Bonjour,

Comme vous l'aurez compris hier aujourd'hui gros chapitre. Saint Valentin oblige avec tous ses couples -réveillé ou non-.

On voit tous le monde sauf un couple on les verra un autre jour. Mais lequel le trouverez-vous ? Et juste pour Ikki pensez juste qu'il a changé d'idée entre hier et aujourd'hui. (On a oublié une de ses phrases quand on a écrit le texte). Mais je suis sûre que vous préférerez ça lol.

Biz bonne lecture et bonne journée à bientôt Craft.

Prochain rendez-vous : lundi 17 février (une petite pause après ce long chapitre, lol).


Vendredi 14 Février.

Au lycée c'est l'effervescence.

Toutes les jeunes filles ou du moins la plupart d'entre elles ont confectionné des chocolats faits maison et espèrent l'offrir à l'élu de leurs cœurs. En cours, tous sont plus ou moins excités et nullement concentrés sur ce que leurs professeurs expliquent et essaient de faire apprendre.

Plusieurs fois, les cours doivent être interrompus pour recadrer certains incontrôlables mais qu'importe, aujourd'hui est spécial.

Et là, à la pause du midi, les déjeuners ne sont pas de tout repos pour beaucoup de garçons, surtout les populaires, ceux qui sont enviés par les autres mâles et jalousés. Et c'est le cas de Hyoga puisque malgré son caractère souvent trop enjoué et surexcité, il a du succès auprès de la gente féminine.

_ …Ce… …c'est pour toi. J'espère que tu accepteras ces chocolats. Déclare une Châtaine gênée et rougissante de sa semi-confession.

_ Merci, c'est gentil ! Sourit le Blondin en prenant le paquet offert. Mais tu sais…, j'aime déjà quelqu'un alors, je suis désolé mais on ne pourra qu'être amis. Continue-t-il très sincèrement et sans vouloir se moquer.

_ Ah… euh…, je- je suis déjà ravie que tu ais accepté ce chocolat. Dit-elle en continuant de rougir et de se dandiner sur place. Je vais te laisser avec tes amis maintenant. Merci de m'avoir écoutée !

Après un demi-tour, la jeune fille disparaît en courant derrière le bâtiment tandis que Hyoga retrouve ses amis qui ont suivi la scène et qui se moquent ou le charrie de son succès auprès des lycéennes de leur classes et des autres.

Retrouvant sa place, il demande d'arrêter ce genre de chose et discrètement ou non, il attrape la main de Shun et l'amène jusqu'à ses lèvres en marmonnant un mot ou deux que seul lui entend et comprend.

_ Te fait pas avoir Shun, c'est un vrai coureur ! Plaisante Shaina en voyant le manège entre les deux.

_ Ferme-là et ce n'est même pas vrai d'abord ! Shun ne la crois surtout pas. Affirme le Doré en se retournant une fois de plus vers lui.

_ Ah, les idiots amoureux. Ne peut s'empêcher de cracher Arthur qui déjeunait avec eux et qui suit la conversation d'une oreille et lève les yeux au ciel.

_ J'aime beaucoup ce nom pour eux, rit de vive-voix Saori qui voit ses deux amis bouder par principe et non pas pour de vrai.

_ Ne rit pas trop Saori, regarde par-là, ton copain s'est fait attraper. Annonce Marine qui montre la direction à suivre et d'où l'on peut voir Seiya face à une Noiraude qui lui tend un paquet cadeau. On veut te le voler et sous ton nez en plus de ça ! Même si je ne comprends pas pourquoi il a du succès… .

_ Parce qu'il attire naturellement les autres…, marmonne pour elle-même la Violette en voyant son petit-ami refuser le présent et en traçant un fin sourire sur son visage.

_ Arthur, un autre couple d'amoureux idiots ! Soupire Shaina en plaisantant et en voyant le Brun courir vers eux.

_ J'comprends pas pourquoi on veut m'offrir des chocolats, tout le monde sait que je sors avec toi alors quoi ? Ils sont bêtes ? Grogne Seiya en se déposant près de sa Dulcinée et en s'excusant également d'avoir été interpellé.

_ Tu ne savais pas qu'on était toujours plus attirant quand on était en couple ?! Informe Marine en terminant son repas.

_ Non mais je m'en fiche ! Et puis les seuls chocolats que je voulais c'était ceux de Saori et regardez, ils sont superbes et elle les a faits elle-même ! Rien que pour moi ! Continue de se vanter encore et encore ce Brunet dans un large sourire et en faisant rougir sa moitié.

_ Evidemment, j'étais avec elle quand elle les confectionnés, crie Shaina qui indirectement donne un indice flagrant à sa petite-amie à laquelle elle n'a encore rien offert. Et arrête un peu de te vanter crétin !

_ Mais- ! Rah, on n'peut jamais rien dire. Soupire-t-il de manière défaitiste. Saori…, ils sont délicieux, murmure-t-il à l'oreille de sa Violette puisqu'il a eu l'occasion de les goûter un peu plus tôt dans la matinée.

Heureuse de cela, elle récompense son petit-ami d'un baiser sur le coin de ses lèvres et s'ils sont de nouveau charriés, les deux commencent à en prendre l'habitude puis très vite, tout s'accélère. L'heure passe à une vitesse folle et les voilà qu'ils sont tous de retour en cours et assis sur leur chaise à prendre note des cours dispensés.

Jusqu'aux alentours de dix-huit heures, avec les clubs et le nettoyage des salles, tous ces lycéens sont occupés puis après un dernier salut et une promesse d'un lendemain rapide, ils se séparent en plusieurs petits groupes.

Du côté des dortoirs, deux couples se dirigent vers des directions opposées et là dans la chambre des filles, un silence de roi règne. Ce n'est pas forcément voulu mais chacune de leur côté essaie de savoir comment faire pour donner leur présent à l'autre. Et c'est là, qu'au même instant, elles sortent leur paquet de couleur différente mais de taille égale.

_ On a eu la même idée on dirait, soupire Shaina dans un doux sourire et en s'approchant de sa petite-amie. …C'est pour toi, dit-elle en tendant ses bras devant elle. Joyeuse Saint-Valentin… .

_ Merci, sourit déjà de tout son cœur Marine. J'espère qu'ils seront bons, continue-t-elle en parlant de ses propres chocolats qu'elle donne à sa compagne. Bonne saint-valentin à toi aussi, Shaina.

N'y tenant plus, l'appelée se jette dans les bras de son amante et la serrant fort contre son cœur et sa poitrine elle lui vole aussi un baiser des plus parlants.

Profitant de ce moment, l'une et l'autre reprennent à leur tour un baiser de plus et sous le calme ambiant, elles savent qu'elles ne seront pas dérangées. Néanmoins la Verte casse l'étreinte pour se concentrer sur son présent, l'ouvrir et y goûter. Ravie de voir ces chocolats faits maison, elle félicite l'auteur de tout cela et volant un autre baiser goût chocolat cette fois, la Rouquine s'assoit non loin de là et déballant à son tour cette surprise sucrée, elle complimente, déguste et reprend un morceau avant de reprendre une conversation.

_ Ce week-end, on pourrait aller en ville. …Rien que toutes les deux, propose Shaina en jouant avec la main de sa tendre moitié. Ça serait pour notre saint-valentin. Tu aimerais ? Demande-t-elle un peu tendue par la réponse qui se fait attendre. Généralement, elle n'a pas besoin d'avancer autant d'arguments pour avoir une affirmation positive.

_ Je voulais te le proposer…, boude la Rousse en acceptant tout de même l'invitation dans la foulée.

_ Ne fait pas la tête ma puce, on ira là où tu voudras, ça te va ? Sourit Shaina en penchant légèrement sa tête pour apercevoir celle de son amoureuse.

_ Mh. Je t'aime…, avoue la plus jeune des deux dans un splendide sourire sincère et contagieux.

_ Moi aussi, de tout mon cœur. Confie à son tour l'autre, non sans prendre le visage de son amante entre ses mains. …Pour toujours, susurre-t-elle tout contre des lèvres sucrées.

Le cœur léger, l'une et l'autre finissent par se cajoler au lieu de débuter leurs devoirs et tombant lentement sur le lit, Shaina surplombe sa petite-amie et celle-ci ne s'en plaint pas le moins du monde.

Là, dans cette chambre, rien ne peut perturber les deux jeunes femmes et au même moment dans une autre partie du dortoir et dans une autre chambre, un autre scénario –plus ou moins similaire- se produit.

Assis en tailleur sur le lit, Hyoga compte ses « trophées » de la journée –les boîtes de chocolats- et s'il est assez fier de sa popularité, il donne aussi des inquiétudes ou non, des soucis à son amant qui le regarde faire à l'entrée de la chambre et qui hésite à s'avancer. Mais, aujourd'hui, Shun se sent l'âme d'un chevalier alors ses pas le ramène jusqu'au lit et si d'une main il pousse les boîtes remplies, il s'installe aussi entre les jambes de son Blond et le fixe de longues secondes.

_ Tu…, tu as l'intention de tous les manger ? Demande le Vert en lorgnant les yeux Bleus de son escroc de petit-ami.

_ J'attends les tiens, affirme à haute-voix ce Doré et en triturant les mèches soyeuses de son cadet de quelques mois. Je peux les avoir maintenant ?

_ Qui te dit que j'ai quelque chose pour toi ? Boude pour la forme cette Herbe alors qu'il planque dans son dos le « trésor » convoité.

_ Je le vois, tu sais. Ton dos n'est pas si large que ça alors, tu me les offres ou pas ? Sourit encore et toujours ce Doré pressé de découvrir les chocolats de son amoureux.

_ Je te préviens, ce n'est pas grand-chose et puis je ne pouvais pas les faire moi-même alors-

_ C'est l'intention qui compte crois-moi, coupe Hyoga en attrapant la boîte blanche et or des mains de l'autre.

_ Bonne saint-valentin Hyoga. Marmonne assez gêné un Shun qui rougit fébrilement.

_ A toi aussi, Shun ! Et tu sais quoi, ils sont super bons et tu as pris mes préférés ! Ceux avec de l'orange à l'intérieur. …Je t'aime Shun ! Déclare-t-il en partageant son cadeau avec le Vert qui n'a pas eu son mot à dire et qui croque déjà ce chocolat sur le bord de ses lèvres.

_ Moi aussi, répond le plus petit de son regard amoureux et heureux. Puis là, à l'aide de sa langue, il essuie sa lèvre inférieure ce qui n'échappe pas à l'œil de son partenaire.

_ …Tu sais quoi, j'aurais dû prendre du chocolat liquide moi ! Souffle Hyoga comme une découverte ou plutôt comme une révélation tardive.

_ Pourquoi faire ? S'étonne Shun en laissant sa tête partir sur le côté.

_ Parce que…, gronde la voix sourde de ce Blond en attrapant l'une des jambes de son compagnon pour le placer correctement et de sorte qu'ils se fassent face sur ce lit. J'aurais aimé t'en mettre dessus, grogne-t-il à l'oreille de cet adolescent surpris et rougissant. Les jambes entremêlées s'est impossible pour eux de se défaire de cela et front contre front maintenant, ils se font une promesse silencieuse. On restera toujours ensemble, pas vrai ?

_ Oui, répond sur le même ton de la confidence le plus jeune et en attrapant les mains de ce Blond sur ses joues. Pour les resserrer et le sentir un peu plus. Quoiqu'il arrive Hyoga, je serais toujours avec toi. Promet-il en relevant la tête et en embrassant les lèvres charnues de celui-ci. …Et même si tu es un peu pervers aujourd'hui. S'oblige-t-il de rajouter non sans sourire davantage.

_ C'est ta faute ça… j'ai toujours envie de te toucher quand tu es près de moi. Je t'aime vraiment, reprend-t-il comme une ritournelle pas assez forte pour exprimer ce qu'il ressent au fond de lui. Parce qu'il n'y a pas assez de mot pour dire à quel point il tient à ce Vert face à lui. …Je peux te toucher ?

_ …Moi aussi, plus que tu ne peux l'imaginer, soupire Shun en volant un énième baiser à son petit-ami. …Et Hyoga…, ne demande pas, c'est gênant.

_ D'accord, dans ce cas, j'agirais tout de suite maintenant !


C'est la troisième fois qu'il se rend dans cette école maternelle et la troisième fois donc, qu'il récupère son neveu et sa nièce après leurs heures de travail. Rhadamanthe lui a fait cette demande puisque celui-ci sort avec Kanon et comme il comprend pourquoi, il a accepté. Ça ne le dérange pas du tout de passer du temps avec les deux gamins en ce jour dit « spécial ».

Alors là, devant la petite école, Hadès descend de sa voiture et marche lentement vers l'allée jusqu'à ouvrir une porte et se faire accueillir par la professeure de ces deux petites créatures jouant encore –ou rangeant plutôt- les jouets utilisés dans la journée.

_ Bonsoir, vous êtes le frère de Rhadamanthe-san, c'est bien ça ? Salue Himiko Hatsuki dans un léger sourire de politesse. Vous êtes venu chercher Hatsuharu et Inoué ?

_ Oui. …Je peux ? Grogne de sa voix froide –sans le vouloir- ce Noiraud en empruntant le couloir pour se rendre dans la salle où les enfants attendent leurs parents.

Arrivé quelques secondes plus tard, l'aîné des Elision hèle les deux bambins qui ont tout de suite reconnus le timbre de leur Oncle. De là, les deux petits délaissent leurs activités pour se rapprocher de l'adulte et l'un souriant plus que l'autre, ils sont ravis de voir celui-ci les raccompagner à la maison.

Sautillant un peu, Hatsuharu et Inoué saluent leur Oncle et enfilant leurs manteaux et autres accessoires, les autres derniers enfants - trois ou quatre - ne pipent plus un mot tant l'adulte est impressionnant et effrayant.

_ On va chez toi Oncle Hadès ? Demande légèrement le jeune Blondin en attrapant déjà la main de son aîné.

_ Oui, je vous ramènerais chez votre père plus tard. Répond sans nul doute Hadès d'un ton neutre en récupérant la plus jeune dans ses bras –alors même qu'il est encore réticent à cela de peur de mal faire-.

_ Super ! Sourit largement Hatsu' en imaginant déjà toutes les choses possibles à faire avec l'adulte.

_ …Tes devoirs avant tout, suggère l'Ebène fermement et en quittant les lieux. Bonsoir Mademoiselle Hatsuki.

Ayant eu la réponse de la maîtresse, la famille Elision quitte les lieux pour se rendre à la voiture garée non loin de là et installés à l'intérieur de celle-ci et à l'arrière, les deux gamins ont la surprise d'apercevoir une autre personne dans l'habitacle et assise à la place passager. Un peu peureux et gênés par cette présence, les deux enfants n'osent pas élever la voix avant qu'Hadès n'intervienne et ne leur dise « C'est un gamin comme vous, il s'appelle Rin et il dîne avec nous ce soir ».

L'annonce faite, les gamins marmonnent du bout des lèvres, le jeune Tomura fait de même, tout autant intimidé que les deux autres.

Dans la voiture, le contact mit, la route est silencieuse durant près de trente minutes même si, de temps à autre, Hatsuharu raconte sa journée et pose des questions à son Oncle auquel, il ne répond pas toujours.

Une fois à l'appartement, les petits courent jusqu'au salon –une fois leurs chaussures et surplus retirés à l'entrée- et se jetant presque sur le canapé, ils sont rapidement recadrés et rappelés à l'ordre par « l'appel des devoirs ».

Mécontent de cela, les deux bambins boudent et grognent de tout leur saoul –comme en plein caprice- mais contraints et forcés d'obéir à leur aîné à cause de son autorité naturelle et sa façon d'impressionner pour ne pas dire « faire peur ».

A même le sol et les cahiers ouverts pour Hatsuharu et Inoué, l'un est occupé de faire un exercice de nombre tandis que la jeune fille –elle- est occupé de recopier des mots appris dans la journée.

Sous l'œil d'Hadès, ils sont bien surveillés et pendant ce temps, dans la cuisine, Rin décide de préparer le repas qui ne sera rien d'autre qu'un curry légèrement épicé selon les goûts et les envies. Les minutes défilent rapidement, voire l'heure entière et une fois les obligations terminées, la détente est proposée. Les bambins retrouvent de leur énergie et courent dans l'appartement alors qu'Hadès part rejoindre son Cadet invité pour la soirée. Et là, en quelques minutes Hatsuharu trouvent un nouveau centre d'intérêt une fois son Oncle parti discuter avec sa sœur.

_ Moi aussi j'aime quand Oncle Hadès me caresse la tête ! Sourit grandement le petit Doré qui s'installe tant bien que mal sur le tabouret du bar.

_ Ah… euh oui. Oui c'est agréable tu as raison…, soupire Rin qui est saisi de cette phrase et de l'enfant derrière lui, non sans pour autant essayer de cacher sa gêne d'avoir été surpris.

_ Il ne le fait pas souvent alors j'en profite quand ça arrive, argumente Hatsu' qui, fièrement assis se sent privilégié de pouvoir être de temps en temps chouchouté par son Oncle. C'est toi qui as des dessins d'Oncle Hadès pas vrai ? Il t'en donne souvent ?

_ Disons plutôt que je les récupère dans son dos, rectifie souplement le Noiraud non sans sourire et en avançant vers le petit garçon. J'admire énormément le travail d'Hadès-san, c'est pour ça que j'ai décidé de faire des études de graphisme et de postuler dans l'agence que ton père et ton oncle ont créée. Explique-t-il sans savoir pourquoi. Enfin bon, je suppose que ça ne t'intéresse pas alors si tu pouvais m'aider à dresser la table, ça serait gentil de ta part jeune homme. Je ne sais pas où les couverts sont rangés. Reprend peu de temps après cet Ebène en se retournant pour éteindre les feux.

_ Si ! Je…, ça m'intéresse, moi aussi j'veux faire comme Oncle Hadès mais avec plein de couleurs. Sourit le Doré en faisant un geste de ses bras au mot « plein » pour signifier « énormément ». Puis descendant de son trône, il vient guider son aîné dans la cuisine. Les assiettes sont là-haut, je prends les cuillères et les verres. S'exclame-t-il heureux de pouvoir aider et d'être traité comme un individu à part entière.

_ Merci et je suis sûr que tu pourras réaliser ton rêve. Assure Rin d'un ton clair et en gratifiant l'enfant d'une tape sur le haut de la tête. …Après tout, tu as ça dans le sang.

_ Après manger, on pourra dessiner ensemble si tu veux. Dit Hatsuharu comme une sorte de proposition à le rejoindre lui et Hadès à leur future activité. D'acceptation de sa personne.

_ Pourquoi pas, j'en serais très heureux. Je te remercie pour cette invitation Hatsuharu-kun.

Heureux mais aussi embarrassé d'être remercié et appelé ainsi, le Doré se sent pousser des ailes tant il se sent grand et important. Continuant d'aider son aîné à préparer la table pour eux quatre, la discussion entre ces deux-là reprend et on peut dire, qu'une nouvelle amitié se créée ce soir-là.

Après tout et comme aurait pu le penser Hadès, deux gamins ensembles ne peuvent que s'entendre. Mais et même s'il aurait pu le souffler, lui est occupé à tout autre chose. Il est aux prises avec sa nièce qui n'a pas l'air dans son assiette ou plutôt embêtée par quelque chose qui la ronge de l'intérieur et inquiet par cela, cet Ebène veut comprendre. S'étant installé dans le canapé après avoir quitté la cuisine, il observe cette petite fille dessiner bien sagement et étudie les quelques expressions qu'elle peut avoir avant de demander et d'accuser.

_ Inoué…, un problème ? Questionne Hadès en fixant la petite fille de son regard Bleuté.

_ …Non, murmure la petite d'un ton assez triste. En mordant sa lèvre inférieure aussi qui tremble légèrement.

_ Je t'écoute, parle. Reprend l'Homme qui pense voir la fillette pleurer dans les secondes suivantes.

Pas vraiment rassurée par le ton employé mais confiante vis-à-vis de son Oncle, la petite demoiselle réfléchit et cherche ses mots. Elle ne sait pas comment l'expliquer sans passer pour une peureuse. Puis, lâchant son crayon à papier de ses petits doigts et venant accrocher le pantalon de son aîné, elle lève ses yeux larmoyants face à ce Noiraud et se confie avec plus ou moins de difficulté.

_ A l'école…, y'a des garçons qui… qui m'embêtent, qui disent que…, je suis pas jolie et stupide. Raconte-t-elle alors qu'elle cherche du réconfort auprès de l'adulte. Adulte qui donne cela maladroitement et avec hésitation. Ils parlent de papa aussi…, mon papa est gentil pas vrai ?

_ Hatsuharu ne t'a pas défendue ? Grogne Hadès qui n'aime pas ce qu'il entend et qui fronce les sourcils des mots entendus.

_ On n'est pas dans la même classe et ils m'embêtent quand il est pas là. Souffle Inoué en accrochant maintenant la chemise du trentenaire.

_ N'y pense plus, finit par souffler ce Noiraud en attrapant sa Nièce dans les bras et en la regardant dans les yeux. Plus personne ne t'embêtera, fais-moi confiance. Soupire-t-il sérieusement.

_ Comment ? Marmonne-t-elle en enserrant de ses fins bras le cou de cet adulte qui l'écoute et la rassure.

_ Ne t'inquiète pas, je sais comment faire. Murmure l'Elision plus pour lui-même. Je reviendrais vous chercher dans la semaine si ça ne te dérange pas.

_ Non ! J'aime bien quand tu viens Oncle Hadès ! Sourit-elle de nouveau et en claquant un baiser bruyant sur la joue de cet Homme qui n'en n'a pas l'habitude et qui est surpris de cela. Etonné par ce geste mais aussi par le rire enfantin qui découle de cet acte innocent et impulsif.

_ Hé Inoué, t'as pas l'droit de faire ça ! Grogne au loin un Hatsuharu jaloux de se faire voler son Oncle sous son nez. Oncle Hadès suis-moi, le repas est prêt. Assure-t-il en agrippant le bras de celui-ci pour être suivi.

_ Lâchez-moi tous les deux et avancez. Sonne la voix impériale d'Hadès qui met tout le monde d'accord. Lavez-vous les mains aussi avant de vous mettre à table.

Les sourcils toujours froncés –non pas d'énervement mais d'irritation de trop d'activité autour de lui-, le propriétaire des lieux rejoint sa table parfaitement dressée et sous l'œil de son troisième invité un claquement de langue se fait entendre. A cet instant, il n'aime pas être scruté par les yeux miels qui le suivent et ne veulent rien entendre venant de celui-ci non plus.

_ Hadès-san-

_ Non, coupe autoritairement l'appelé qui ne veut pas être charrié ou juste enquiquiné par la scène qui s'est jouée précédemment.

_ Mais, je voulais simplement vous dire que je vous aimais Hadès-san, gronde Rin mécontent d'être interrompu et en s'installant lui aussi à la table prête à l'emploi. Je n'allais rien dire à propos de votre gentillesse envers votre nièce et votre neveu, surenchérit-il dans l'unique but d'irriter et de faire tiquer.

_ Tu…-, débute l'Ebène sans trouver de suite à sa phrase puisqu'il ne s'attendait pas à une telle confession et qu'il se doit de réfléchir un peu plus longuement. Redis-le-moi le jour où tu arriveras à me tutoyer correctement. Et pour ce qui est du reste, n'en dit pas plus. Ordonne-t-il non sans lever sa main pour venir chatouiller les mèches épaisses de son cadet pendant qu'ils sont encore seuls.

Un léger sourire aux lèvres, Rin se laisse gâter par son aîné et une fois les enfants de retour, le repas se fait avec beaucoup de mots et de rires. Ce diner change beaucoup de ce calme qu'Hadès a l'habitude de prendre mais nullement irrité par cela, il continue d'écouter les mots des bambins et ceux de son invité sans les couper.

Tout va bien ce soir-là et la nourriture est bonne, au moment de ranger et de nettoyer, rien n'est fait et tous se rendent plus ou moins au salon pour se poser devant la télé durant une petite demi-heure avant de rendre les enfants à leur père.

Le programme est choisi par les plus jeunes –évidemment- et au milieu des deux adultes, Inoué et Hatsuharu tranchent pour le dessin et non pour la télé.

Papiers et crayons sortis, tout est là pour faire plaisir tandis que les adultes exécutent les demandes.

Hatsuharu se rapproche de Rin, s'assit même sur ses genoux tandis qu'Inoué tisse des liens avec son Oncle en faisant quelques requêtes du bout des lèvres et à l'oreille de celui-ci.

Puis, sur les coups des vingt-deux heures trente et les yeux un peu fatigués, les deux bambins se rhabillent de leurs manteaux et de leurs sacs pour sauter dans la voiture du Noiraud qui les ramène chez leur père.

Et à l'intérieur de leur sac, des tas de dessins volés ou demandés pour le Blondin et une promesse muette faite à la fillette de la part de son Oncle et entendue de personne.

Après quinze minutes de route, ils rentrent chez eux et tombant dans les bras de Rhadamanthe, l'Ebène ne reste pas et rentre chez lui puisqu'un autre individu l'attend encore. Il a expressément demandé à son cadet de l'attendre bien sagement à son appartement et une partie de lui –il le reconnaît- a peur de le voir se sauver et disparaître à l'aide du dernier train en circulation.

Le Publicitaire n'accélère pas pour autant mais anxieux jusqu'à son retour chez lui, il se sent soulagé de voir ce Noiraud, là, debout devant lui et légèrement mal à l'aise de l'accueillir de la sorte alors qu'Hadès –lui- ressent un étrange sentiment d'apaisement.

_ Je n'ai pas été trop long ? Demande l'aîné des Elision en ôtant ses chaussures ainsi que son manteau pour s'avancer vers son Cadet.

_ Non et puis j'ai eu le temps de tout nettoyer et de tout ranger même si je me suis sûrement trompé. Avance Rin alors qu'il récupère une tête sur son épaule et un souffle tout contre lui. Hadès-san qu'est-ce qu- !?

_ Rien. Murmure l'Ebène tout en encerclant cette taille fine entre ses mains –de plus en plus fort- jusqu'à le surélever et le faire décoller du sol. Il aime l'idée d'être attendu chez lui par le jeune homme. Attends-moi là une minute, dit-il alors qu'il dépose son « paquet » sur la table de travail de la cuisine.

Quittant son cadet durant de longues secondes, on peut le voir ouvrir la porte du frigo et s'il en sort un paquet, l'Elision revient vers ce Noiraud qui ne le quitte pas des yeux et lui tend l'objet emballé.

Une question « stupide » est posée et un « ouvre » est répondu et donc s'exécutant, Rin a la joie de découvrir un mini-gâteau tout chocolat. Pinçant ces lèvres pour empêcher son sourire de se marquer, cela est peine perdue et fixant alternativement le présent et son aîné, il a une irrépressible envie de lui sauter dessus et de le remercier mille et une fois.

_ Hadès-san…, est-ce que je peux le manger ? Demande-t-il avec des petites étoiles dans les yeux.

_ Il est pour toi alors oui, soupire le plus grand en voyant déjà l'autre croquer généreusement dans ce dessert surprise et offert avec plaisir.

_ Prends-en un morceau aussi, je veux le partager avec toi. Souffle le jeune Tomura qui toutes joues rougies tient dans sa main un morceau - devant la bouche de cet Ebène - qui attend d'être pris. …Tu peux ouvrir la bouche s'il te plaît ?

Acceptant cette demande, l'Elision croque le morceau reçu et s'il accroche ce poignet pour ne pas le voir disparaître, il lèche les doigts remplis de chocolat et fait se tendre ce Noiraud qui ne loupe aucun des gestes de celui-ci.

Dans cette pièce à présent, il fait chaud et continuant tous les deux de manger ce gâteau de la fête des amoureux –nom qui n'est jamais véritablement dit-, à présent ils s'embrassent plus qu'ils ne mangent et cela leur va parfaitement. Leurs bouches sucrées s'harmonisent et enlaçant son employeur à l'aide de ses fins bras, Hadès fait de même et resserre cette taille au maximum avant de serrer contre lui son amant et de le porter de nouveau.

_ Allons à la chambre maintenant. Les mains sous le fessier et dans le dos du plus jeune, il embarque sa proie alors que celle-ci même –de proie- noue ses jambes autour d'Hadès.

_ Je dois rentrer chez moi, je n'ai pas de vêtement de rechange tu sais. Il faut qu-

_ Demain. …On ira demain et maintenant tais-toi. Dit l'Elision en embrassant son amant - parce que c'est ce qu'il est et que cette dénomination pour le plus jeune lui plaît - et en mordant ce cou pour le marquer un peu plus.

_ J'aimerais avoir le dernier mot de temps en temps Hadès-san. Boude-t-il alors qu'il voit sa première saint-valentin et même s'il n'a pas de point de comparaison, il en est comblé.

_ Pas aujourd'hui, ni demain. Murmure Hadès dans un léger rictus et en déboutonnant cette chemise noire qui ne lui appartient pas.


Ce soir-là Rhadamanthe est stressé. Il a demandé à Hadès de prendre les enfants à la sortie de l'école. Etant vendredi et leur mère voulant sa soirée avec son mari, il n'a pas osé lui demander à elle. Cela a été dur pour lui, mais, il doit faire comme d'habitude et surtout il doit avoir une conversation avec Kanon ou plutôt un tête-à-tête.

L'éditeur débarque sur les coups de dix-huit heures un sourire aux lèvres. Lui, n'a pas envie de sourire mais le fait quand même. Le Gémeau comprend de suite que son amant a un problème. Il entre rapidement et les deux s'installent sur le canapé du spectre une bière à la main.

- Rhad'…

- Je ne sais pas si je vais y arriver. Hadès-sama me voit comme son frère et je dois le tutoyer voir parfois… Kanon je lui ai fait la morale et j'ai crié sur lui… et les enfants, leur mère… je…

- Rhad' calme toi je suis là, le rassure Kanon en attrapant ses mains des siennes et en le faisant basculer vers lui.

Le Blond pose sa tête sur l'épaule du Bleu et se laisse câliner. Il apprécie la douceur de la main de l'éditeur qui joue avec ses courtes mèches blondes.

- Kanon, ce soir je dois récupérer les enfants, leur mère me les a confiés pour la soirée. Elle voulait être seule avec son nouvel époux et puis c'est mon week-end.

- Où sont-ils ?

- Avec Hadès-sama. J'ai honte mais j'avais besoin d'être avec toi. Kanon reste pour la nuit.

- Oui, Kanon regarde son Blond et l'embrasse. Je t'aime.

Rhadamanthe ne répond pas mais se lève après un nouveau baiser. Il entraîne le Bleu dans sa chambre. Là, il s'allonge et Kanon vient le surplomber.

- Kanon, aime moi.

Le Bleu ne se le fait pas répéter et avec toute sa douceur il aime le Blond qui se laisse emporter par les désirs de son homme. Après de longs préliminaires et de doux mots réconfortants il vient se planter sur le sexe en érection d'un Blond au paradis qui feule de plaisir. Kanon se meut sur ce membre droit, dur et fier. Les deux hommes en oublient tout, sauf de s'aimer.

Après, les deux se font un câlin avant de partir sous la douche et préparer à manger. Les deux discutent comme avant. Leur étreinte les a rassurés sur le fait qu'ils sont faits l'un pour l'autre et qu'ils se soutiennent quoi qu'il arrive. Pour le dessert Kanon sort une boîte mise rapidement dans le frigo à son arrivé. Dedans, deux parts d'un gâteau au chocolat venant de chez Shaka.

- Je me suis dit que ce serait plus adapté qu'un paquet de chocolat, rougit Kanon un peu honteux d'avoir acheté cela comme un gamin.

- Idiot ! Claque la voix de Rhadamanthe qui maintenant se sent gêné et sûrement plus que son Bleu d'offrir ses chocolats fait maison. Les enfants voulaient que… On les a faits ensemble mercredi… J'espère qu'ils seront encore bons.

Kanon sourit et croque dans le premier. Il est délicieux et le fait goûter à son Blond puis il lit la carte. Hatsuharu a inscrit un petit mot pour lui et sa sœur et aussi son père. « Kanon prend soin de notre papa. Il t'aime et nous aussi ». Rhadamanthe qui n'a pas eu le droit de lire la lettre, pleure à sa lecture de joie et de tristesse. Kanon prend sa main et l'embrasse. Le blond se calme et la soirée continue sur le canapé à regarder un bon film d'amour avec les chocolats sur les genoux.

Un peu avant vingt-trois heures Hadès revient avec les enfants, il reste quelques minutes et repart. Kanon prend Hatsuharu dans les bras de Rhadamanthe qui porte les deux gamins semi-endormis.

- Rin attend Oncle Hadès chez lui, murmure le garçon à la question muette de l'attitude pressée du Brun. Il a mangé avec nous et on a dessiné ensemble.

- La soirée à l'air d'avoir été bonne, sourit Kanon en allant coucher les enfants avec leur père.

- Très et vous ? Demande l'enfant qui s'éveille un peu.

- Excellente, répond le Bleu pour ne pas inquiéter l'enfant. Et merci pour les chocolats je vous en laisse un pour le déjeuner. Puis en couchant le garçon il murmure. Moi aussi je vous aime.

Le petit fait « oui » de la tête, avant de s'endormir un grand sourire sur le visage.


Au départ, il ne prévoit pas que cette journée soit aussi spéciale puis quand il aperçoit le calendrier, il pense d'abord annuler avant de maintenir le rendez-vous et de se conduire en homme comme il en a l'habitude.

Il change un peu de style de vêtement pour ce soir, même s'il porte toujours un costume, là, il n'a ni nœud papillon ni cravate, simplement une chemise blanche légèrement ouverte et un veston gris en accord avec le reste. Les cheveux parfaitement coiffés, aucun détail n'est oublié et face à lui, cette sublime femme. Des cheveux blonds en chignon sur le côté et quelques mèches sortis ici et là. Une robe cintrée et immaculée avec une ceinture rouge et pour parfaire ce style, des escarpins rouges qui mette en valeur de belles jambes fines et longues.

A cette table de restaurant, ils sont déjà au dessert mais à aucun moment ils ne s'ennuient et les discussions sont toujours mouvementées et avec des points de vue différents. En un mot, ils sont complémentaires.

_ Dionysos…, je peux t'appeler comme ça n'est-ce pas ? Demande la Dorée alors que ses grands yeux verts brillent de mille feux.

_ Evidemment et ça me fait plaisir. Rajoute le Brun en laissant sa main aux prises avec celle fine et douce de sa compagne du soir.

_ Dionysos, je sais que nous n'avons pas parlé mais tu sais, c'est la première saint-valentin que je passe sans mon mari et-

_ Je suis désolé. Coupe-t-il la parole à cette pense l'avoir froissée et rendue triste…, ce qu'il ne veut absolument pas. J'avais pensé annuler après avoir vu la date mais ensuite…- j'aurais dû te demander la permission.

_ Non, non ce n'est pas ce que je voulais dire au contraire. Laisse-moi finir s'il te plaît d'accord. Sourit finement Sheera en resserrant la prise qu'elle a sur cette main qui ne lui appartient pas. Comme je disais, c'est la première saint-valentin que je passe sans mon mari et je suis très heureuse de la passer avec toi. Jamais je n'aurais pu avec quelqu'un d'autre et je passe un merveilleux moment présentement. Dit-elle en gardant cet air rayonnant qu'elle transporte depuis le début de soirée. Tu es le seul à me donner une telle confiance en moi-même et tu me fais sentir si… si femme. Continue-t-elle non sans rougir légèrement. Alors s'il te plaît Dionysos, accepterais-tu de commencer une relation exclusive avec une femme comme moi qui a un passé un peu chargé ?

Le Barman ne s'attend pas à une telle demande et s'il essaie de faire passer la surprise, il se sent aussi très flatté d'être l'homme choisi par cette femme en tout point parfaite pour lui. …Il est devancé et intérieurement, ça le fait rire. Ce n'est pas conventionnel et il adore ce genre de chose.

Échangeant la position de leurs mains, le Brun resserre ses doigts et lui adressant un sourire des plus doux, il met ses mots dans l'ordre pour offrir une réponse digne de ce nom à cette Dorée incroyable.

_ Je serais l'homme le plus idiot du monde si je n'acceptais pas cette aventure avec toi Sheera. Déclare Dionysos en prenant la seconde main de cette jeune femme dans la sienne. Ah…, je me souviendrais longtemps de ce jour. Soupire-t-il pour lui-même. Je n'ai pas l'habitude de fêter ce genre de chose, généralement je les oublie même et n'y fait pas attention, tu sais. Je m'amuse tous les jours avec toi.

Le cœur débordant de joie, Sheera n'a plus rien à dire. Les mots ne sont pas assez forts pour exprimer son bonheur à cet instant et le fait qu'elle soit acceptée comme elle est par cet homme, la fait chavirer davantage.

L'un en face de l'autre, un peu gênés aussi par ce qu'ils viennent de dire, ce nouveau couple continue de prendre des couleurs jusqu'à ce que Dionysos reprenne la parole et invite sa Blonde.

_ Puisque nous avons terminé de diner, pourrais-je t'inviter à venir chez moi ? Demande le Brun qui, cette fois, prend l'initiative.

_ Avec plaisir, accepte-t-elle sans plus y penser et en s'excusant une seconde pour se rendre aux toilettes du restaurant.

Seul, il demande à un serveur pour payer l'addition de leurs repas et une fois fait, il se lève et attend sa compagne non loin de la porte de sortie avec son manteau sur le dos et celui de cette Dorée dans ses bras. A son retour, il l'aide à l'enfiler –il ne veut pas qu'elle attrape froid inutilement- puis de nouveau sur les trottoirs de cette ville sur le point de s'endormir, ils rejoignent la voiture du Barman et roule jusqu'à son appartement.

Un peu stressée de découvrir pour la première fois la tanière de ce Brun, elle est agréablement surprise et la chaleur à l'intérieur de celui-ci ressemble à une douce couverture apaisante et rassurante. Dionysos lui sert un verre de cet alcool dont il est le seul à avoir la recette et là, dans le salon de celui-ci, ils reprennent des discussions plus ou moins sérieuses, s'apprennent et se rapprochent encore et encore.

Tellement qu'ils finissent par échanger leur premier vrai baiser « officiel » et cela donne de terribles frissons d'excitation. Une main sur la nuque de Sheera, l'autre sur sa cuisse, le Brun prend grand soin de ne pas l'effrayer ou la forcer mais, il doit se rendre compte que sa petite-amie est prête et ravie de ces échanges. De leurs bouche-à-bouche entreprenant et sensuel.

_ Dionysos…, mon cœur bat tellement vite, se confie Ito entre deux baisers et deux regards brûlants. Alors que sa tête tourne de bien-être.

_ Si tu veux qu'on arrête, ça ne m-

_ Je ne disais pas ça pour ça, sourit-elle malicieusement. Je ne voudrais être nulle part ailleurs et crois-moi, je ne me sens coupable de rien. …Peut-on continuer ? Demande-t-elle alors même qu'elle reprend un baiser papillon.

_ …Tu es si belle…, murmure le Barman en rangeant une mèche de cheveux couleur blé derrière l'oreille de sa dulcinée. J'ai vraiment de la chance Sheera…, se confie-t-il tout en accédant à la requête de l'appelée.

Sur ce sofa, ils reprennent leur activité mais ce soir-là, rien de plus ne se montre parce que Dionysos est un gentleman mais aussi parce qu'il veut mesurer son bonheur et profiter de celui-ci un petit instant seul. …Pour s'assurer qu'il ne rêve pas.

Ils s'embrassent et se confient ainsi jusqu'aux alentours de minuit puis, comme Cendrillon, Sheera s'en va non sans être raccompagnée par son Prince jusqu'à sa demeure.

Un peu dans les nuages et rêveurs tous les deux, ce soir-là, ils ont du mal à s'endormir dans leurs grands lits vide de l'autre.


Apollon est heureux, c'est enfin le week-end et en plus la Saint-Valentin. Il a réservé pour Shin et lui dans un bon restaurant. Après, il pense garder le Blanc à ses côtés. L'avoir pour les deux prochains jours, rien que pour lui. Là, il est dans sa voiture en partance pour la demeure de son amant. En arrivant, il voit que la neige recommence à tomber mais ne s'en préoccupe pas plus que cela. Il entre dans la maison qu'il connaît par cœur et se dirige vers le salon. Il s'est habillé d'un costume noir et chemise blanche qui font ressortir sa longue chevelure flamboyante. Dans l'une de ses mains, il a un bouquet de fleurs, des roses blanches comme la chevelure de Shin. Il le voit debout devant la porte fenêtre à regarder le jardin. Apollon le trouve magnifique. Le jeune homme est habillé de l'un de ses kimonos qui dessine bien son corps. Sa taille est finement encerclée par une ceinture orange – rappelant sa chevelure - ressortant sur le noir de l'habit et avec ses cheveux blancs, les deux portent les mêmes couleurs. En silence, il se rapproche de lui, accroche sa taille et lui montre le bouquet.

Shin sourit de l'effort fait par l'architecte et hume la bonne odeur des roses, tout en ce blottissant contre le torse dans son dos. Il relève la tête et l'embrasse avec douceur.

- Je préfère ça au chocolat, merci.

- Tu pleures… Pardon.

- Apollon, mon Soleil, restons ici s'il te plaît. Décommande le restaurant.

Le Roux fait « oui » de la tête et sans attendre prend son téléphone pour annuler sa réservation. Shin se dégage de la prise de son amant et l'entraîne sur le canapé. Les deux s'assoient et le Blanc se love dans les bras du Roux. Ses doigts vont jouer avec les mèches rousses.

- Shin…

- Que veux-tu manger ?

- Mon ange si tu ne me dis rien, je ne peux pas t'aider. Et j'aimerais…

- Il y a trois ans j'ai perdu quelqu'un à cause de la neige. C'était mon compagnon et il venait me chercher en voiture alors qu'il neigeait. Il a dérapé sur une plaque de glace et s'est crashé dans un ravin. Depuis la neige, et le Blanc ne me plaise plus. Shin dit cela en attrapant l'une de ses mèches de cheveux. Mais je continu à en porter et à garder les cheveux longs car il adorait cela. Si je me laissais aller… Il n'aimerait pas me voir ainsi.

- Et je le comprends. Moi non plus je n'aimerais pas te voir ainsi, mais je te comprends aussi. Si je te perdais, je ne sais pas ce que je ferais. Shin… Apollon resserre sa prise sur l'homme. Je t'aime et restons là, si tu ne veux pas sortir les jours ou les nuits de neige cela me va. Je préfère le soleil. Parle-moi de lui.

- Tu vas être jaloux, il était superbe et très…

- Non tu as raison arrête, sourit Apollon en faisant monter le Blanc sur ses genoux. Vas-y dis-moi tout.

Shin parle de l'homme. Les deux se câlinent pendant de longues heures en apprenant à se connaître mieux. Apollon a des gestes doux et protecteurs envers son Blanc. Ils mangent un bon repas fait par Shin avec Apollon comme commis.

- Au fait mon Soleil, je t'aime aussi et bonne Saint Valentin. Shin embrasse le Dieu.

- Bonne Saint-Valentin à toi aussi. Shin frissonne entre ses mains alors Apollon fait augmenter sa propre chaleur corporelle et colle le corps de son homme contre le sien afin de le réchauffer. Moi qui voulais te garder à la maison tout le week-end, je pense que c'est toi qui vas me garder.

- Avec plaisir. Et si on allait au lit.

En disant cela l'artiste se relève et sourit en tendant une main afin de le faire venir à lui. Les deux disparaissent dans la chambre et finissent la nuit ensemble le lendemain ils se lèvent très tard.


En rentrant chez eux, Saga et Camus ont interdiction de mettre un pied dans la maison. Ils doivent se réfugier dans la salle de jeu d'Arthur.

L'adolescent lui, va faire son sac. Seiya l'invite pour le week end. Le samedi et le dimanche ils doivent retrouver tous les autres sauf Saori qui part pour les deux jours avec ses parents.

Après la discussion du mercredi avec Shion, Seiya a proposé à Arthur de venir squatter chez lui. Ses parents partant pour le week-end. Camus est plus que ravi de l'offre ainsi que les parents du Brun -surtout la mère - qui se sentent rassuré de savoir leur fils de quinze ans accompagnés d'un jeune homme de dix-sept ans. Qui plus est un adolescent qu'elle a trouvé très gentil et poli la dernière fois qu'il est venu. Elle a reconnu auprès de tous que même si son fils est grand et débrouillard le savoir seul dans l'appartement ne la rassure pas. C'est pour cela qu'elle a dit « oui » de suite. Seiya a rajouté plus tard « c'est surtout qu'elle a craqué sur les trois professeurs et ne sait pas leur dire non ». Il dit même être surpris que leur « trio » ne l'ait pas plus tourmentée. Il est fier de sa mère et de son ouverture d'esprit.

Le sac finit, il passe par la cuisine et embrasse du bout des lèvres Shion lui souhaitant un bon week-end. Arthur se fait violence pour essayer d'être plus attentionné et tactile avec ses proches. C'est-à-dire ses pères et son groupe d'amis. Tous l'y aide à leur façon et lui laisse du temps. Shion le remercie et lui donne un bonbon. Arthur le trouve délicieux. Le Vert heureux lui tend un paquet plein de douceurs faites maison qu'il doit partager avec Seiya. Des chocolats Tomo, les chocolats de l'amitié et pour dire merci. Arthur les prend avec plaisir se promettant d'en faire pour l'homme le jour du White Day dans un mois. Après, il rejoint ses deux autres Pères qui l'accompagnent jusque chez Seiya. Ils croisent les parents du jeune homme qui partent pour l'aéroport. Ils vérifient que tout ira bien pour les deux adolescents avant de rentrer chez eux.

Cette fois-ci, Shion les reçoit avec un grand sourire. Il leur fait signe de le suivre. Il les entraîne jusqu'à la salle d'eau qui vient enfin d'être terminée. Le père de Shion les a aidés à installer une baignoire assez grande pour les faire entrer tous les trois. Celle-ci est pleine et le Vert les incite à retirer leurs habits qu'ils mettent dans la panière à linge sale. Après, ils font un brin de toilette sous la douche et vont tous les trois dans la baignoire. Shion y entre en dernier, afin de peaufiner les derniers détails, qui créeront une ambiance encore plus romantique. Pour cela il dépose trois fleurs de Lotus où il rajoute des bougies qu'il allume et brûle de l'encens odeur Lotus pour aller avec les fleurs. Les deux autres trouvent cela très agréable.

- On devrait faire cela plus souvent maintenant que la baignoire est disponible, sourit Camus en agrippant la taille de son Vert et en le ramenant sur ses cuisses. Merci pour tout cela…

- C'est trop tôt pour me remercier. Le week-end ne fait que commencer. Vous croyez que m'a surprise ce n'est que ça ?

- Qu'as-tu prévu de plus ? Susurre Saga contre son oreille qu'il mordille avant de faire glisser ses mains sur le torse de l'homme et de le prendre aussi un peu sur lui.

Maintenant, Shion est assis sur les deux hommes qui se tiennent eux côte à côte. Les trois sont en train de se câliner tranquillement.

- Je vous raconterais tout après le repas.

Le Vert rigole et Camus le suit. Saga, lui, les regarde bizarrement avant de sourire du fou rire de ses époux. Les trois hommes se prélassent tranquillement pendant une bonne heure. Quand l'eau refroidit ils sortent du bain et après s'être séchés ils se vêtissent d'un kimono d'intérieur et descendent dans le salon.

Là, Shion a disposé les couverts et agrémenté le tout d'une décoration romantique, pour accentuer l'effet il a trouvé une façon de tamiser la lumière.

Voyant ses amants subjugués par la chose, il en profite pour aller chercher les plats qu'ils dégustent. Le repas qu'a préparé le Vert est excellent, il en est félicité par ses deux époux. Le dessert arrive vite et ensuite Shion leur demande de l'aider à tout ranger. Une fois fait, il les entraîne dans le canapé où il leur explique la suite du programme déjà très intéressant pour les deux autres.

- Je me suis inspiré de notre nouvel an. J'ai confectionné des chocolats que j'ai empaqueté dans du papier où j'ai écrit des défis à faire.

- Tout est sexuel ? Se renseigne Camus ravi de la chose.

- Oui. Je vous propose une chasse au trésor. Chaque fois que vous découvrez l'un des chocolats que j'ai caché dans la maison vous pouvez immédiatement faire l'action.

- Cela me plaît énormément mon amour, ronronne de satisfaction le Verseau.

- Mouais… Saga ne veut pas froisser ses hommes mais une chose le dérange. Cela ne me déplaît pas mais… Vous n'êtes pas gêné de savoir que les dieux nous regardent. En fait je me dis…

- Haha ! Tu es mignon. On s'en fout qu'ils regardent. S'ils ne se divertissent qu'ainsi c'est leur problème. Shion a fait des efforts pour nous offrir une super Saint-Valentin et moi je veux l'honorer comme il se doit et dans tous les sens du terme. Saga… Camus va vers son époux et l'embrasse doucement. Pour cette nuit et les deux prochains jours oublions le monde et amusons-nous tous les trois.

- Tu es… Je t'aime… Mais Ikki et Arthur ont raison, tu es un pervers.

- Haha ! Je plaide coupable et je serais le premier à trouver un chocolat.

Sur ces mots Camus embrasse ses deux hommes et part en chasse de chocolat. Saga se met à rire et embrasse Shion avant de lui demander de ne pas bouger du canapé. Il part à son tour en chasse, après l'avoir remercié pour tout d'un second baiser.

Comme prédit Camus trouve le premier chocolat et est ravi de tester le défi dessus. A savoir manger son dessert, de la chantilly avec son coulis de chocolat tiède à même la peau de ses amants. Il choisit sur le ventre de Saga et dans le cou de Shion. Les deux hommes sont au paradis. Le Verseau prend très au sérieux le défi. Ainsi que les autres.

Effectivement, le cadet du trio trouve presque tous les chocolats c'est à croire qu'il est très chanceux, ou que Saga le laisse faire pour avoir la chance d'être choyé par Camus. Ou encore que les dieux sont avec lui. Ses deux époux peuvent très bien imaginer Zeus et Aphrodite s'amuser à porter les pas du Marine vers les chocolats pour le remercier de son aide et aussi pour se divertir. Mais ce soir-là, et les deux jours qui suivent, ni Shion, ni Saga ne se plaignent de l'entrain de leur époux à réaliser chaque défi et de les satisfaire aux mieux.

A un moment, Camus rigole en disant que cela aussi ils pourraient le faire plus souvent. Les deux autres acquiescent, surtout que Camus vient de rivaliser d'imagination pour les faire jouir en même temps tous les trois. Camus apprécie aussi de pouvoir utiliser le cadeau d'anniversaire que lui a offert Death'. Il a eu une très bonne idée. C'est ainsi que ce passe le week-end de la Saint-Valentin de ses trois époux amoureux de plus en plus les uns des autres.


La journée a été longue et bien remplie. Ils ont ouvert à sept heures et là il est vingt et une heures. Toute la journée Aphrodite a reçu les hommes et les femmes qui veulent agrémenter leur boîte de chocolat avec des fleurs. Surtout des roses de différentes couleurs. Mais, les plus achetées sont les rouges, les blanches et les jaunes. Il a aussi commandé des roses, des bleus et des noires, qui ont quand même eut leur petit sucées. Il a déjà prévenu Ikki que le quatorze Mars serait pareil car c'est la réponse des gens venus aujourd'hui. Celui-ci a soupiré mais a été heureux de voir le magnifique sourire qu'arborait son compagnon toute la journée malgré la fatigue.

Lui a passé sa journée entre le magasin et les livraisons. Il a l'impression d'avoir fait le tour de la ville, d'avoir visité des endroits encore inconnus pour lui.

Il y a eu tellement d'affluence que pour la pose de midi, ils ont mangé dans l'arrière-boutique. Vers treize heures ils ont eu la surprise de voir Shion débarquer. L'homme était rouge de honte.

- Shion, que puis-je faire pour toi ?

Aphrodite a du mal avec le tutoiement c'est son Pope. Bon après il ne l'avait pas connu longtemps mais quand même. Et puis l'homme a insisté pour le tutoiement au moins le temps d'être dans cette réalité. L'espace d'un instant il pense à Rhadamanthe, Camus lui a raconté son réveil, et il pense que faire semblant d'être le frère de son Dieu et faire comme si de rien n'était doit être difficile pour lui.

- Aphrodite ? Tu m'écoute ? Un problème ?

- Non pardon je… Je pensais à Rhadamanthe. J'ai du mal à te tutoyer alors je me disais que lui…

- Oui, on s'inquiète aussi pour lui. Je pense que Camus ira le voir dans la semaine. A part si Kanon nous dit que tout va bien. On va attendre que la soirée d'aujourd'hui passe. Ils doivent la faire en tête à tête.

Aphrodite acquiesce et sert l'homme. Un bouquet de roses de chaque couleur. Avec un paquet de pétales à déposer pour décorer. Shion a murmuré pour le lit. Le fleuriste a souri, Shion a pris en main la fête de ce soir et doit tout organiser pour ses deux époux. Il a pris aussi des fleurs de Lotus qui flottent sur l'eau et Aphrodite lui a signifié qu'il peut y rajouter une bougie dedans. Le Vert est reparti tout heureux après avoir salué Ikki convenablement.

Mais en cet instant le fleuriste remonte chez lui après avoir fermé la boutique et la serre. Dans la cuisine, il trouve Ikki au fourneau. L'homme lui fait un festin qui sent délicieusement bon. La table est mise avec une bougie au milieu. Il y rajoute le bouquet de fleur qu'il vient de faire. Cela donne une touche de couleur au magnifique dressage qu'a fait le Phénix. Aphrodite va se changer quand il voit que son oiseau de feu s'est mis en costume. Quand il revient, il trouve le Bleu Foncé assis à la table un verre de vin à la main. Il lui en tend un. Le Bleu Clair le prend avec plaisir.

- Demain on ouvrira que l'après-midi voire pas du tout du week-end.

- J'opte pour Lundi. Prenons deux jours de repos. On le mérite bien non ?

- Oui, avec plaisir.

Les deux hommes se sourient. Ils vont pouvoir profiter de ce week-end en amoureux. Et ne penser qu'à eux. Ils mangent tranquillement en faisant des projets pour leur week-end. La plupart tournant autour des nombreuses heures qu'ils vont flemmarder au lit à s'aimer et le planning et les activités ont l'air de plaire aux deux. A la fin du repas ils débarrassent et rangent tout. Ikki se rassoit à la table et Aphrodite fait de même ne comprenant pas l'attitude de son homme. Le Phénix sort deux boîtes et en tend une à Aphrodite.

- Celle-là est pour toi. Bonne Saint-Valentin. Il est gêné.

- Oh, tu as eu le temps d'aller en acheter. Pardon je n'ai rien.

- Pour te dire la vérité. C'est Shun… hier avec Seiya ils sont passé pour m'amener les deux boîtes. Une pour moi de sa part. Chaque année j'ai droit à mon paquet. Et l'autre pour toi, il savait que j'oublierais ou que je n'aurais pas le temps.

Aphrodite rigole et vient embrasser son homme. Il est heureux malgré tout, il lui offre quelque chose et son cadet est si prévenant, cela lui fait chaud au cœur. Il s'assoit sur les cuisses de son Phénix et ouvre sa boîte. Il en goûte un et en donne à Ikki. Les deux les trouvent très bon. Aphrodite récupère le portable de son amant et envoie un message à Shun.

- Merci pour les chocolats, ils sont très bon.

- Quel idiot ! Pourquoi il t'a dit que c'est moi qui les aie achetés.

- Par ce qu'il est honnête et c'est ce que j'aime le plus chez lui.

- Ok, mais il est stupide.

- Je lui dis, promis.

Ikki grogne des textos et retire l'appareil des mains de son amant et vient l'embrasser.

- Si tu aimes mon honnêteté, sache que je t'aime et que je te veux ici et maintenant.

Un sourire d'acceptation lui répond. Ikki le soulève mais au lieu de le porter jusqu'à la chambre il le dépose sur la table et lui retire son pull avant de déposer un chocolat sur sa bouche et de l'embrasser. Les deux hommes jouent avec le chocolat entre leurs lèvres. En se retirant il voit l'air surpris mais heureux de son homme.

- J'ai dit « ici et maintenant ». Et puis quand on est poli on mange son dessert à table non ?

- Tout à fait.

Ikki attrape les autres chocolats et les dépose sur le torse d'Aphrodite. Il les place sur les points sensibles de l'homme. Afin de bien jouer avec eux. Il commence sa dégustation et Aphrodite est au paradis, c'est sa meilleure Saint-Valentin.

- Ikki je t'aime tellement fort. Si tu savais. Je n'ai jamais aimé personne autant que toi, tu es mon âme sœur. Quoi qu'il arrive reste avec moi.

Ikki se redresse et fait face au Poisson qui pleure de joie. Lui aussi se met à pleurer, il sait que l'autre ne lui ment pas. Il va dire quelque chose mais il se rappelle les mots de Camus. Il ne s'est réellement jamais rien passé entre eux. Il est enfin rassuré sur les sentiments de son amant. Lui aussi désire la même chose.

- Ni la mort, ni les Dieux ne nous séparerons. Tu es à moi et je te garderais toujours à mes côtés. Et je suis aussi à toi.

- Bien sûr et je ne laisserais personne te prendre à moi.

Les deux hommes s'embrassent à perdre haleine. Ils s'aiment sans condition et peuvent se le dire sans honte, ni regret. Ikki repart à la découverte de son âme sœur. Sur la table de la cuisine les deux se donnent du plaisir, avant de disparaître dans la chambre pour continuer à s'aimer pendant deux longs jours. Ce week-end là les deux ne sortiront sûrement que très peu de leur chambre – Ikki ayant déménagé toutes ses affaires dans celle d'Aphrodite - juste pour se sustenter et boire un peu.


Ce soir Shaka n'a pas pris sa soirée. On lui a proposé de faire une fête dans son établissement comme à Halloween et il a accepté après en avoir parlé avec Mû. Le Parme a trouvé cette idée excellente et s'est même proposé pour aider. Le salon est donc sous l'hospice de Cupidon et décoré dans des tons rouges et blancs. Même les boissons et les gâteaux ont pris les couleurs de la salle.

Le Blond est aux anges. En cet instant, il est derrière son bar en train d'observer son amant apporter deux parts d'un gâteau à la myrtille. Le Parme est habillé d'un costume noir avec une chemise blanche et une cravate. Par-dessus il a enfilé un tablier rouge noué dans le dos. Le Blond regarde la boucle du nœud se balancer au niveau du fessier de l'homme. Quand il revient vers lui, il le trouve magnifique avec sa chevelure attachée en queue haute. Lui-même a opté pour la même coiffure. Elle est beaucoup plus pratique les jours ou soirées d'affluences.

- Shaka ça va ? Mû voit son ami dans la lune et veut son attention. Tiens une nouvelle commande. Ça marche bien !

- Oui, ça marche très bien ! Mais j'aimerais que ça finisse, j'ai d'autres projets en tête.

Shaka sourit de voir l'incompréhension sur le visage de son homme. Il lui fait signe de s'approcher et l'embrasse furtivement. Le Parme rigole de ça et repart voir les clients pendant que Shaka prépare la nouvelle commande. Il a effectivement un nouveau projet, qu'il a déjà eu la dernière fois qu'il a vu Mû habillé ainsi. Soit, le déshabiller et lui faire l'amour. Il doit le reconnaître, le Parme vêtu ainsi est sexy et donne envie qu'on lui saute dessus.

La soirée dure jusqu'à deux heures du matin, crevé Shaka ferme rapidement la boutique et fait les comptes. Pendant ce temps, Mû tout aussi épuisé, range les chaises et les tables avant de passer un coup de balais. Vu l'heure, ils ont laissé rentrer l'employé à mi-temps de Shaka.

Quand les deux finissent Shaka entraîne son amant dans son appartement. Endroit, qui devient de plus en plus leur appartement. Mû a même laissé quelques-unes de ses affaires dans la chambre et la salle d'eau du Blond. Mais avant cela ils ont dû discuter de divers sujets. Effectivement, après leur réveil, cela a été difficile de faire la part des choses. Ils ont dû dépasser leurs aprioris et certains détails de leur vie passée et actuelle. Pour Mû, le plus difficile a été d'accepter la relation Saga, Shion, mais avec le temps il s'y est fait.

Pour Shaka c'est sa condition de chevalier et d'être égal aux dieux. Lui qui s'est toujours targué d'être au-dessus des humains et de passer outre les désirs primitifs comme ceux de la chair. Il a été le premier à sauter sur le Parme et cela l'a un peu déboussolé. Mais à force d'arguments Mû lui a fait accepter la chose et recommencer plusieurs fois. Alors peu à peu le Violet s'installe avec lui.

Les deux ont décidé que si c'est leur destinée comme l'explique Camus alors autant en profiter. Ils s'aiment et ont envie de le faire encore un peu, au premier Avril prochain tout peut changer. Ils vivent donc leur relation à fond.

Shaka entre à la suite de Mû dans la chambre et voyant que l'autre va se déshabiller il l'agrippe par la taille et l'empêche de continuer.

- Laisse-moi faire, lui susurre-t-il à l'oreille. Tu es si sexy, je veux te faire l'amour depuis des heures.

- Shaka… han ! Pourquoi es-tu si excité ?

- Idiot ! Tu te verrais dans cette tenue.

Shaka fait glisser ses mains sur tout le corps de son amant, l'amenant peu à peu vers le désir d'aller plus loin. Au bout d'un long moment, le Blond fait faire un volte-face à l'homme entre ses bras. Il prend de longue seconde où il le contemple avant de l'embrasser avec fougue. L'une de ses mains s'active et lui retire l'élastique dans les cheveux, pendant que l'autre caresse et joue doucement avec ceux-ci. Il aime cela, il les porte à son nez et en hume la bonne odeur. Le Blond embrasse chaque mèche Parme à sa portée et va s'occuper de la tête, du visage et du cou de son homme. Là, il desserre lentement la cravate autour de son cou et sa bouche se fait un chemin sur la peau mise à nue. Il le déleste de la bande de tissu dénouée et fait de même avec le tablier. Il passe un bras autour de sa taille et tire en douceur sur l'une des lanières du nœud en tissu rouge. Quand le tablier tombe, Shaka continue l'exploration du corps offert à lui.

- Pour quelqu'un d'excité, tu prends ton temps, rigole Mû, qui lui n'en peut plus.

Le Blond ne répond pas et soulève son chevalier du Bélier un peu trop impudent. Il le couche sur le lit et vient le surplomber.

- On a toute la nuit. J'ouvrirais plus tard demain. Bonne Saint-Valentin mon amour.

- Shaka, je t'aime. Bonne Saint-Valentin à toi aussi.

Le chevalier de la Vierge qui est toujours si maître de lui, perd la raison et se jette voracement sur les lèvres de son bien-aimé et repart à l'assaut du corps sous lui. Embrassant chaque parcelle de peau.

Mû l'incite à aller plus vite et ses mains viennent sur le Blond. Mais celui-ci n'est pas d'accord alors il agrippe les mains du Parme et à l'aide de son cosmos attire à lui la cravate jonchant le sol. Avec il entrave les mouvements de Mû en attachant ses mains qu'il vient bloquer derrière la tête du Mécano. Le chevalier du Bélier feule de frustration mais aussi d'appréhension.

Shaka bascule la tête de son homme en arrière et mordille la chair de son cou. De sa main libre il s'occupe de titiller du bout des doigts l'entrejambe de Mû. D'abord sur le pantalon, et sentant l'érection gonfler de plus en plus il déboutonne l'habit et descend la fermeture éclair. Là, il joue un long moment sur le boxer de l'homme, naviguant de la verge, vers les bourses et l'intimité de l'autre. Le Parme soupire de plus en plus fort émettant des petits cris de bien-être qui plaisent au Blond.

Shaka lâche le cou et le visage de son compagnon et sa bouche revient sur son torse. Ses deux mains viennent malaxer le dos, les reins et parfois pincer les tétons rougeoyants sous l'assaut des coups de langue du Blond. Le corps du Parme est pris de spasmes de pure félicité et se déhanche entre les doigts et la bouche de l'assaillant.

En arrivant au bas-ventre, il se redresse et regarde son amoureux. Mû est parfait, sexy et au bord de la jouissance. Ses joues sont rougies par l'envie et l'effort de se retenir. Ses yeux sont larmoyants et ses jambes s'entrouvrent de plus en plus pour le laisser mieux s'installer. Il sourit de satisfaction, là il sait l'autre à sa merci et surtout qu'il sera comblé de leur coït. Shaka aime voir son amant comblé peut être même plus que lui-même.

C'est pour cela qu'il va poser ses deux mains a même la peau du fessier de son amant et le malaxe un peu tout en embrassant sa verge. Il passe à la suite quand il entend ce qu'il désire entendre.

- Shaka pitié ! Je n'en peux plus ! Pitié fais-moi tien maintenant !

Le Blond relève la tête et plante son regard dans celui du Parme, un sourire carnassier naît sur ses lèvres. Le temps passé au lit avec son homme, lui a fait prendre conscience de sa part de sadisme. En effet, il adore entendre l'autre le supplier pour qu'il lui donne satisfaction. Aucun des deux ne dit rien sur ce trait de caractère de la Vierge, car au fond cela leur plaît. Effectivement, même s'il est frustré Mû adore aussi quand Shaka le pousse à bout et l'amène ainsi jusqu'à la jouissance. Le Blond est l'amant parfait pour lui.

En un instant tout bascule, Shaka descend d'un coup les derniers habits de son Parme jusqu'aux genoux. Mettant à nue la verge pulsante d'un Mû surexcité.

- Tu es si beau, je devrais prendre une photo, s'amuse Shaka.

- Ne plaisante pas avec ça, pitié ! Fais-moi l'amour Shaka vient en moi maintenant !

Shaka rigole de voir son homme devenir autoritaire et lui donner un ordre. Il embrasse la verge et retire le pantalon et le boxer en entier. Mû écarte les jambes instinctivement. Le Bond va le préparer et après s'être masturber sans attendre d'avoir retiré tous ses habits, il s'immisce lentement en lui au premier déhanchement de Mû faisant comprendre que c'est bon pour lui. Shaka se meut en lui doucement puis de plus en plus rapidement. Les deux hommes se mettent à gémir de plaisir allant jusqu'à crier parfois. Ils jouissent rapidement ensemble.

Là, le Blond détache son homme et le déshabille complétement lui retirant veste et chemise. Il se dévêt aussi et les deux se calent dans le lit. S'installant dans les bras l'un de l'autre pour se câliner et s'endormir jusqu'au petit matin


Death' ne comprend pas, le jour d'avant ils se sont croisés à la supérette et se sont donnés rendez-vous ce soir. Mais, ce matin il a eu un message court disant « Ne viens pas ce soir ». Qu'a-t-il pu se passer ? Il n'a rien fait qui nécessite une interdiction de visite chez le Vert. Tourmenté plus qu'inquiet il n'a rien répondu et n'en n'a juste fait qu'à sa tête, soit aller chez l'homme.

En arrivant, il entend des cris. Shura somme quelqu'un de partir. Il entre dans la cour du dojo et tombe sur une scène qui ne lui plaît pas. Un homme d'une trentaine d'année agrippe le Vert, « son Vert » et l'embrasse de force. Personne ne fait ça sauf lui. Le Maître d'arme le repousse mais pas avec assez de force. Pas qu'il ne l'a pas mais comme si quelque chose l'en empêche. La colère monte en lui et il se rue sur eux. D'un geste brusque il tire l'homme loin du Vert et le frappe en plein visage, en hurlant :

- Dégage crétin !

- Death' non, c'est l'un de mes élèves.

- Tu rigoles, tu ne vas pas le reprendre en cours j'espère. Pas après ça. Death' est furieux, il comprend mieux la réticence du Maître d'arme, mais, là, il est furax. Et toi dégage avant que je t'en colle une autre. Ce type est à moi et je le partage avec personne ok ! Et surtout pas avec un vieux comme toi.

L'homme va riposter quand Shura tire le Bleu vers lui et l'embrasse avec fougue.

- Fais ce qu'il dit et ne revient jamais. Cet homme est mon amant et il me satisfait amplement, je ne compte aller voir nulle part ailleurs.

- Allez-vous faire foutre ! Hurle l'homme en quittant les lieux.

Death' fait reculer Shura dans le dojo et ferme à clé derrière lui. Il entraîne ensuite l'homme dans la partie habitée et s'arrête dans le salon quand Shura lui dit de se stopper.

- C'était quoi ça ! Tu pouvais le repousser facilement.

- Je t'attendais, sourit Shura. Voyant l'autre encore furieux, il prend son visage entre ses mains et l'embrasse avec douceur du bout des lèvres. Death' j'ai été con je voulais régler ça seul et… Depuis une semaine, il me fait du rentre dedans et hier il a été encore plus énergique que d'habitude. Ce matin, il m'a même envoyé des fleurs et du chocolat. Je l'ai repoussé mais j'ai compris qu'il allait revenir et… Death' j'aime voir en toi la bête sauvage au lit, mais après tempère toi. Je… Merci.

- Crétin ! Comment veux-tu que je me tempère quand un sale type touche à mon mec.

- Death' touche-moi !

Le Bleu ne se le fait pas dire deux fois, il soulève son homme et le transporte jusqu'au lit où il le jette dessus et vient le surplomber. Son regard est sans équivoque, Shura va passer une nuit de pure félicitée et sans repos.

Le Vert passe ses mains autour de la nuque de son compagnon et ses jambes autour de son bassin. Il est aux anges. Death' a des mots maladroits, lui faisant comprendre son appartenance au Bleu. Mais qui pour le mécano rime avec un putain de « je t'aime ». Lui aussi l'aime il ne le dira pas non plus mais il va lui faire comprendre.

- Death' bonne Saint- Valentin… Il sourit et continue, on est vendredi et j'ai pris mon week-end. Il voit le sourire de l'autre s'agrandir. Fais de moi ce que tu veux.

- J'y comptais bien, murmure le Bleu à l'oreille du Vert. Et bonne Saint Valentin à toi aussi.

Le mécano mord le cou offert de son compagnon. Non, il ne le partagera pas et ne le donnera pas. Il le veut pour lui seul. Il l'aime, il ne le dira pas, mais, il est accro à lui, à ce corps. Jamais il ne le laissera partir. Ses mains, ses lèvres, tout son corps s'active à donner du plaisir à ce Vert qui soupire sous ses gestes. A cet homme qui se laisse aller en toute confiance entre ses bras. Qu'il soit doux ou brutal Shura en redemande et Death' s'exécute. La nuit est sportive, ils mangent un peu au milieu, mais rapidement, juste pour prendre des forces pour la suite. Le week-end s'annonce magnifique pour les deux.