Bonjour,

Aujourd'hui plein de scène un peu partout dans la ville, tous préparent la journée de demain. Bonne lecture biz Craft.

Prochain rendez-vous : vendredi 14 février. (très très gros chapitre)


Jeudi 13 Février.

Cet après-midi tous sont à leurs occupations.

Saori et Shaina ont demandés une petite place dans l'atelier de cuisine et art ménager qui aujourd'hui est plein. Demain, c'est la Saint Valentin et toutes les filles veulent faires des chocolats pour leurs béguins.

Saori sort la recette donnée par Shion et les deux jeunes femmes se mettent en action. Elles sont ravies de les réussir du premier coup.

Pendant ce temps Marine rentre chez elle pour préparer les siens avec sa mère.

Shun lui entraîne Seiya pour en acheter des tout fait pour Hyoga. Et le Brun se vante déjà pour les futurs chocolats que lui offrira la Violette. Ils en profitent pour passer voir Ikki. En arrivant, il est heureux de voir Aphrodite au comptoir.

- Bonjour, vous allez bien ?

- Oui, je voulais voir Ikki, sourit Shun.

- Dans la serre, allez-y et prenez votre temps.

- Merci.

Dans la serre, les adolescents trouvent le Bleu en train d'arroser les plantes. Celui-ci a de la terre sur le visage et les mains, cela fait rire ses cadets et après un grognement du plus âgée Shun lui tend deux paquets.

- Pour demain, un pour toi et un pour Aphrodite, c'est la Saint Valentin tu t'en souviens n'est-ce pas ?

- Mais oui, tu me prends pour qui ?

- Pour mon frère, sourit Shun.

- Toi tu t'occupes de ton Blond et moi de mon Bleu Clair ok, grogne à nouveau le Bleu Foncé, avant de rajouter sur le ton de la confidence. J'ai réservé dans un bon restaurant.

Les plus jeunes le félicitent et il les pousse hors de la serre à coup de balais. Les deux rigolent à gorge déployée et saluent rapidement le fleuriste.

Arthur, lui, est tranquillement chez lui en compagnie de ses trois Pères. Dans sa salle de jeu il affronte Camus. Saga et Shion eux les regardent faire en rigolant. Une vraie vie de famille. Puis, vers dix-huit heures Camus les laisse, il doit se rendre chez Dionysos avec Apollon.


La journée se termine doucement pour tout le monde et là, dans le bureau d'un certain Publicitaire, deux personnes s'y trouvent.

La table de dessin garde sa belle couleur blanche grâce à la lumière qui continue d'éclairer les croquis inachevés d'Hadès mais celui-ci ne s'en occupe absolument pas puisqu'il a mieux à faire. Autre chose de bien mieux et qui accapare toute son attention. Il est là, assis sur sa chaise et devant lui, assis sur son bureau un autre Noiraud qui est placé là et qui laisse ses jambes pendre négligemment dans le vide.

Avec une certaine envie, les mains de l'Elision chatouillent les hanches de Rin et le faisant petit à petit glisser vers lui, le plus jeune des deux finit par tomber sur les cuisses de son ainé et par se faire embrasser par celui-ci.

_ Tu n'es pas censé faire ça sur ton lieu de travail, marmonne Hadès tout contre les lèvres du jeune Tomura qui lui entoure la nuque.

_ C'est de votre faute Hadès-san… …vous ne faites que me tenter. Réplique Rin sur le même ton et qui voit sa prise sur ses hanches se raffermir alors que ses jambes sont de part et d'autre du plus vieux.

_ Bonne excuse, avoue l'Ebène en observant une trace qu'il a laissée sur la clavicule de son interlocuteur. Tu aimerais venir chez moi ce soir ? Demande-t-il à présent en faisant frissonner la peau de l'autre et en jouant avec les mèches de celui-ci.

_ Nous sommes en milieu de semaine Hadès-san et je ne crois pas que ce soit que-

_ Tu peux refuser, coupe le Publicitaire qui se voit attraper le visage de son cadet et l'observer encore et encore. …Il aime beaucoup son regard…, énormément à dire vrai. Diner ensemble ?

_ Si vous me gâtez trop Hadès-san je vais finir par aimer ça. Vous savez, vou-

_ « Tu sais ». Dis-moi « Tu sais », ordonne simplement Hadès qui reprend un baiser et qui éloigne ce Noiraud qui vient de sentir son cœur frapper fort. Je pense que tu pourrais faire cet effort, tu ne crois pas ?

_ Cet effort ? …Hadès-san c'est…, marmonne Rin d'un air gêné et en voulant s'éloigner de son ainé. Vous ne- …Tu ne peux pas me demander ça d'un air aussi sérieux ! Dit-t-il peu de temps après et en boudant légèrement.

_ Pourquoi pas ? Dit l'Elision non sans marquer un fin rictus sur ses lèvres qui lui va à merveille et qui renverse son Cadet. …On devrait y aller maintenant que tu as appris une nouvelle chose, soupire-t-il en remettant ses mains sur les hanches de son vis-à-vis.

Rin ne répond rien à cette dernière phrase puisqu'il analyse encore le rictus qu'il aperçoit et se retirant lentement des cuisses de son supérieur, il est retenu non loin de là par une main sur son crâne.

Main qui emmêle ses cheveux avec douceur et qui ne le lâche pas. Quelque part, Rin a mal de ce trop-plein de bonheur qu'il peut ressentir au côté de celui qui fait battre son cœur et s'il ne l'avoue pas, c'est simplement pour ne pas faire fuir son Patron qui paniquerait très certainement d'entendre à quel point il peut l'aimer.

_ Hadès-sa- ! Hadès est-ce que- Oh ? …Désolé, je pensais que tu étais seul à ton bureau. Interrompt Rhadamanthe qui est revenu dans les locaux pour parler à son supposé frère. D'ailleurs, il a failli se trahir en une seconde.

_ J'allais partir et lui aussi. Répond l'appelé en agrippant l'épaule de Rin qui va très certainement s'évanouir dans la nature s'il ne le rattrape pas. Qu'est-ce qui se passe ? Je te pensais parti.

_ Oui, j'avais oublié un dossier sur mon bureau et ce dont j'ai à te parler peu attendre demain. Rajoute le Doré qui est persuadé de les avoir interrompus. Du moins c'est l'impression que lui donne son ainé. Désolé de vous avoir dérangés.

_ Vous ne dérangez pas Rhadamanthe-san, affirme maintenant Rin d'un ton honnête. Hadès-san, dites-lui, souffle-t-il juste après en se retournant vers son…, il aurait bien dit patron mais dans sa tête, un autre adjectif a fait son entrée et son embarras aurait pu se lire sur son visage s'il n'avait pas réussi à le cacher.

Le regard Bleuté tombe sur Tomura sonde et inspecte et si un soupir est entendu, un froncement de sourcil voit également le jour et la prise sur l'épaule du plus jeune ne se relâche pas.

Un moment de silence apparaît et si le Blondin est sur le point de les laisser tranquille, il est surpris des prochains mots entendus. Jamais encore, il n'a vu son « frère » être aussi docile, …si obéissant, d'une certaine manière.

_ Tu ne déranges pas ou presque…, suggère néanmoins l'ainé des Elision qui s'avance vers son frère. On va diner ensemble, lui et moi, se confie-t-il d'une certaine façon à ce Blondinet et dans un soupir légèrement gêné de peur d'être jugé.

_ Bien alors allez-y, je vais tout fermer. Souffle Rhadamanthe à l'oreille de son frère alors qu'il est partagé entre deux sentiments bien distincts.

Le premier, le bonheur très certainement de voir Hadès avec sa décision prise et d'être accepté par leur cadet. De savoir qu'il a pu aider ce Noiraud à comprendre ses sentiments puisque c'est grâce à cela que lui-même s'est éveillé. Et le second, le malaise et le trouble de voir cette sorte de supercherie faite par Zeus lui-même. De voir son Maître se faire berner et se voir dans l'incapacité de le lui dire.

Les deux Noirauds finissent par quitter le bureau et si Rin souffle une phrase à ce Blond, celui-ci même suit longuement le chemin du jeune Tomura. Ce jeunot est perspicace et a un don pour reconnaître les humeurs des uns et des autres. Lire sur les visages des autres et si c'est légèrement angoissant…, il appréhende encore plus le réveil d'Hadès et le lot de nouvelles qui vont avec.

L'un à côté de l'autre, Rhadamanthe continue de les observer jusqu'à la cage d'ascenseur et même s'il est chagriné par la situation, il ne peut renier le fait qu'Hadès semble parfaitement apaisé au côté de ce Noiraud au regard miel et doux dans sa façon de faire.


Les cheveux en pagaille, aucunement coiffé en arrière comme à son habitude lors de son travail au bar et des vêtements simples qui n'ont rien à voir avec son sublime uniforme qu'il porte quotidiennement, Dionysos ouvre la porte de son appartement et tombe sur ces deux meilleurs amis, étrangement heureux d'être là.

Ne se souciant de rien, il les invite à entrer et même si dans une heure il doit ouvrir son petit commerce fructueux, il a toujours assez de temps pour écouter et parler avec ses amis de toujours.

_ Que me vaut ce plaisir ? Demande sans plus attendre ce Brun en les voyants s'installer dans le salon.

_ Rien en particulier ou si, Camus et moi avons l'intention de t'aider à conquérir le cœur de la belle Sheera ! S'exclame Apollon tout sourire et heureux de son idée. Ne nous remercie pas, on fait ça de bon cœur ! Continue-t-il même si ce Roux a bien une idée derrière la tête tout comme le Marine non loin de là.

_ Je ne vous ai rien demandé et je n'ai pas besoin de votre aide. Maintenant dites-moi la vraie raison. Soupire de tout son saoul le Barman en leur servant une bière en cannette.

_ Je voulais simplement passer un peu de temps avec vous deux puisque ces derniers temps, je n'ai plus eu l'occasion de vous voir. Lance Camus pour calmer le jeu et qui est comme toujours, la voix de la raison –du moins, il essaie-.

_ Tu as été très occupé ces temps-ci c'est normal et puis, il y a pas mal de travaux à faire dans votre nouvelle maison, c'est compréhensible. Dit Dionysos en les rejoignant et en prenant place dans le fauteuil à disposition. Et puis avec cet enfant…, débute-t-il en cherchant la suite de sa phrase. Comment ça se passe entre vous ? J'ai cru voir que vous vous entendiez bien. Le dépaysement ne l'a pas trop chamboulé ?

_ Au contraire, je crois que ça lui a fait du bien et merci de t'en soucier. Souffle le Verseau qui reconnaît bien là son ami de toujours. On se comprend petit à petit lui et moi et je l'aime comme si c'était mon fils. Pareil pour Shion et Saga, on a trouvé notre équilibre grâce à lui. Confie-t-il en pensant à sa nouvelle famille qu'il a lui-même pris le soin de créer et sur laquelle il veille sans cesse.

_ Je suis heureux d'entendre ça. Assure le Barman non sans boire une gorgée de ce breuvage alcoolisé. Et toi Apollon ? Quel genre de problème avec Shin as-tu en ce moment ? Plaisante-t-il de moitié et en scrutant la gestuelle du Rouquin.

_ Hé, on n'a pas toujours des problèmes lui et moi et puis, si je me plains c'est parce que j'aime parler de lui ! Se défend vaillamment l'Architecte non sans frapper son torse de son poing. Et puis si tu veux tout savoir, ce soir on sort lui et moi. Et demain nous fêterons notre première saint-valentin ! Est-ce qu'il se vante ?Probablement.

_ Je suis heureux pour vous, sourit Dionysos –tout comme Camus-, et puis j'ai remarqué que l'atmosphère autour de vous était plus…, comment dire rayonnante ? J'en sais rien mais vous avez l'air bien ensemble. Confirme-t-il après les avoir vu ensemble durant l'anniversaire de Camus.

Gêné du compliment qui lui va droit au cœur, Apollon se sent pousser des ailes de savoir que leur amour transparaît d'eux et en même temps, à cet aveu, il a un peu plus peur de le perdre. Cette chose le hante mais il ne veut pas y penser et tout faire pour que cela n'arrive pas.

Se donnant des claques mentales, Apollon reprend la conversation et s'il se vante de nouveau du bonheur de son couple, inconsciemment, il envoie son propre bonheur à la figure des deux autres et cela donne lieu à quelques plaisanteries gentillettes.

_ Le jour où tu m'annonceras officiellement que tu es avec Sheera alors on pourrait se faire un diner tous les quatre. Une sorte de double rendez-vous. Interroge Apollon heureux de son idée et voulant profiter au maximum des semaines qui lui reste loin de toute obligation et jugement.

_ C'est quoi cette idée folle ? Grogne Dionysos alors même que Camus pense la même chose. …Pourquoi pas si ça peu te faire plaisir.

_ Tu sais Dionysos, tu viens indirectement de nous dire que tu étais amoureux et on est content pour toi. Avoue le Marine qui voit là la progression de son ami et ses sentiments grandir pour les humains. Un sentiment bienveillant et non pas rempli de haine et d'aversion. Est-ce que vous sortez vous aussi demain soir ?

_ Vous êtes vraiment persistants tous les deux aujourd'hui… . Constate le Brun qui termine sa cannette. Et vous savez, je n'aime pas parler de moi. Dit-il comme un rappel à ses deux amis. Mais pour te répondre, je l'ai invitée et elle a accepté. Et toi avec Shion et Saga ?

_ Désolé, on ne voulait pas te gêner et oui, nous avons préparé quelque chose. Mais bon, parlons d'autre chose, souffle Camus qui trouve déjà un nouveau sujet de discussion.

Tous les trois pendant l'heure à venir se confient et parlent de tout et de rien. Chacun à leur façon essaie d'entrevoir leur avenir proche et pour chacun d'eux, aucunes ombres ne planent au-dessus de leur tête.

D'autres cannettes sont ouvertes et si pendant un temps les trois envisagent de prolonger cette réunion d'amis, l'heure rappelle à l'ordre Apollon qui les quittent à vingt heures pour pouvoir se préparer et retrouver son amoureux.

Seul dans le salon, Camus et Dionysos pensent eux aussi à se quitter mais avant et parce que le Marine veut s'assurer que le Barman - Dieu encore endormi - est un réveil propice au calme et à la non-violence, il lance quelques mots choisis avec précision.

_ Dionysos, je te trouve plus épanoui depuis que tu côtoie Ito-san alors peu importe ce qui peut arriver, ne la laisse pas partir. Je pense qu'elle pourrait t'apporter ce que tu recherches depuis longtemps. Confie le Verseau d'un ton beaucoup trop sérieux pour que cela ne soit qu'un conseil d'ami ou un avis parmi tant d'autre.

_ Camus…, tu veux me parler de quelque chose ? Demande sérieusement le Brun, ce qui fait réagir le Professeur qui lui-même se sait en danger.

Ce Verseau connaît bien Dionysos et il sait qu'il n'aurait pas dû parler sur ce ton. Qu'il n'aurait pas dû parler de chose aussi importante mais sur le moment, il croyait que cela passerait inaperçu.

Il a merdé une seconde et maintenant, il doit rattraper cette seconde d'inattention et enlever ce doute dans le regard de son ami. Cette sorte d'inquiétude flottante qui plane au-dessus de leurs têtes à tous les deux.

_ Comment ? … Non, je voulais juste t'encourager mais je me suis planté pas vrai ?! S'excuse à demi-mot le Marine en imitant la gêne par la même occasion. Parfois, il se surprend avec son jeu d'acteur.

_ Un peu, je l'avoue. Mais je te remercie quand même Camus. Souffle le Barman en jetant les détritus. Je sais que je peux compter sur toi.

D'un signe de tête, Camus répond à cela et touché par les mots, il ne rajoute rien. Après cela, le Professeur quitte son ami pour le laisser aller à son boulot et l'esprit un peu apaisé de sa bourde, il espère tout de même que ses mots résonnent un peu dans l'esprit du Barman.

De son côté, Dionysos prend un instant pour s'inquiéter de Camus, peut-être est-il fatigué ou stressé par tous les changements subits en quelques semaines et après son travail, il se promet de réfléchir sérieusement à un moyen pour enlever l'anxiété des épaules de son cadet bien trop sérieux parfois.