Bonjour,
Aujourd'hui on retrouve les adolescents et un après un autre duo qui je l'espère vous plaira. Bonne lecture biz à bientôt Craft.
Prochain rendez-vous : le jeudi 13 février
Mercredi 12 Février.
Cet après-midi les enfants n'ont pas cours et le Lycée ferme pour tempête de neige. Arthur propose à tous d'aller étudier chez lui et d'y rester dormir si besoin. La maison est grande et avoir trois professeurs pour eux est un bon argument pour leurs parents. C'est pour cela qu'en ce milieu d'après-midi, ils sont tous autour de la table basse du salon assis sur des coussins à faire des exercices sous la direction de Saga. Le Bleu est confortablement installé dans son canapé un livre à la main et surplombe ses élèves. Il s'amuse de les entendre s'entraider. Les filles sont plus patientes que les garçons quand elles doivent expliquer une chose. Seiya veut aller trop vite et fait des erreurs de débutant, quant à Hyoga son regard est plus sur son petit ami que sur ses devoirs. Il sourit aussi de voir une Rousse et une Verte des plus complices et embêter un Seiya trop bruyant.
Malgré le spectacle qu'offre les adolescents, le professeur lève les yeux vers la cuisine étant attiré par la bonne odeur qui provient d'elle. Il est ravi d'en voir sortir Shion en jean et pull - comme lui - avec en plus un tablier autour de la taille. Le Vert a relevé ses cheveux très haut en queue de cheval qui se balance dans son dos au rythme de ses pas. Saga le trouve à croquer, il sourit en pensant à des choses obscènes, pour cela Camus l'a très vite perverti et ce n'est pas lui qui s'en plaint. Ses yeux sont comblés quand l'homme se baisse vers les enfants pour leur tendre une assiette pleine de chocolats fait maison. Effectivement, il a une vue magnifique sur le fessier bombé et bien musclé du Vert juste à quelques centimètres de lui, et avec tant d'enfants autour d'eux, il soupire de regret.
- Vous vous en sortez ? Se renseigne le directeur.
- Oui, font tous les jeunes en le remerciant pour les « excellents » chocolats.
- Vous avez prévu des choses pour vendredi soir ?
Tous les enfants se souviennent que c'est le Quatorze Février la Saint Valentin. Alors, ils se mettent à rougir.
- Ne vous inquiétez pas, il essaie juste de me refourguer pour la soirée ou le week-end.
- Pas du tout ! Je voulais juste savoir comment mes élèves allaient passer leur Saint Valentin.
- Mais vous, vous êtes occupé ? Demande Arthur.
- Oui, fait Saga en prenant un chocolat. Tu t'entraines pour Vendredi ?
- Oui, mais ils ne seront que pour Camus, s'amuse Shion.
- Alors, moi aussi j'en offrirais qu'à lui, déclare à son tour Saga en croquant dans son chocolat.
Les deux hommes se sourient et Arthur lève les yeux au ciel.
- Pardon, ils sont incorrigibles et heureusement que le plus pervers n'es pas là, rigole Arthur.
Tous se mettent à rire, autant les adolescents que les adultes.
- Ne le dis pas trop fort il pourrait t'entendre, rajoute Saga en levant le pouce vers l'étage. Camus s'étant enfermé dans son bureau pour corriger ses copies.
- Mais toi tu n'as personne ? Se renseigne Shion en regardant Arthur et en changeant de discussion.
- Non, pour l'instant je ne crois ni en l'amour, ni à la famille. Camus m'a fait comprendre que je changerais. J'imagine que vous l'avez fait changer mais pour l'instant vous m'aidez tous bien, merci. Et puis je suis plutôt un tue l'amour, mon corps est… Bah reprenons ça serait bien de finir rapidement.
Personne ne répond mais acquiescent de la tête. Tous se remettent au travail et Shion retourne à ses fourneaux promettant une nouvelle fournée de sucrerie. Saori veut attraper un stylo et renverse un verre sur Arthur.
- Shion amène des torchons, s'écrie Saga. Arthur relève toi.
- Pardon Arthur, je ne voulais pas, enlève ton pull tu vas attraper froid, s'écrie à son tour Saori qui s'en veut d'être aussi maladroite.
- Calmez-vous ce n'est que de l'eau. Je vais bien.
Le jeune homme se relève doucement et tire sur la manche de son pull tout mouillé. Il s'assoit sur le canapé à côté de Saga et hésite un instant. Là, sa conversation avec Camus lui revient en tête et décide d'y aller franco. Il se dévêtit laissant apparaître son torse nu plein de cicatrices et ses bras de brûlures. Tous stoppent leur mouvement et Shion va se mettre à ses côtés et prend délicatement l'un de ses bras.
- J'avais dit que j'étais un tue l'amour… Puis, voyant le regard de Shion il rajoute, Camus ne vous a vraiment rien dit. Mon père a pensé pendant des années que j'étais son punchingball et son cendrier. Parfois, il aiguisait ses couteaux sur moi.
- Tiens mets ça ! Tu vas attraper froid.
- Camus ! Sursaute Saga.
Camus attrape le visage de son amant et lèche le chocolat dessus avant de se pourlécher les lèvres.
- Je préfère attraper froid que de voir ça, rigole Arthur en se cachant sous le pull prêté par l'homme.
Tous se mettent à rire et Seiya peste de voir Saori regarder Camus-sensei dans son t-shirt.
- Dans dix ans et même avant je serais mieux que lui, grogne le jeune garçon.
Tous se moquent de lui et de sa jalousie avant de reprendre leur activité. L'adulte va passer un nouveau pull et les rassure sur leur copie qui sont plutôt bonnes. L'après-midi se passe en douceur et tous restent dormir chez les professeurs. Shion donne à Saori sa recette de chocolat maison et le lendemain matin tous retournent au Lycée.
Installé à l'une des tables de ce Bar sobre et sophistiqué, deux jeunes femmes se relaxent après une longue journée de bureau et d'affaires en tous genres.
L'une parle plus que l'autre mais c'est dans l'unique but de connaître les derniers potins ou alors les derniers secrets de sa meilleure amie qui lui cache une partie de sa vie, elle en est sûre. Les visages souriants et les langues bien pendues, les deux femmes rient entre elles, puis et parce qu'elles n'ont pas encore commandés, le Barman des lieux arrive de son habituel nonchalance et droiture.
_ Voulez-vous commander Mesdames ? Demande poliment Dionysos en fixant ces deux hôtes –l'une plus que l'autre cependant-.
_ Pour moi ça sera comme d'habitude Dionysos-san et elle prendra un French Martini. Assure la Blonde qui n'est autre que Ito Sheera accompagné de sa meilleure amie et collègue de bureau.
_ Parfait, je vous apporte ça tout de suite. Dit-il tout en disparaissant sans le moindre bruit.
_ Sheera, tu n'as pas arrêté de le dévorer des yeux, qui est-ce ? Demande la Brune curieuse et impatiente de découvrir la vérité.
_ Tu te souviens, je t'avais dit que je voyais quelqu'un de beaucoup plus compétent qu'un psy et bien il s'agit de cet homme. Il s'appelle Dionysos, il est le propriétaire de ce Bar et il me fait beaucoup de bien. J'aime énormément parler avec lui et par-
_ Alors là tu me surprends ! J'pensais que plus jamais tu ne regarderais un homme de cette façon et puis celui-là est vraiment pas mal et… ces fesses~ grogne-t-elle tout en lorgnant vers cet homme dos à elles.
_ Julia ! S'offusque la Dorée à l'encontre des mots entendus.
_ Désolée, mais c'est vrai. Et tu sais quoi, je vais t'encourager ! J'pensais que tu ne tomberais plus jamais amoureuse et voilà qu'un prince charmant débarque et réussi à faire battre ton cœur. Ça ne peut être que le destin, je te le dis. Dit la jeune femme tout sourire et en ayant suivi du regard cet homme qui revient vers elles. Merci bien Monsieur. Au fait je peux vous poser une question ?
_ Evidemment, je vous écoute. Assure le Brunet en attendant la question et en voyant Sheera légèrement agitée.
_ Comment est-ce que vous trouvez mon amie ? Elle m'a dit qu'elle discutait souvent avec vous et qu'elle aimait passer du temps avec vous alors j'aimerais savoir si vos intentions sont louables et si vous êtes sérieux à son propos. Dit la jeune femme de façon assurée et en croisant les bras tandis qu'elle ignore les remontrances faites par la Blonde.
_ Julia arrête ça s'il te plaît ! Dionysos-san ne l'écoutez pas s'il vous plaît, elle a sûrement déjà trop bu et-
_ …Je vais lui répondre, soupire le Barman d'une voix assez agréable. Je trouve Sheera-san très intéressante tant à écouter qu'à regarder. Elle a beaucoup de connaissances alors c'est agréable de s'échanger nos points de vue sur différents sujets et de débattre sur d'autres. Elle est également d'une gentillesse innée et j'aime beaucoup la voir sourire. Toutes mes intentions sont louables vis-à-vis d'elle, du moins je le pense et j'aimerais, si vous le permettez, l'inviter un soir dans un restaurant de mon choix. Son monologue terminé, il peut apercevoir la jeune femme dont il parle gênée au possible et cachée dans ses mains, morte d'embarras. A cette vue, un rictus lui vient, très discret et retournant son attention sur la seconde femme à cette table, il attend une approbation.
_ Evidemment que vous pouvez ! Elle est libre vendredi au soir mais si jamais du travail devait s'accumuler, je la remplacerais. Avoue cette Rouquine au tempérament de feu et sous le charme de cet Homme.
_ Je vous en remercie. Maintenant, je vais vous laisser à votre soirée. Amusez-vous bien. Sheera-san, j'espère que cette invitation vous convient ?! Interroge-t-il alors tout en sachant que la principale intéressée peut refuser.
_ …Oui, murmure-t-elle à l'intérieur de ses mains. …ça me va très bien, finit-elle par dire en prenant de son courage pour faire face à ce Barman qui lui donne des coups au cœur.
Après sa disparition la Rouquine ne fait que complimenter l'homme dans ses mots et vanter les mérites qu'elle croit voir et ressentir à sa meilleure amie.
Pour la première fois, elle voit cette Blonde non pas se plaindre mais apprécier un homme qui ne la presse pas ou l'intimide. Il est simplement à son écoute et la fait avancer sans qu'il ne se rende réellement compte. Parce que Julia le sait, depuis son défunt mari, cette Dorée n'a plus eu le goût pour un homme ou une quelconque relation. Elle s'est simplement renfermée, isolée et éloignée de tout le monde parce qu'elle se sent incomprise et seule.
Alors oui, elle remercie intérieurement ce Barman caché à l'intérieur de son établissement d'avoir redonné le goût de vivre à son amie. Le sourire aux lèvres, les deux jeunes femmes continuent de discuter, de prendre du bon temps et d'envisager. Parce que oui, Sheera songe réellement à créer une histoire avec cet Homme qui la fait chavirer. Une chose qu'elle croyait encore impossible il y a de ça un an. Bouleversée par un tout, toute la soirée durant son corps reste brûlant et dans les alentours de vingt-trois heures, les deux femmes s'organisent pour quitter le lieu et songer à dormir pour être en forme à leur travail le lendemain mais avant ça, avant de quitter ce Bar, Sheera demande à son amie de l'attendre dehors une minute ou deux.
_ Je suis désolée pour ce soir Dionysos-san, soupire la Blonde en s'appuyant au comptoir devant elle. Je ne pensais pas qu'elle aurait osé quoi que ce soit. Continue-t-elle sur sa lancée.
_ Ça ne m'a pas dérangé au contraire, j'ai pu te voir rougir. Sourit le Brun alors que son bar se vide petit à petit et que les habitués se montrent. J'aime beaucoup ton amie, elle est franche et pétillante, tu ne dois pas t'ennuyer avec elle.
_ …Ne dit pas ça s'il te plaît, murmure Sheera en rougissant de nouveau. Et oui, elle a toujours une nouvelle idée qui survient. Dit-elle pour changer de conversation. Dionysos-san ?
_ Oui ? Interroge l'homme alors qu'il s'arrête près d'elle après avoir servi un client.
_ Ton invitation à diner tout à l'heure…, était réelle ? Demande maintenant la jeune femme plus très sûre d'elle et légèrement tremblante de la future réponse à venir.
_ Sans aucun doute et j'espère que tu n'as pas accepté sous la contrainte. Dit Dionysos en resserrant légèrement la serviette qu'il a entre ses mains.
_ Bien sûr que non et j'ai hâte. Si je le pouvais j'aimerais te voir tous les jours…, je veux dire- …ah, oublie ce que je viens de dire ! Marmonne-t-elle gênée au possible et s'éloignant déjà comme brûlée sur le vif. Je…, je dois y aller…, au revoir Dionysos-san. Bonne soirée et…, mh~, grogne-t-elle de plus en plus embarrassée avant de dire une dernière chose encore plus gênante pour elle. …Appelle-moi.
Le sourire aux lèvres, Dionysos salue son amie et continuant de penser à elle et à son embarras flagrant, il se pense chanceux de pouvoir la voir dans cet état et de provoquer celui-ci. …Dans ces moments-là, elle est si jolie…, encore plus qu'habituellement et perdu dans ses pensées, il se promet de ne la laisser à personne d'autre.
Si au début, il a simplement voulu l'aider à surmonter son deuil et ses problèmes de famille envahissante et surprotectrice, aujourd'hui, il veut simplement la voir sourire. Lui donner le sourire et goûter à ses lèvres qu'il a déjà pu caresser des siennes grâce à son audace.
Oui…, aujourd'hui, elle semble indispensable à sa vie. Indispensable à son cœur et à sa tête.
