déclencher une alerte.

Merlin : Négatif. En attente.

Aussitôt, la serrure s'active et l'homme entre dans la maison. Ma dernière prise de conscience m'inspirait, je décide de me montrer prudent. Derechef, je pointe ma baguette sur mon père.

« Qu'avons-nous trouvé cet été en Albanie ? »

« Coba qu'est-ce qui te prend !? » S'étrangle Glass.

« Je vérifie qu'il s'agit bien de mon père. » Je réponds sans flancher.

L'homme est furieux, étrangement pas uniquement contre moi. Sans se préoccuper de ma menace, il retire tranquillement sa cape puis la dépose sur le porte manteau. Alors, il me toise sévèrement. Ses yeux me jugent pendant un instant. Nous étions deux à connaître la réponse. J'avais bien choisi, non ? Il s'avance.

« N'approche pas, je préviens. »

« Tu vas vite apprendre à ne plus pointer cette baguette sur moi. » Siffle Tom en fourchelang.

Puis avec autorité, il me tord la main afin de récupérer mon bâton.

« Aïe ! C'est bien lui. » Je râle en massant mon poignet.

L'utilisation de la langue des serpents ne laissait aucun doute sur son identité. Le polynectar ne copiait pas les compétences.

« Évidemment que c'est lui, Coba ! » Gronde Glass.

« L'appartement est sous le sortilège de Fidelas ! Dois-je te rappeler que personne ne peut entrer sans mon autorisation !? » S'agace Tom.

« Sauf si tu révèles l'adresse sous la torture. » Je me justifie.

Le regard de braise que m'adresse mon père m'indique clairement que cette hypothèse n'est pas envisageable.

« Je prends simplement des précautions. » Je me défends.

« Et bien parle moi directement en fourchelang la prochaine fois ! » Tonne le sorcier.

Enragé, Tom envoie balader le reste de vaisselle posée sur le plan de travail. L'excès de colère nous arrache un sursaut. L'homme tente de se canaliser, ses mains blanches s'accrochent fermement contre le rebord de l'évier. De ma position j'aperçois le soubresaut de ses épaules, il ne manque pas grand-chose pour que mon père explose de rage.

« Tom, tout va bien ? » Tente Glass, anxieuse.

« J'ai besoin d'être seul. »

Sans ajouter un mot, le sorcier rejoint son bureau. Sur son passage, je remarque que ses yeux rouges n'ont toujours pas disparus. Je reste planté au milieu du salon sans savoir comment réagir.

« Bravo, Coba. » Sermonne Glass.

« C'était légitime ! Je ne voulais pas le contrarier ! »

Ma mère préfère m'ignorer. Visiblement, mon attitude révoltait également ma mère. Non, je devais m'expliquer. Loin de moi l'idée d'énerver mon père. Quelque peu suicidaire, je toque à la porte de son bureau. Aucune réponse. Tant pis, j'actionne la poignée.

« Je ne t'ai pas autorisé à entrer ! » Siffle Tom.

Bon, a priori, l'homme ne souhaitait pas discuter avec moi. Je tente quand même de glisser quelques mots avant de me faire chasser.

« Je pensais bien faire. Désolé, je ne voulais pas te contrarier. » Je m'explique.

L'homme soupire bruyamment, puis se laisse négligemment tomber dans son fauteuil. Une main soutien son menton, il est pensif.

« Même si tu m'agaces profondément, ce n'est pas toi qui m'a énervé. » Confie mon père.

« Ça me rassure, parce que vraiment je n'ai rien fait de mal. » Je rappelle.

« Ferme la porte. » Il m'ordonne.

Je m'exécute, puis je me dirige vers le fauteuil libre du bureau. Enfin pas si libre que ça. Nagini, blotti en boule, dort d'un profond sommeil. J'essaye de la réveiller, le serpent m'ignore royalement. J'abandonne et décide de m'installer sur l'accoudoir. Lorsque je focalise de nouveau mon attention sur mon père, celui-ci me dévisage avec incompréhension. Il me trouvait trop laxiste avec Nagini. J'éloigne les prochaines moqueries avant qu'il ne soit trop tard.

« Alors cette piste ? »

L'homme m'observe un instant. Il me juge, pesant le pour et le contre. Finalement, il décide de me faire confiance.

« Grindelwald organise des rassemblements. Il prêche sa parole afin de convaincre des sorciers à se rallier à sa cause. On avait un lieu. Malheureusement, tout le monde a déguerpi avant qu'on arrive. »

« Je croyais que Fudge n'admettait pas le retour de Grindelwald. » Je signale.

« Et ? Tu penses vraiment que je me restreins à suivre les consignes du premier ministre ? Je sais que la plupart de mes Hommes sont dans le camp de Dumbeldore. Si je ne partageais par leurs opinions, ils ne feraient plus partie de mon service depuis longtemps. J'agis simplement avec plus de discrétion. » Explique Tom.

J'avais vu juste. Mon père et quelques Aurors agissaient dans l'ombre de Fudge.

« Il va revenir, n'est-ce pas ? »

Je connais la réponse. Le mage me terrifiait encore, pourtant je me sentais moins inquiet aujourd'hui.

« Il est sans doute en train de préparer une armée. Encore plus grande que la dernière fois. » S'exaspère mon père.

Le sorcier n'avait pas besoin des réunions de l'ordre du Phénix pour deviner les projets de Grindelwald. Agacé, Tom fait tournoyer sa bague autour de son doigt. Une idée me vient alors. Tu l'as essayé, les paroles de Dumbeldore me reviennent.

« Quelqu'un est venu te voir ? La pierre, tu l'as utilisé ? » Je demande.

À ma question, mon père stoppe son geste. Ses yeux, de nouveau onyx analyse sa bague.

« On ne peut pas ramener les morts à la vie, Coba. » Il me rappelle.

« Je le sais très bien. Mais la pierre de résurrection ramène le souvenir des êtres chers. » J'explique.

« La réponse est non. Je n'ai pas essayé. »

« Pourquoi ? » Je m'étonne.

« Parce que. Aucun être chers viendraient me rendre visite, Coba. » Il m'admoneste.

Son air sérieux est sans équivoque. Tom Jedusor ne testerait pas cette pierre. Au-delà de l'hostilité je devine un profond mal être. Mon père craignait que personne ne souhaite le voir…

« Qu'est-ce que tu en sais ? Ça se trouve Salazar viendrait. J'aimerais essayer. » Je demande en tendant la main.

Mon père hésite. Ses yeux vagabondent entre la bague et moi. Il ne pouvait rien m'arriver. Ce n'était que des souvenirs…

« Allez. Tu pourras voir Merlin si ça se trouve. » Je l'encourage.

Gagné, l'homme retire sa bague puis il me la confie avec une pointe d'appréhension. Je dépose le bijou dans ma main. J'ai beau faire le malin, je redoute ce qui va se produire. Et si personne ne venait ? Je prends une inspiration puis, je tourne trois fois la bague dans ma paume.

Dans un premier temps, je pense que rien n'a fonctionné, mais le regard fixe de mon père situé dans mon dos me confirme le contraire. Le cœur battant je me retourne pour observer. Un hoquet de surprise m'échappe. Une dizaine de personnes sont postés derrière moi ! Pire encore, j'ai beau me concentrer sur leurs visages, je n'en reconnais aucun ! Leurs allures sont similaires à celles de fantômes, en revanche ils semblent dénués de paroles.

« Qui sont tous ces gens ! » Je demande à mon père avec un regard horrifié.

L'homme ne me répond pas, il dévisage l'inconnu qui vient de s'assoir à côté de moi. L'effet est étonnant. Je me retourne doucement pour le regarder. Son souvenir est terne, son visage m'est familier, mais je n'arrive pas à me rappeler. Les couleurs sont absentes, néanmoins je devine la couleur claire de ses cheveux bouclés. Le vieil homme me toise avec admiration. En revanche, l'homme accueille la présence de mon père avec froideur.

« Qui est-ce ? » Je murmure de peur de contrarier mon hôte.

Malgré l'accueil, Tom reste focalisé sur ce fantôme. Après un moment, il détourne son regard pour se concentrer sur moi.

« Wiff Brojen. » Annonce mon père.

Voilà pourquoi ce visage m'était familier. Il s'agissait de mon grand-père maternel. C'est oppressant de se sentir observer de cette façon. Je fais de mon mieux pour ne pas m'en formaliser.

« En revanche, je ne sais absolument pas ce que mon grand-père fait ici. »

« Ton grand-père ? » Je ne comprends pas.

Il était vivant à ma connaissance. Thomas se portait bien depuis qu'il avait essayé d'envoyer mon père au bûcher…

« Elvis. Le père de Mérope. » M'instruit l'homme.

Elvis, un rapport avec son deuxième prénom ? Certainement, le regard glacial de mon père toise l'homme avec colère. En me retournant, je n'ai pas besoin de demander à mon père de me l'identifier. La ressemblance avec Morfin Gaunt est sidérante. Et il ne s'agit pas d'un compliment.

« Merlin n'est pas là. » J'annonce avec déception.

Pourquoi il n'était pas là ? Peut-être qu'il n'était pas vraiment mort ? Enfin pas au sens propre. Son âme continuait de vivre en moi, tout comme Salazar. Ou bien il ne voulait pas me voir. J'annule rapidement l'effet de la pierre de résurrection en tournant la pierre en sens inverse. C'était décevant, moi qui espérais en apprendre plus sur mes origines et partager quelque chose avec mon père… Je dépose le bijou sur le bureau avant de me lever.

« Tu as raison, personne ne se déplace pour nous. »

« Coba, attends. »

Tom devine ma déception. Je suis de mauvaise foi. Beaucoup de personnes s'étaient déplacés pour moi. Mais la plus importante ne s'était pas manifestée. J'avais besoin d'une preuve pour me convaincre de cette ascendance. Je me demandais si ce n'était pas mon imagination depuis le début qui me jouait des tours.

« Quoi ? » Je soupire.

« Je pense qu'il est temps que nous écoutions la prophétie. »

Je me rassois immédiatement. Mon père sort une fiole de sa poche. D'un geste de baguette il fait apparaître un récipient. Il me regarde avec profondeur, d'un signe de tête je lui confirme que je suis prêt. Puis, il déverse le souvenir de Dumbeldore. Une voix résonne autour de nous.

Lorsque le jour de la mort viendra,

L'enfant du dragon d'or naîtra,

Alors le mage noir saura,

Qu'allié ou ennemi il aura.

Né du venin et des flammes,

Son pouvoir sera indéniable.

Une triste période nous traverserons,

Et jamais nos enfants oublieront.

Mais l'espoir viendra,

Lorsque l'appartenance s'inversera,

Alors l'enfant légitime du dragon vaincra,

Le bien ou le mal il choisira

Car seul son choix comptera.