Bonjour,

Nous revoilà enfin j'espère que vous allez tous bien. Aujourd'hui un tête à tête un peu spécial, Camus vient parler à Rhadamanthe j'espère que cela vous plaira. Bonne lecture à bientôt Craft.

Prochain rendez-vous : mardi 18 février.


Lundi 17 Février

Quelqu'un tape à la porte mais il n'attend personne. Il va ouvrir à contre cœur, ce soir il désire se prélasser. Mais bon ! Les coups sur la planche de bois ne cessent pas. Quand il ouvre enfin, il faillit par pur réflexe refermer la porte sur le nez de l'intrus. Mais d'une main ferme l'invité surprise l'en empêche et montre dans son autre main une bonne bouteille de Wisky.

- Je suis pas venu les mains vides, sourit l'homme.

- Chevalier du Verseau que me vaux votre visite, Zeus…

- Non, je viens de moi-même, répond Camus froidement à l'appel de son statut. Il se fraie un passage de force et va dans le salon.

- Chevalier…

- Camus, je ne répondrais qu'a ce nom.

- Che… Camus, ce soir n'est-pas…

- Les enfants sont chez leur mère ? un « oui » se montre. Alors, c'est le bon soir.

- Que veux-tu ? Siffle excédé Rhadamanthe.

- Parler ! Tu te fais de fausses idées sur tout un tas de choses.

- Comme ?

- Zeus, je ne le sers pas spécialement. Pour tout dire, il m'a plus ou moins choisi par défaut. Je suis l'un de ceux qui s'est réveillé en premier et je l'ai diverti alors il a fait de moi son messager. J'avais un lien avec tout le monde ou presque. Il me manquait Hadès-sama mais grâce à Saga et Kanon et par extension toi bien sûr j'ai pu lui parler. J'étais ami avec Apollon et Dionysos et j'avais parlé avec Poséidon. Il aurait pu choisir quelqu'un d'autre, c'est un hasard.

- Tu crois ? Il t'a juste bien placé dans l'histoire.

- Peut-être ! Il a reconnu mes compétences en tant qu'espion du Sanctuaire et donc le mieux informé sur les autres dieux. Donc celui le plus à même d'être médiateur. Au fond je suis celui qui est le plus manipulé et mis le plus en danger. Apollon m'a… disons que notre amitié ne l'a pas empêché d'être dur avec moi.

- Tu veux que je te plaigne, crache Rhadamanthe.

- Non, je veux que tu m'écoute. Tout comme toi, je sers ma divinité. Et si cela passe par être la marionnette de Zeus et prendre des coups cela me va. Ne ferais-tu pas pareil pour Hadès-sama si tu étais à ma place ?

- …. C'est tout ce que tu avais à me dire ? Le Bleu n'a pas tort mais il ne le reconnaîtra pas.

- Non. Kanon avait l'air de s'inquiéter pour toi. Il n'a rien dit mais avec Saga et Shion on l'a compris à sa voix. Rhadamanthe je vais te dire ce que j'ai dit à Apollon et Poséidon. Je ne sais pas ce que fera Zeus, mais si l'humanité survit je suis prêt à me mettre à genoux avec eux pour demander à Zeus de faire vivre Himiko et Shin. Apollon m'a dit être prêt à ça pour garder son amant. Je ferais pareil pour toi, pour les enfants et aussi pour Arthur, je ne veux pas le perdre. Je te l'ai dit, pour moi ici ou là-bas c'est pareil. Je le ferais aussi pour Rin si Hadès-sama le veux à ses côtés. Ce que je veux dire c'est que je compte vous aider. On est tous une famille ou des amis.

- Tu devrais rentrer avec ta famille, ils doivent t'attendre.

- C'est vrai, je serais mieux dans les bras de mes époux, mais là je suis aussi en famille.

- Que veux tu dire ?

- J'ai épousé Saga ce qui fait de Kanon mon beau-frère tout comme toi son amant. Et si Saga devient l'oncle de tes enfants alors je le suis aussi, tout comme Shion. Et ils m'ont envoyé soutenir notre beau-frère. Je ne veux pas que tu perdes Inoué et Hatsuharu, ni moi, ni personne. Tu n'es pas seul.

Camus attrape deux verres dans le bar et verse le Wisky dedans, avant de tendre un verre à son beau-frère agrémenté d'un magnifique sourire.

- Tsk… Tu me lâcheras pas tant que je n'aurais pas abdiqué.

- Non, tant que tu n'auras pas évacué tes peurs et que je n'aurais pas pris le temps de t'écouter. Pour te remercier de l'avoir fait pour moi.

- Tu n'as pas vraiment parlé de toi.

Camus le regarde interdit. Il sourit et hoche la tête avant de dire d'une traite.

- Je suis mort de peur et je ne peux rien dire aux hommes que j'aime. Pas que je n'ai pas confiance en eux mais… quand on sera là-bas tout le monde nous regardera bizarrement. Saga a tué Shion et je les ai amenés à se marier ensemble et à moi. Je doute que tout le monde voit ça d'un bon œil et je ne veux pas perdre Arthur. Et si Athéna nous demandait de nous séparer, ou pire, elle pourrait nous renier.

- Je doute qu'elle le fasse, fait Rhadamanthe, mais tes peurs sont légitimes. Moi je ne veux pas reperdre des enfants.

- C'est vrai, Poséidon s'en est inquiété. Il a dit que tu en avais eu dans ta vie humaine. Il a prêché pour toi et les enfants.

- J'aurais pas cru, déclare le Blond surpris.

- Je ne sais pas si tu te souviens mais tu es le fils de Zeus. Il est ton oncle tout comme Hadès-sama. Et Apollon, Dionysos et Athéna sont tes demi-frères et sœurs. Tu es leur famille. Je pense qu'Hadès-sama sera furieux contre toi mais Kanon a raison, ce qu'il a dit à mon anniversaire, tu es son plus fidèle spectre et il le sait. Il ne te fera rien…

- Tu n'en sais rien, mais merci. Pourquoi dis-tu -sama que pour mon seigneur ?

- Afin de pouvoir grappiller quelques minutes de plus en ta compagnie. Grâce à cette marque de respect tu ne m'as pas encore mis dehors et je suis même assis avec toi sur ton canapé à discuter tranquillement un bon verre à la main. Mais je respecte aussi les autres dieux.

- Haha ! Rhadamanthe éclate de rire. Camus le regarde en silence, il est quand même curieux de comprendre ce fou rire. Tu… Je comprends mieux pourquoi Zeus, Saga et Shion t'envoient pour désamorcer les situations délicates. Camus, tu es plus intéressant que je le pensais. A part Kanon personne n'arrive à me faire rire autant. Il pose une main sur l'épaule du Bleu. Je vais te laisser le bénéfice du doute sur tes intentions. Mais ne te fais pas d'idées. Tu l'as dit, je suis fidèle à Hadès-sama et je ne le trahirai pas.

- Cela me va, si tu peux le faire tout en gardant Kanon. Je veux dire j'aimerais que nos deux dieux vous donnent leurs bénédictions. Et moi je suis fidèle à Athéna.

- Comme Kanon et cela me va aussi.

- Bien, alors je vais te laisser. Tu as raison, je serais mieux chez moi. Apelle-moi si tu veux parler ou pour quoi que ce soit d'autre. On peut aussi garder les enfants si tu veux être seul avec Kanon et sans déranger Hadès-sama.

Rhadamanthe le remercie et malgré sa phrase de départ Camus reste un quart d'heure de plus où Rhadamanthe en profite pour parler un peu, en quelques mots, mais bien assez pour faire passer ses angoisses. Même si beaucoup ont déjà été atténuées par les dires du Verseau. Ils se quittent en bon terme et le Blond appelle son amant pour le rassurer et lui parler de l'un de ses beaux-frères qui est un vrai numéro. Jamais il n'aurait pensé que cet homme pourrait le faire rire et le rassurer sur l'avenir.